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Lettre ouverte : En mémoire de la courte vie de l’enfant porté par Chantal Daigle

Lettre ouverte de Solange Viau, d’abord adressée au journal Le Devoir puis à Radio-Canada, que ceux-ci n’ont pas publiée. — Photo : PxHere

C’est avec intérêt et beaucoup de tristesse que j’ai écouté l’émission « Tout le monde en parlait » présentée sur les ondes de Radio-Canada le 16 juillet dernier, et que j’ai lu les textes parus dans le journal Le Devoir qui rappelaient et commentaient les événements entourant l’avortement de Chantal Daigle. Je me demande comment est-ce possible que tant de gens aient manifesté (et manifestent) si peu d’intérêt et de compassion envers l’enfant que portait Chantal Daigle? En particulier, j’ai vraiment trouvé pitoyable le récit de la sage-femme qui avait accompagné Mme Daigle pour son avortement à Boston. Elle parlait avec beaucoup d’enthousiasme tout au long de son témoignage. Une sage-femme n’a-t-elle pas pour mission d’aider les femmes à accoucher de l’enfant qu’elle porte et de prodiguer tous les soins nécessaires afin d’assurer la survie de la mère et de l’enfant ? Comment peut-on manifester tant de joie à avoir participé à la mort douloureuse et violente d’un enfant innocent de 22 semaines dans le ventre de sa propre mère, l’endroit où il devrait pourtant être le plus en sécurité ?

Bien des femmes réclament le choix de faire ce qu’elles veulent avec leurs corps mais les enfants à naître qui n’ont pas choisi d’être là, aimeraient sûrement qu’on leur demande aussi ce qu’ils pensent de ce qu’on veut faire avec leurs corps.

À coup sûr, si toutes les personnes pro-choix impliquées dans cette cause et qui ont milité pour la mort de cet enfant s’étaient retrouvées comme enfant dans le ventre de Mme Daigle, elles seraient toutes devenues instantanément pro-vie. En effet, tout être vivant placé devant une menace pour sa survie va fuir ou se battre. Aucune de ces personnes n’aurait accepté de mourir de manière aussi injuste et violente. Radio-Canada n’aurait jamais présenté la procédure qui a servi à tuer l’enfant de Chantal Daigle car cela aurait été insupportable à regarder. Les enfants avortés subissent une véritable torture avant de mourir et cela sans aucune anesthésie. On est bien loin du « mourir dans la dignité ». On peut aussi se demander si les décisions des juges impliqués dans cette affaire auraient été les mêmes si on leur avait décrit comment cet enfant est mort et si on leur avait montré les images de son petit corps ensanglanté, jeté dans une poubelle comme une ordure. Personne pour pleurer sa dépouille et le souvenir de sa courte vie.

Quand on a reçu le don de la vie, comment peut-on militer pour que d’autres en soient privés ? Ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on eût pu faire sur nous dans le ventre de notre mère. Voilà ce qui devrait guider les cœurs et les actions des membres de notre société. Il y a plusieurs moyens d’aider les femmes enceintes en difficultés et n’oublions pas qu’il y a une liste d’attente de plus de cinq ans pour adopter un bébé au Québec. « Je veux naître et grandir » voilà ce que désirent tous les enfants dans le ventre de leurs mamans, l’endroit où ils devraient être le plus en sécurité.

Solange Viau

11 août 2019

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Des LGBT pro-burqa durant une parade gay !

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info)

Pays-Bas — Lors de la Gay Pride d’Amsterdam, le conseiller municipal Hendrik Jan Biemond (PvdA [Parti travaillliste de Belgique], gauche) et d’autres militants LGBT ont porté la burqa pour protester contre « l’interdiction de la burqa » aux Pays-Bas. La campagne provoque beaucoup d’indignation.

La section du très gay-friendly PvdA d’Amsterdam écrit sur Twitter : « Notre membre du conseil, Hendrik Jan Biemond, était la reine de la burqa jaune hier ». Et d’ajouter « Pour le PvdA Amsterdam, la liberté signifie que vous pouvez être qui vous êtes et donc porter ce que vous voulez ».

Les propagateurs de la subversion étalent ainsi toute l’incohérence de leurs propos. Car si ces militants gauchistes LGBT vivaient dans un pays où les femmes portent habituellement la Burqa, leur sort serait vite réglé.

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Nationalisme ou racisme ?

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Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Jeangagnon/Wikimedia Commons

La gestion du phénomène migratoire est le problème politique le plus préoccupant qui se pose actuellement aux sociétés occidentales. Le débat devient vite émotif. À gauche, on lance à tort et à travers des accusations de « racisme ». À droite, on sombre dans l’islamophobie primaire.

L’historien québécois Michel Brunet (1917-1985) faisait une distinction qui aide à comprendre la dynamique, souvent complexe, des rapports interethniques. Il appliquait sa grille d’analyse à la rivalité qui oppose les deux nationalités qui habitent la vallée du Saint-Laurent depuis la Conquête de 1760 : les « Canadiens » et les « Canadians », pour reprendre son langage. Mais nous pourrions facilement l’appliquer à d’autres types de tensions interethniques.

Selon Brunet, une même personne peut envisager son rapport avec l’autre ethnie d’une manière variable, selon qu’il situe ce rapport sur le plan collectif/collectif, collectif/individuel, individuel/collectif ou individuel/individuel.

Illustrons le raisonnement du professeur Brunet par le cas d’un jeune étudiant nationaliste que j’ai connu à l’Université de Montréal au début des années 1980. À première vue, il pouvait sembler plein de contradictions. Mais son attitude était en réalité cohérente à la lumière de la grille d’analyse de Michel Brunet.

Sur le plan collectif/collectif, ce jeune homme était un ardent nationaliste canadien-français. Il était en faveur de l’indépendance du Québec et de la Loi 101. À ses yeux, la minorité anglo-québécoise devait être « remise à sa place ». Le Québec était la patrie exclusive des descendants des colons français du XVIIe siècle. Les autres groupes ethniques pouvaient être tolérés, mais ils ne devaient pas exercer le pouvoir, que ce soit sur le plan politique, économique ou culturel.

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Témoignage : Les médecins me mettaient de la pression pour que j’avorte. Ils ne m’écoutaient pas quand je disais « non »

Par une femme anonyme — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : freepik

Note de l’éditeur: Cette histoire est celle d’une jeune femme qui souhaite rester anonyme. Elle voudrait témoigner de son expérience au sujet des pressions reçues de la part du corps médical visant à la pousser à se faire avorter. Elle espère que son témoignage sera utile à d’autres personnes pour qu’elles se préparent mieux et aient le courage d’affirmer leurs valeurs en cas de choix difficiles à faire. 

Le 3 juillet 2019 (LifeSiteNews) — A 25 ans, ma vie était parfaite. Je venais de me marier avec mon amour d’enfance et nous attendions notre premier enfant. Aussitôt après avoir eu confirmation de la grossesse, une suite de tests, d’examens et visites médicales s’en sont suivis, tout ce qu’il y a de plus normal. 

Tôt dans la grossesse, on m’a demandé d’accepter de procéder à des tests complémentaires. Je n’avais pas vraiment tout compris et n’ai pas posé plus de questions. J’ai simplement compris que cela serait peu invasif et qu’il était question de détecter des anomalies. Peu avant la vingtième semaine de grossesse, j’ai reçu un appel à 17h30. Les tests indiquaient un risque de trisomie 21 pour mon enfant. J’avais rendez-vous pour le lendemain matin à 8h30 avec un généticien pour en savoir plus. 

Mon mari et moi-même nous sommes rendus au rendez-vous où nous avons appris que suite aux tests, notre bébé avait 1 chance sur 200 de naître avec la trisomie 21. Une amniocentèse pourrait nous le confirmer de façon certaine mais nous devions nous décider immédiatement et aller faire l’examen aussitôt à l’étage inférieur. Ce test apportait un risque de 1 pour 100 de fausse couche. Nous n’avions pas de délai de réflexion ni le temps de parler à nos parents et n’avons même pas pensé à appeler notre aumônier. 

Nous étions tous les deux prêts pour élever un enfant aux besoins spéciaux mais nous étions aussi jeunes et effrayés. Nous avions peur que notre enfant arrive au monde avec plus de problèmes et aussi peur de s’engager pour 20 semaines de plus sans connaître l’issue exacte de la situation. Nous avons accepté de faire le test, sommes descendus et l’avons fait.

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Les opéras de Richard Wagner


Richard Wagner.

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. ― Photo : Wagner Society Hong Kong/Wikimedia Commons

L’Opéra de Québec a joué magistralement Le vaisseau fantôme (1843) de Richard Wagner (1813-1883). Je suis un grand amateur d’opéra. À mon avis, l’opéra est un genre musical supérieur à la symphonie, car la voix humaine est le plus bel instrument qui soit. Les inventions des hommes n’égaleront jamais la sublimité de la création divine. L’opéra n’est surpassé que par le chant grégorien, la « musique des anges ». Mozart disait qu’il aurait donné toute son œuvre en échange de l’honneur d’avoir composé la messe de requiem en grégorien. Cette pièce, créée par des moines anonymes du Moyen-Âge, était à ses yeux le plus grand chef-d’œuvre musical de tous les temps. Mais en matière d’opéra, Richard Wagner est définitivement le numéro un. 

Le vaisseau fantôme raconte l’histoire d’un navire qui est condamné à hanter éternellement les mers parce que son capitaine a osé défier Dieu lors d’une tempête. L’équipage ne sera délivré du châtiment que le jour où le capitaine, surnommé le « Hollandais volant », aura trouvé une épouse qui lui soit fidèle jusqu’à la mort. Un capitaine norvégien, Daland, accepte, pour de l’argent, de lui donner la main de sa fille, la pure et fidèle Senta. Le cœur de Senta était déjà subjugué par un portrait du Hollandais volant, accroché dans la maison familiale. La jeune fille veut sacrifier sa vie pour sauver l’homme qui ressemblera à ce portrait. C’est l’amour-folie qui caractérise le romantisme, en musique comme en littérature, et même en philosophie : pensons à La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Mais le Hollandais se croit trahi lorsqu’il surprend une conversation ambiguë entre Senta et son ancien fiancé, Erik, qui lui offre, pour sa part, un amour normal, sans exaltation pseudo-mystique.

Le fantôme reprend la mer, déçu par l’inconstance des femmes. Mais Senta se rachète par un « suicide passionnel ». Elle se précipite dans l’océan. Le Hollandais est délivré. Il peut désormais mourir, au lieu de souffrir. Les deux amants seront unis pour l’éternité, dans l’Au-delà. 

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Les hôpitaux catholiques d’Irlande refusent de perpétrer des avortements

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Heureusement que les promoteurs de la culture de mort rencontre un tant soit peu de résistance. Extrait de LifeNews :

En mai 2018, l'Irlande a voté l'abrogation de son huitième amendement, retirant de la Constitution irlandaise la protection des enfants à naître. Aujourd'hui, les dirigeants du gouvernement font avancer une législation proavortement radicale qui légaliserait l'avortement pour n'importe quelle raison jusqu'à 12 semaines de grossesse et jusqu'à six mois dans une grande variété de circonstances. Cela obligerait les contribuables à payer pour les avortements et obligerait les hôpitaux catholiques à les fournir.

Mais les autorités catholiques d'Irlande ripostent.

La Conférence des évêques catholiques irlandais a récemment publié un code d'éthique des soins de santé qui stipule que les hôpitaux catholiques ne peuvent pas pratiquer d'avortements, rapporte le Catholic Herald.

« Les fidèles catholiques ne feront aucun compromis sur la question de l'avortement avec l'esprit de cet âge maléfique », a récemment écrit le père Patrick McCafferty de Belfast dans Irish News. « L'avortement est une question de vie ou de mort. Mettre intentionnellement fin aux plus vulnérables d'entre nous est révélateur de ce qui est au cœur de la société humaine, et qui doit être rejeté et combattu à tout prix. »

Cependant, les politiciens irlandais proavortement continuent d'insister pour que les hôpitaux catholiques soient forcés d'avorter les bébés à naître.

[…]

Environ 20 hôpitaux en Irlande sont affiliés à des ordres religieux catholiques […]

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Un archevêque polonais et le LGBTisme


Mgr Marek Jędraszewski, archevêque de Cracovie.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Archidiecezja Krakowska Biuro Prasow/Flickr

Voilà un évêque qui sait mettre les poings sur les « i », d’après Le blog d’Yves Daoudal :

« La peste rouge ne parcourt plus notre terre. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas une nouvelle. Une Pologne libre est née, même s'il a fallu attendre sa naissance très longtemps. La peste rouge ne parcourt plus notre terre, heureusement, mais cela ne signifie pas qu’une nouvelle peste ne veuille contrôler nos âmes, nos cœurs et nos esprits. Non pas marxiste, bolchevique, mais née du même esprit. Pas rouge, mais arc-en-ciel. »

Propos de Mgr Marek Jędraszewski, archevêque de Cracovie, hier [1er août], au cours d’une messe à la basilique Sainte-Marie pour le 75e anniversaire du soulèvement de Varsovie.

De telles paroles sur la mouvance LGBT ont été vertement critiquées un peu partout par les médias comme l’AFP, tandis qu’en Pologne on se contente de les publier en mentionnant qu’elles ont été applaudies.

Précisons qu’en Pologne, les partisans LGBT forment des manifestations provocatrices aux mêmes moments que des pèlerinages catholiques à des lieux comme Częstochowa, proférant des blasphèmes et commettant des dégradations sur les églises. Mieux (pire je veux dire), le 28 juillet, trois hommes sont entrés dans la sacristie d’une église de Szczecin, frappant le prêtre qui s’y trouvait et qui refusait de leur céder des ornements sacerdotaux que les individus réclamaient pour procéder à une cérémonie de « mariage » entre hommes. Voilà la « peste arc-en-ciel » dont il est question.

Mais qui l’OGM (Ordinaire et gros média) critique-t-il ? Un évêque…

Protéger son pays, d’après Le blog d’Yves Daoudal :

A propos de peste, on peut rappeler que si la Pologne fut largement épargnée par la peste noire au XIVe siècle, c’est parce que le roi Casimir le Grand avait établi une rigoureuse quarantaine pour toute personne voulant entrer dans le royaume.

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Pressions LGBT : un acteur s’excuse d’avoir déclaré les enfants de 3 ans trop jeunes pour choisir un « genre »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Mario Lopez, Américain, acteur, producteur de films, animateur et père de trois enfants, avait eu l’imprudence (louable) de se prononcer sur le trangenrisme que l’on introduit chez les jeunes enfants, d’un âge aussi bas que trois ans, notamment parmi ceux des acteurs de cinéma. En retour, il a subi la critique de la gent LGBT, particulièrement transgenres et protransgenrisme, qui lui reprochait de tenir des propos qui osaient mettre en doute le bien-fondé d’accéder aux fantaisies d’un enfant de trois ans concernant son sexe. Extrait de People :

Le nouveau coanimateur d'Access Hollywood est apparu au The Candace Owens Show en juin, où la commentatrice conservatrice a évoqué « cette nouvelle tendance parmi les célébrités à se distinguer... en annonçant que leur enfant choisissait son genre. »

En réponse, Lopez dit à Owens que lui aussi avait du mal à comprendre cette mentalité, et qu'il était « en quelque sorte sidéré ».

« Écoutez, je ne suis pas du genre à dire à qui que ce soit comment élever ses enfants, évidemment, et je pense que si vous venez d'un lieu aimant, vous ne pouvez vraiment pas vous tromper », affirma-t-il. « Mais en même temps, mon Dieu ! si vous avez 3 ans et que vous dites que vous vous sentez d'une certaine façon, ou que vous pensez être un garçon ou une fille, ou peu importe ce que ça pourrait être, je pense qu'il est dangereux pour un parent de prendre cette décision : "Bon, alors vous allez être un garçon ou une fille", peu importe le cas. C'est un peu alarmant et, bon sang ! je pense aux répercussions plus tard. »

[…]

L'ancienne vedette de Saved by the Bell a continué, encourageant les parents de jeunes enfants à « être l'adulte dans la situation » et à attendre les « années formatives » de l'enfant pour avoir des discussions et faire des déclarations concernant le genre.

Je rajouterais aux paroles d’alors de M. Lopez que peu importe l’âge de l’enfant, il est dangereux et faux de prétendre qu’il est autre chose que ce qu’il est, à savoir un garçon ou une fille, ce qui est déterminé par sa biologie, par son ADN. Mais M. Lopez s’est fait tomber dessus par la vindicte LGBT et s’est soumis à ses volontés, dommage qu'il ait manqué de courage. Extrait de People :

Dans une déclaration publiée dans People, mercredi, Lopez s'est excusé pour ses remarques.

« Les commentaires que j'ai faits étaient ignorants et insensibles, et je comprends maintenant mieux à quel point ils étaient blessants », protestait-il. « J'ai été et je serai toujours un ardent défenseur de la communauté LGBTQ, et je vais profiter de cette occasion pour mieux m'éduquer. Allant de l'avant, je serai mieux informé et plus réfléchi. »

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Stanisław Grygiel, philosophe ami de Jean-Paul II, dénonce la destruction de l'Institut Jean-Paul II

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : PxHere

Le grand vaticaniste Aldo Maria Valli vient d’interviewer le Pr Stanisław Grygiel, grand ami de Jean-Paul II, sur la destruction de l’Institut Jean-Paul II sur la famille et le mariage. Je vous propose ici une traduction de travail intégrale de cet entretien paru sur le blog d’Aldo Maria Valli, Duc in altum. – J.S.

***

Entretien avec Stanisław Grygiel :
« On ne rénove pas sa maison en la détruisant. »

Chers amis de Duc in altum, je suis particulièrement heureux de vous offrir aujourd'hui une interview exclusive du Professeur Stanisław Grygiel, philosophe polonais, grand ami de Saint Jean Paul II et jusqu'à récemment, avant son éloignement, professeur à l'Institut Théologique Pontifical fondé par le Pape Wojtyła lui-même. Une vaste interview, dans laquelle le professeur Grygiel évoque les événements dans lesquels il a été impliqué, mais où il explique surtout ce qui constitue, selon lui, la nature de la crise actuelle de l'Eglise. Il prononce des paroles très claires : « L'Eglise d'aujourd'hui a besoin d'un Moïse qui, porté par la colère du Dieu miséricordieux, à qui il parle dans la montagne, va passer par le feu et par l'épée tous ces veaux d'or adorés par le peuple ― avec l'autorisation de tant de pasteurs ― pour y chercher le bonheur. »

*

Professeur Grygiel, vous avez parlé de « pragmatisme théologique » par rapport à la théologie dominante actuelle. Qu'entendez-vous par cette expression et quels sont les objectifs d'un tel pragmatisme ?

Le principe marxiste de la pensée est le suivant : la praxis précède et détermine le logos, c'est-à-dire de la vérité. Elle a ainsi bouleversé non seulement la vie intellectuelle du monde occidental, mais aussi la vie de l'Église catholique. Je me souviens des années 1966-67 passées à l'Université Catholique de Louvain en Belgique et de nombreuses leçons de théologie et de philosophie faites selon ce principe. Il en est résulté une théologie pragmatique et une pastorale tout aussi pragmatique, qui ont commencé non pas avec la Personne du Christ, mais avec la description sociologique des différents comportements des hommes. Si la majorité divorce, alors… Beaucoup de théologiens et, malheureusement, beaucoup de pasteurs de l'Église catholique également, oublient de parler avec le Fils du Dieu vivant. Ils manquent de foi, dans le sens où ils manquent de confiance en la Personne du Christ et, par conséquent, de foi en l'homme.

L'Union soviétique, ne parvenant pas à conquérir l'Europe occidentale par des moyens militaires, a essayé de pénétrer la mentalité des intellectuels, afin de pouvoir la soumettre aux ordres des seigneurs de ce monde. Elle a parfaitement réussi, comme on le voit aujourd'hui, alors que nous vivons les conséquences désastreuses de cette action astucieuse des agents communistes et de leurs « idiots utiles » occidentaux.

Nous savons que vous avez été exclu, avec d'autres enseignants, de l'Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille. Au-delà de votre cas particulier, qu'enseigne cette affaire ? Pourquoi cette révolution ?

Je ne peux pas cacher la douleur que m'a provoqué le fait que l'Institut fondé par Saint Jean Paul II ait été démantelé il y a deux ans. Le licenciement des professeurs est un acte conforme à cette décision. Donc cela ne me surprend pas. Je regrette seulement la confusion dans laquelle sont tombés les élèves et dans laquelle ils se sentent perdus. Quelqu'un s'en rendra compte un jour. Saint Jean Paul II a préparé avec ferveur et passion les premiers professeurs pour cette grande mission. Quelques mois avant la fondation de l'Institut, il nous a invités dans son appartement pour méditer avec nous sur la situation dans laquelle se trouvait non seulement l'Église mais aussi le monde. Il voulait créer un Institut dans lequel la théologie naîtrait de l'expérience morale de la personne humaine et du Verbe divin où la vérité de l'homme a été pleinement révélée. Il n'est donc pas étonnant qu'à cette époque, nous ayons médité en priant et prié en méditant. Devant Dieu et devant l'homme qui brûle de lui, comme le buisson sur la montagne dans le pays de Moriah, nous devons nous agenouiller. Sinon, nous ne comprendrons pas « l'univers et l'histoire » (cf. Redemptor hominis, 1).

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Une femme poursuit le NHS, selon elle, son fils trisomique aurait dû être avorté

Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — traduit par Campagne Québec-Vie

Le dépistage prénatal est devenu omniprésent dans le monde, et bien qu’il existe de nombreuses raisons légitimes de subir des dépistages prénataux qui n’impliquent pas l’avortement, pour trop de gens, ce n’est rien de plus qu’un moyen d’éliminer les enfants qu’ils jugent indignes de la vie. La combinaison de cet état d’esprit eugénique et d’une augmentation des tests prénataux a conduit à des événements encore plus inquiétants : des poursuites pour naissance « injustifiée »*, dont la dernière a été déposée contre le Service national de Santé (NHS) du Royaume-Uni. Edyta Mordel, Polonaise d’origine, a affirmé qu’elle n’a pas eu la chance de subir des tests prénataux, et que son fils Aleksander qui a maintenant quatre ans, est né avec la trisomie 21. Mme Mordel est maintenant à la recherche de 200 000 livres sterling (320 000 $) en dommages-intérêts, aux frais du NHS.

Selon The Telegraph, Mme Mordel était « très bouleversée et en colère » après la naissance d’Aleksander, alors qu’il était devenu évident qu’il avait la trisomie 21, et ce parce qu’elle se croyait en sécurité après avoir passé des examens (échographies ?). Cependant, le NHS affirme qu’elle a refusé les dépistages après avoir appris qu’il y avait un risque de fausse couche. L’échographiste a même pris la note « Down's screening declined, » fait qui est nié par Mme Mordel.

« Si elle m’avait demandé si je voulais un test pour la trisomie 21, j’aurais dit “oui” », a-t-elle déclaré lors d’une audience. « J’ai toujours été sûre de la décision ; c’est quelque chose que j’ai toujours voulu. J’avais même parlé avec la sage-femme par rapport au dépistage de la trisomie 21. Je m’étais informée. J’avais vu beaucoup de vidéos et lu sur le sujet. Je savais dès le départ que je serais d’accord sur le dépistage de la trisomie 21 et que je ne prendrais aucune autre décision. » Coldagh Bradley QC, son avocat, a expliqué, « Si Mme Mordel s’était vue offrir un avortement, elle et son partenaire Lukasz Cieciura, le père d’Aleksander, auraient convenu de mettre fin à la grossesse. »

Si Mme Mordel avait pu obtenir le dépistage qu’elle voulait, elle aurait probablement subi un avortement par dilatation et évacuation (ou D&E), l’avortement chirurgical, vu que, selon elle, le dépistage aurait eu lieu à 12 semaines. Étant la procédure d’avortement la plus courante du deuxième trimestre, le D&E est une procédure violente qui prend plusieurs jours et commence lorsque l’avorteur insère des laminaires dans le col de l’utérus de la mère. Plusieurs jours plus tard, après que le col de son utérus est dilaté, la mère retourne à l’hôpital, où l’avorteur utilise un instrument pointu appelé pince sopher pour déchirer le bébé en séparant chaque membre du torse, à un moment où il peut presque certainement ressentir de la douleur.

C’est le sort que Mme Mordel prétend être préférable pour son fils, tout simplement parce qu’il a un handicap. Comme Joelle Kelly, mère d’un enfant atteint de la trisomie 21, l'a déjà dit : « Pouvez-vous imaginer comment l’on doit ressentir ça ? Que les gens autour de vous, dans votre communauté, veuillent que vous ne soyez pas là ; je ne peux même pas l’imaginer. » Dans ce cas, Aleksander grandira et apprendra inévitablement que ce sont ses propres parents qui préféreraient qu’il n’existât pas.

Pratiquement toutes les personnes atteintes de trisomie 21 déclarent être heureuses, tandis que la majorité des parents d’enfants atteints de la trisomie 21 disent qu’ils aiment leurs enfants, qu’ils leur ont donné une perspective plus positive de la vie. De plus, les progrès de la médecine ont fait que les personnes atteintes de la trisomie 21 vivent plus longtemps, ainsi que des vies plus complètes et plus saines que jamais. Pourtant, ils sont toujours considérés par des gens comme Mme Mordel comme indignes du droit fondamental à la vie.


*Guillemets rajoutés. — A. H.

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