Un jeune homme handicapé demande l'euthanasie faute de logement adapté
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : serhii/Adobe Stock
Joey St-Jean est en CHSLD depuis quatre ans. Il souffre d’amyotrophie spinale, une maladie génétique qui entraîne la perte progressive du contrôle des muscles du corps. Lourdement handicapé, il a besoin d’aide pour les tâches de tous les jours.
Avant d’entrer en CHSLD, il vivait chez ses grands-parents. « Avant d’entrer en hébergement, j’étais heureux, motivé et déterminé. J’avais des projets de vie, d’études, de travail. J’avais des rêves », confie-t-il à La Presse.
Placé dans une « ressource intermédiaire », Joey St-Jean ne s’y sent pas heureux, le personnel n’a pas le temps d’adapter les soins aux préférences des patients : « On doit s’adapter continuellement au personnel, parce qu’il ne va pas nécessairement prendre le temps ou n’a pas le temps de parler avec nous et de s’adapter à notre situation, à nos préférences et nos besoins. »
Dans cette situation, il se sent déshumanisé et seul : « Je me sens comme un numéro. Je ne me sens pas aimé, je ne me sens pas vivant ».
Pour se sortir de là, Joey a lancé une campagne de financement sur GoFundMe et a réussi à récolter 22 000 $. Malgré cela, ses démarches pour se payer un appartement hors du système gouvernemental et afin d’embaucher une personne pour ses soins n’ont débouché sur rien.
1 réaction Lire la suiteTous les politiciens au Québec affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock
Tous les politiciens au Québec, de la CAQ à QS (hé oui, même QS !) en passant par les libéraux, affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle.
L'indice de fécondité du Québec était à 1,36 enfant par femme en 2025, en deçà de celui de remplacement des générations qui est estimé à 2,1.
L'approche que semblent suivre la plupart rappelle celle qui est promue par des universitaires de l'Université de Sherbrooke, comme Sophie Mathieu, professeur à l’École de politique appliquée, dont l’objectif proposé est d’aider les familles à avoir autant d'enfants qu'elles le souhaiteraient. Il existe actuellement un écart entre le nombre d'enfants voulus par les familles et le nombre qu'ils en ont.
Mme Mathieu énumère plusieurs obstacles à l'accomplissement de ce désir, dont la difficulté de concilier travail et famille, l’« écoanxiété », la crise du logement et la pénurie de places subventionnées en garderie.
Pour l'« écoanxitié », la solution est assez simple, il suffirait que les médias cessent de bombarder la population de messages apocalyptiques en ce qui concerne le climat !
La conciliation travail-famille et le manque de places en garderie sont en fait des questions connexes auxquelles le gouvernement pourrait remédier facilement dans certains cas, comme en allouant une aide aux mères qui souhaiteraient élever elles-mêmes leurs enfants en bas âge.
1 réaction Lire la suiteLe député John-Paul Danko s'offusque que l'on demande ce qu'est qu'une femme !
Le député libéral John-Paul Danko.
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joel Coleman/Wikimedia Commons
Qu'est-ce qu'une femme ?
C'est une question apparemment insoluble pour notre époque, pas même Ketanji Brown Jackson, avant de devenir juge à la Cour suprême des États-Unis n'a pu y répondre.
Pour ceux qui ignorent ce qu'est que cette entité mystérieuse, il est inévitable que la question revienne éternellement : qu'est-ce qu'une femme ?
Pourtant, il en est qui s'offusquent que l'on ose seulement poser la question (peut-être parce qu'ils n'en connaissent pas la réponse ?).
Ainsi, lorsque le député conservateur Vincent Ho, lors d'une séance du Comité permanent de la science et de la recherche, a demandé « Quelle est la définition d'une femme ? » à la Conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, lui demandant préalablement : « Avant de devenir Conseillère scientifique en chef, vous étiez généticienne moléculaire de formation, n’est-ce pas ? Vous vous y connaissez donc un peu en matière de chromosomes X et Y. » Mme Nemer ayant répondu par l'affirmative, M. Ho posa la question fatidique : « Quelle est la définition d'une femme ? »
Horreur ! Il n'en fallait pas plus pour que le député libéral John-Paul Danko ne s'interjette et demande que l'on rappelle à l'ordre l'impudent : « C'est le mois de la fierté, et il convient de rappeler la règle n° 18, qui interdit les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux... » Interrompu dans sa diatribe par la présidente du comité sur le motif que son intervention tournait « en débat », l'intrépide Danko a continué sur sa lancée au milieu d'un brouhaha confus : « La tournure que prend cette question est extrêmement offensante. Extrêmement offensante. Je demande au député de retirer ses propos. »
1 réaction Lire la suiteC-9 ou la soupe de la haine

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : AnaPliego/Adobe Stock
Note : le projet de loi C-9 ayant été adopté au Sénat le 4 juin avec amendements par 45 voix pour, 13 contre et deux abstentions, il devra passer à nouveau devant la Chambre des communes. Si la Chambre des communes adopte le projet de loi tel quel il deviendra loi.
Le projet de loi de censure C-9 est une étrange soupe où, tantôt, on jette des ingrédients, et tantôt, on en retire. En ce 4 juin, la soupe est sur le feu, les sénateurs vont la voter en 3e, et dernière si le vote est positif, lecture.
C-9, le projet de loi qui condamne la « haine » ! Mais quelle haine ?
Déposé par les libéraux, il présentait d’abord la haine comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. »
Maintenant la « haine » est définie comme telle dans C-9 : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation. »
Condamner la calomnie ? Parfait ! La détestation, quant à elle, est synonyme de haine (on repassera pour la clarté...). Mais ce qui est absurde là-dedans, c’est qu’une émotion est par définition passive et provoquée par une cause extérieure ; on ressent une émotion. Et si l’émotion est « à la fois intense et extrême », cela doit être du fait d’une cause extérieure plus ou moins proportionnelle.
Le danger d’une définition aussi floue, c’est qu’elle pourrait être utilisée à outrance par des activistes et des juges peu scrupuleux.
En outre, C-9 superpose de nouvelles peines à celles déjà appliquées aux crimes motivés par la haine, créant ainsi des peines disproportionnées.
Encore heureux que les libéraux aient retiré l’article du projet de loi qui faisait en sorte que l’accord du procureur général n’était plus nécessaire pour lancer une poursuite, cette disposition aurait ouvert la porte à bien des poursuites abusives de la part de fonctionnaires un peu trop zélés...
1 réaction Lire la suiteEn ce mois de juin déployons le drapeau Carillon Sacré-Cœur

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : C.P. Champion/Wikimedia Commons
En ce magnifique mois de juin, déployons donc le beau drapeau Carillon Sacré-Cœur que le Québec a la chance de compter dans son riche héritage.
Ce drapeau a pour origine la bannière de Carillon qui aurait été présente lors de la bataille du Fort Carillon en 1758, où les Français ont été victorieux face aux Britanniques. La bannière Carillon fut reprise au milieu du 19e siècle comme symbole dans la lutte des Canadiens français face à l’assimilation au sein de l’empire britannique. Plus tard, en 1902, l’Abbé Elphège Filiatrault, prêtre à Saint-Jude, s’inspira de la célèbre bannière pour créer le Carillon Sacré-Cœur : une croix d’argent sur fond azur, ornée de quatre fleurs de lys inclinées vers un Sacré-Cœur. Ce drapeau devint rapidement populaire auprès des Canadiens français. Et c’est sur le modèle du Carillon Sacré-Cœur que le drapeau du Québec, adopté en 1948, fut inventé.
Cela tombe bien, le mois de juin est dédié au Sacré-Cœur — non pas à la « fierté ». Le Sacré-Cœur et la « fierté » sont opposés. Le Christ disait « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Qu’est-ce que l’humilité ? La soumission de sa volonté à celle de Dieu. La « fierté » (traduit de l’anglais « pride » qui veut aussi bien dire « orgueil ») est au contraire, la préférence de sa propre volonté à celle de Dieu. Ce terme d’orgueil ou de fierté a, au fond, bien été choisi pour désigner la célébration de toutes ces passions désordonnées rassemblées sous le sigle LGBT(∞).
L’on nous dit que c’est au nom de l’« inclusion » et de l’« amour » que la propagande LGBT nous est imposée dans les médias, dans les loisirs et jusque dans les écoles. L’inclusion n’est pas une vertu en soi, vous ne pouvez pas tout inclure, particulièrement l’enseignement à des enfants de pratiques — s’éloignant de la nature — dont ils n’auraient autrement aucune idée. Le véritable amour ne saurait proposer que le vrai bien d’autrui.
Et qu’est-ce que le Sacré-Cœur, au fond ? C’est l’amour brûlant du Christ qui a donné sa vie pour nous. Et c’est selon cet amour et cette humilité que nos ancêtres ont vécu, ayant de belles grandes familles. L’humilité fait de grandes choses ; l’orgueil apporte la déchéance.
Brandissons donc en mois de juin, au lieu du drapeau de l’orgueil, le drapeau du Sacré-Cœur.
1 réaction70 000 personnes appelant la ligne de prévention du suicide ont mentionné le « suicide assisté » comme option
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stovk
Dans près de 70 000 appels à la ligne de prévention du suicide 9-8-8, les personnes affirmant avoir des pensées suicidaires mentionnent également envisager le « suicide assisté », ce qui représente 7 % des 900 000 appels que la ligne a reçus.
Le Dr Allison Crawford, médecin-chef de la ligne 9-8-8, a témoigné de ces nombres devant le « Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir », ajoutant que « lorsque les personnes évoquent l'AMM [euthanasie], elles présentent un niveau de tendances suicidaires nettement plus élevé que les personnes qui appellent ou envoient des SMS sans évoquer l'AMM ».
Et on va étendre quand même l'euthanasie aux personnes souffrant de maladie mentale uniquement ? Les pro-vie le disaient dès le début : lorsque l'euthanasie aura été légalisée, les barrières sauteront les unes après les autres.
Notons aussi que 90 organismes de soutien aux personnes handicapées ou souffrant de maladie mentale ont signé une lettre demandant au gouvernement libéral de Mark Carney d'abroger l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale — qui entrera en vigueur le 17 mars 2027.
1 réaction Lire la suiteDeux enseignants ontariens licenciés pour avoir refusé de « célébrer et d’affirmer les questions LGBTQ »

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Famille Alexander
Matt et Nicole Alexander, tous deux enseignants de Cobden en Ontario, ont été licenciés par leur conseil scolaire public en 2023 pour n'avoir pas soutenu l'idéologie LGBT.
Matt, qui enseignait depuis 20 ans avec un parcours irréprochable, s'est vu convoquer par le directeur de son école qui lui a annoncé qu'il était suspendu et faisait l'objet d'une enquête suite à une plainte sur ses activités sur les réseaux sociaux. Le hic est qu'il n'avait aucun compte de réseau social à l'époque... Aucune explication ne lui a alors été fournie.
Nicole, qui enseignait à la maternelle depuis trois ans et qui recevait régulièrement d'excellentes évaluations, a trouvé un matin une affiche LGBT sur la porte de sa classe, cette affiche avait été posée là à son insu et il n'y en avait pas d'autres sur les portes des autres classes, n'ayant pas entendu de consigne à ce propos, elle l'a retirée et mise dans un placard. Plus tard dans la matinée elle a été convoquée chez le directeur qui l'a interrogée sur le retrait de l'affiche. Elle a été immédiatement suspendue en attendant une enquête.
Le 26 octobre 2023, Matt et Nicole Alexander ont été licenciés par le conseil scolaire du comté de Renfrew au motif qu'ils auraient négligé de « célébrer et d’affirmer les questions LGBTQ ».
1 réaction Lire la suiteUne lettre d’une psychologue contre l’euthanasie pour les personnes souffrant de maladie mentale

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : lightfield studios/Adobe Stock
Dans une lettre ouverte publiée dans le Quotidien, la psychologue Georgia Vrakas, professeur agrégé au Département de psychoéducation et travail social de l’Université du Québec à Trois-Rivières, souligne pourquoi l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale (qui entrera en vigueur le 17 mars 2027) est une mauvaise idée.
Souffrant elle-même de bipolarité, elle explique combien l'accès à diverses choses comme le logement, le travail ou des soins adéquats peut-être difficile pour les personnes atteintes de maladie mentale. Elle s'étonne que l'on veuille tant étendre l'euthanasie à ces personnes sous prétexte d'"égalité" alors qu'il y a beaucoup de travail à faire dans la société pour qu'elles soient moins discriminées dans la vie. Selon le Quotidien :
"Elles constituent des groupes les plus stigmatisés, les plus discriminés et les plus marginalisés de la société. Cela m’amène à une réflexion: on se déchire la chemise pour ne pas discriminer les personnes vivant avec une maladie mentale face à la mort, mais qui se déchire la chemise lorsqu’on nous discrimine quotidiennement alors qu’on est encore en vie? Veut-on vraiment que l’AMM devienne notre choix par défaut?"
Louant le travail des organismes de prévention du suicide, dont elle a elle-même bénéficié par le passé, elle s'inquiète de l'impact qu'aura cette extension sur la prévention du suicide. Elle souligne avec justesse qu'il n'y a pas de réelle différence entre le "suicide assisté" (ou euthanasie) et le suicide, elle se demande également s'il y a une réelle différence entre la souffrance d'une personne qui a recours au suicide et celle d'une personne qui a recours à l'euthanasie :
1 réaction"Utilisons les vrais mots. Dans les deux cas, il s’agit de poser intentionnellement un geste visant à mettre fin à la souffrance par la mort."
"La différence entre les deux réside dans la personne qui pose le geste. La souffrance est-elle la même ou différente entre les deux? Nous ne le savons pas, car, à ce jour, il n’existe aucun outil validé nous permettant de distinguer la souffrance d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par suicide de celle d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par l’AMM."
"Pour moi, l’aide médicale à mourir pour la maladie mentale va directement à l’encontre de la mission de la prévention du suicide. Que se passera-t-il si la loi change? Est-ce que les personnes suicidaires se tourneront vers l’AMM plutôt que les centres de prévention du suicide? Je ne sais pas. À la lumière des connaissances actuelles et de notre responsabilité collective, ne faisons pas de l’aide médicale à mourir le choix par défaut des personnes vivant avec une maladie mentale. Un choix qui, en réalité, n’en est pas un."
Laissée seule face à la détransition : l’histoire de Rose

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : zinkevych/Freepik
Rose, qui a maintenant 21 ans, a connu un parcours difficile. Dans son enfance, elle a subi plusieurs traumatismes, elle a également été victime d’intimidation à l’école. Elle raconte que ses épreuves l’ont amené à vouloir se dissocier de qui elle était, de laisser derrière elle cette Rose qui souffrait tant. Elle a même fait deux tentatives de suicide.
À un moment donné, elle a découvert sur internet des personnes qui se disaient transgenres et qui avaient suivi ou qui suivaient le processus de transition. Après avoir vu de nombreuses publications de ces personnes et les avoir contactées, elle s’est convaincue, raconte-t-elle, que la solution à ses problèmes était d’elle-même transitionner. Lorsqu’elle dit à sa mère qu’elle croyait être un garçon, cette dernière n’a pas cru que ce sentiment était sérieux. Elle a craint durant tout le temps qu’a duré la transition de sa fille que cette dernière se trompât et qu’elle le regrette.
Devant la volonté de sa fille de devenir « Maxime », sa mère, Danielle, qui craignait que la détresse de sa fille ne l’amène à tenter à nouveau à se suicider, a été consulter la clinique Meraki (qui s’occupe de transitions) pour comprendre de quoi sa fille souffrait. Après deux visites, la clinique a prescrit les bloqueurs de puberté, convainquant la mère que cela donnerait une « pose » à sa file lui permettant de réfléchir — sans mentionner d’effets secondaires.
Alors que Rose voulait obtenir la testostérone pour masculiniser son corps, sa mère résolument opposée a voulu qu’elle vît un psychologue afin de déterminer si sa fille souffrait de dysphorie sexuelle. Le psychologue n’ayant pas vu d’évidence d’une telle dysphorie, mais ayant en revanche vu plusieurs traits de personnalité limite (dont Rose sera diagnostiquée à 16 ans), elle a recommandé une extrême prudence. Las... à la clinique Meraki, malgré l’avis de sa mère (qui ne pouvait plus rien empêcher légalement puisque Rose avait 14 ans) et malgré l’avis du psychologue, le spécialiste de la clinique a déclaré à Rose qu’il faisait confiance à son ressenti.
1 réaction Lire la suiteUn prêtre catholique s'est fait proposer deux fois l'euthanasie à l'hôpital général de Vancouver

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bonnontawat/Adobe Stock
Le Père Larry Holland, âgé de 79 ans, a été hospitalisé pour une fracture de la hanche, alors qu'il s'en remettait, l'euthanasie lui a été proposée deux fois, bien que son état ne fût pas terminal ; la première fois par un médecin, dans le cas où l'état du P. Holland déclinerait au cours de la convalescence ; la seconde fois, quelques semaines plus tard, par une infirmière, bien que le P. Holland eût affirmé qu'il était opposé à cette solution pour des raisons morales lors de la première proposition.
Le prêtre, « profondément choqué », qualifie ces démarches de « fausse compassion ». Reconnaissant avoir ressenti la tentation toute humaine de recourir à une solution rapide à ses douleurs, il affirme que de surmonter la souffrance peut être l'occasion de grandir spirituellement et humainement, ouvrant de « nouveaux horizons ».
Le système de santé de Vancouver a réagi en soulignant que le personnel soignant est autorisé à aborder la question de l'euthanasie avec les patients selon son « jugement clinique » (même semble-t-il, dans ce cas, si la personne a déjà dit qu'elle n'en voulait pas et qu'elle s'y opposait moralement...).
Le Père Larry Lynn, aumônier de l'archidiocèse de Vancouver, a déclaré que ce cas était sans doute « l'un des plus choquants de la nature coercitive et insensible du régime canadien d'euthanasie ».
Le P. Lynn relève d'ailleurs qu'une association pro-euthanasie, l'Association canadienne des évaluateurs et prestataires de l'AMM, avait publié un manuel conseillant de ne pas assumer que l'opposition d'un patient tenait à sa foi. Le document en question explique :
« Les professionnels de santé peuvent tirer des conclusions erronées quant à l'opinion d'une personne sur l'aide médicale à mourir ; par exemple, ils peuvent supposer qu'une patiente s'oppose à l'aide médicale à mourir parce qu'elle est une religieuse catholique, alors que des religieuses catholiques et d'autres personnes menant une vie fondée sur la foi ont sollicité l'aide médicale à mourir. »
Ce document insidieux toutefois ne propose pas de cas réels pour appuyer son énoncé. Ce document que le P. Lynn qualifie de « diabolique » a depuis été modifié, ne présentant plus l'« exemple » de la religieuse, mais faisant la même recommandation regardant les croyants.
La Colombie-Britannique a été le théâtre de combats juridiques entre le gouvernement provincial et des hospices catholiques qui s'opposent à ce que l'euthanasie soit pratiquée dans leurs murs, comme la Delta Hospice Society qui a été contrainte de céder son installation de Vancouver au système de santé publique.
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