Deux actions urgentes pour l'avenir du Québec
François Legault a donné sa démission.
Alors que son parti était au plus bas dans les sondages, aux côtés du très « progressiste » Québec solidaire (pro-avortement, pro-euthanasie), le chef de la CAQ a annoncé son départ ce matin, invoquant le bien du Québec. Il demeurera premier ministre jusqu’à l’élection de son successeur.
Nous ne le regretterons pas, notamment à cause de la Loi 21 sur la laïcité qui, loin de protéger l’héritage chrétien du Québec, l’affaiblit au nom d’une lutte idéologique contre toute influence religieuse. Peu osent reconnaître que l’immigration massive découle en grande partie de l’effondrement de notre fécondité et de la perte de nos repères chrétiens. Avec un taux de 1,33 enfant par femme, bien en deçà du seuil de remplacement, le Québec s’expose soit au remplacement culturel, soit à sa disparition.
La CAQ sous François Legault a aussi déposé le projet de loi 9, qui étend ce laïcisme en limitant sévèrement toute manifestation religieuse publique, y compris chrétienne.
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Les libéraux adoptent un amendement au projet de loi C-9 qui pourrait criminaliser le fait de citer la Bible

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie - Photo : Freepik
12 décembre 2025, Ottawa, Ontario (LifeSiteNews) — Les libéraux ont adopté un amendement qui pourrait en vertu d’un projet de loi sur les « discours haineux » criminaliser certaines parties de la Bible traitant de l’homosexualité.
À l’issue d’un examen en commission de près de huit heures le 9 décembre, les libéraux ont adopté un amendement au projet de loi C-9, la « Loi visant à lutter contre la haine », qui supprimera, si adopté, les exceptions inscrites dans la législation sur les « discours haineux » protégeant la citation de textes religieux, ouvrant la voie à la persécution des Canadiens qui citeraient la Bible.
« Il s’agit d’une attaque directe contre la liberté d’expression et la liberté de religion, compte tenu du caractère toxique et diviseur de cet amendement du Bloc », a déclaré le député conservateur Larry Brock devant la commission.
L’examen article par article s’est prolongé jusque tard dans la nuit, les députés conservateurs s’opposant aux amendements proposés.
« Cette réunion pourrait se prolonger jusqu’à minuit et les conservateurs sont prêts à défendre la liberté d’expression et la liberté de religion contre cette attaque des libéraux à l’égard de nos libertés fondamentales dans ce pays », a déclaré le député conservateur Garnett Genuis.
Finalement, après près de huit heures de débat, les députés ont voté en faveur de l’amendement, selon le député Andrew Lawton, qui a assisté à la réunion.
1 réaction Lire la suiteLa vraie question de l'avenir du Québec
J’écrivais récemment une publication Facebook sur la question démographique du Canada, où je mentionnais la baisse de la population canadienne suite aux récentes restrictions sur l’immigration et où je soulignais la nécessité de remettre à l’honneur la famille pour que la société puisse être viable, voyant avec surprise en dessous plus de 1000 « j’aime », un peu moins de 1000 commentaires et quelque 150 partages.
On peut lire de magnifique commentaires, comme celui-ci :
Certes, une partie non négligeable des réactions manifestait un désaccord avec la proposition de cette publication, moins d’un quart des « j’aime » étant composés de « rires », comme s’il y avait quelque chose de drôle dans cette situation — mais c’est normal, même les plus beaux monuments, dont ne fait assurément pas partie l’humble publication mentionnée ci-haut, ne sont pas épargnés par ces oiseaux qui laissent une trace de leur passage…
Tout ceci pour vous dire : la question démographique soulève beaucoup de passions. Pourquoi ? Parce que c’est l’un des éléments principaux qui décident de l’avenir d’un peuple, et que, pour un peu que les gens soient encore attachés à leur nation, ils ne peuvent y rester insensibles. D’autres, apatrides dans l’âme, ne verront aucun inconvénient à ce que la société dégénère littéralement et riront à ce spectacle désolant (il ne manque plus qu’ils jouent de la lyre…).
Heureusement, au Québec, une bonne partie des gens sont encore attachés à leur identité et verront avec inquiétude la société soit être remplacée par une immigration massive ou s’amenuiser comme une peau de chagrin, dans les deux cas, les Québécois ne font pas assez d’enfants. Et il faut bien le dire, si les Québécois avaient maintenu la fécondité qui était la nôtre à la veille de la « Révolution tranquille » (qui tient plus du suicide collectif qu’autre chose), nous aurions aujourd’hui 20 millions d’habitants.
Nous entrons dans une année électorale au Québec, et il semble que le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, veuille amener le Québec à un troisième référendum sur l’indépendance du Québec. Du moins, c’est une question qui va manifestement occuper une place centrale au cours de l’année tout aussi bien à cause des partisans que des opposants d’une telle approche.
Mais que vous soyez pour ou contre un tel projet, la vraie question, qui risque d’être éclipsée par la question référendaire, est celle de la démographie : si nous ne faisons pas d’enfants, à quoi cela nous sert-il de rester dans le Canada ou d’en sortir ? L’héritage que nous portons risque de mourir avec nous, car il ne se transmet si bien que par la famille, et si nous n’avons plus de familles, nous n’aurons plus personne à qui le transmettre.
Je suis conscient des nombreux obstacles qui se dressent dans le passage de la réalisation d'un tel objectif : coût des loyers et des maisons, inflation, éducation (ou le défit d'élever ses enfants hors de l'emprise du monopole de l'éducation gouvernementale). Tout doit être mis en œuvre pour lever ces obstacles.
La question de la famille doit être remise plus que jamais à l’honneur, j’entends par « famille » la vraie, celle qui nous a permis de bâtir le Québec, elle doit être encouragée, on doit également remettre à l'honneur l’esprit de sacrifice qu’exprime si bien le commentaire cité plus haut. Or la société actuelle est imprégnée d’un esprit d’égoïsme et de consommation que résume le sinistre slogan « mon corps, mon choix ». Les deux esprits sont des antagonistes absolus et le sort du Québec dépend de l’issu de ce combat.
Pour ma part, j’ai été élevé dans une famille nombreuse et nous n’étions pas précisément riches, oui, nous dormions également à deux, voire à trois par chambre — ce n’est rien, la famille est la plus belle des récompenses du sacrifice.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Une année bien chargée et une nouvelle année porteuse de promesses
Nous voilà à la fin de l'année 2025, chargée d'événements et d'épreuves, de bonnes et de mauvaises nouvelles. Nous avons été témoins de nombreuses avancées de la culture de mort cette année, mais aussi plusieurs victoires de la culture de Vie. Au Québec, en particulier, nous voyons plusieurs projets de loi menacer la foi et la vie. Cependant, dans ce même Québec, nous constatons également que le mouvement pro-vie se renforcent, promettant des actions encore plus audacieuses pour l'année à venir, 2026.
Je vous propose ci-dessous une sélection de nos articles de l'année qui s'achève retraçant plusieurs événements marquants, plusieurs études éclairantes et quelques profondes analyses sur des enjeux cruciaux, Je vous propose également quelques-unes de nos publications Facebook.
En vous remerciant de tout cœur pour votre soutien,
Bonne et sainte année 2026,
Augustin Hamilton
Près de 40 % des femmes souffrent d'un deuil profond pendant des années après un avortement ou une fausse couche, selon une étude

Par Emily Mangiaracina — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : beeboys/Afobes Stock
17 décembre 2025 (LifeSiteNews) — Près de 40 % des femmes qui ont subi une perte de grossesse, que ce soit par avortement ou par fausse couche, déclarent ressentir un deuil intense même 20 ans après, selon une étude récemment publiée.
Cette conclusion remarquable provient d'une étude sur le deuil lié à la perte de grossesse publiée lundi, dans laquelle des femmes américaines âgées d'une quarantaine d'années ont été interrogée de manière aléatoire. L'étude a classé les femmes ayant avorté en fonction du degré auquel elles souhaitaient ou acceptaient leur avortement.
Le pourcentage le plus élevé de femmes a déclaré avoir accepté l'avortement, mais que celui-ci était incompatible avec ses valeurs (35,5 %), suivies par les femmes qui souhaitaient avorter (29,8 %), celles qui ne souhaitaient pas avorter (22,0 %) et celles qui ont été contraintes d'avorter (12,7 %).
Les 70,2 % de femmes qui ont déclaré que l'avortement était incompatible avec leurs valeurs, non désiré ou forcé présentaient un risque significativement plus élevé de deuil intense prolongé, connu sous le nom de trouble de deuil prolongé (TDP) ou de deuil compliqué. Il se caractérise par « l'incapacité à passer d'un deuil aigu à un deuil intégré ... et peut avoir des effets négatifs sur la santé physique, les relations et le fonctionnement quotidien », selon l'étude.
Les femmes qui ont été contraintes à avorter présentaient le risque le plus élevé de TDP, soit 53,8 %, tandis que celles qui ont déclaré avoir souhaité avorter présentaient le risque le plus faible, soit 13,9 %.
1 réaction Lire la suiteLe combat pour la Vie se mène sur plusieurs fronts
L’année 2025 a été bien chargée, de nombreux combats s’y sont ouverts annonçant autant de défis pour l’année à venir. Le projet de loi 9 est l’un de ces fronts sur lesquels nous portons nos efforts. Ce projet de loi sur le « renforcement de la laïcité », déposé à l’Assemblée nationale du Québec le 27 novembre 2025, menace l’activisme pro-vie sur la place publique que nous menons actuellement, comme les 40 Jours pour la Vie, la Vigile 365 ou la Chaîne de la Vie où la prière prend une place importante.
Nous combattons donc cette laïcisation de la société, non seulement pour défendre nos droits, mais pour y défendre la place de Dieu et pour le salut de cette même société, laquelle se meurt manifestement de ne plus avoir la foi.
Pour mener à bien ce combat, nous avons lancé une campagne de financement visant à atteindre les 25 000 $. Grâce à la générosité de nos donateurs, nous avons pu réunir 20 115 $. Merci infiniment si vous avez déjà donné. Cependant, pour atteindre notre objectif, il nous manque 4 885 $. Nous aiderez-vous à l’atteindre ?
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Il y a également le projet de loi 1 sur la constitution du Québec, déposé le 9 octobre, qui inscrirait la « liberté de recourir à l’avortement » et la laïcité dans la constitution proposée du Québec, ainsi que l’inscription de l’euthanasie dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, trois éléments contre lesquels nous sommes par principe opposés et contre lesquels nous nous battons résolument.
Il est à remarquer, chose étrange, que les groupes féministes ont décidé de combattre l’inscription de l’avortement dans la constitution du Québec, parce que cela, par quelque mystérieux tour de magie, mettrait en danger le « droit » à l’avortement. Tant mieux s’ils parviennent à faire reculer le gouvernement Legault, nous ne nous en plaindrons pas. (En attendant, c’est hilarant à observer !...)
Le projet de loi C-9, déposé au Parlement canadien le 19 septembre 2025, outre qu’il étend la portée de la loi sur le « discours haineux », pourrait être amendé pour inclure un amendement du Bloc québécois concernant l’exception religieuse abrogeant ledit « discours haineux ». Selon cette exception inscrite dans le Code criminel, une personne proposant une opinion religieuse de bonne foi mais qui semblerait susciter la haine contre un groupe ne pourrait être condamnée.
On peut évidemment se dire que les chrétiens n’ont pas besoin d’une telle exception, mais il se trouve que les tribunaux ont déjà abusé de la loi sur la haine, malgré même l’exception. Nommons le cas de l’activiste chrétien Bill Whacott qui a été condamné pour « discours haineux » parce qu’il appelait les homosexuels à se repentir. Non seulement le tribunal a-t-il rejeté la distinction entre péché et pécheur, mais a-t-il vu un discours haineux là où il n’y en avait pas et a rejeté la bonne foi de M. Whatcott.
Comme quoi il est déjà possible d’appliquer l’étiquette de « haine » sur les propositions qui déplaisent à certains, comme le fait souvent la mouvance LGBT quand elle se fait critiquer. Mais cela serait encore pire avec les instances quasi judiciaires que compte créer C-9, lesquelles seront tenues à une rigueur moindre que les tribunaux ordinaires et appliqueront la norme civile prépondérante des probabilités et non la norme pénale dans un dossier qui relève pourtant du Code criminel.
D’autres défis s’offrent à nous, comme l’organisation de la prochaine Marche pour la vie de Québec, malgré l’hostilité (et la haine !) des pro-avortement associés aux antifas. Ou encore l’organisation de notre première Festi-Vie. Tout ceci demande un investissement considérable, nous vous invitons à donner généreusement pour couvrir les frais de tels événements.
Je fais un don (cliquez ici) >>
Nous progressons dans la diffusion de notre message, bien sûr par le biais de nos courriels, que nous envoyons maintenant à 13 788 adresse (en français) et à 13 511 (en anglais). L'année dernière, à la même date, nous envoyions 7319 courriels en français et 7402 courriels en anglais.
Il y a aussi notre progression sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Suite à un changement d’approche convenant mieux à l’auditoire et aux algorithmes de Facebook (ou quelque part entre les deux), nous avons connu une progression fulgurante comme en témoigne le graphique suivant.

Le graphique au centre représente les statistiques des « vues ».
Le graphique montre que dans cette période de 90 jours nous avons commencé vers la fin de septembre à enregistrer un bond dans la distribution de notre contenu, à peu près au moment où nous avons commencé notre nouvelle approche. Même le « plancher » de ces derniers jours, des deux côtés du pic vertigineux de plus de 400 000 « vues » se situe entre les 20k-30k, chiffres notamment supérieurs aux 5 k de septembre précédant le début de ce chamboulement.
Que cela représente-t-il concrètement ? Premièrement, que le débat n’est pas mort comme se plaisent à dire les pro-avortement, et deuxièmement, que les quelques 144 k d’interactions contiennent, vous l’aurez deviné, de nombreuses polémiques (dont les commentaires de pro-avortement qui disent que le débat est clos, mais qui paradoxalement prouvent en commentant sous nos publications que ce n’est pas le cas). En outre, le fait que des pro-vie affichent leurs convictions publiquement en encourage d’autres à faire de même, et ce, dans une atmosphère pourtant peu favorable au discours pro-vie..
Ces résultats sont les fruits du travail concerté de Georges Buscemi et du mien. Nous projetons d’améliorer ces résultats par une production plus régulière de vidéos. Pour ce faire nous aiderez-vous financièrement ?
Je donne maintenant (cliquez ici) pour maintenir l’élan ! >>
Merci infiniment !
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
P.S. Si le cœur vous en dit, vous pouvez nous aider en faisant un don mensuel. Ce moyen nous assure une certaine stabilité et nous permet de faire des plans de longues durées.
1 réaction Lire la suiteLe “consensus pro-avortement” vacille : un rapport officiel le confirme
Il arrive parfois, dans la vie d’une organisation, qu’un événement révèle — bien plus clairement que nous ne pourrions le faire nous-mêmes — si la mission gagne réellement du terrain.
Cette semaine, Campagne Québec-Vie (CQV) a vécu un tel moment.
Le 9 décembre, la Fédération Québécoise pour le Planning des Naissances (FQPN — essentiellement Planned Parenthood Québec) a publié une analyse de 114 pages, financée par le gouvernement, sur le mouvement pro-vie au Québec, intitulée :
« Quand le consensus vacille ». Et par « consensus », ils entendent le prétendu consensus pro-avortement au Québec.
En voyant le titre, j’ai su que nous allions lire quelque chose de remarquable.
En parcourant le rapport, j’ai compris ceci : il s’agit peut-être de la plus importante validation externe de l’efficacité de CQV depuis notre fondation.
Je veux partager avec vous le contenu de ce rapport, car c’est grâce au soutien de personnes comme vous que ces résultats ont été possibles.
Alors que nous prenons la mesure de ce que révèle ce rapport, nous sommes au milieu de notre campagne de financement de décembre : nous devons amasser 11 569 $ au cours des 12 prochains jours pour atteindre notre objectif de 25 000 $. Si vous avez déjà donné, merci. Sinon, veuillez envisager de faire un don aujourd’hui.
Laissez un commentaire Lire la suiteUne excellente nouvelle vient de tomber
Il n’y a pas si longtemps, nous vous avons écrit au sujet du choquant projet de « Constitution du Québec » déposé par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette — un projet qui veut constitutionnaliser l’avortement, l’euthanasie et un laïcisme agressif au Québec.
Nous vous avons demandé d’écrire ou d’appeler d’urgence votre député(e) provincial(e).
Et 700 d’entre vous l’ont déjà fait — merci!
Si vous n’avez pas encore agi, vous pouvez toujours le faire ici :
👉 Écrivez ou appelez votre député(e) maintenant
Vous avez aussi entendu parler de la drôle de panique qui s’est emparée des militants pro-avortement :
Ils craignent que si l’avortement est désigné comme « droit constitutionnel », nous, pro-vie, ayons enfin une « cible » à abattre.
Imaginez : ils admettent que dès que l’avortement est inscrit dans la loi, sa faiblesse devient visible.
Ils semblent avoir tout le pouvoir au Québec aujourd’hui — les grands médias, les universités, la classe politique…
Pourtant, ils ne sont pas confiants. Ils ont peur.
Et l’Écriture nous dit pourquoi :
« Le méchant prend la fuite sans qu’on le poursuive, mais le juste a de l’assurance comme un lion. »
— Proverbes 28,1
« Il n’y a point de paix pour les méchants, dit le Seigneur. »
— Isaïe 48,22
Ceux qui s’accrochent au meurtre des enfants ne peuvent jamais se sentir en sécurité.
Saint Paul nous rappelle :
« Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres de sang et de chair, mais contre les puissances spirituelles du mal dans les lieux célestes. »
— Éphésiens 6,12
Et ce combat se déplace — rapidement.
Notre campagne de financement de décembre — la plus importante de l’année — bat son plein.
Elle nous permet de nous préparer aux grands changements culturels et politiques en cours.
Nous devons être prêts à agir.
👉 Aidez-nous à terminer en force. Donnez maintenant.
Une visibilité médiatique inespérée
« Dans une réponse à M. Buscemi, le ministre a déclaré au micro de Patrick Masbourian que “les Québécois ne veulent pas se laisser intimider” par les groupes anti-avortement », peut-on lire dans Le Devoir.
Quelle puissante menace le président de Campagne Québec-Vie a-t-il pu brandir au-dessus du « droit » à l’avortement pour que le ministre Simon Jolin-Barrette dresse sa digne personne contre un danger aussi imminent ?
C’est que, interrogé par un journaliste du Devoir sur sa perspective de la possible constitutionnalisation de l’avortement, M. Buscemi a reconnu qu’une telle loi représenterait un objectif concret à combattre :
« "La seule chose, c’est que ça ajoute quelque chose de concret, un genre de cible à abattre, oui", a-t-il lancé dans une entrevue avec Le Devoir. M. Buscemi, qui compare les avortements à "des meurtres", affirme qu’un tel ajout dans la loi "serait un autre point de ralliement, certainement". »
C’est tout ce qu’il fallait pour alimenter les craintes des féministes et tout ce qu’ils cherchaient comme confirmation que constitutionnaliser l’avortement est une mauvaise idée. Car chose frappante, les groupes pro-avortement s’opposent à ce projet, disant que cela ouvrirait paradoxalement une brèche dans ledit « droit ». Cela risque de nous fournir des « munitions », disent-ils, car nous pourrions « ainsi contester cette disposition devant les tribunaux, créant une cible là où il n’y en avait pas », lit-on sur 98,5.
Simon Jolin-Barrette, de son côté, soutient que ce sont précisément les tribunaux en l’état actuel qui représentent un danger, et non après la constitutionnalisation de l’avortement, rapporte La Presse :
« À son avis, des tribunaux pourraient ainsi très bien changer d’idée et invalider des décisions qui confirment actuellement le droit à l’interruption de grossesse, de là la nécessité d’affirmer l’obligation de l’État d’agir. »
Mais, comme le faisait remarquer M. Buscemi, quel juge serait disposé à trancher en notre faveur (qu’il y ait constitution ou non) ? selon Le Devoir :
« M. Buscemi, lui, se défend de préparer une contestation judiciaire. "Ce n’est pas comme si on se frottait les mains en attendant que l’avortement soit, genre, canonisé, rendu un droit inscrit […] dans la Constitution", assure-t-il. Et, de toute façon, "quel juge serait réceptif à notre argumentaire en 2025 ?" demande-t-il. »
Cette lutte intestine entre pro-avortement est des plus étranges, on croirait pourtant que d’inscrire l’avortement dans la constitution en rendrait la pratique encore plus inexpugnable.
Mais c’est là que nous voyons que « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Ro 1:22). En vérité, on croirait les voir fuir au « bruit d’une feuille agitée » (Lv 26:36), ou encore trembler « tout à coup d’épouvante, sans qu’il y ait sujet d’épouvante » (Ps 53:6).
Qui sait ce qui sortira de ce délire hystérique où ils s’entre-déchirent ?
Et notre combat pour l’enfant à naître dans tout ça ?
Voyez-vous, que l’avortement entre dans la constitution ou non, notre combat demeurera peu ou prou le même, au lieu de dénoncer un état des lieux où l’enfant à naître n’est protégé par aucune loi, nous dénoncerons un état des lieux ou le meurtre des enfants à naître est encouragé par la loi.
Ce qui ressort de positif de toute cette agitation médiatico-politique, c’est que l’on parle de l’avortement et que nous soyons publicisés. Le fait que les médias nous mentionnent et qu’un ministre doivent publiquement nous commenter augmente la portée de notre voix.
Nous travaillons sans relâche pour que les droits des enfants à naître soient un jour reconnu et œuvrons à changer la culture au Québec sur le long terme. Pour cela, nous avons besoin de votre aide, aussi bien active que financière.
Cliquez ici pour donner à notre campagne de financement.
Et nos efforts portent fruit ! 700 personnes ont répondu à notre appel à contacter son député pour lui demander le retrait du projet d’inscrire l’avortement dans la constitution.
Grâce à votre aide, notre présence ne cesse de grandir. Il y a quatre ans, nous avions à peine 2 ou 3 Chaînes de la Vie, cette année nous en avons eu une trentaine !
Il y a à peine trois ans, la Marche pour la vie de Québec n’existait même pas, grâce à votre aide, nous avons tenu notre deuxième marche consécutive — des événements qui ne sont pas précisément passés inaperçus !
Il y a quatre ans, nous envoyions peut-être 500 courriels hors Québec, maintenant, ce sont des milliers de courriels que nous envoyons hebdomadairement au-delà de nos frontières.
De même, il y a quelques moins, notre présence sur les réseaux sociaux était plutôt modeste. En seulement trois mois, nous avons connu une croissance fulgurante : 2000 nouveaux abonnées et 3 millions de vues. Des centaines de commentaires s’étendent vertigineusement en dessous de nos publications. En tant que modérateur, je vois de nombreuses personnes prendre la défense des enfants à naître et de la famille avec une force et une inspiration inattendues.
Je vous le dis, votre participation nous est précieuse, et nous vous invitons à démontrer (n’en déplaise à certains) que le débat sur l’avortement n’est pas clos.
Aussi vous demanderais-je également de bien vouloir nous aider pécuniairement dans notre campagne de financement pour continuer ce combat essentiel. Nous dépendons, contrairement à tous ces organismes pro-avortement, entièrement de vos dons. Notre objectif est de 25 000$, nous avons récolté 5 846 $ jusqu'à maintenant.
Un grand merci pour votre générosité,
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
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1 réactionVoici pourquoi la gauche veut l’éducation sexuelle dans les écoles

Par Roberto de Mattei (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : pressfoto/Freepik
Pendant de nombreuses années, l’introduction de la prétendue éducation sexuelle dans les écoles italiennes a constitué l’un des objectifs dont l’achèvement était le plus ardemment souhaité dans les partis de gauche. L’éducation sexuelle, ainsi que le divorce, l’avortement et l’euthanasie faisaient partie de cet ensemble de « réalisations civiles » soutenues dans les années 1970 par les communistes, les socialistes et les radicaux, afin de saper la société italienne dans ses fondements mêmes.
Ces objectifs remontent à longtemps. Sans avoir à remonter jusqu’à la Révolution française, il suffit de rappeler que la Révolution communiste du vingtième siècle, en particulier dans sa phase initiale avec Lénine et Trotsky, a entrepris de transformer non seulement l’ordre social et économique, mais aussi la vision de l’homme, de la famille et de l’éducation.
Pendant la période brève, mais tumultueuse de la République soviétique hongroise (mars-mai 1919), György Lukács, philosophe marxiste et commissaire du peuple pour l’éducation et la culture, a lancé l’une des tentatives les plus audacieuses de réformer culturellement une nation européenne selon les principes du bolchevisme. Au cours de ces deux mois — étudié par des historiens comme Werner Jung (Georg Lukács, Metzler, 2017) et Michael Löwy (Georg Lukacs : From Romanticism to Bolshevism, Verso Books, 1979) —, Lukács s’est consacré à une transformation radicale des programmes scolaires. L’une des mesures les plus importantes a été l’élimination de l’éducation religieuse catholique, qui pendant des siècles avait façonné la conscience morale des familles et des jeunes Hongrois. Cet enseignement a été remplacé par la sociologie marxiste, que Lukács considérait comme la base théorique nécessaire pour créer un « nouveau type de personne », libéré de la tradition chrétienne et des institutions naturelles — en commençant par la famille. En même temps, Lukács a introduit un programme d’éducation sexuelle dans les écoles, conçu dans le cadre de la rupture avec la morale religieuse. Le but n’était pas seulement de fournir des informations sur le corps, mais de déconstruire ce que Lukács appelait la « morale répressive de la société bourgeoise », à savoir les principes chrétiens concernant la pureté, la pudeur et la relation entre la sexualité et la responsabilité familiale.
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