La Cour supérieure du Québec condamne Caroline Proulx pour l’interdiction d’un événement qu’elle jugeait « anti-avortement »
Caroline Proulx, ex-ministre du Tourisme.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/POP Montréal/YouTube
Vous souvenez-vous, quand, en 2023, le ministre du Tourisme Caroline Proulx avait fait annuler la tenue d’un événement organisé par Harvest Ministries International au Centre des congrès de Québec ?
À l’époque, informée par le journaliste Sébastien Bovet, chef du bureau parlementaire de Radio-Canada, que le groupe protestant et pro-vie HMI allait tenir un événement au Centre des congrès, Mme Proulx a été s’informer sur les pages internet auxquelles les publicités sur l’événement renvoyaient. (Encore un exemple de journalistes cherchant à influencer le politique et à créer une nouvelle.)
Là, horreur ! Elle a pu lire sur le site d’HMI que ce dernier désapprouvait l’avortement, précisant que sa décriminalisation « a entraîné l’avortement de quelque 4 millions de bébés à ce jour » et « a fait de l’utérus de la mère, l’endroit le plus dangereux pour un enfant au Canada. » Outrée par ce qu’elle considère être faux et contraire aux valeurs fondamentales du Québec (étranges valeurs qui font en sorte que les Canadiens français disparaissent peu à peu...), elle s’est empressée d’annuler le contrat entre HMI et le Centre des congrès, bien qu’aucun règlement ou loi ne lui permît d’annuler un événement en raison des convictions des contractants, à quelques jours en plus de la date à laquelle l’événement en question devait avoir lieu.
Notons ici que l’événement d’HMI n’était pas spécifiquement au sujet de l’avortement, il avait principalement pour but de réconcilier les deux peuples fondateurs du Canada dans la prière, et le thème de l’enfant à naître y aurait été abordé.
Lésé dans ses droits, HMI, qui n’a pu tenir un événement que de moindre ampleur dans un établissement privé, a intenté une poursuite avec des avocats du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles contre Mme Proulx et la Société du Centre des congrès de Québec (SCCQ). Le procès a principalement tourné autour de la question de la liberté d’expression, que Mme Proulx avait d’ailleurs reconnu à l’époque avoir limitée :
« C’est contre les principes fondamentaux du Québec... Ce type d’événement n’aura pas lieu chez nous. Oui à la liberté d’expression, mais non d’accueillir des événements qui sont en contradiction avec les principes fondamentaux du Québec. »
(Où est-il écrit que l’avortement fait partie des fameux « principes fondamentaux du Québec » ? Après tout, les activistes de l’avortement ont été les premiers à refuser que cette pratique soit inscrite dans la constitution, maintenant abandonnée, du Québec. Normalement, ont inscrit ce qui est important pour un peuple dans la constitution d’une nation, le fait qu’ils aient préféré ne pas l’y inscrire pour, prétendument, mieux le protéger est plutôt l’indice d’une pratique inavouable que d’une chose dont il faille se glorifier.)
Dans le jugement récemment rendu par la Cour supérieure du Québec, Mme Proulx doit assumer à titre personnel l’entièreté des quelque 60 000 $ en dommages punitifs et en dommages compensatoires pour avoir interdit la tenue de l’événement d’HMI.
Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie sous l’impulsion de médias idéologues.
1 réactionÉric Duhaime ne laissera pas de place au débat sur l’avortement dans son parti
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écranTVA Nouvelles/YouTube
« On a toujours été un parti qui est pro-choix et cette politique ne changera absolument pas » assurait récemment Éric Duhaime, ajoutant, « Je peux vous dire qu'il n'y aura pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu. »
Pourquoi donc M. Duhaime éprouve-t-il le besoin de rassurer la caste politique et médiatique sur son adhérence à l'idéologie dominante ? C'est que nous sommes en période préélectorale, moment où l'on sort le passé des placards des candidats en lice et où l'on demande aux suspects et à leur chef de brûler un grain d'encens devant l'autel de l'avortement.
Et il se trouve que le candidat du parti conservateur du Québec dans Chutes-de-la-Chaudière, Dominique Dumas, un ex-animateur de CHOI Radio X, aurait publié sur les réseaux sociaux par le passé des propos dans lesquels il se disait ouvert à limiter l'avortement et se disait également mal à l'aise avec l'avortement tardif.
Questionné sur ses péchés passés, il a reconnu que l'encadrement actuel de l'avortement suscitait un malaise dans le pays, mais que lui-même n'était pas mal à l'aise à ce sujet. « Oui... Écoutez, il y aurait des débats à avoir là-dessus. C'est pas la place ici pour le faire », dit-il, garantissant que s'il était élu il n'aborderait pas cette question au sein du caucus conservateur.
Il souligne en outre, comme son chef, que l'avortement n'est pas un sujet provincial : « C'est pas un sujet provincial, c'est pas un sujet pour lequel je suis en politique. Au niveau provincial, y a pas de balises et y a rien à changer dans ce qu'on a présentement. »
Mais croyez-vous que cette défense alambiquée suffira aux yeux des idéologues du « choix » ? Tant s’en faut ! Si vous n'appuyez pas à 100 %, y compris dans vos convictions personnelles, l'avortement de la conception jusqu'au moment de la naissance, dans tous les cas et dans toutes les circonstances, vous êtes suspect de nourrir secrètement des desseins « antichoix »...
Martine Biron, ministre de la Condition féminine, n'a pas manqué de couvrir d'opprobres le malheureux dissident : « Tenir ce type de discours, c’est s’attaquer à un droit durement acquis par les Québécoises. Le consensus est clair au Québec : le droit à l’avortement est un droit fondamental. »
Mais le consensus est-il aussi clair que Mme Biron le prétend au Québec, notamment sur l'avortement tardif ? On peut très certainement en douter. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que la chape de plomb mise en place par les pro-avortement sert à empêcher les gens d’exprimer leur vraie opinion sur cet enjeu par crainte des répercussions sociales que cela entraînerait pour eux.
Remarquons enfin que l'idée selon laquelle l'avortement ne relèverait que du fédéral est tout simplement erronée. Prenons par exemple le fait que le Québec considère l'avortement comme un « soin de santé » (ce qu'il n'est pas en réalité), eh bien cela en fait donc une compétence provinciale. Le Québec pourrait à ce niveau tout aussi bien cesser de considérer cette pratique comme un soin et cesser de le financer.
1 réactionUne mère porteuse poursuivie parce qu’elle a refusé d’avorter
McKenna West.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : McKenna West
McKenna West pensait qu’offrir ses services en tant que mère porteuse assurerait un revenu supplémentaire pour les besoins de sa famille, tout en permettant à un couple d’avoir un bébé.
Par l’entremise d’une compagnie de gestation pour autrui, cette Alaskaine a conclu un contrat avec un couple d’autres Américains. Lors d’une échographie à 20 semaines de grossesse, les médecins ont diagnostiqué chez le bébé qu’elle porte le syndrome d'hypoplasie du cœur gauche (HLHS) — une condition qui peut être traitée.
Quand le couple a appris que le bébé qu’il avait commandé avait ce défaut, il a ordonné a Mme West d’avorter le bébé. McKenna West ne pouvait se résoudre à faire avorter le bébé qu’elle portait, mais elle craignait de se faire poursuivre en justice, et quand un de ses frères lui a proposé d’adopter l’enfant si le couple n’en voulait plus, elle a résolument décidé de ne pas avorter le bébé.
Devant le refus de Mme West d’avorter le bébé, le couple a cessé de lui envoyer de l’argent et lui a demandé de leur rendre l’argent qu’il lui avait déjà envoyé, ainsi que de leur verser des dédommagements pour n’avoir pas avorté le bébé (ce qui est illogique, puisque cela ne change rien pour eux...).
1 réaction Lire la suiteGénération trans — Gabriel Cudia
Gabriel Cudia.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Jean-Pierre Roy/YouTube
Dans son documentaire Génération Trans, le producteur indépendant Jean-Pierre Roy interroge Gabriel Cudia*, une jeune femme qui a suivi une transition à partir de 15 ans et qui a fini par regretter de s’être lancée dans ce processus.
Dans son témoignage, Gabriel raconte que quand elle était enfant, elle a eu du mal à s’adapter à la puberté. Elle a aussi été diagnostiquée Asperger (autiste).
Elle explique qu’à l’école elle était victime d’intimidation en raison de son autisme et du fait qu’elle portait des vêtements très amples pour cacher le développement de ses formes féminines. Au milieu de ce rejet, une fille a pris sa défense et est devenue sa copine. Cependant, cette dernière était abusive et Gabriel est tombée en relation affective dépendante toxique avec cette fille qui l’a poussé à devenir un « homme ». Elle avait alors 14 ans.
Quand elle a annoncé qu’elle était un « garçon » à sa mère, cette dernière a vécu cette déclaration comme un choc. Cherchant une solution, elles ont fini par tomber sur la clinique Mérakis avec laquelle elles prirent rendez-vous. Là, après une rencontre de 20 à 30 minutes, Gabriel a reçu des bloqueurs de puberté. Elle avait alors 15 ans.
Elle avait commencé sa « transition sociale » quelques mois avant d’aller à la clinique, ce qui a amené la fin de l’intimidation à son égard.
Quand les médecins de la clinique lui ont demandé comment cela s’était passé quand elle a annoncé sa transition, elle a répondu qu’elle le vivait bien — parce qu’on ne l’intimidait plus, au contraire les mêmes personnes qui l’intimidaient auparavant la félicitaient maintenant.
Sa mère a mentionné aux médecins de la clinique que sa fille était dépendante de sa copine et que c’est elle qui lui a mis l’idée de transitionner dans la tête.
Le fait qu’elle avait Asperger a été mentionné aux médecins qui l’ont simplement inscrit au dossier.
3 ou 4 mois plus tard, en décembre 2016 elle a eu une 2e rencontre chez Mérakis où ils lui ont demandé comment elle allait depuis sa première rencontre. Elle est sortie de cette rencontre avec de la testostérone.
1 réaction Lire la suiteUne femme témoigne devant la Commission des pétitions du Parlement européen de son avortement sous pressions
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/ECLJ Officiel/YouTube
Une Française a témoigné devant la Commission des pétitions du Parlement européen pour exposer les pressions auxquelles font face de nombreuses femmes quand elles deviennent enceintes. Bien qu’elles voudraient elles-mêmes garder leur bébé, elles subissent la pression de proches qui les poussent à avorter. Elle dénonce également le manque de soutien que reçoivent ces femmes de la part du gouvernement face aux difficultés économiques et de la part du système de santé dans leur démarche.
Elle a déposé une pétition auprès du Parlement européen sur le soutien aux femmes enceintes et aux mères d’un jeune enfant, afin qu’une vraie aide soit proposée aux femmes qui veulent garder leur bébé.
Charlène Bernard explique qu’elle-même est devenue enceinte à 26 ans. À l’époque, évoque-t-elle, elle était heureuse de découvrir qu’elle attendait un enfant ; son conjoint ne l’était pas. Il lui fait subir des pressions quotidiennes pour qu’elle avorte. À bout, elle s’ouvre de la situation à son médecin de famille qui la rassure que la question n’était pas si elle allait garder l’enfant ou non, mais si elle allait l’avoir avec son conjoint ou pas. Elle est réconfortée par ce premier soutien, mais face aux pressions que son conjoint continue d’exercer sur elle, elle se rend avec lui auprès d’une psychologue du « planning familial » pour arriver à dialoguer. Las, la psychologue prit le côté de son conjoint et dit froidement à Charlène qu’il (le bébé) ne s’agissait là que d’un « amas de cellules »... Devant ce manque de soutien et les pressions qu’elle subit quotidiennement, elle finit par céder et par aller se faire avorter.
Sans surprise, les députés pro-vie ont félicité la pétitionnaire de son courage et ont exprimé leur soutien, tandis que les députés pro-avortement se sont contentés, après quelques politesses d’usage, de réitérer que l’avortement est un « droit » des femmes et qu’il doit être accessible, alors que ce n’était pas le sujet de l’intervention (à croire qu’ils n’écoutent pas), et d’affirmer que cet accès doit être assuré en finançant des organismes de « planning familial » — alors que précisément, c’est le fameux « planning familial » qui l’avait trahie !
1 réactionL’absurdité ultime de la culture de mort : proposer le suicide assisté pour éviter le suicide
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
« Troubles mentaux: offrir l’aide médicale à mourir pour contrer le suicide » est le titre d’un article d'opinion publié dans le Soleil, le paradoxe qui y est proposé serait hilarant s'il ne s'agissait d'un sujet éminemment grave.
Pensez un peu, proposer la mort pour éviter que des gens se tuent ! Offrir le suicide pour éviter le suicide...
C'est ce que proposent le Dr Chantal Descoteaux et le Dr Claude Gagnon, actuellement (heureusement) à la retraite, dans un texte empreint de contradiction d'un bout à l'autre.
Ils disent que les personnes qui se suicident, soit vivaient une crise passagère, soit avaient été suivies par le système de santé pendant des années ont essayé tout ce qu'on leur avait proposé. Ces personnes, poussées par le désespoir, ont choisi le suicide. Ces médecins disent ensuite : « Fermer les yeux sur cette réalité ne sauve aucune vie. » Réflexion étrange s’il en est, car en quoi tuer des gens suicidaires va-t-il sauver des vies ?
Il est certain que cela ferait baisser les taux de suicide, puisque le suicide assisté n'est pas compté comme un suicide — ce qui est une erreur fondamentale puisque dans les deux cas la personne veut mettre fin à ses jours.
1 réaction Lire la suiteUn jeune homme handicapé demande l'euthanasie faute de logement adapté
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : serhii/Adobe Stock
Joey St-Jean est en CHSLD depuis quatre ans. Il souffre d’amyotrophie spinale, une maladie génétique qui entraîne la perte progressive du contrôle des muscles du corps. Lourdement handicapé, il a besoin d’aide pour les tâches de tous les jours.
Avant d’entrer en CHSLD, il vivait chez ses grands-parents. « Avant d’entrer en hébergement, j’étais heureux, motivé et déterminé. J’avais des projets de vie, d’études, de travail. J’avais des rêves », confie-t-il à La Presse.
Placé dans une « ressource intermédiaire », Joey St-Jean ne s’y sent pas heureux, le personnel n’a pas le temps d’adapter les soins aux préférences des patients : « On doit s’adapter continuellement au personnel, parce qu’il ne va pas nécessairement prendre le temps ou n’a pas le temps de parler avec nous et de s’adapter à notre situation, à nos préférences et nos besoins. »
Dans cette situation, il se sent déshumanisé et seul : « Je me sens comme un numéro. Je ne me sens pas aimé, je ne me sens pas vivant ».
Pour se sortir de là, Joey a lancé une campagne de financement sur GoFundMe et a réussi à récolter 22 000 $. Malgré cela, ses démarches pour se payer un appartement hors du système gouvernemental et afin d’embaucher une personne pour ses soins n’ont débouché sur rien.
1 réaction Lire la suiteTous les politiciens au Québec affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock
Tous les politiciens au Québec, de la CAQ à QS (hé oui, même QS !) en passant par les libéraux, affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle.
L'indice de fécondité du Québec était à 1,36 enfant par femme en 2025, en deçà de celui de remplacement des générations qui est estimé à 2,1.
L'approche que semblent suivre la plupart rappelle celle qui est promue par des universitaires de l'Université de Sherbrooke, comme Sophie Mathieu, professeur à l’École de politique appliquée, dont l’objectif proposé est d’aider les familles à avoir autant d'enfants qu'elles le souhaiteraient. Il existe actuellement un écart entre le nombre d'enfants voulus par les familles et le nombre qu'ils en ont.
Mme Mathieu énumère plusieurs obstacles à l'accomplissement de ce désir, dont la difficulté de concilier travail et famille, l’« écoanxiété », la crise du logement et la pénurie de places subventionnées en garderie.
Pour l'« écoanxitié », la solution est assez simple, il suffirait que les médias cessent de bombarder la population de messages apocalyptiques en ce qui concerne le climat !
La conciliation travail-famille et le manque de places en garderie sont en fait des questions connexes auxquelles le gouvernement pourrait remédier facilement dans certains cas, comme en allouant une aide aux mères qui souhaiteraient élever elles-mêmes leurs enfants en bas âge.
1 réaction Lire la suiteLe député John-Paul Danko s'offusque que l'on demande ce qu'est qu'une femme !
Le député libéral John-Paul Danko.
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joel Coleman/Wikimedia Commons
Qu'est-ce qu'une femme ?
C'est une question apparemment insoluble pour notre époque, pas même Ketanji Brown Jackson, avant de devenir juge à la Cour suprême des États-Unis n'a pu y répondre.
Pour ceux qui ignorent ce qu'est que cette entité mystérieuse, il est inévitable que la question revienne éternellement : qu'est-ce qu'une femme ?
Pourtant, il en est qui s'offusquent que l'on ose seulement poser la question (peut-être parce qu'ils n'en connaissent pas la réponse ?).
Ainsi, lorsque le député conservateur Vincent Ho, lors d'une séance du Comité permanent de la science et de la recherche, a demandé « Quelle est la définition d'une femme ? » à la Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, lui demandant préalablement : « Avant de devenir Conseillère scientifique en chef, vous étiez généticienne moléculaire de formation, n’est-ce pas ? Vous vous y connaissez donc un peu en matière de chromosomes X et Y. » Mme Nemer ayant répondu par l'affirmative, M. Ho posa la question fatidique : « Quelle est la définition d'une femme ? »
Horreur ! Il n'en fallait pas plus pour que le député libéral John-Paul Danko ne s'interjette et demande que l'on rappelle à l'ordre l'impudent : « C'est le mois de la fierté, et il convient de rappeler la règle n° 18, qui interdit les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux... » Interrompu dans sa diatribe par la présidente du comité sur le motif que son intervention tournait « en débat », l'intrépide Danko a continué sur sa lancée au milieu d'un brouhaha confus : « La tournure que prend cette question est extrêmement offensante. Extrêmement offensante. Je demande au député de retirer ses propos. »
1 réaction Lire la suiteC-9 ou la soupe de la haine

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : AnaPliego/Adobe Stock
Note : le projet de loi C-9 ayant été adopté au Sénat le 4 juin avec amendements par 45 voix pour, 13 contre et deux abstentions, il devra passer à nouveau devant la Chambre des communes. Si la Chambre des communes adopte le projet de loi tel quel il deviendra loi.
Le projet de loi de censure C-9 est une étrange soupe où, tantôt, on jette des ingrédients, et tantôt, on en retire. En ce 4 juin, la soupe est sur le feu, les sénateurs vont la voter en 3e, et dernière si le vote est positif, lecture.
C-9, le projet de loi qui condamne la « haine » ! Mais quelle haine ?
Déposé par les libéraux, il présentait d’abord la haine comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. »
Maintenant la « haine » est définie comme telle dans C-9 : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation. »
Condamner la calomnie ? Parfait ! La détestation, quant à elle, est synonyme de haine (on repassera pour la clarté...). Mais ce qui est absurde là-dedans, c’est qu’une émotion est par définition passive et provoquée par une cause extérieure ; on ressent une émotion. Et si l’émotion est « à la fois intense et extrême », cela doit être du fait d’une cause extérieure plus ou moins proportionnelle.
Le danger d’une définition aussi floue, c’est qu’elle pourrait être utilisée à outrance par des activistes et des juges peu scrupuleux.
En outre, C-9 superpose de nouvelles peines à celles déjà appliquées aux crimes motivés par la haine, créant ainsi des peines disproportionnées.
Encore heureux que les libéraux aient retiré l’article du projet de loi qui faisait en sorte que l’accord du procureur général n’était plus nécessaire pour lancer une poursuite, cette disposition aurait ouvert la porte à bien des poursuites abusives de la part de fonctionnaires un peu trop zélés...
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