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25 mars, 25e anniversaire d'Evangelium Vitæ


Le Pape Jean-Paul II.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo :

Il y a à peine quelques jours c’était le 25 mars 2020, fête de l’Annonciation, mais aussi le 25e anniversaire d’Evangelium Vitæ (Évangile de la vie), cette encyclique dans laquelle Jean-Paul II explique l’importance du respect de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle. Cette encyclique a beaucoup inspiré les défenseurs de la vie, à l’instar d’Humanæ Vitæ, l’encyclique de Paul VI.

Dans son encyclique, Jean-Paul II dénonce la pilule abortive, l'avortement, la contraception, qui procède de la même mentalité que l’avortement, les techniques de fécondation artificielle, l’infanticide des nouveau-nés handicapés : 

Pour favoriser une pratique plus étendue de l’avortement, on a investi et on continue à investir des sommes considérables pour la mise au point de préparations pharmaceutiques qui rendent possible le meurtre du fœtus dans le sein maternel sans qu’il soit nécessaire de recourir au service du médecin. Sur ce point, la recherche scientifique elle-même semble presque exclusivement préoccupée d’obtenir des produits toujours plus simples et plus efficaces contre la vie et, en même temps, de nature à soustraire l’avortement à toute forme de contrôle et de responsabilité sociale.

Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l’avortement. On accuse aussi l’Eglise catholique de favoriser de fait l’avortement parce qu’elle continue obstinément à enseigner l’illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l’objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l’intention d’éviter ultérieurement la tentation de l’avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal — sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l’avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l’enseignement de l’Eglise sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l’avortement sont des maux spécifiquement différents : l’une contredit la vérité intégrale de l’acte sexuel comme expression propre de l’amour conjugal, l’autre détruit la vie d’un être humain ; la première s’oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s’oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ».

Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante. Il est vrai qu’il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l’avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l’effort d’observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s’enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l’épanouissement de la personnalité de chacun. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception.

Malheureusement, l’étroite connexion que l’on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l’avortement se manifeste toujours plus ; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

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Trudeau après le pouvoir


Justin Trudeau, Premier ministre du Canada.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (rognée) : Presidencia de la República Mexicana, Attribution 2.0 Générique (CC BY 2.0), Wikimedia Commons

Le député fédéral Derek Sloan, candidat pro-vie dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, écrivait dans un courriel adressé aux membres du parti :

J’étais à Ottawa hier [24 mars] pour faire mon devoir de député.

Nous avons vu Justin Trudeau essayer de tirer parti de cette crise sanitaire et économique nationale sans précédent [celle sanitaire c’est moins sûr*] pour s’emparer de pouvoirs considérables pour son gouvernement.

Cette prise de pouvoir anticonstitutionnelle, qui aurait donné à son gouvernement minoritaire une capacité illimitée de taxation et de dépenses pour les 18 prochains mois, a heureusement été contrecarrée par l’opposition.

Néanmoins, cet épisode illustre une fois de plus que Trudeau convoite la domination absolue sur nous tous, et que lui et son équipe considèrent les garanties de la démocratie parlementaire comme de simples pierres d’achoppement gênantes sur la route du pouvoir.

Rien de tout cela ne devrait nous surprendre. Trudeau est un homme qui, en 2013, a célèbrement manifesté son admiration pour la « dictature de base » de la Chine, très sérieusement.

Trudeau nous montre qui il est en tout temps. Pour vous convaincre des desseins despotiques de Trudeau, regardez les actes récents de son gouvernement en la matière du projet de loi C-8.

Qu’est-ce que le projet de loi C-8 ? Le 9 mars, alors que nous commencions tous à peine à saisir la gravité de la menace du COVID-19 et de l’effet sinistre qu’il aurait sur nos vies [comme les réactions disproportionnées*], les libéraux ont déposé le projet de loi C-8, qui vise à criminaliser ce qu’ils définissent comme « thérapie de conversion ».

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Églises fermées et avortoirs ouverts au Québec et en Ontario

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo par David Iliff, license : CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons

Quand les gouvernements d’Ontario et du Québec ont ordonné simultanément (le 24 mars) l’arrêt des services non essentiels, les avortoirs, ou une bonne partie d’entre eux, sont restés ouverts, comme quoi ils considèrent que l’avortement est un service essentiel, quelle qu’en soit la raison, et qu’il ne saurait souffrir aucun empêchement, dût-il être effectué sans vergogne durant un temps de pandémie coronaviresque (encore faut-il voir si c’est aussi sérieux qu’on le dit, si les moyens employés pour arrêter cette « pandémie » sont adéquats et non excessifs, et surtout si ce sont les bons, d’autres pays se passant merveilleusement bien du confinement général, par exemple), alors que ce n’est surtout pas un « soin essentiel ». Ainsi, du matériel médical est gaspillé, les avortoirs et leurs clientes brisent la règle du confinement, risquant ainsi un peu plus de propager le sinistre virus (si tel est le risque). Mais il semble que l’avortement fasse partie de l’antireligion de certains, ils le placent au-dessus de tout.

D’un autre côté, les églises catholiques, bien qu’au Québec elles eussent été fermées avant que le gouvernement n’eût décrété l’arrêt des services non essentiels, doivent forcément rester fermées, ne faisant pas partie de la liste des services « essentiels ». Voici la marque d’un gouvernement matérialiste et athée, laïciste jusqu’au bout des ongles. La messe et les sacrements, ces secours essentiels, ne sont pas considérés comme étant primordiaux. À Ottawa, la fermeture des églises a été spécifiquement ordonnée par les autorités.

L’accès à l’avortement maintenu, selon LifeSiteNews :

« L’accès à l’avortement est maintenu pour toute femme qui en fait la demande. Il n’a pas été prévu d’interrompre ces services », a déclaré Robert Maranda, porte-parole de Santé Québec, dans un courriel à LifeSiteNews.

De même, l’Ontario inclut les « institutions de santé indépendantes » dans sa liste des 74 services essentiels, ce qui inclut les centres d’avortement, le ministère de la Santé n’a cependant pas répondu aux questions de LifeSiteNews pour le confirmer.

La coalition pour le droit à l’avortement au Canada affirme également que les centres d’avortement restent ouverts pendant la pandémie, et ce fait se vérifie sur plusieurs sites internet d’établissements en avortement de l’Ontario.

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Interdiction d'avortements et de « transitions » en temps de coronavirus

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (modifiée) : creativert/freepik

The Post Millenial rapporte que les opérations de « transition » d’homme à « femme » ou de femme à « homme » sont annulées et reportées pour cause d’engorgement (ou prévision d’engorgement) des systèmes de santé dû au coronavirus :

Laissez le Vice Magazine souligner le gros problème que le coronavirus COVID-19 pose aux personnes trans. Ce n’est pas qu’ils soient plus sensibles à la maladie, comme les asthmatiques et les personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli. Mais comme pour la plupart des patients qui avaient envisagé des opérations non urgentes, ces procédures sont reportées à un temps propice, quand le flux de patients atteints du virus aura cessé d’engorger notre infrastructure médicale.

Reportées aux calendes grecques :

Des opérations ont été reportées dans tout le Royaume-Uni, ainsi qu’aux États-Unis.

Cette situation ne manque pas de mécontenter les mouvements LGBT, qui prétend que ces opérations (à prohiber), selon lui nécessaires, sauvent des vies en prévenant le suicide des personnes dites « transgenres ». Il reste encore à prouver que c’est parce que ces personnes ne « transitent » pas qu’elles se suicident.

Par ailleurs, les avortements non « nécessaires » pour la santé ou la vie de la mère, étant jugés non urgents, ont été interdits en Ohio et au Texas. 

Mettons les choses au clair au passage, l’avortement n’est vraiment pas une pratique indiquée pour sauver la santé ou la vie de la mère, d’autres procédures existent pour soigner celle-ci sans chercher à tuer l’enfant à naître. D’ailleurs, dire que l’avortement est « nécessaire » pour sauver la vie de la mère, c’est affirmer que la fin justifie les moyens (c’est machiavélique). 

Ceci étant dit, plusieurs avortoirs n’ont pas l’air de vouloir obtempérer aux prescriptions des gouverneurs, selon CBS News :

Mais au moins cinq des six prestataires de services chirurgicaux de l’Ohio affirment que l’avortement est essentiel et qu’il n’est réalisable que dans une période de temps limitée (time-sensitive). De ce fait, ils affirment qu’il n’y aura pas d’interruption de services.

Vous comprenez bien que pour ces avorteurs, l’avortement est « essentiel », même s’il n’est pas question de « sauver la vie de la mère ». Cela révèle le penchant idéologique du mouvement proavortement pour qui l’avortement doit être opéré, même en période supposément d’urgence, que cela prenne du matériel médical ou non, et que cela, semblerait-il, mette des vies en danger ou non.

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L'Annonciation, le jour où Dieu s'est fait enfant à naître

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joconde database/Wikimedia Commons

En ce jour de la fête de l'Annonciation, souvenons-nous de Dieu qui s'est fait homme dans le ventre d'une vierge, devenant ainsi un petit enfant à naître dépendant d'une femme. Divine humilité ! Le Tout-puissant se fait tout-petit et vulnérable pour nous racheter du péché et de l'enfer, combien devrions-nous nous rappeler qu'Il a voulu devenir semblable à nous afin que nous devenions semblables à Lui (dans nos limites, bien sûr) ?

En souvenir de l'incarnation du Christ, aimons, secourons et protégeons les enfants à naître, qui sont la proie de Hérodes modernes.

Souvenons-nous aussi de la Très Sainte Vierge Marie, qui a acceptez en toute humilité la demande que Dieu lui adressait par l'un de ses ministre céleste, « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ». Quel contraste avec le « mon corps, mon choix » des féministes pro-avortement qui réclament le droit de verser le sang des enfants à naître au nom de la possession de leur corps, qu'elles doivent pourtant à leurs parents et à Dieu.

C'est en se soumettant à Dieu que la Sainte Vierge a accédé à l'une des positions les plus hautes : Mère de Dieu dans Son humanité !

Souvenons-nous également de l'archange Gabriel, qui était le messager de Dieu, afin de nous souvenir (en bon Québécois : « Je me souviens ») de porter la vérité au monde.

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Nancy Pelosi et son projet de loi sur le coronavirus, au profit de Planned Parenthood


Nancy Pelosi.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gage Skidmore/Flickr

Un projet de loi sur l’aide aux citoyens et aux entreprises durant ce qu’on appelle la pandémie de coronavirus devait être voté au Sénat, après avoir passé avec succès la Chambres, seulement, celui-ci ne contenait pas toutes sortes d’ajouts (comme le financement de l'avortement), qui n’avaient rien avoir avec le virus en question, que les démocrates auraient voulu y voir rajoutés et qui ont dû être retirés pour que les républicains voulussent le voter. Mais, Nancy Pelosi, présidente de la Chambres des représentants des États-Unis, qui veut de toute évidence profiter de la situation, n’y voyant peut-être pas d’urgence ou la considérant peut-être inférieure à celle de son agenda, a déclaré qu’elle voulait écrire son propre projet de loi. Le premier projet de loi échoua au Sénat par 47 vote contre 47, trois républicains s’étant volontairement mis en quarantaine (geste que je trouve plutôt stupide, s’assurer que de bonne loi soient votées étant de loin plus important).

Une étude de l’ébauche du projet de loi de Mme Pelosi, publiée lundi, a révélé d’extraordinaires aspects, qui n’on rien à voir avec le coronavirus, de prêt ou de loin, comme je l’ai pu voir sur BreitBart.

Mme Pelosi veut réduire l’émission de dioxyde de carbone des avions de passagers. Le réchauffisme n’a rien à voir avec le coronavirus.

Mme Pelosi veut également autoriser la pratique de l’enregistrement de l’électeur sur place, au bureau de vote et le jour même de l’élection, pour lui permettre de voter ; et l’enregistrement de l’électeur par internet. Elle veut également autoriser la pratique du vote anticipé, par la poste, et même la désignation par un nombre illimité de personnes d’un commissionnaire (non rémunéré) qui irait déposer leur vote au bureau de vote, à un lieu de dépôt de votes ou au bureau de poste. Tous cela n’est pas sécuritaire.

Mme Pelosi veut également protéger le pouvoir des syndicats, même contre les décrets du président. Manœuvre socialiste ? Quel est le rapport avec le sujet principal ?

Mme Pelosi demande aussi l’élargissement des crédits de taxe pour l’énergie solaire et éolienne. Encore du réchauffisme. 

Mme Pelosi désire imposer un peu plus le féminisme, le multiculturalisme et l’idéologie LGBT : « Le projet de loi exige que les entreprises bénéficiaires d'une aide financière soient tenues de communiquer des données sur la race et le genre en rapport avec le salaire, le nombre d'employés, la diversité des fournisseurs et la composition des conseils d'administration des entreprises. Il exige également que les agences fédérales utilisent des entreprises et des institutions financières appartenant à des minorités ou à des femmes. »

Mme Pelosi demande en sus l’extension automatique des visas de non immigrants (comme les travailleurs étrangers). Où est le rapport ?

Mme Pelosi exige de restreindre la divulgation faite par les institutions d’enseignement supérieur auprès du bureau de recensement sur le statut de citoyenneté ou d’immigration de toute personne (les étudiants par exemple). Mais quel est le rapport avec le coronavirus ?

Et enfin, la cerise sur le gâteau, Mme Pelosi exige le financement de Planned Parenthood, grand tueur d’enfants à naître. Elle précise d’ailleurs que c’est l’une des raisons pour lesquelles l’autre projet de loi n’a pas passé au Sénat… Les démocrates se soucient-ils seulement de la situation ?

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Culture de mort : les avantages (financiers) de l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Plusieurs chercheurs ont publié des études sur les bénéfices (financiers) de l’euthanasie, par rapport aux soins palliatifs, curieuse démarche s’il en est, car quelle utilité peut-on trouver dans de telles études si ce n’est qu'on se positionne pour l’euthanasie, ou contre ? Mais si l'on se positionnait contre l'euthanasie, on aurait soin de le préciser. Dans une des études on parle même d’autoriser l’euthanasie selon la « qualité de vie », et on parle d’« état de santé pire que la mort », concept éminemment eugénique. Selon Euthanasia Prevention Coalition (EPC) :

Le Canada a légalisé l'euthanasie le 17 juin 2016. Le 23 janvier 2017, le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a publié une étude de Aaron J. Trachtenberg M. D., D. Phil., Braden Manns M. D., M. Sc. intitulée : Cost analysis of medical assistance in dying (Analyse des coûts de l'aide médicale à mourir).

Les chercheurs de cette étude ont constaté que le système de santé canadien pourrait économiser entre 34,7 et 138,8 millions de dollars par an, selon le nombre d'euthanasies opérées, maintenant que l'euthanasie est légale. Le Canada a un système de santé universel, où le coût des soins de santé est principalement pris en charge par le gouvernement.

Au Canada, il y a eu 5 000 décès par euthanasie en 2019 et 13 000 depuis sa légalisation [...]

Et selon une autre étude, réalisée par les chercheurs David Shaw et Alec Morton, dans laquelle ils présentent une situation théorique où l’euthanasie serait autorisée selon la qualité de vie, la qualité de vie globale de la société pouvant d’après eux être améliorée si les « états de santé pire que la mort » étaient éliminés. Selon EPC :

Dans leur analyse, les chercheurs examinent les gains « positifs » de l'euthanasie dans un scénario où elle serait légalisée par rapport à la QALY (Quality Adjusted Life Year) [Année de vie pondérée par la qualité]. Ils suggèrent que la QALY d'une nation est améliorée parce que certaines conditions de santé sont pires que la mort [si on procède à l’euthanasie]. Ils déclarent :

« La plupart des états de santé sont préférables à la mort, et entraînent donc un score de qualité de vie supérieur à zéro, indiquant que la vie dans cet état de santé est préférable à l'absence de vie... Cependant, une littérature non exhaustive a examiné la valeur des états de santé pires que la mort. »

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Les candidats pro-vie à la direction du Parti conservateur ont rempli les conditions requises pour participer à la course

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Piqsels

Les trois candidats à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC) reconnus comme pro-vie par l’organisme pro-vie Campaign Life Coalition (CLC) ont réussi à remplir toutes les exigences du comité organisateur, leur permettant ainsi de continuer dans la course et d’avoir leur nom sur le bulletin de vote le 27 juin, selon un tweet de CLC :

Les trois candidats pro-vie soutenus par CLC ont rempli les conditions requises pour que leur nom figure sur le bulletin de vote !

Ils ont récolté à eux trois 900 000 dollars, un exploit étonnant malgré le pouvoir établi dans le PCC qui essaye de contrecarrer les conservateurs sociaux.

Derek Sloan, député ontarien à la Chambre des communes (soutenu par Richard Décarie, ex-candidat québécois et pro-vie de cette course, qui s’est fait exclure sans explication par le comité organisateur), est prêt à appuyer s’il était élu les députés qui présenteraient des projets de loi d’initiative parlementaire contre l’avortement. Il s’oppose au projet de loi C-8 qui interdirait partiellement l’aide à rediriger l’attirance sexuelle, destinée aux personnes ayant une attirance pour les personnes de même sexe et qui voudrait s’en défaire ; et qui interdirait partiellement l’aide à rediriger ce qu’on appelle l’« orientation sexuelle », ou le sentiment d’appartenance à un sexe. S’il devenait Premier ministre, il couperait le financement fédéral de l’avortement à l’étranger. Il s’oppose à l’euthanasie, etc.

Leslyn Lewis est avocate et directrice associée d’un cabinet d’avocats de services exhaustifs (Lewis Law professional corporation). Dans ses projets on trouve l’interdiction de l’avortement sélectif selon le sexe, l’arrêt du financement fédéral de l’avortement à l’étranger, le financement de centres d’aide aux femmes enceinte.

Chose curieuse, sur son site de campagne où elle se présente, on peut voir la phrase suivante, « Je crois dans la séparation de l'Église et de l'État », ce qui est pour le moins surprenant de la part d’une chrétienne pratiquante. Qu’est-ce que la séparation de l’Église et de l’État ? Si l’on sépare l’apport de l’Église dans les décisions que prend l’État, il s’ensuit que l’État ne base plus ses décisions selon la doctrine de l’Église (disons catholique) mais selon ce qu’il considère être la raison. C'est donc que l’Église n’a pas plus d’importance aux yeux de l’État qu’une autre organisation inférieure à celui-ci. Donc, ni l’Église ni son enseignement n’aura de valeur pour l’État qui se considérera supérieur à celle-ci, puisque cette dernière devra se plier à toutes ses exigences. La séparation de l’Église et de l’État est en fait une inversion de soumission. Ce n’est plus l’État qui doit reconnaître l’autorité morale de l’Église, mais l’Église qui doit reconnaître l’autorité morale de l’État. Certes tous deux ont leur rôle respectif, dont celui de l’Église qui consiste entre autres à définir la morale, ou ce que l’État doit et ne doit pas faire, et celui de l’État à agir conformément à cette morale dans l’usage de son pouvoir organisateur et coercitif.

Jim Karahalios, homme d’affaire, est également reconnu pro-vie par CLC, il laisserait les députés déposer des projets de loi.

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Allemagne : projet de loi visant à interdire les « thérapies de conversion »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : tirachardz/freepik

Il est intéressant et atterrant de voir avec quelle simultanéité les projets de loi contre la « thérapie de conversion » se font proposer dans les divers parlements du monde. Ces dernières années les projets de loi et les nouvelles lois ont apparu dans les États américains, dans des villes du même pays et au niveau fédéral, tout comme en Espagne, en Grande-Bretagne ou au Canada. Présentement, le projet de loi présenté en Allemagne est sensiblement similaire à celui déposé à la Chambre des communes du Canada, une seule différence importante, et non à l’honneur du Canada, c’est que le projet de loi allemand interdirait les « thérapies de conversion », point ! Tandis que le canadien, lui, interdirait celles qui viseraient à changer une « orientation » homosexuelle en une hétérosexuelle, et non inversement (si cela existe bien sûr). S'il n'y a là un flagrant parti pris... Selon LifeSiteNews :

Le gouvernement allemand a déposé un projet de loi interdisant les thérapies de conversion, définies comme « toute thérapie pratiquée sur des êtres humains qui vise à modifier ou à supprimer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre auto-perçue. »

Angela Merkel, la chancelière allemande, et Jens Spahn, le ministre, homosexuel, de la santé, avaient proposé ce projet de loi en février. Tous deux sont membres des démocrates-chrétiens.

Les opérations et les traitements hormonaux « destinés à exprimer l'identité sexuelle perçue par la personne » ne sont pas considérés comme thérapie de conversion, explique le projet de loi. Ainsi, la « opération de réassignation de genre » et autres mesures ne seraient pas interdites par la loi actuellement discutée entre les membres du Parlement.

La thérapie de conversion des personnes de moins de 18 ans est strictement interdite. Les adultes sont autorisés à suivre une thérapie de conversion à condition qu'ils le fassent librement.

Toutefois, ce choix pourra bien ne pas exister dans la réalité, puisque les publicités publiques proposant des thérapies de conversion sont interdites. En ce qui concerne les enfants et les adolescents, les thérapies de conversion ne peuvent pas même être « annoncées, proposées ou obtenues » en privé.

Les promoteurs de ce projet de loi, et les autres en général, prétendent que les « thérapies de conversion » sont nocives, voire dangereuses pour les personnes qui les suivent. Pourtant, plusieurs personnes ayant eu une attirance envers celles de même sexe sont passées par là et sont heureuses d’avoir quitté ces attraits désordonnés.

Sans doute qu’il existe des thérapies douteuses à condamner, mais celles qui reposent sur la parole et la conversation n’ont sûrement pas lieu d’être supprimées.

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Derek Sloan, candidat à la direction du Parti conservateur: «les familles forment la base de notre société»


Derek Sloan, député conservateur de Hastings — Lennox et Addington, en Ontario, à la Chambre des communes et candidat à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo :

Qu’est-ce qui devrait être au centre de nos objectifs et de nos préoccupations, ou du moins parmi les plus importantes ? La famille. La famille, fondement et modèle de l’État, productrice et école de la société, base des relations, éducatrice de la charité.

Derek Sloan, député conservateur ontarien à la Chambre des communes et candidat dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, fonde sa campagne de course sur la protection de la vie et de la famille. Dans un courriel envoyé aux membres du Parti conservateur, il exprime sont soutien et sa louange à l’institution de la famille dans le contexte d’une société face au coronavirus :

Les frontières se ferment. Le virus COVID-19 se propage. Les gens sont effrayés.

Nous avons lu des rapports suggérant que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Certains parents ayant de jeunes enfants signalent qu'ils ont des difficultés à trouver des couches et du lait maternisé, voire du papier toilette, dans les magasins.

Si certains d'entre nous ont la chance de pouvoir travailler à domicile tout en étant payés, pour beaucoup d'autres, ce n'est pas une possibilité. Certaines personnes ont un emploi qui les expose à un risque d'infection, tandis que d'autres ont été renvoyées chez elles sans espoir de toucher un salaire.

C'est dans des périodes d'incertitude comme celle-ci que, pour ceux qui ont la fortune d'avoir une famille, nous sommes reconnaissants du don de la famille.

Lorsque tout le reste disparaît, ou est ôté, la famille reste.

C'est notre force et elle nous renforce.

Les familles forment la base de notre société.

Il n'y a pas de principe plus important du conservatisme que la protection de la famille, en particulier contre ceux qui l'attaquent en matière de droits parentaux au nom d'idées sociales erronées.

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