Un projet de loi mettant à l’honneur les personnes atteintes de trisomie 21

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : pikisuperstar/Freepik
Le député Keith Irving de l’Assemblée législative de Nouvelle-Écosse a déposé le 21 mars un projet de loi, intitulé « Loi relative au syndrome de Down » ou « Loi Harvey », proposant de marquer le 21 mars comme « Journée du syndrome de Down » et de donner de l’information au public sur les personnes atteintes de trisomie 21, y compris aux femmes enceintes portant un bébé diagnostiqué d’un troisième chromosome 21 !
Si le projet de loi était adopté, le ministère de la Santé devra fournir de l’information aux professionnels de la santé et au public comprenant :
(a) l’espérance de vie, le développement cognitif et physique, les résultats en matière d’éducation et les résultats psychosociaux des personnes atteintes du syndrome de Down ;
(b) les ressources pour les familles dont un membre est atteint du syndrome de Down [...]
Bien mieux :
4 (1) Lorsqu’il communique un diagnostic prénatal de syndrome de Down, un membre [professionnel de la santé] doit fournir au futur parent ou aux futurs parents les informations écrites relatives au syndrome de Down mises à disposition par le ministre en vertu de l’article 3.
En outre, dans le but de fournir des informations pertinentes sur les personnes atteintes de trisomie 21, le ministère de la Santé consulterait des personnes compétentes en la matière et des groupes représentant les personnes atteintes de trisomie 21 ou en défendant les intérêts.
À une époque où les enfants à naître atteints de trisomie 21 sont quasi systématiquement avortés, ce projet de loi est important, car il obligerait le système de santé à fournir des informations plus positives sur les personnes atteintes de trisomie 21.
1 réaction« Est-ce que ça fait de moi une criminelle ? » s’interroge Soraya Martinez Ferrada au sujet de l’avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Oregon Department of Transportation/Flickr/Wikimedia Commons
Pour la troisième fois en six mois, le député conservateur Arnold Viersen a présenté une pétition demandant au Parlement canadien de légiférer sur l'avortement, déclarant en outre que la décision Morgentaler est inconstitutionnelle puisqu’elle ne protège pas la vie, qui est censée l'être par la Charte des droits et libertés.
Peu après, le 9 mai, le jour de la Marche pour la vie d’Ottawa, le ministre libéral Soraya Martinez Ferrada, en pleine période de questions à la Chambre des communes, a réagi à cette pétition en racontant qu’elle avait eu un avortement à 18 ans.
Originaire du Chili, Mme Ferrada s’était installée au Canada. Après le départ du dictateur Pinochet, Mme Ferrada, alors âgée de 18 ans, voulut revoir son pays natal. Une fois là-bas, elle découvrit qu’elle était enceinte. Voulant avorter, elle se confia à une tante qui lui dit : « Bien, tu sais qu’au Chili, [l’avortement] n’est pas légal. C’est criminel et tu peux faire de la prison », rapporte Radio-Canada. Elle retourna donc au Canada et se fit avorter.
Maintenant, devant la tentative du député conservateur de remettre à l’honneur la question de la protection de l’enfant à naître, elle se sent attaquée :
1 réaction Lire la suite« Ce qui m’a beaucoup interpellée, c’est le dépôt de la pétition qui remet en fait le débat, par la porte d’en arrière, sur la question de droit de vie d’un fœtus. »
« La promesse d’Irena »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : PxHere
La promesse d’Irena est une réalisation de Louise Archambault basée sur l’histoire vraie d’Irena Gut Opdyke, une infirmière polonaise qui a sauvé 13 Juifs durant la 2e guerre mondiale.
Le film retrace (avec quelques raccourcis cinématographiques) le parcours incroyable d’Irena depuis l’invasion de la Pologne par les Allemands et les Russes jusqu’à la fin de la guerre.
Ayant perdu sa maison, ayant été témoin atrocités et ayant été violée par des soldats russes (ce à quoi le film ne fait allusion heureusement que discrètement), elle se retrouve enrôlée de force dans la production d’effort de guerre allemande.
Après un an de travail épuisant, elle est affectée par le major Eduard Rügemer (officier de la Wehrmacht chargé d’organiser la production de munitions) au service de table d’un hôtel où vont dîner les officiers allemands. Elle est également chargée de superviser onze Juifs affectés à la buanderie.
Son service à la table lui permet de surprendre les conversations des officiers allemands et d’apprendre que les juifs vont être déplacés vers une destination inconnue.
Irena se doute que cela n’augure rien de bon pour les Juifs. Elle a été témoin du meurtre horrible d’un bébé par un officier allemand, que ce dernier avait pris aux bras de sa mère.
À la vue de cet acte terrible, elle s’est promis de sauver une vie chaque fois que l’occasion s’en présenterait — d’où le nom du film.
1 réaction Lire la suitePlus de poursuite contre le prêtre qui qualifiait l’homosexualité de « faiblesse »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pxfuel
Le Tribunal judiciaire de Paris vient de classer la poursuite intentée par la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) contre l’abbé Matthieu Raffray pour « propos homophobes ». Les propos en question avaient été publiés par l’abbé Raffray sur X (Twitter) et Instagram, ils portent sur les tentations et les faiblesses de l’Homme : « Nous avons tous des faiblesses. Celui qui est gourmand, celui qui est colérique, celui qui est homosexuel. »
Le parquet n’a pas trouvé que ces propos qualifiés de « haineux » par la DILCRAH tombaient sous le coup de la loi et a classé la poursuite. Une victoire donc pour l’abbé Raffray.
Détail amusant, le ministre président à lutte contre la discrimination, Aurore Berger, avait employé comme titre de civilité « M. Raffray », dans un message publié sur X, au lieu d’employer son titre ecclésiastique comme il est d’usage, ce qui montre davantage, si cela était possible, son hostilité envers le prêtre. Le parquet, pour sa part, a employé comme il se devait le titre de « Monsieur l’abbé » dans la lettre lui annonçant le classement de sa poursuite.
1 réactionItalie : la GPA davantage criminalisée et plus de liberté pour les pro-vie

Giorgia Meloni, Présidente du Conseil des ministres d'Italie.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : © Governo Italiano
Giorgia Meloni, Présidente du Conseil des ministres d’Italie, a exprimé lors d’une conférence sur la démographie sa ferme opposition à la pratique de la grossesse ou gestation pour autrui (GPA), annonçant qu’une nouvelle loi plus sévère serait bientôt présentée au parlement italien.
Mme Meloni critique l’esprit féministe qui sous-tend la GPA et infuse la société d’aujourd’hui. Elle fait remarquer avec justesse que le fait de parler de père et de mère peut parfois ressembler à un acte révolutionnaire. « Quand on fait cela », souligne-t-elle, « on a tendance à paraître assez rétro, à une époque où l’on va jusqu’à nier qu’il faut un homme et une femme pour mettre un enfant au monde », rapporte la FSSPX.News.
La nécessité d’un homme et d’une femme pour engendrer la vie est l’une des plus évidentes qui soient. Pourtant, les partisans de la GPA semblent passer outre cette notion et répandre la pratique le plus largement possible dans le monde en faisant la faisant passer pour un geste altruiste, un acte d’amour ou une liberté. Mme Meloni explique : « quand on se heurte à l’évidence, on pense résoudre la question peut-être en alimentant un marché transnational qui exploite le corps des femmes pauvres, qui fait des enfants une marchandise, en faisant passer cela pour un acte d’amour ou pour un geste de liberté ». Elle poursuit : « les choses déraisonnables ne deviennent pas raisonnables par répétition, et personne ne peut me convaincre que c’est un acte de liberté que de louer son utérus ; personne ne peut me convaincre que c’est un acte d’amour que de considérer les enfants comme un produit sur le comptoir d’un supermarché ».
1 réaction Lire la suiteUn médecin de Saskatoon fait face au conseil disciplinaire pour avoir tenté de convaincre une femme de ne pas avorter

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Un médecin de Saskatoon devra bientôt passer devant le conseil disciplinaire du Collège des médecins et chirurgiens de la Saskatchewan pour avoir tenté de convaincre une femme de ne pas avorter. Le médecin incriminé, le Dr Terrence David, avait été consulté par la femme pour une évaluation préparatoire pour un avortement.
Le Dr David aurait demandé à sa patiente lors de l’entretien de reconsidérer sa décision d’avorter : « Je pense que vous devriez reconsidérer votre décision », aurait-il dit, selon CTV News. Ou encore : « vous le regretterez et vous ne pourrez pas revenir en arrière ». Il aurait également fait cette déclaration quelque peu étrange par certains côtés, mais destinée à rappeler à la patiente l’existence de l’âme de son bébé et de la vie après la mort : « J’espère que vous avez des proches au paradis qui prendront soin de votre bébé là-haut ». Le Dr David aurait également demandé à sa patiente si elle croyait en « Notre Seigneur et Sauveur », ce à quoi elle aurait répondu non, le médecin disant alors « Eh bien, vous devez bien croire en quelque chose ».
Au fond, le Dr David fait face au conseil disciplinaire de son ordre pour avoir tenté, dans un esprit de charité chrétienne, de faire renoncer à sa patiente de poser un geste terrible et irréversible : tuer son enfant à naître.
Il n’est pas permis pour un médecin en Saskatchewan de dissuader une femme de se faire avorter pour des raisons morales ou religieuses. Il y a bien la possibilité pour le médecin de faire valoir son droit à l’objection de conscience afin de ne pas participer à l’avortement, mais il doit alors recommander la patiente à un collègue — ce qui fait en sorte qu’il participe de façon détournée à l’avortement.
1 réactionLa Vigne de Rachel dans la région de Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Un parcours de la Vigne de Rachel aura lieu dans la région de Québec du 3 au 5 mai 2024. Ce parcours de guérison est destiné aux femmes qui ont avorté et à tous ceux qui ont été impliqués dans l’avortement, ainsi qu’aux femmes qui ont eu une fausse couche ainsi que leur conjoint.
Pour en savoir plus et pour vous inscrire, contactez Lise Dufour au 418 456 0743, ou en lui écrivant au [email protected].
1 réactionPas d’exemption à l’euthanasie pour la Maison St-Raphaël

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Le 1er mars 2024, le juge Piché de la Cour supérieure du Québec a rendu une décision, en attendant le jugement de fond, sur la demande de l’archidiocèse de Montréal d’accorder une exemption temporaire à la maison de soins palliatifs St-Raphaël quant à l’euthanasie, rapporte The Catholic Register.
Le juge a dit non.
Le bâtiment de la Maison St-Raphaël est une ancienne église louée par l’archidiocèse de Montréal par bail emphytéotique pour la symbolique somme d’un dollar, à la condition expresse que la maison ne commette jamais d’euthanasie.
Maintenant, avec la Loi 11 du Québec, toutes les maisons de soins palliatifs doivent « offrir » l’euthanasie. L’archidiocèse de Montréal ne peut accepter que des euthanasies soient perpétrées sur sa propriété déclarait-il dans un communiqué le 6 février 2024 annonçant sa poursuite contre le gouvernement du Québec :
1 réaction Lire la suiteLa nouvelle Loi a pour conséquence que des actes que nous jugeons moralement inacceptables seront commis sur notre propriété. L’État détourne ainsi de facto l’intention des fondateurs et des donateurs ainsi que la mission de l’ancienne église, que nous mettons gracieusement à la disposition d’un organisme communautaire.
En résumé, ce que le Pourvoi demande est ni plus ni moins de permettre aux maisons de soins palliatifs, comme il est permis aux professionnels de la santé, « de refuser d’administrer l’aide médicale à mourir en raison de ses convictions personnelles et (de) refuser de participer à son administration pour le même motif. »
Une messe pour une bonne mort face à la montée de l’euthanasie au Québec

Mort de saint Joseph par Michel Oster.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : © Ralph Hammann/Wikimedia Commons
Le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille de l’archevêché de Montréal a annoncé une messe pour demander à Dieu la grâce d’une bonne mort par l’intercession de saint Joseph (dont la fête est le 19 mars). Mgr Lépine célébrera cette messe dans la Cathédrale Marie-Reine-du-monde le samedi 16 mars à 10 h 30 :
Œuvrant à promouvoir la vie, nous vous faisons part de la Messe pour demander la grâce d’une bonne mort.
En vue de la fête de saint Joseph, patron de la bonne mort, S.E. Mgr Christian Lépine invite les fidèles du diocèse de Montréal à une messe où l’on pourra confier à Dieu le moment de sa mort par l’intercession de saint Joseph, patron de la bonne mort.
Nous vous invitons venir prier saint Joseph avec nous pour que le moment de notre mort ainsi que celui de ceux et celles que nous aimons, soient vécus dans l’espérance comme une offrande à Dieu le Père, et que ceux et celles qui approchent de la mort soient accompagnés avec espérance et charité.
Le message du centre diocésain met en perspective cette messe prochaine sur fond de montée de l’euthanasie, qui menace bien des âmes au Québec :
Face à la montée de l’euthanasie, promue au Québec sous le nom « Aide médicale à mourir » (AMM), laissons-nous guider par notre Seigneur Dieu qui a dit : « Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25). Choisissons la vie et l’espérance !
Il faut noter que l’archidiocèse n’a pu obtenir le 1er mars une exemption à l’euthanasie pour la maison de soins palliatifs St-Raphaël, dans le cadre de son procès en cours contre le gouvernement du Québec.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille au 514 925 4300 poste 206 ou à [email protected]. La messe sera transmise en direct en direct sur la chaîne YouTube du Diocèse.
Petite note. L’« euthanasie », qui est le fait de donner délibérément la mort à un malade, prétendument pour abréger ses souffrances, signifie « bonne mort ». On aura compris que c’est un euphémisme qui cherche à cacher le fait qu’il s’agit d’un meurtre. La véritable nature de l’acte euthanasique ayant bien été comprise, les promoteurs actuels de cette pratique ont préféré remplacer l’ancien euphémisme par un nouveau, ou « aide médicale à mourir » ! La « bonne mort » catholique est tout autre, c’est le fait de mourir en état de grâce.
1 réactionPréparer la société chrétienne de demain

Georges Buscemi, président de CQV, Lévis, école de la Sainte-Famille, 2 mars 2024.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : Paul Lauzon
Campagne Québec-Vie (CQV) a tenu un colloque à Lévis, le samedi 2 mars 2024, sur la nécessité de préparer la société chrétienne de demain.
Lors de cette conférence, qui a eu lieu à l’école Sainte-Famille, l’historien Jean-Claude Dupuis, le directeur des opérations politiques de CQV Arpad Nagy et le président de CQV Georges Buscemi ont respectivement abordé les questions de l’économie, des politiques et des actions menant à une société pro-vie et chrétienne.

En introduction, Georges Buscemi explique ce qu’est la société chrétienne ou chrétienté : une société où l’autorité de l’Église en matière de foi et de morale est reconnue par les autorités civiles, ainsi que toute organisation, et où les principes établis par la première sont mis en pratique par les secondes.
Jean-Claude Dupuis souligne la difficulté à vivre en chrétien dans notre société actuelle, notamment à cause de la situation économique. Comme remède, il présente la pensée de François-Albert Angers, économiste québécois du 20e siècle. François-Albert Angers, économiste nationaliste reconnu à son époque, rejetait aussi bien le capitalisme que le socialisme, prônant à la place la doctrine sociale de l’Église, résumée dans l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII. François-Albert Angers recommandait le coopératisme, le corporatisme, la subsidiarité (c’est-à-dire que ce qui peut être fait localement devrait être fait localement) et la nationalisation des moyens de productions (non pas l’étatisation des ressources, mais leur contrôle par les Canadiens français).

L’historien Jean-Claude Dupuis, 2 mars 2024.