Le projet de loi C-9 sur la « haine » adopté à la Chambre des communes

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Tony Webster/Flickr
Le projet de loi C-9 sur la « haine » a été adopté hier le 25 mars 2026 à la Chambre des communes du Canada, libéraux et bloquistes ligués ensemble, pour faire passer cette loi face à la résistance des conservateurs, des néo-démocrates et des verts, le vote se soldant par 186 voix pour et 137 voix contre. C-9 doit maintenant passer devant le Sénat qui, en coutume, adopte la plupart des projets de loi que lui présente la Chambre.
C-9 redéfinira la haine comme suit : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation » et rajoutera des peines pour les crimes motivés par la haine, alors que le Code criminel prend déjà en compte la haine comme facteur aggravant. Notez que la « haine » avait été précédemment décrite de manière plus forte par la Cour suprême du Canada.
Pourquoi donc condamner le sentiment qui accompagne le crime puisque c’est le crime qui cause le tort à la victime ? La justice ordinairement se penche sur l’intention et sur la responsabilité pour mesurer la portée du crime. Pourquoi donc inclure le caractère subjectif d’un crime pour en aggraver la peine ?
Je vous le donne en mille : mettons que vous dénonciez les agissements de tel groupe et que les activistes de ce groupe vous accusent non seulement d’incitation à la haine, mais d’être motivé par la haine (parce que, n’est-ce pas, vos propos ne peuvent évidemment pas avoir de fondements rationnels...), l’affaire est dans le sac !
En outre, C-9 abroge le paragraphe qui protège les discours religieux des poursuites pour incitation à la haine. On pourrait se dire : pourquoi pas, tout le monde traité de la même façon ? En fait, comme des libéraux l’ont laissé entendre, certains passages de la Bible traitant de l’homosexualité seraient « haineux » et leur citation serait passible de poursuites, selon le ministre Marc Miller.
Le député libéral John-Paul Danko a même cité la « haine anti-avortement » comme exemple d’expression visée par C-9.
Le projet de loi C-9 ne vise pas tant à combattre la haine qu’à censurer les opposants politiques.
1 réactionAu-delà de la laïcité et du multiculturalisme, pour une société chrétienne

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Achim ft/Wikimedia Commons
La loi sur la laïcité du Québec est en ce moment devant la Cour suprême du Canada, ses opposants affirment qu’elle brime le droit des minorités religieuses, tandis que ses partisans déclarent qu’elle fait partie du choix des Québécois de se soustraire au « carcan religieux » canadien.
Au-delà de la loi 21, c’est la clause de dérogation permettant aux parlements de soustraire une loi à la Charte des droits et libertés et aux tribunaux qui est en cause. Chose étrange, c’est précisément un tribunal, le plus haut du Canada il est vrai, qui va se prononcer sur l’usage d’une clause censée soustraire les lois à son pouvoir!
Si la Cour suprême s’octroie le droit de réguler l’usage de cette clause, le multiculturalisme canadien aura gagné. Si le tribunal reconnaît d’une manière ou d’une autre que cet usage de la clause est légitime, le laïcisme québécois aura encore de beaux jours devant lui.
Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est le même indifférentisme moral et religieux qui demeurera en place. Les deux se réclament de la neutralité de l’État par rapport au religieux, bien qu’ils adoptent une approche différente. L’un, le multiculturalisme, prône l’acceptation indistincte de toutes les religions, faisant des accommodements religieux comme l’abattage casher ou hallal, ou le port du couteau rituel sikh. Tandis que le laïcisme refuse jusqu’au port du moindre signe religieux chez les fonctionnaires, mettant également toutes les religions au même régime.
Cet indifférentisme est non seulement une injure à la vérité et à la raison, des religions qui proposent une morale et des doctrines différentes ne sont de toute évidence pas égales, mais une source de maux pour la société, car l’État qui reconnaît toutes les religions pour égales les voient aussi toutes comme également invalides comme guide des législations et de la société, d’où l’indifférentisme moral et les maux qui en découlent : avortement, contraception, divorce, euthanasie, « mariage gay », transgenrisme, FIV, vasectomie, dénatalité, etc. Aucune chance évidemment dans de tels paramètres pour l’État d’envisager de reconnaître une religion qui soit véritable, valide et utile à la société.
Au-delà donc de la laïcité et du multiculturalisme, qui ne sont que les deux côtés de la même médaille, c'est-à-dire, de l'indifférentisme religieux et moral, nous aspirons à une société chrétienne dont la culture rejoint véritablement nos racines et notre histoire. Une société qui protégera la vie de la conception à la mort naturelle.
1 réactionLe petit Chance rentre à la maison, lui que des pro-avortement ne souhaitaient pas voir naître

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : GoFundMe
Le bébé d'Adriana Smith a enfin quitté l'hôpital. La mère du petit Chance était enceinte depuis neuf semaines, quand elle souffrit de caillots sanguins au cerveau qui la plongèrent dans le coma, elle avait alors été déclarée « morte cérébralement ».
Le petit Chance a encore besoin de recevoir de l’oxygène, néanmoins, vu son parcours, on peut dire qu'il revient de loin ! Alors qu'il n'existait que depuis 9 semaines dans le ventre de sa mère, celle-ci est tombée dans le coma et a été mise sur les supports vitaux jusqu'à ce que Chance fût mis au monde par césarienne (sa mère a été débranchée et est morte subséquemment), avant de passer plusieurs mois à l'hôpital.
Le cas d'Adriana et du petit Chance a été le cœur d'un étrange délire médiatique. Pour de nombreux pro-avortement, Adriana était maintenue sur les supports vitaux en raison de la loi de l'État de Géorgie (où se passe l'affaire) limitant l'avortement, ce qui aurait constitué, selon leur étrange perspective, une atteinte à sa dignité.
(En fait, bien que la question n'ait pas beaucoup d'importance pour la morale de l'histoire, c'est en raison de la loi sur les directives médicales anticipées de 2007 qu'Adriana a été gardée sur les supports vitaux.)
1 réaction Lire la suiteAnalyse du projet de loi C-9

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : motortion/Adobe Stock
Signez la pétition contre le projet de loi C-9
Le projet de loi C-9, intitulé « Loi visant à lutter contre la haine », déposé par le gouvernement libéral de Mark Carney le 19 septembre 2025 pose un grave danger de censure à la liberté d’expression des Canadiens chrétiens, pro-vie et pro-famille, dont les propos sont souvent qualifiés de « haineux » par leurs opposants pour la simple raison que le discours en question critique l’idéologie de ces derniers.
En ce qui nous concerne, C-9 propose :
- de redéfinir la haine,
- de créer la nouvelle catégorie d’infractions « motivées par la haine » comme facteur aggravant lors de la commission d’un crime.
- et de faciliter la poursuite des crimes « haineux » en retirant « l’exigence de consentement préalable du procureur général aux poursuites pour des infractions de propagande haineuse ».
La « haine » (comprise ici comme sentiment) a été définie par la jurisprudence comme suit dans le jugement de la Cour suprême du Canada R. c. Keegstra : la haine « désigne une émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation », et « La haine suppose la destruction [.] [Elle représente] une émotion qui, si elle est dirigée contre les membres d’un groupe identifiable, implique que ces personnes doivent être méprisées, dédaignées, maltraitées et vilipendées, et ce, à cause de leur appartenance à ce groupe. »
Or, le projet de loi C-9 établit la « haine » comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. » Nous voyons déjà que la définition est beaucoup plus floue et ne comporte pas l’idée de maltraitance, par exemple, ce qui ouvre largement la porte à des estimations à degrés variables au sein des tribunaux et commissions chargés de juger des cas de « haine ».
1 réaction Lire la suiteUne euthanasie rapide...

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jokekung/Adobe Stock
Un rapport de l’Ontario MAiD Death Review Committee sur l’euthanasie en 2024 fait état d’un cas qui devrait inquiéter quiconque se soucie un tant soit peu de la pente glissante dans laquelle le Canada s’est engagé en légalisant l’euthanasie il y a dix ans.
Il s’agit du cas d’une femme âgée de 80 ans, appelée Mme B qui avait récemment subi une opération du cœur et qui souffrait de complications postopératoires requérant d’autres interventions. Comme l’état de Mme B s’empirait, elle décida donc d’arrêter les traitements pour commencer à la place les soins palliatifs.
À un moment donné, Mme B aurait dit à sa famille qu’elle désirait recevoir l’euthanasie. Le mari de Mme B demanda un rendez-vous avec un évaluateur. Quand ce dernier fut arrivé, elle « déclara à l’évaluateur de l’AMM qu’elle souhaitait retirer sa demande, invoquant des valeurs et des croyances personnelles et religieuses », selon le rapport, et assura sa préférence pour les soins palliatifs à la maison ou en maison de soins.
Le matin suivant, Mme B et son mari se présentèrent à l’urgence de leur hôpital local. Là, le personnel médical nota que le mari de Mme B éprouvait un épuisement relatif aux soins qu’il procurait à sa femme. Comme l’état de Mme B était stable, elle fut renvoyée à la maison avec soins palliatifs continus. Son médecin la référa pour la faire admettre en maison de soins palliatifs en raison de l’état de son mari. La demande de Mme B fut cependant rejetée parce qu’elle ne répondait pas aux exigences de fin de vie et une proposition de soins à long terme fut faite.
Le mari de Mme B contacta le même jour le service d’euthanasie pour une évaluation « urgente » du cas de Mme B. Un évaluateur différent de celui du jour précédent approuva Mme B pour l’euthanasie. Le premier évaluateur fût ensuite contacté pour ratifier l’approbation de l’autre évaluateur, cependant le premier a exprimé ses inquiétudes quant à l’« urgence » du cas et a partagé son opinion selon laquelle il nécessitait une évaluation approfondie, craignant notamment qu’une certaine forme de coercition fût appliquée en raison de l’épuisement du mari de Mme B — il a donc proposé de visiter Mme B le lendemain. Las ! Pour le service d’euthanasie ça ne pouvait apparemment pas attendre... la proposition a été rejetée pour raison d’« urgence », un troisième évaluateur a été contacté, lequel a ratifié l’approbation, et l’euthanasie a été pratiquée le soir même...
Le cas soulève plusieurs questions, notamment quant au consentement de Mme B qui a pu être grandement influencé par son mari, lequel, on le sait, éprouvait de l’épuisement. L’« urgence » du cas est plus que contestable, comment peut-il y avoir urgence de tuer un patient ? La rapidité avec laquelle le service d’euthanasie a tassé le premier évaluateur pour s’en magasiner un troisième est extrêmement troublante.
1 réactionUn pro-vie arrêté pour avoir offert de l’information aux femmes près d’un avortoir

Alexander Kissiakov, portant sur lui le psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : CQV
Un pro-vie montréalais s’est fait arrêter pour avoir proposé des pamphlets contenant de l’information sur le traumatisme post-avortement aux femmes se rendant aux locaux d’une clinique d’avortement située dans un immeuble.
Sur sa page LifeFunder, où il récolte des dons pour couvrir ses frais d’avocat, Alexander Kissiakov explique comment le sermon du pasteur Chuck Baldwin a renouvelé son désir de « vivre par la foi ». Suivant sa propre initiative, le 13 septembre 2022, il s’est rendu dans l’immeuble où est situé l’avortoir, se tenant près de son entrée. Il portait sur son chandail une citation du psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Là, pendant environ une heure et demie, il a offert poliment aux femmes se dirigeant vers la clinique des dépliants portant de l’information sur le traumatisme psychologique post-avortement, estimant qu’elles avaient le droit d’être au courant. « La plupart », écrit-il, « refusaient d’en prendre et je respectais leur choix comme elles respectaient mon droit d’être ici. »
Quand la police est arrivée, le gardien de sécurité a demandé à Alexander de quitter le bâtiment, précisant qu’autrement la police aurait à le retirer des lieux. Alexander a demandé aux deux agents si on lui reprochait un crime quelconque, s’il était détenu ou s’il n’était pas libre de partir ou de rester, ce à quoi les agents ont répondu par la négative. Répétant sa demande et recevant la même réponse, il en a conclu qu’il était libre de rester ou de partir.
1 réaction Lire la suiteL’avortement tardif « rare » et que pour des « raisons médicales sérieuses » ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Mise à jour 18 novembre 2025 — Photo : WaveBreakMediaMicro/Adobe Stock
La propagande pro-avortement dit en général que les avortements tardifs n’existent pas au Canada. Quand cependant on réussit à prouver qu’ils ont réellement lieu, on nous répond qu’ils sont « rares » (pas tant que ça...) et qu’ils n’arrivent que pour des « raisons médicales sérieuses ».
Qu’en est-il en réalité ?
Le groupe pro-vie canadien Right Now a mené une enquête sous couverture auprès de quatre lieux où est pratiqué l’avortement pour voir s’il était possible d’obtenir un avortement sans aucune raison après 20 semaines de grossesse.
Dans une des vidéos de l'enquête, l'investigatrice enceinte de 21 semaines se rend au CLSC Sainte-Catherine de Montréal. Là, on lui dit qu'elle a deux semaines pour avoir un avortement « régulier ». Autrement, c'est-à-dire au-delà de ce délai, la procédure consisterait à injecter un produit au « fœtus » pour le tuer, puis de vérifier au CLSC qu'il est bien mort avant d'aller à l'hôpital pour induire le travail et donner naissance à un « fœtus » mort.
Aucune raison n'a été demandée... aucune, à un stade où l'on est capable de faire vivre des bébés prématurés avec les soins appropriés
Dans une autre vidéo, l’investigatrice, enceinte de 22 semaines (plus de cinq mois) se rend à la Cabbagetown Women’s Clinic de Toronto où elle se fait dire qu’il n’y a pas de limite légale. La clinique les pratique jusqu’à 24 semaines (6 mois). (Détail curieux, la Cabbagetown Women’s Clinic n’accepte que l’argent comptant pour les frais de 2137 $ demandés pour l’avortement.) Si la femme est rendue plus loin dans la grossesse, elles sont dirigées par la clinique vers le Women’s College Hospital, où, selon la conseillère de la clinique, « ils n’ont pas de limite, ils vont quelques fois, je crois, jusqu’à 32 semaines [8 mois] ».
La conseillère explique que l’avortement tardif est difficile mentalement et physiquement, et qu’il s’étend sur plusieurs jours, que cela est comme une sorte de mortinaissance. La conseillère explique également que si la femme n’est pas absolument certaine qu’elle veut aller au travers de ce processus que cela peut lui faire du tort (mentalement) parce qu’une fois le processus commencé ils ne peuvent pas l’arrêter. La conseillère explique à l’investigatrice que la procédure d’avortement commencera par l’injection de digoxine dans l’utérus pour arrêter le cœur du fœtus, donnant pour raison que cela rend la procédure plus sécuritaire et que, bien qu’aussi loin que la science (selon elle) sache, il n’y a pas de conscience à ce stade, s’il y avait une potentielle conscience chez le fœtus cela la préviendrait... Le médecin préfère opérer comme cela, dit-elle.
1 réaction Lire la suiteLe gouvernement Legault inclut la « liberté » d’avorter dans son projet de constitution du Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Montreal Gazette
Dans une atmosphère de fin de règne, le gouvernement Legault a déposé aujourd’hui un projet de loi intitulé « Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec », parrainé par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, visant à édicter une constitution pour le Québec. Les partis d’oppositions se sont élevés contre ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre électorale.
Je ne discuterai pas ici des mérites ou des incongruités que présentent les aspects généraux de ce projet de constitution, je tiens à soulever quelques points importants concernant l’avenir de la foi, de la vie au Québec.
Un projet de loi d’une telle ampleur tient du « bill omnibus » et comporte de nombreux aspects, parmi ceux-ci le gouvernement Legault a tenu à inclure la « liberté » de recourir à l’avortement dans les « principes fondateurs » :
« 29. L’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Il faut entendre cette « liberté » comme un droit de ne pas être empêché. Mais pourquoi pas tout simplement un droit ? Peut-être pour éviter de dire, implicitement, qu’il y a un droit direct à l’avortement tardif, ce qui pourrait soulever des objections dans le public, même parmi les partisans de l’avortement. Mais, quelles qu’en soient les raisons, l’inscription de la « liberté d’avorter » dans une éventuelle constitution québécoise représenterait un grave recul pour les droits des enfants à naître.
1 réaction Lire la suiteLes États-Unis à un point tournant avec la mort de Charlie Kirk ?

Charlie Kirk.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Gage Skidmore/Flickr
Un formidable mouvement de fond suit la mort du conservateur évangélique et pro-vie Charlie Kirk qui inspire au-delà de la mort de nombreuses personnes à revenir à la foi. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté en personne à l'hommage funèbre national qui a été rendu le 21 septembre à Charlie Kirk en Arizona. Assistons-nous à un point tournant pour les États-Unis ?
Suite à l’assassinat politique de Charlie Kirk, Socrate américain des temps modernes, sur le campus de l’Université de l’Utah, deux sentiments opposés ont parcouru les États-Unis et le monde entiers : l’un d’horreur et de consternation, l’autre de jubilation malsaine ; le premier amenant des gens à tenir des vigiles aux chandelles en l’honneur de Charlie Kirk, l’autre à une profusion de commentaires sur la place numérique célébrant ou justifiant le meurtre du conservateur évangélique et pro-vie.
Le profil même du jeune homme qui a été appréhendé pour le meurtre de Charlie Kirk, Tyler Robinson, en dit long sur cette tragique affaire. Venant d’une famille aisée et républicaine, Tyler Robinson s’était « radicalisé », selon les termes de sa propre famille, ou même selon sa mère, comme le rapportent les documents dressés par la police, Robinson « était devenu plus politique et avait commencé à pencher davantage vers la gauche — devenant plus pro-gay et orienté vers les droits trans ». Or Charlie Kirk affirmait que le vrai mariage était entre un homme et une femme et critiquait l’idéologie transgenre. Robinson accusait également sa victime de « répandre la haine ». Après le meurtre, le jeune homme s’est plus tard rendu aux autorités à la supplique de ses parents, qui avaient vu une ressemblance frappante entre lui et les images du tueur présumé qui avaient été publiées, alors que celui-ci parlait de se suicider. C’est sans doute la peine de mort qui l’attend et la justice aura le lourd devoir de décider si elle doit punir par la peine ultime son terrible geste, entre autres pour décourager de tels actes, ou si elle peut se montrer miséricordieuse avec le coupable, si ce dernier montrait du remords. Terrible, cependant, est la responsabilité de ceux qui traitent leurs adversaires de fascistes ou de nazis, car une telle diabolisation participe à amener de jeunes hommes comme Tyler Robinson à commettre un tel crime.
C’est précisément à de jeunes gens comme lui que Charlie Kirk s’adressait, notamment par le biais de sa tournée de débats sur les campus universitaires intitulée « Prove me wrong » (prouvez-moi que j’ai tort) afin de les amener à vivre une vie chrétienne, à fonder une famille durable, à reconnaître l’humanité de l’enfant à naître et à rejeter les erreurs de l’idéologie du genre. Il allait parler aux jeunes dans les universités, où précisément selon Charlie Kirk les jeunes sont endoctrinés à des idéologies néfastes.
1 réaction Lire la suiteÉquateur : euthanasie approuvée pour le survivant d’une tentative d’assassinat

Carlos Renato Ortuño Cevallos.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Primicias/YouTube
L’avocat Carlos Renato Ortuño Cevallos est le survivant d’une tentative d’assassinat qui l’a laissé tétraplégique en 2023. Souffrant de séquelles diverses, il a obtenu le 8 septembre l’approbation de l’Institut équatorien de sécurité sociale (IESS) pour son euthanasie.
L’euthanasie a été dépénalisée en Équateur le 7 février 2024 par la Cour constitutionnelle, lors d’un procès dont la demanderesse, Paola Roldán, une femme atteinte de sclérose latérale amyotrophique, réclamait l’euthanasie — cette dernière est cependant décédée le 11 mars 2024 sans y avoir eu recours.
La première personne à avoir été euthanasiée en Équateur est une femme de 48 ans, souffrant d’un cancer métastasé, le mai 2025.
Pour en revenir à Carlos Renato Ortuño Cevallos, son cas illustre bien l’absurdité de l’euthanasie d’État : en approuvant la mise à mort de cette victime d’attentat, l’État achève le travail de l’assassin et s’en fait le complice.
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