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Les garderies subventionnées : un système inégal

À trois mois des élections provinciales au Québec, les partis politiques nous parleront d'accès aux garderies, affirme Alexandre-Étienne Beauregard, chercheur à l'Institut Cardus.

En effet, la natalité est un enjeu que la classe politique daigne enfin aborder (ou du moins, fait semblant). La CAQ, par exemple, dans ce cadre a déjà promis de rajouter 37 000 places en garderie.

Cependant, l'essayiste Beauregard, couramment décrit comme étant un disciple de Mathieu Bock-Côté, explique que le système québécois de garderies subventionnées n'est « ni universel ni équitable ».

Dans son étude, menée pour l'Institut Cardus, M. Beauregard constate que le système n'est jamais parvenu à remplir ses promesses de fournir une place en garderie pour tous les enfants. Aujourd'hui encore, plus de 30 000 enfants sont en attente d'une place (enfin... ces enfants préféreraient sans doute plutôt rester avec leurs parents).

Le système n'arrive pas à combler la demande en raison du manque de personnes formées qui représentaient, en 2023, seulement 46 % des éducatrices, rapporte Beauregard.

En outre, souligne Beauregard, le financement du gouvernement est inégal selon le service de garde choisi par les parents. En CPE, le gouvernement subventionne la place de l'enfant à hauteur de 70 $ par jour. Dans une garderie non subventionnée, la place est subventionnée à 33 $ du jour, tandis qu'il n'y a rien pour les parents qui font garder leur enfant autrement ou qui s'en occupent eux-mêmes.

Beauregard remarque très justement que le gouvernement subventionne le travail en réduisant le coût des places en garderie, mais ne favorise pas le temps passé en famille. Pourtant, écrit-il, les sondages montrent que les parents au Québec préféreraient travailler moins pour pouvoir passer plus de temps en famille. Il souligne également que 50 % des Québécois préféreraient un système où le financement irait directement aux parents.

Alexandre-Étienne Beauregard, enfin, propose de suivre un programme semblable à celui de la Finlande, où le gouvernement, en plus de subventionner des garderies, accorde une aide aux parents qui veulent garder leurs enfants eux-mêmes, ou encore offre une subvention aux parents qui voudraient travailler 3 ou 4 jours dans la semaine pour pouvoir s'occuper de leurs enfants de moins de trois ans.

Espérons que son message soit entendu dans les sphères du pouvoir et appliqué. En fait, il est étonnant que l'on se soit obstiné à faire marcher un système qui présente autant de failles, dont la plus évidente est qu'il laisse pour compte les parents qui éduquent eux-mêmes leurs enfants, comme s'ils n'existaient pas ou ne devaient pas exister.

La famille est au cœur de nos préoccupations, car sans la famille, aucune société ne peut subsister.

Pour la Vie,
Augustin Hamilton

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En ce 1er juillet, pensons à Joey : un pays qui offre la mort à ceux qu'il devrait soigner

Aujourd'hui, c'est la Fête du Canada, cette date est une bonne occasion de nous demander quel genre de pays il est devenu.

Laissez-nous vous présenter Joey.

Joey St-Jean a 24 ans. Il a toute sa tête, des projets, des rêves. Atteint d'amyotrophie spinale, il a besoin d'aide pour les gestes du quotidien et vit depuis quatre ans en hébergement, aujourd'hui dans un centre de soins de longue durée à Montréal. Il s'y sent, selon ses propres mots, « comme un numéro ». Pendant un an, il a cherché un appartement supervisé où vivre dignement. Il a même amassé 22 000 $ par sociofinancement. En vain : ces logements n'existent presque pas.

Découragé, il vient de déposer une demande d'euthanasie, parce que le système l'a laissé seul.

Et Joey n'est pas un cas isolé. Voilà qui devrait être un objet de préoccupation pour nous aujourd'hui.

Depuis que l'euthanasie a été légalisée dans le pays en 2016, puis élargie en 2021 aux personnes qui ne sont pas en fin de vie, on a vu se multiplier des histoires qui font honte. Des gens pauvres qui demandent la mort faute de logement. Des malades qui la demandent faute de soins accessibles, dont ils ont pourtant besoin. Et même, on s'en souvient, des anciens combattants à qui un fonctionnaire d'Anciens Combattants Canada (ACC) a proposé l'euthanasie alors qu'ils réclamaient de l'aide. La paralympienne Christine Gauthier, qui attendait depuis cinq ans une simple rampe pour son fauteuil roulant, l'a dit devant les députés : on lui offrait la mort, mais pas les outils dont elle avait besoin pour vivre.

Voilà la vérité que cette journée devrait nous rappeler. Quand un pays offre la mort à ceux qu'il devrait soigner, loger et accompagner, ce n'est pas un progrès. C'est un échec. Une tache sur son honneur. Et une tache, cela peut et cela doit  être effacé.

Alors voici ce que nous vous demandons aujourd'hui.

D'abord, ne détournons pas le regard. Partagez l'histoire de Joey autour de vous. Qu'elle ne tombe pas dans l'oubli.

Ensuite, si vous pouvez l'aider concrètement : si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, avez une piste réelle (un logement adapté, un contact, une ressource), écrivez-nous à [courriel]. Nous essaierons de vous mettre en contact.

Enfin, restons mobilisés, et faisons entendre notre voix auprès des élus : on doit aider Joey à vivre, pas à mourir. Le combat pour une société qui choisit de soigner plutôt que d'éliminer, c'est le nôtre, chaque jour. Votre soutien à CQV le rend possible.

Joey, s'il nous lit, doit savoir une chose : il n'est pas un numéro, il n'est pas seul, et il y a des gens prêts à se battre pour qu'il vive.

Avec vous pour la vie,
L'équipe de Campagne Québec-Vie

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Un jeune homme handicapé demande l'euthanasie faute de logement adapté

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : serhii/Adobe Stock

Joey St-Jean est en CHSLD depuis quatre ans. Il souffre d’amyotrophie spinale, une maladie génétique qui entraîne la perte progressive du contrôle des muscles du corps. Lourdement handicapé, il a besoin d’aide pour les tâches de tous les jours.

Avant d’entrer en CHSLD, il vivait chez ses grands-parents. « Avant d’entrer en hébergement, j’étais heureux, motivé et déterminé. J’avais des projets de vie, d’études, de travail. J’avais des rêves », confie-t-il à La Presse.

Placé dans une « ressource intermédiaire », Joey St-Jean ne s’y sent pas heureux, le personnel n’a pas le temps d’adapter les soins aux préférences des patients : « On doit s’adapter continuellement au personnel, parce qu’il ne va pas nécessairement prendre le temps ou n’a pas le temps de parler avec nous et de s’adapter à notre situation, à nos préférences et nos besoins. »

Dans cette situation, il se sent déshumanisé et seul : « Je me sens comme un numéro. Je ne me sens pas aimé, je ne me sens pas vivant ».

Pour se sortir de là, Joey a lancé une campagne de financement sur GoFundMe et a réussi à récolter 22 000 $. Malgré cela, ses démarches pour se payer un appartement hors du système gouvernemental et afin d’embaucher une personne pour ses soins n’ont débouché sur rien.

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Tous les politiciens au Québec affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock

Tous les politiciens au Québec, de la CAQ à QS (hé oui, même QS !) en passant par les libéraux, affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle.

L'indice de fécondité du Québec était à 1,36 enfant par femme en 2025, en deçà de celui de remplacement des générations qui est estimé à 2,1.

L'approche que semblent suivre la plupart rappelle celle qui est promue par des universitaires de l'Université de Sherbrooke, comme Sophie Mathieu, professeur à l’École de politique appliquée, dont l’objectif proposé est d’aider les familles à avoir autant d'enfants qu'elles le souhaiteraient. Il existe actuellement un écart entre le nombre d'enfants voulus par les familles et le nombre qu'ils en ont.

Mme Mathieu énumère plusieurs obstacles à l'accomplissement de ce désir, dont la difficulté de concilier travail et famille, l’« écoanxiété », la crise du logement et la pénurie de places subventionnées en garderie.

Pour l'« écoanxitié », la solution est assez simple, il suffirait que les médias cessent de bombarder la population de messages apocalyptiques en ce qui concerne le climat !

La conciliation travail-famille et le manque de places en garderie sont en fait des questions connexes auxquelles le gouvernement pourrait remédier facilement dans certains cas, comme en allouant une aide aux mères qui souhaiteraient élever elles-mêmes leurs enfants en bas âge.

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Bonne Saint‑Jean : 60 voix pour ceux qui n'en ont pas

À l'occasion de la Fête nationale du Québec, la Saint‑Jean‑Baptiste, nous tenons d'abord à vous souhaiter, à vous et à vos proches, une belle et heureuse journée.

Cette fête porte le nom d'un homme de courage. Jean le Baptiste n'a pas eu peur de dire la vérité aux puissants de son temps. Il a reproché ouvertement au roi Hérode son adultère, et il l'a payé de sa vie. Son exemple nous rappelle une vérité que le monde préfère souvent oublier : aucun dirigeant n'est au‑dessus de la loi de Dieu, et le véritable courage consiste à la rappeler, même lorsque cela coûte cher.

C'est précisément dans cet esprit que s'est tenu, samedi dernier, le 20 juin, notre événement « 60 pour le Québec », au cœur de la ville de Québec.

Voir la présentation-souvenir de notre événement 60 pour le Québec du 20 juin, 2026 >>


Photo : le cortège sur les plaines, derrière la bannière « 60 avortements par jour au Québec »

De midi à 14 h, soixante personnes vêtues de noir ont marché en silence, depuis le jardin Jeanne‑d'Arc jusqu'à l'Assemblée nationale. Soixante personnes pour les 60 avortements commis chaque jour au Québec. Chacune portait le portrait d'un enfant qui aurait pu naître, ces visages dessinés par Michelle Diann, une femme qui a elle‑même connu l'avortement et qui a appris à pleurer son enfant en le dessinant.

La procession s'est déroulée dans le calme et la dignité. Il n'y a eu aucun contre‑manifestant. Et nous tenons à saluer le travail des policiers de Québec, qui ont fermé les rues et escorté le cortège à moto, avec un professionnalisme dont nous leur sommes très reconnaissants. Au terme de la marche, les participants ont partagé un repas fraternel dans une salle d'hôtel de Québec, de 14 h à 16 h.


Photo : le rassemblement devant l'Hôtel du Parlement

Au pied de la statue de Jeanne d'Arc, nous avons rappelé une idée toute simple. Cette jeune femme avait pour mission de faire couronner le roi de France, mais surtout de lui rappeler que le véritable roi, c'était le Christ. Le vrai chef est celui qui sait reconnaître qui il doit suivre.

Voilà ce qui unit la Saint‑Jean‑Baptiste, Jeanne d'Arc et notre marche du 20 juin. Comme Jean le Baptiste, nous interpellons publiquement les puissants. Comme Jeanne d'Arc, nous rappelons à ceux qui nous gouvernent que la véritable autorité s'exerce à genoux devant plus grand que soi. Un gouvernement qui prend l'Évangile pour guide gouverne mieux.

On nous demandera peut‑être : pourquoi s'exposer ainsi ? Parce que ceux qui acceptent de se tenir debout, publiquement, pour la vérité, font du bien, à eux‑mêmes comme à toute la société. Jean le Baptiste a donné sa vie, et son témoignage éclaire encore le monde. Jeanne d'Arc a tout sacrifié, et la France en est sortie libre, pour un temps. À notre mesure, bien plus modeste, c'est ce que nous faisons à Campagne Québec‑Vie, avec vous et avec tous ceux qui marchent à nos côtés : nous nous avançons, nous nous exposons, pour la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle. Et nous croyons que c'est, au bout du compte, ce qu'il y a de meilleur pour tous.


Photo : la procession dans les rues de Québec

Notre marche avait un but très concret. Devant l'Assemblée nationale, nous avons présenté symboliquement une pétition qui demande au gouvernement du Québec de reconnaître enfin le traumatisme post‑avortement. Des milliers de femmes souffrent en silence après un avortement : dépression, angoisse, culpabilité, deuil. Beaucoup n'ont jamais vraiment choisi, et presque aucune ne trouve aujourd'hui de véritable accompagnement. Notre pétition réclame deux gestes simples et justes : une campagne de sensibilisation, et un véritable programme de soins pour ces femmes, partout au Québec.

Si vous ne l'avez pas encore fait, ajoutez votre nom. C'est rapide, et chaque signature compte :
https://www.cqv.qc.ca/petition_citoyenne_traumatisme_post_avortement

Vous trouverez d'autres photos de la journée, ainsi que la courte vidéo de l'événement, sur notre page Facebook. N'hésitez pas à la partager autour de vous :
https://www.facebook.com/share/v/19RjpLUtM2/

En cette Saint‑Jean‑Baptiste, prenons exemple sur le saint qui lui donne son nom : disons la vérité avec courage et avec charité, et rappelons à notre époque que Dieu demeure le véritable chef d'État.

Bonne Saint-Jean-Baptiste à vous tous.



Pour la Vie,


Georges Buscemi
Président, Campagne Québec‑Vie

P.S. N'oublie pas d'aller voir notre présentation-souvenir de l'événement 60 pour le Québec du 20 juin, 2026 >>

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Le projet de loi C-9 sur la « haine » est adopté

L'amendement du Sénat au projet de loi C-9 vient d'être adopté aujourd'hui par la Chambre des communes par 189 voix contre 128, il ne lui manque plus désormais que la sanction royale pour devenir loi du pays.

Nous avons déjà parlé abondamment de C-9, je ne ferai que réitérer ici que cette loi sur la « haine » sera probablement utilisée par des activistes afin de persécuter leurs opposants politiques, notamment les chrétiens. La définition de la « haine » dans C-9 est assez floue, elle y est comprise en tant qu'« émotion ». Pourquoi donc condamner une émotion si la « haine », entendue comme volonté de nuire est déjà en pratique condamnée par les lois, puisque, quand une personne a causé un tort à une autre, la justice cherchera si le tort a été causé volontairement.

Ce courriel termine notre campagne de financement du début de l'été, dont l'objectif est de 20 000 $. Grâce à la générosité de nos donateurs nous avons recueilli 19 006 $. Un grand merci ! Il ne nous manque plus que 994 $ pour atteindre notre objectif. Donnez aujourd'hui. >>

Réduire la « haine » à une simple émotion ouvre la porte à bien des interprétations douteuses, il n'y qu'à voir comment les libéraux voient de la « haine » partout. Rappelons que Marc Miller, ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, considère que certains passage de la Bible sont « haineux ».

Rappelons également que le député libéral, John-Paul Danko, a cité lors de débats parlementaires la « haine anti-avortement » comme exemple du type de discours que C-9 devrait viser... C'est ce même Danko qui, dernièrement, accusait le député conservateur Vincent Ho d'« attiser délibérément la haine » parce qu'il avait demandé lors d'un comité ce qu'était « la définition d'une femme ». À regarder les propos de M. Danko, on en vient à se demander s'il n'éprouve pas lui-même une certaine émotion avec une certaine intensité et une certaine extrémité dont C-9 la caractérise.

Avec des lois semblables, nous devons être plus que jamais vigilants. merci de nous aider dans notre travail.>>

Le projet de constitution québécoise de Simon Jolin-Barrette a fini à la corbeille, en cette fin de cession parlementaire, le gouvernement de Christine Fréchette n'ayant pas voulu imposer le bâillon afin de passer outre le blocage du PLQ et de QS et de procéder à un vote.

Au moins, la laïcité de l'État ne sera pas gravée dans le marbre d'une constitution et le « droit » à l'euthanasie ne se retrouvera pas dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. C'est dans ce même brouillon de constitution abandonné que la « liberté » d'avorter se trouvait initialement, avant d'être elle-même rejetée suite à un débat lunaire entre partisans de l'avortement.

Ne baissons pas les bras, nous devons mettre tous en œuvre pour établir une culture de vie au Québec.

Pour la Vie,
Augustin Hamilton

P.S. Merci de nous aider à atteindre les 20 000 $. Faire un don à la campagne de l'été 2026 >>

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Le député John-Paul Danko s'offusque que l'on demande ce qu'est qu'une femme !


Le député libéral John-Paul Danko.

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joel Coleman/Wikimedia Commons

Qu'est-ce qu'une femme ?

C'est une question apparemment insoluble pour notre époque, pas même Ketanji Brown Jackson, avant de devenir juge à la Cour suprême des États-Unis n'a pu y répondre.

Pour ceux qui ignorent ce qu'est que cette entité mystérieuse, il est inévitable que la question revienne éternellement : qu'est-ce qu'une femme ?

Pourtant, il en est qui s'offusquent que l'on ose seulement poser la question (peut-être parce qu'ils n'en connaissent pas la réponse ?).

Ainsi, lorsque le député conservateur Vincent Ho, lors d'une séance du Comité permanent de la science et de la recherche, a demandé « Quelle est la définition d'une femme ? » à la Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, lui demandant préalablement : « Avant de devenir Conseillère scientifique en chef, vous étiez généticienne moléculaire de formation, n’est-ce pas ? Vous vous y connaissez donc un peu en matière de chromosomes X et Y. » Mme Nemer ayant répondu par l'affirmative, M. Ho posa la question fatidique : « Quelle est la définition d'une femme ? »

Horreur ! Il n'en fallait pas plus pour que le député libéral John-Paul Danko ne s'interjette et demande que l'on rappelle à l'ordre l'impudent : « C'est le mois de la fierté, et il convient de rappeler la règle n° 18, qui interdit les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux... » Interrompu dans sa diatribe par la présidente du comité sur le motif que son intervention tournait « en débat », l'intrépide Danko a continué sur sa lancée au milieu d'un brouhaha confus : « La tournure que prend cette question est extrêmement offensante. Extrêmement offensante. Je demande au député de retirer ses propos. »

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« À l’aide ! » : une euthanasie ratée met à nu l’horrible réalité qui se cache derrière « l’aide médicale à mourir »

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wirestock/Freepik

Les défenseurs de l’euthanasie détestent ce genre d’histoires, car elles permettent au public de découvrir sans fard ce qui se cache derrière tout ce discours apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens.

13 juin 2026 (LifeSiteNews) — La grande victoire des militants en faveur du suicide assisté a été de « blanchir » et de « médicaliser » le fait de tuer des êtres humains. Nous ne pouvons plus utiliser des mots comme « suicide » ou « meurtre » ; nous devons au contraire recourir à un langage fallacieux et propagandiste comme « aide médicale à mourir » ou, de préférence, à l’acronyme à consonance officielle « AMM ». Le suicide et le meurtre nous mettent toujours mal à l’aise ; c’est pourquoi ces termes ont été soigneusement écartés de notre champ de vision.

La propagande sans cesse diffusée auprès du public consiste à faire croire qu’une mort par injection létale est non seulement moralement acceptable, mais aussi belle et sereine. À l’inverse, mourir de manière naturelle est présenté comme sinistre, douloureux et horrible, tant pour la personne en fin de vie que pour sa famille. La CBC et d’autres médias ont systématiquement présenté les restrictions en matière d’euthanasie comme des mesures cruelles qui obligent les gens à endurer d’atroces souffrances.

De temps à autre, on entrevoit la vérité. « En Ontario, un homme a gémi, grimacé et répété “aidez-moi” alors qu’il subissait une mort assistée par un médecin, car un des médicaments n’avait pas produit le niveau de sédation escompté, si bien qu’il était encore conscient », rapporte Sharon Kirkey dans le National Post du 3 juin.

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Le Québec a mené le Canada vers l'euthanasie. Il peut le ramener à la vie.

Il y a dix ans demain, le 17 juin 2016, la loi canadienne sur l'euthanasie recevait la sanction royale, et le pays inscrivait la mort administrée dans le droit du territoire. Mais l'horloge de la mort s'était mise en marche plus tôt au Canada. Des mois avant Ottawa, dès décembre 2015, le Québec avait déjà ouvert la porte, premier endroit au Canada à inscrire l'euthanasie dans la loi et à l'appeler « soin ». Le Québec a devancé le Canada. Le Québec a montré la voie ; le pays a suivi. Et une décennie plus tard, le Québec ne fait pas que devancer le Canada. Il devance le monde entier.

Vous avez peut-être vu le New York Times cette semaine. Le journal le plus influent du monde a présenté le Québec comme la capitale mondiale de l'aide médicale à mourir : 8 pour cent de tous les décès dans la province, et dans une région, Lanaudière, plus de 13 personnes sur 100 meurent désormais de cette façon. Le journaliste a visité les pièces aménagées à cet effet, lambrissées comme des chambres d'hôtel-boutique, payées par des donateurs locaux qui ont réuni les millions sans difficulté.

Comment le berceau du catholicisme au Canada est-il devenu le chef de file mondial de la mise à mort de ses malades et de ses vieillards ?

Nous approchons de la fin de notre campagne de financement estivale. Notre objectif est de 20 000 $ et, au moment où je vous écris, nous en avons atteint 77 pour cent, soit 15 400 $. Il reste donc 4 600 $ à recueillir, et seulement deux jours, aujourd'hui et demain, pour y parvenir. Faites un don aujourd'hui >>

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Un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir disparaître

Il existe un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir désactiver. Depuis plus d'une dizaine d'années, il sonne entre quatre-vingts et cent fois par an. Au bout du fil, presque toujours une femme. Souvent seule. Parfois sans abri. Toujours devant un choix que la société voudrait lui rendre évident : tuer l'enfant qu'elle porte.

Ce numéro, c'est celui d'Enceinte et inquiète, le service d'aide à la grossesse que Campagne Québec-Vie a fondé il y a plus de dix ans, et que nous faisons vivre depuis.

Laissez-moi vous raconter les dernières semaines, sans les noms, car la discrétion fait partie de notre travail.

Nous sommes à 5 jours de la fin de notre campagne de financement de 3 semaines pour le début de l'été. Merci d'appuyer généreusement notre service d'écoute Enceinte et inquiète. Donnez généreusement dès aujourd'hui.

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