Le blogue d'Augustin Hamilton - Campagne Québec-Vie
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Paul St-Pierre Plamondon écrit un message soulignant la beauté de la famille

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Image : Capture d'écran/Paul St-Pierre Plamondon/YouTube

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, a récemment écrit un message où il soulignait la beauté de la famille :

« Choisir d’avoir des enfants et de se dédier à sa famille n’est ni une expropriation du corps des femmes par le capitalisme, ni un projet obscur qui serait l’œuvre de “tradwives”. C’est de se donner à la vie d’une autre personne et de les aimer inconditionnellement, la plus belle richesse que j’ai personnellement connue de toute ma vie. »

Ce message, qu'il a écrit sur X, survient à la suite d'une série d'interventions de diverses personnalités en réponse à une émission de Radio-Canada, dans laquelle le fait d'encourager la famille pour relever le taux de natalité était décrit comme une tentative « capitaliste » de « contrôler le corps des femmes » — un discours féministo-marxiste, vous l'aurez compris.

« N’en déplaise aux marxistes qui ont envahi les ondes de Radio-Canada », écrit PSPP, le fait de se pencher sur des solutions pour aider les familles qui n'ont pas autant d'enfants qu'elles le voudraient est légitime.

Parmi les raisons qui décourageraient les gens à fonder une famille, PSPP liste à côté de la « perte de confiance envers l’avenir ou la pression d’être des parents parfaits », la « dévalorisation de la famille par des idéologies radicales », lesquelles, largement présentes dans le discours public, « font la promotion de la déconstruction de notre société, notamment la déconstruction des familles. »

PSPP, s'engage donc dans son message à aider les familles par des politiques visant à les soulager financièrement des coûts liés à l'éducation des enfants.

Il reste à voir si « les bottines suivront les babines ».

Mais il est encourageant de voir que de plus en plus de politiciens au Québec s'emparer de la question de notre démographie, malheureusement déclinante.

La natalité, cependant, ne pourra certainement pas être sérieusement redressée tant que la vie sera traitée comme un produit de consommation jetable, tant et aussi longtemps que l'on tuera des enfants à naître innocents.

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Un adolescent néerlandais euthanasié pour autisme

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva

Si le Canada sert d'exemple repoussoir en France et en Grande-Bretagne en matière d'euthanasie, l'exemple des Pays-Bas devrait nous alerter en ce qui concerne la direction que prend le Canada.

Là-bas, un adolescent d'environ 17 ans a été euthanasié en raison de son autisme. Le jeune homme qui a demandé l'euthanasie se sentait « sans joie » et souffrait d'anxiété, de difficultés d'intégration et d'une hypersensibilité aux stimuli. Son médecin a dit n'avoir eu « aucun doute » quant à la capacité de l'adolescent à prendre une telle décision.

Eh oui, euthanasié pour cause d'autisme, alors qu'il avait la vie devant lui...

L'euthanasie pour raison de problèmes mentaux est légale depuis 2002 aux Pays-Bas et a été en pratique assez rare entre 2002 et 2010, raison pour laquelle le système néerlandais était présenté comme un modèle d'équilibre par les promoteurs de l'euthanasie, avant de grimper de façon fulgurante, notamment chez les jeunes adultes et plus récemment les mineurs.

Or, au Canada, où le nombre d'euthanasies est déjà très élevé, l'euthanasie pour seule raison de maladie mentale entrera en vigueur en mars 2027, avec des dispositions moins restrictives qu'aux Pays-Bas, ce qui laisse craindre que littéralement des milliers de personnes atteintes de problèmes mentaux demanderont la piqûre de la solution finale.

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L'amour et la patience de parents face aux problèmes d'identité de leur fille

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : rawpixel.com/Freepik

Des parents racontent comment leur fille de 14 ans qui avait commencé à se dire garçon a fini par traverser sa crise d’adolescence et devenir la jeune femme épanouie de 17 ans qu’elle est aujourd’hui.

Dans sa chronique du Journal de Montréal, Joseph Facal rapporte que des parents lui avait écrit il y a trois ans au sujet de leur fille de 14 ans qui avait commencé à se dire garçon, quelques mois après s’être liée d’amitié avec une autre fille qui se disait garçon. Leur fille, racontent-ils, n’avait jamais senti de malaise avec son corps auparavant, et cette situation les angoisse grandement. Ces parents ont discuté avec d’autres parents de partout dans le monde qui vivent une situation semblable:

« Je discute avec énormément de parents de partout dans le monde qui sont touchés par la situation. Ces enfants ont pas mal tous le même profil. Ils n’ont jamais ressenti de malaise face à leur corps, sont anxieux, manquent de confiance en eux, [ont des] difficultés à se faire des amis, en pleine puberté, ils sont mal à l’aise dans leur corps, à la recherche d’un sentiment d’appartenance à quelque chose. »

Trois ans plus tard, rapporte Joseph Facal, après la chronique qu’il a écrite sur le documentaire Génération trans (qui jette un éclairage révélateur sur le système de transition du Québec), cette même famille lui a à nouveau écrit, lui racontant l’heureux dénouement de la crise de leur fille.

Leur enfant, maintenant âgée de 17 ans, est une fille heureuse et épanouie, entourée d’un grand groupe d’amies. Ils se demandent avec justesse ce qu’il serait arrivé s’ils avaient encouragé leur fille dans sa nouvelle identité à 14 ans au lieu de l’accompagner à travers la crise :

« Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander : où en serait-elle si nous l’avions encouragée dans un changement de nom et de genre à l’école ? Où en serait-elle si nous avions couru chez le médecin pour obtenir des bloqueurs de puberté ? Nous savons qu’elle n’aurait pas ce bien-être actuel et que sa vie serait inutilement complexifiée par des décisions médicales irréversibles ».

Heureusement que ces parents aimants ont tenu bon et qu’ils ont su soutenir leur fille qui, comme de nombreux adolescents, a traversé une période de développement difficile. En vérité, nous pouvons conclure avec Joseph Facal que « L’amour et la patience ont triomphé. »

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Les organismes pro-avortement du Québec lancent une campagne de propagande

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik

Les organismes pro-avortement du Québec ont lancé aujourd’hui* une campagne de « lutte à la désinformation » sur les sujets entourant la grossesse et l’avortement, dans le cadre du Plan d’action gouvernemental sur l’accès à l’avortement du Québec — une campagne donc financée par vos impôts.

Cette campagne de propagande pro-avortement a pour but de nier que l’avortement a des conséquences physiques ou psychologiques. Nous voyons là que notre message a un effet et qu’il dérange les instances du pouvoir, et que les centres de grossesse pro-vie ou ceux qui ont une approche plus favorable à la vie que les autres organismes pro-avortement représentent une concurrence irritante pour le système.

Mais qu’en est-il en réalité en ce qui concerne l’avortement ?

Première chose : l’avortement tue un être humain innocent. Ça ne saurait être un droit de tuer directement et intentionnellement un être humain innocent.

L’avortement n’est pas non plus un soin puisqu’il a pour but de tuer directement et intentionnellement un être humain, et que la grossesse en elle-même n’est pas une maladie.

L’avortement a des conséquences psychologiques, plusieurs études le démontrent, dont l’anxiété, la dépression, les regrets, le deuil et les idées suicidaires. Il serait d’ailleurs absurde d’affirmer que les avortements qui sont demandés par la mère pour des facteurs extérieurs, comme la pression du conjoint ou de leur famille, ou les conditions financières, sont sans conséquences psychologiques pour la femme. L’avortement entraînera davantage de regrets chez la femme plus celle-ci aurait aimé garder le bébé.

L’avortement a également des conséquences pour la santé physique de la femme. Des études ont démontré par exemple que des avortements multiples entraînaient un risque de naissance prématurée en cas de future grossesse. D’autres études ont montré que (oui, quoi qu’en disent les pro-avortement), l’avortement augmente les risques de cancer du sein.

Soulignons par ailleurs que les organismes et les personnes qui ont promu l’avortement comme une procédure sécuritaire ont tout intérêt à ce qu’elle continue à être reconnue comme telle, autrement, si l’avortement devait être reconnu pour ce qu’il est et ce qu’il entraîne réellement, ces gens et ces organismes perdraient toute crédibilité.


*Source : Grossesse et avortement: une imposante campagne pour lutter contre la désinformation lancée aujourd'hui — Journal de Québec.

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Une étude finlandaise révèle que les jeunes souffrant de dysphorie de genre souffrent aussi de problèmes psychiatriques

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva

Une étude finlandaise révèle que les jeunes souffrant de dysphorie de genre souffrent souvent aussi de problèmes psychiatriques. L'étude montre également que les jeunes qui subissent une transition de genre subissent une nette augmentation de problèmes psychiatriques.

L'étude a été coordonnée par le professeur Riittakerttu Kaltiala, directrice de la première clinique du genre en Finlande et chef du département de pédopsychiatrie de l’hôpital universitaire de Tampere. L'échantillon étudié comprend 2083 jeunes de moins de 23 ans qui ont fait une demande de transition entre 1993 et 2019, comparé à 16 643 jeunes du même âge issus de la population.

Selon les résultats de la recherche, 45,7 % des transitionneurs potentiels souffraient, avant leur premier rendez-vous en clinique de genre, de troubles psychiatriques, contre 15 % dans le groupe témoin, ou trois fois plus.

38 % des jeunes souffrant de dysphorie de genre ont suivi une transition dite « médicale ». Parmi ceux-ci, ceux qui ont subi un traitement de féminisation ont vu leur taux de suivi psychiatrique passer de 9,8 % à 60,7 %, ou six fois plus. Tandis que celles qui ont subi une masculinisation sont passées de 21,6 % à 54,4 %, ou deux fois plus.

Les chercheurs notent que, les besoins psychiatriques ne diminuant pas avec la transition, ce processus fait passer le système médical à côté de problèmes psychologiques dont souffrent ces jeunes.

Espérons que cette étude en réveillera plus d'un au Canada et tout particulièrement au Québec.

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Le Québec de retour à la foi?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pikist

De plus en plus de jeunes Québécois se tournent vers l'Église, un phénomène qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des médias.

Mathieu Bock-Côté, pour sa part, traite du sujet sous un angle que l'on pourrait qualifier de positif dans son article « Le retour à la foi : pourquoi pas ? »

Laissant le côté technique de la chose que les autres médias ont largement couvert (les réseaux sociaux), il se penche sur la soif de sens qu'il voit dans une jeunesse perdue dans le néant du nihilisme moderne.

Comme d'autres, il mentionne cette recherche de racines culturelles qui guiderait plus d'un à revenir à la religion de leurs ancêtres. MBC suggère avec justesse qu'une recherche de transcendance ou de dépassement de soi anime cette jeunesse désenchantée par ce monde purement matérialiste. MBC remarque également que l'homme a besoin de croire qu'il ne vient pas de nulle part et que tout ne se termine pas dans le néant.

MBC voit sans doute d'un bon œil ce retour à la foi chez les jeunes parce qu'il aime l'ordre, la stabilité et la beauté de la civilisation chrétienne. Cet ordre toutefois est le résultat de la morale chrétienne (les « valeurs conservatrices » dénoncées par Manon Massé) animée par la foi — les trois vont ensemble. Espérons que MBC le comprenne et le désire également.

Cependant, comme les autres, MBC glisse à la surface de la question en l'abordant avec un œil purement mondain. La façon dont il envisage le converti est d'ailleurs assez étrange, ceux-ci, dit-il « ont envie de croire, presque le besoin, et alors, peut-être croient-ils un peu. La pratique religieuse pourra leur permettre, peu à peu, de consolider leur foi, d’en faire une dimension plus ou moins centrale de leur existence. La prière est un exercice. »

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La Cour suprême des États-Unis valide les thérapies de conversion

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik

La Cour suprême des États-Unis a déclaré inconstitutionnelle dans le jugement Chiles v. Salazar la loi du Colorado interdisant les thérapies dites de « conversion ».

Dans cette décision, rendue par 8 voix pour et une voix contre, la cour soutient la liberté d'expression des professionnels de la santé, condition nécessaire pour que les médecins et les psychologues puissent donner les soins les meilleurs aux mineurs atteints de confusion sexuelle ou d'orientation sexuelle indésirée.

La cour a rejeté la notion de « soins substandard » que le Colorado appliquait aux thérapies d'aide psychologique par la parole pour les interdire, l'État devant fournir la preuve selon laquelle les soins en question sont réellement nocifs, ce qu'il n'a pas pu faire.

Il est à noter que le seul juge à désapprouver ce jugement est Ketanji Brown Jackson qui, à l'époque de ses auditions devant le Sénat avant sa nomination, était incapable de définir ce qu'est une « femme », bien qu'elle en fût une elle-même et se définît comme telle !

Grâce à cette décision de la cour, qui porte bien au-delà des frontières du Colorado, dans tous les États-Unis les mineurs souffrant de confusion sexuelle ou d'orientation sexuelle indésirée pourront recourir à des thérapies d’aide psychologique verbale qui les aideront à accepter leur réalité biologique et à s'y conformer.

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Le premier ministre pro-famille de Hongrie perd les élections législatives

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : © European Union 2024 - Philippe BUISSIN/Wikimedia Commons

Le premier ministre pro-famille de Hongrie, Viktor Orbán, a perdu les élections législatives de cette fin de semaine, face à une coalition visant à le mettre dehors.

Pendant ses 16 ans en poste, il a multiplié les mesures visant à revivifier la natalité hongroise à travers la famille. Sous l'impulsion de ces mesures, la Hongrie a connu une hausse de sa natalité et du nombre de mariage, bien que demeurant encore sous le seuil de remplacement des générations.

Viktor Orbán a également fait adopter des lois interdisant la propagande LGBT auprès des enfants, notamment dans les écoles, et a inscrit la définition du mariage comme étant l'union entre un homme et une femme dans la constitution de la Hongrie.

C'est le gouvernement d'Orbán qui a rendu obligatoire de montrer l'échographie de son bébé à une femme qui demande l'avortement.

N'oublions pas que le gouvernement d'Orbán voyait la Hongrie comme une nation chrétienne et avait créé le Secrétariat pour les chrétiens persécutés, venant notamment en aide à l'époque aux chrétiens persécutés en Syrie, en Irak et au Nigeria.

Parmi les vainqueurs des élections qui viennent d'avoir lieu, l'on s'est réjoui de la fin du régime « autoritaire » d'Orbán, comme si le fait même qu'ils aient remporté les élections n'eût pas démontré qu'il n'était pas « autoritaire ».

Espérons que le nouveau gouvernement ne défera pas ce qu'Orbán a fait de bon et que, dans le cas contraire, il ne sera qu'éphémère.

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Le projet de loi C-9 sur la « haine » adopté à la Chambre des communes

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Tony Webster/Flickr

Le projet de loi C-9 sur la « haine » a été adopté hier le 25 mars 2026 à la Chambre des communes du Canada, libéraux et bloquistes ligués ensemble, pour faire passer cette loi face à la résistance des conservateurs, des néo-démocrates et des verts, le vote se soldant par 186 voix pour et 137 voix contre. C-9 doit maintenant passer devant le Sénat qui, en coutume, adopte la plupart des projets de loi que lui présente la Chambre.

C-9 redéfinira la haine comme suit : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation » et rajoutera des peines pour les crimes motivés par la haine, alors que le Code criminel prend déjà en compte la haine comme facteur aggravant. Notez que la « haine » avait été précédemment décrite de manière plus forte par la Cour suprême du Canada.

Pourquoi donc condamner le sentiment qui accompagne le crime puisque c’est le crime qui cause le tort à la victime ? La justice ordinairement se penche sur l’intention et sur la responsabilité pour mesurer la portée du crime. Pourquoi donc inclure le caractère subjectif d’un crime pour en aggraver la peine ?

Je vous le donne en mille : mettons que vous dénonciez les agissements de tel groupe et que les activistes de ce groupe vous accusent non seulement d’incitation à la haine, mais d’être motivé par la haine (parce que, n’est-ce pas, vos propos ne peuvent évidemment pas avoir de fondements rationnels...), l’affaire est dans le sac !

En outre, C-9 abroge le paragraphe qui protège les discours religieux des poursuites pour incitation à la haine. On pourrait se dire : pourquoi pas, tout le monde traité de la même façon ? En fait, comme des libéraux l’ont laissé entendre, certains passages de la Bible traitant de l’homosexualité seraient « haineux » et leur citation serait passible de poursuites, selon le ministre Marc Miller.

Le député libéral John-Paul Danko a même cité la « haine anti-avortement » comme exemple d’expression visée par C-9.

Le projet de loi C-9 ne vise pas tant à combattre la haine qu’à censurer les opposants politiques.

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Au-delà de la laïcité et du multiculturalisme, pour une société chrétienne

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Achim ft/Wikimedia Commons

La loi sur la laïcité du Québec est en ce moment devant la Cour suprême du Canada, ses opposants affirment qu’elle brime le droit des minorités religieuses, tandis que ses partisans déclarent qu’elle fait partie du choix des Québécois de se soustraire au « carcan religieux » canadien.

Au-delà de la loi 21, c’est la clause de dérogation permettant aux parlements de soustraire une loi à la Charte des droits et libertés et aux tribunaux qui est en cause. Chose étrange, c’est précisément un tribunal, le plus haut du Canada il est vrai, qui va se prononcer sur l’usage d’une clause censée soustraire les lois à son pouvoir!

Si la Cour suprême s’octroie le droit de réguler l’usage de cette clause, le multiculturalisme canadien aura gagné. Si le tribunal reconnaît d’une manière ou d’une autre que cet usage de la clause est légitime, le laïcisme québécois aura encore de beaux jours devant lui.

Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est le même indifférentisme moral et religieux qui demeurera en place. Les deux se réclament de la neutralité de l’État par rapport au religieux, bien qu’ils adoptent une approche différente. L’un, le multiculturalisme, prône l’acceptation indistincte de toutes les religions, faisant des accommodements religieux comme l’abattage casher ou hallal, ou le port du couteau rituel sikh. Tandis que le laïcisme refuse jusqu’au port du moindre signe religieux chez les fonctionnaires, mettant également toutes les religions au même régime.

Cet indifférentisme est non seulement une injure à la vérité et à la raison, des religions qui proposent une morale et des doctrines différentes ne sont de toute évidence pas égales, mais une source de maux pour la société, car l’État qui reconnaît toutes les religions pour égales les voient aussi toutes comme également invalides comme guide des législations et de la société, d’où l’indifférentisme moral et les maux qui en découlent : avortement, contraception, divorce, euthanasie, « mariage gay », transgenrisme, FIV, vasectomie, dénatalité, etc. Aucune chance évidemment dans de tels paramètres pour l’État d’envisager de reconnaître une religion qui soit véritable, valide et utile à la société.

Au-delà donc de la laïcité et du multiculturalisme, qui ne sont que les deux côtés de la même médaille, c'est-à-dire, de l'indifférentisme religieux et moral, nous aspirons à une société chrétienne dont la culture rejoint véritablement nos racines et notre histoire. Une société qui protégera la vie de la conception à la mort naturelle.

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