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Georges BuscemiCher ami, chère amie de la Vie,

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Georges Buscemi, Président

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Déclaration de deux cardinaux et trois évêques sur les erreurs actuelles dans la vie de l’Église


Église Sainte-Croix à Varsovie.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : ddouk/Pixabay

« Deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère… à la place du pape ? » L'abbé Claude Barthe commente sous ce titre le texte des cardinaux Burke et Pujats et de Mgr Athanasius Schneider et les deux autres évêques du Kazakhstan rappelant de nombreux textes exposant la doctrine sûre de l'Eglise sur des points aujourd'hui contestés jusqu'en son sein. Je vous propose ici la traduction de ce texte. Il s'accompagne d'un commentaire important que j'ai mis en ligne ici avec l'accord du cardinal Burke et de Mgr Schneider.

Erreurs les plus courantes dans la vie de l'Eglise de notre temps
« L’Eglise est la maison de Dieu, la colonne et la base de la vérité. » (1 Tim 3:15)

Déclaration des vérités relatives à certaines des erreurs les plus courantes dans la vie de l'Église de notre temps

Les fondamentaux de la foi

1. Le sens exact des expressions « tradition vivante », « magistère vivant », « herméneutique de la continuité » et « développement de la doctrine » comprend cette vérité : quelles que soient les nouvelles compréhensions qui peuvent être exprimées concernant le dépôt de la foi, elles ne peuvent cependant en aucun cas être contraires à ce que l'Eglise a toujours proposé dans le même dogme, dans le même sens et la même pensée (voir Concile Vatican I, Dei Filius, Sess. 3, c. 4 : « in eodem dogmate, eodem sensu, eademque sententia ».)

2. « Quant au sens des formules dogmatiques, il demeure toujours vrai et identique à lui-même dans l’Église, même lorsqu’il est éclairci davantage et plus entièrement compris. Les fidèles doivent donc bien se garder d’accueillir l’opinion que l’on peut résumer ainsi : tout d’abord les formules dogmatiques ou certaines catégories d’entre elles seraient incapables de signifier d’une manière déterminée la vérité mais n’en signifieraient que des approximations changeantes, lui apportant une déformation, une altération, ensuite ces mêmes formules ne signifieraient la vérité que d’une manière indéterminée, comme un terme à chercher toujours au moyen des approximations susdites. Ceux qui adopteraient cette opinion n’échapperaient pas au relativisme dogmatique et ils corrompraient le concept de l’infaillibilité de l’Église, lequel se réfère à la vérité enseignée et tenue d’une manière déterminée. » (Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Mysterium Ecclesiae sur la doctrine catholique concernant l’Eglise en vue de la protéger contre les erreurs d’aujourd’hui, 5).

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L’Église, le monde et la pédophilie

Par Léo Kersauzie (Medias-Presse.info) — Photo : George Hodan/PublicDomainPictures

La majorité des crimes pédophiles commis dans la société sont liés à l’inceste et ont pour auteurs des membres de la famille de l’enfant ou des proches. Ainsi, un rapport publié en 2008 par le Réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI) relève que 50,8 % des agresseurs sont des parents, 34 % des voisins et amis et 3,4 % des figures d’autorité (prêtre, instituteur…).

Église et pédophilie – La paille qui dissimule la poutre

Certes, les statistiques ministérielles remettent l’Église au milieu du village. Mais que l’on cherche « pédophilie » sur le web et immanquablement, Google vous renvoie à une vieille affaire de caresses en soutane. De quoi alimenter le fantasme que l’attirance pour les enfants serait avant tout le fait du clergé. Et comme apparemment, l’Église ne trouve rien de mieux que « tendre l’autre joue », cette image s’installe insidieusement dans l’inconscient collectif, occultant l’immonde réalité sociale et culturelle de cette déviance et surtout laissant les enfants à la merci des prédateurs. La paille dissimule la poutre. Pourquoi cette stigmatisation systématique ? Pourquoi aujourd’hui ? A qui profite l’intox ? Où sont les pédocriminels ? Il est permis de s’interroger.

Faut-il se taire quand les prêtres et religieux sont calomniés, et avec eux tous les catholiques et sympathisants, jusqu’à la « repentance » de l’Église Universelle arrachée au Pape François ? Quelle imprudence face à la déliquescence morale du Vieux monde, surtout quand une idéologie politico-religieuse venue d’Arabie prétend combler le vide spirituel organisé !

Toutes les sources utilisées pour refuser de garder le silence proviennent de l’Observatoire national de la protection de l’enfance, des ministères de l’Éducation nationale, de l’Intérieur, de la Justice, de l’Éducation nationale, de la Conférence des Évêques de France via l’AFP.

Un phénomène mineur dans l’Église contrairement aux autres institutions en rapport avec des enfants.

Les statistiques officielles (cf. encadré) révèlent que 31 % des agressions sexuelles de mineurs se produisent dans l’environnement familial, mais rien sur les 69 % restant. De la pédophilie isolée du paumé, jusqu’au satanisme en bande organisée de notables, en passant par les réseaux pédocriminels et lobby pro-pédophile, ces grands malades peuvent être partout où se trouvent des enfants.

57 radiations de l’Éducation nationale pour pédophilie actuelle en 2 ans (2015 et 2016) sur 1 132 700 personnels de l’EN. Le Monde.
46 clercs condamnés pour pédophilie dans les années 70/80/90 sur l’effectif de 50 000 de cette époque et en 70 ans (du plus vieux en 1948 à aujourd’hui). Rien trouvé depuis 20 à 30 ans malgré la parole libérée. Le Monde.
Dates et détails des faits sont tus.

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Le prince Harry soutient des groupes LGBT+


Le Prince Harry.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Dod News/Wikimédia Commons

Le Prince Harry et sa femme Meghan soutiennent successivement plusieurs groupes LGBT+ par le biais de messages sur les réseaux sociaux. Je ne vois pas en quoi ce couple princier peut bien être intéressé à soutenir des groupes qui promeuvent la décadence. Extrait de LifeSiteNews :

Le prince Harry et son épouse Meghan ont été la cible des critiques pour un message sur les médias sociaux qui soutenait les groupes LGBT pour « célébrer » le mois de la fierté.

Le duc et la duchesse de Sussex ont utilisé leur compte Instagram pour « suivre » onze groupes pro-LGBT afin de souligner leur travail, dont celui du groupe de pression Stonewall.

Ces membres de la famille royale ne suivent qu’un petit nombre de comptes à la fois, les changeant régulièrement pour donner aux groupes une notoriété maximale.

Diana

Dans leur message, qui affichait une image de la princesse Diana, ils ont dit : « Pour le mois de juin, nous sommes fiers de mettre en lumière PRIDE.

« Ce mois-ci, nous rendons hommage aux récits qui soutiennent la communauté LGBTQ+ — Ces jeunes et les moins jeunes, leurs familles et leurs amis, des récits qui reflètent le passé et qui sont porteurs d’espoir pour un avenir plus inclusif mérité.

Nous sommes avec vous et vous soutenons. Parce que c’est très simple : l’amour est l’amour. »

Si l’amour est certes l’amour, il ne faut pas le confondre avec le plaisir charnel.

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L’Université d’Alabama (pro-vie) rejette le don de 21,5 millions $ d'un pro-avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Blake Peterson/AP

Pétition : Non à l'avortement tardif au Québec

Dans cette université de l'État d'Alabama, voici pour le moins un conseil d'administration assez détaché de l'argent et honnête, deux qualités importantes pour un établissement de ce genre. De surcroît, elle semblerait être pro-vie, puisque qu'entre autres raisons c'est après que le riche donateur ait critiqué l'université pour son support à la récente loi pro-vie d'Alabama, que celle-ci a décidé de lui rendre le don et d'enlever son nom de celui de la faculté de droit de l'université. Pour faire un tel geste, il faut avoir un certain courage et un certain culot. Extrait de NPR :

Le conseil d’administration de l'University of Alabama a voté en faveur de la restitution d’un don de 21,5 millions de dollars de Hugh Culverhouse Jr — le plus important donateur de l’école — et du retrait de son nom de celui de l’école de droit. Cette décision a été prise après que M. Culverhouse a exhorté les entreprises et les étudiants potentiels à boycotter l’université et l’État au sujet de la nouvelle loi sur l’avortement de l’Alabama.

L’école déclare que la transaction de retour des fonds a été traitée vendredi matin et qu’elle retournera également tout intérêt couru. L’automne dernier, Culverhouse s’était engagé à verser 26,5 millions de dollars sur quatre ans.

« Les mesures prises aujourd’hui par le conseil d’administration sont le résultat direct des tentatives continues de M. Culverhouse de s’ingérer dans le fonctionnement de la faculté de droit », a déclaré vendredi Kellee Reinhart, vice-chancelier des communications de l’université. « C’est la seule raison pour laquelle le conseil a voté pour retirer son nom et lui rendre son argent. »

Culverhouse a publié une déclaration vendredi dans laquelle il a renouvelé son appel aux étudiants « de protester et de reconsidérer leurs options éducatives en Alabama ».

« J’attendais cette réponse de l’UA », a-t-il affirmé. « Je ne permettrai pas que le nom de ma famille soit associé à un système d’éducation qui défend une loi étatique discriminatoire à l’égard des femmes, qui ne respecte pas les lois fédérales établies et qui viole notre Constitution.

Lorsque Culverhouse s’est engagé à faire ce don sans précédent l’automne dernier, l’université a décidé de rebaptiser sa faculté de droit en son honneur. Mais quelques heures après le vote de vendredi du conseil, les employés de l’université ont commencé à démonter le nom de Culverhouse de la plaque située devant la faculté de droit.

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Mgr Viganò : le problème d’abus dans l’Église est fortement lié à l’homosexualité


Mgr Carlo Maria Viganò, Évêque titulaire d'Ulpiana et nonce apostolique.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Source de la photo : LifeSiteNews

Mgr Viganò, nonce apostolique et évêque titulaire d’Ulpiana, avait fait apparition sur la scène publique par ses accusations envers le pape François d’avoir promu l’ex-cardinal McCarrick, tout en sachant que celui-ci s’était livré à des abus homosexuels.

Tout récemment, Mgr Viganò a accordé un entretien au Washington Post, affirmant entre autres que son opinion est que la crise d’abus sexuels serait beaucoup moins grave si l’on reconnaissait le problème de l’homosexualité dans le sacerdoce et qu’on le traitait adéquatement, selon le compte Twitter de Maike Hickson (qui écrit pour LifeSiteNews) :

Mgr Viganò a également parlé en détails d’une de ses opinions les plus controversées : que la crise des abus sexuels serait « beaucoup moins grave » si le « problème de l’homosexualité dans le sacerdoce était honnêtement reconnu et traité correctement ».

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Sortie du crucifix des tribunaux québécois

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info)

Québec — La ministre de la Justice, Sonia LeBel, a confirmé jeudi que les 17 crucifix qui se trouvaient toujours dans des tribunaux québécois seront retirés au nom de la « neutralité » religieuse. Une façon également de signifier que le droit n’est plus soumis à Dieu et sa loi naturelle !

« On verra au cas par cas ce que l’on fera. Ce sera peut-être exposé ailleurs dans le Palais de justice, ce sera peut-être autre chose, on pourra prendre ce genre de décision en temps et lieu », a ajouté le ministre face aux questions de la presse dans les corridors de l’Assemblée nationale du Québec.

Au Québec comme en France, la laïcité est surtout prétexte à déchristianiser le pays et chasser le Christ de l’espace public.

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Médecins et universitaires réfutent la « mort cérébrale » comme critère légitime de la mort réelle

Stephen Kokx ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : marionbrun/Pixabay

Rome, Italie, 22 mai 2019 (LifeSiteNews) ― Un groupe international d'éminents médecins et universitaires a réfuté la « mort cérébrale » comme critère légitime pour déterminer la mort réelle, lors d'une conférence de deux jours à Rome. 

Cet événement du 20 au 22 mai, intitulé « A Medicolegal Construct: Scientific & Philosophical Evidence » (Un construit médicolégal : Témoignages scientifiques et philosophiques) a été organisé par la John Paul II Academy for Human Life and the Family (Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille), dirigée par des laïcs, à l'Hôtel Massimo d'Azeglio, quelques jours seulement après le Rome Life Forum (Forum de Rome sur la Vie) de 2019 et la Marche italienne pour la Vie

Certains des titres d’allocutions données lors de la conférence comprenaient « “La mort cérébrale” n'est pas la mort : Évidences philosophiques et scientifiques en résumé », « “La mort cérébrale” n'est pas la mort : Expérience clinique » et « Erreurs philosophiques fondamentales et caractère non-thomique du raisonnement pro-“mort cérébrale” de Lee et Grisez. » 

De nombreux participants et conférenciers, incluant le philosophe catholique autrichien Dr Josef Seifert, étaient d'anciens membres de l'Académie pontificale pour la Vie, fondée par Jean-Paul II en 1994 pour combattre la « culture de la mort ». Le pape François a remanié l'Académie en 2017 en remplaçant ses membres conservateurs et en émettant un nouveau mandat qui exige un soutien à l'immigration et à l'environnement. Un engagement qui exigeait auparavant que les membres soutiennent les enseignements pro-vie de l'Église a également été supprimé. Les actions de François ont influé sur la décision de Seifert de fonder l'Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille en 2017.

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Noa Pothoven, la jeune Néerlandaise violée qui s’est laissée mourir de soif (avec l’aide des médecins)

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Jiri Hodan/Wikimedia Commons

La mort de Noa Pothoven, 17 ans, a fait la une des journaux du monde entier au début de la semaine alors que la presse internationale décrivait l'« euthanasie » de la jeune Néerlandaise à Arnhem, Pays-Bas. Les réactions de choc ont été nombreuses, d'autant plus que sa mort, dimanche dernier, a été associée à de profondes souffrances psychologiques consécutives à des abus sexuels à 11 et 12 ans et à un double viol à l'âge de 14 ans. Il ne s'agissait pas d'une patiente atteinte d'un cancer en phase terminale qui ne supportait plus la douleur physique, mais d'une adolescente dynamique qui avait subi « un sort pire que la mort » quand elle n'était qu'une enfant, et dont la dépression l'avait finalement amenée à refuser la vie elle-même.

Ces réactions étaient saines. Mais l’histoire avait une faille : aucun « fact-checking », fût-il sommaire, n’avait été fait. Les médias « de référence » qui condamnent avec tant d'empressement les « fake news » ont répercuté l'information sans vérifier les sources néerlandaises qui étaient pourtant très claires sur la cause du décès de Noa : elle avait volontairement cessé de manger et de boire, afin de mourir. Alors ? Il n'y a pas eu d'euthanasie...

Les gros médias ont rectifié leurs reportages, tandis que les agences de vérification ont évoqué des « reportages erronés ou exagérés » aussi bien dans les tabloïds ainsi que de « médias nationaux habituellement fiables », condamnant du même coup leur approche « sensationnaliste ». Certes, Noa Pothoven est morte, mais il n'était plus question d'euthanasie ni même de suicide assisté, donc, probablement, tout allait bien. Ou non ?

Sa mort était-elle vraiment, au moins d'une certaine façon, « normale », et même « due à des causes naturelles » comme l'indique son certificat de décès ? Sa vie tragiquement abrégée ne soulève-t-elle pas les mêmes questions que l'euthanasie directe d'un mineur ? Mourir de faim avec l'aide de soignants médicaux vaudrait-il en quelque sorte « mieux » que de recevoir une injection mortelle ? 

Jusqu'à l'âge de 11 ans, Noa Pothoven était une jeune fille joyeuse, intelligente et heureuse. Elève brillante, elle s'était intégrée sans effort au collège et avait un don pour l'écriture, son activité préférée.

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Un évêque d'Illinois interdit la communion aux législateurs pro-avortement


Mgr Paprocki, évêque de Springfield, en Illinois.

Par Dorothy Cummings McLean ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : rmsli via YouTube

Pétition : Non à l'avortement tardif au Québec

Springfield, en Illinois, 6 juin 2019 (LifeSiteNews) ― L'évêque de Springfield en Illinois a interdit aux législateurs pro-avortement de recevoir le sacrement de la Sainte Communion.

L'évêque Thomas John Paprocki a déclaré que les législateurs de l'État qui travaillent à l'adoption du nouveau projet de loi de l'Illinois sur l'avortement ne peuvent se présenter à la communion dans son diocèse et qu'il est expressément interdit aux prêtres de donner l'Eucharistie au président du Sénat et au président de la Chambre.

« En accord avec le canon 915 du Code de Droit Canonique... le président du Sénat de l'Illinois John Cullerton et le président de la Chambre Michael J. Madigan, qui ont facilité l'adoption de la Act Concerning Abortion of 2017 (projet de loi 40 de la Chambre) ainsi que de le Reproductive Health Act of 2019 (projet de loi 25 du Sénat), ne sont pas admis à la Sainte Communion dans le diocèse de Springfield en Illinois parce qu'ils ont persisté obstinément à promouvoir le crime abominable et le péché très grave de l'avortement, comme en témoignent l'influence qu'ils ont exercée dans leurs rôles de gouvernance et par leurs votes répétés et leur soutien public obstiné au droit à l'avortement sur une longue période prolongée, » écrivait Mgr Paprocki dans un communiqué du 2 juin 2019.

« Ces personnes ne pourront être réadmises à la Sainte Communion qu'après s'être réellement repenties de ces péchés graves et après avoir en outre fait réparation convenable pour les dommages et les scandales, ou du moins avoir sérieusement promis de le faire, selon mon jugement ou celui de leur évêque diocésain, en consultation avec moi ou mon successeur, » continuait-il.

Bien qu'ils ne soient pas nommés, Mgr Paprocki a inclus d'autres politiciens pro-avortement dans son interdit, disant : « Je déclare que les législateurs catholiques de l'Assemblée générale de l'Illinois qui ont coopéré dans le mal et commis de graves péchés en votant pour toute législation qui encourage l'avortement ne doivent pas se présenter pour recevoir la Sainte Communion sans être préalablement réconciliés avec le Christ et l'Église, conformément au canon 916 du Code de Droit Canonique. »

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Pour en finir avec Papineau


Louis-Joseph Papineau.

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph.D. ― Photos : n°1 (rognée) Wikimedia Commons, n°2 Wikimedia Commons

Les nationalistes québécois se réclameraient moins des Patriotes de 1837 s’ils connaissaient le vrai visage de Louis-Joseph Papineau.

Papineau (1786-1871) a perdu la foi à 18 ans, à la fin de ses études au Séminaire de Québec. C’était un déiste, à la manière des philosophes des Lumières. Il s’était imprégné des œuvres de Voltaire, de Rousseau et de l’Encyclopédie à la bibliothèque publique de Québec, qui avait été fondée, en 1779, par le gouverneur Haldimand pour « créer un meilleur accord entre les anciens et les nouveaux sujets de la couronne », autrement dit pour rallier les Canadiens à l’idéologie libérale de la « noble et généreuse Angleterre ».

Papineau était tourmenté par la question religieuse. Son père était un libre-penseur qui s’était néanmoins réconcilié avec l’Église sur son lit de mort. Sa mère, une dévote autoritaire. Son épouse, Julie Bruneau, était pieuse, mais déséquilibrée. Son beau-frère était prêtre et son cousin, évêque de Montréal. Le curé de Montebello était un ami personnel qui a tout fait pour ramener son illustre paroissien à la foi. Mais Papineau a refusé les derniers sacrements. Il s’est fait ensevelir dans la crypte de son manoir seigneurial, sans cérémonie religieuse. 

Papineau n’était pas ouvertement anticlérical. Le seigneur de la Petite-Nation assistait à la messe dominicale pour montrer le bon exemple aux censitaires. Il respectait les convictions religieuses de sa femme. Un jour, il a dit à son fils Amédée, qui avait tendance à manger du curé :

« Le catholicisme est une partie de notre nationalité qu’il faut avouer en toute occasion. L’opposition au catholicisme est moins souvent indépendance de conviction ou de caractère que flagornerie pour un gouvernement protestant, ce qui, pour un Canadien, serait lâcheté. Notre clergé sort du peuple. Voilà un gage d’indissolubilité pour une nationalité. »

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