Aller se faire avorter en riant ? — Un résumé de l’idéologie du “mon-corps-mon-choix”.

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : captures d'écran vidéo/Kenna Daisy/TikTok
Dans une publication sur TikTok, une pro-avortement présente en trois images successives d’abord un test de grossesse positif avec la mention « Le moment où j’ai découvert », puis une échographie de bébé avec la mention « Le moment où j’ai découvert que c’était un garçon », et enfin une image de rendez-vous enregistré avec Planned Parenthood avec la mention « Le moment où j’ai pris rendez-vous [rire] ». Le tout avec le commentaire général « C’est tout », suivi de mots-clefs comme « pro-choix » et « avortement ».
Cette publication ne brille certes pas par sa clarté, elle ne dit pas clairement la raison de l’avortement, mais le fait que l’avortement suive non pas le test de grossesse positif, mais l’échographie d’un bébé masculin laisse à penser que la seule raison pour cet avortement était que c’était un garçon...
Des réponses du compte « Kenna Daisy » à ses commentateurs vont également dans le même sens. À l’un qui partageait l’image de son « beau bébé garçon », elle demande : « beau ? ». À l’autre qui déclarait « Je ne mettrai pas au monde un futur agresseur ou violeur », elle réplique qu'elle en aurait « honte ».
Le seul fait de toute façon que l’avortement soit une occasion de rire pour la personne concernée devrait alarmer les gens sensés.
Combien même cette publication serait l’œuvre d’un troll, qu’il n’y avait aucun vécu derrière, le fait qu’elle se soit soldée par près de 450K « j’aime » nous indique que cette mentalité est malheureusement partagée.
Et ce ne serait que logique, si vraiment, comme on nous le dit si souvent, l’avortement ne concerne que la femme enceinte, si personne ne peut remettre en question sa décision et si enfin le fait que son corps soit directement impliqué donne à elle seule le droit de décider, alors la femme devient complètement déresponsabilisée par rapport à cet enjeu : aucun compte ne pouvant lui être demandé elle peut donc avorter pour n’importe quelle raison, même les plus sinistres, si ce n’est aucune.
Quand on voit des féministes célébrer en hurlant le « choix » (ou de pouvoir faire n’importe quoi avec son corps), on comprend très vite le fond de leur mentalité.
Aucune loi n’encadre l’avortement au Canada, aucune, la décision de la Cour suprême du Canada R. c. Sullivan (1991) confirme même que le fœtus n’est pas considéré comme une personne au sens du Code criminel tant qu’il n’est pas complètement sorti, vivant, du corps de sa mère. Et non, les avortements tardifs ne sont pas si rares que ça.
Ce qui est malheureux, c’est que nombre de gens qui ne partagent peut-être pas la radicalité de la position exposée ici se laissent arrêter par l’objection émotive « vous n’êtes pas contre le droit des femmes ? » (comme si tuer était un droit), et n’osent pas exprimer leur position sur cette question ou poser des gestes publics et concrets.
1 réactionEncore une amende pour les 40 jours pour la Vie de Sherbrooke : censure politique ?
Brian Jenkins.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : CQV
L’organisateur des 40 Jours pour la Vie à Sherbrooke, Brian Jenkins, a à nouveau reçu une amende pour son mode d’expression sur la voie publique.
En effet, en 2025, M. Jenkins avait reçu dans le cadre des 40 Jours une amende sous le prétexte qu'il employait des « pancartes-sandwichs » à fins de publicité commerciale, une pratique qui est interdite par les règlements municipaux.
Or, les 40 Jours sont une campagne de sensibilisation à la protection de l’enfant à naître face à l’avortement et n’ont rien de commercial, rien n’y est vendu, aucune publicité pour un produit ou un service à vendre n’y est faite. Les messages que portent les pancartes invitent les passants à prier pour la fin de l’avortement, appellent à sauver l’enfant à naître ou offrent de l’aide aux femmes par le biais du service « Enceinte et Inquiète ? ». Ce dernier service étant gratuit, la publicité qui en est faite ne saurait être qualifiée de « commerciale ».
1 réaction Lire la suiteLe gouvernement hongrois abolit la loi protégeant les enfants de la propagande LGBT
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (modifiée) : Freepik
Le gouvernement hongrois a aboli la loi que Viktor Orbán avait mise en place pour protéger les enfants de la propagande LGBT.
Le président Péter Magyar a déclaré que ce changement permettrait à la Hongrie de se conformer aux exigences de l'Union européenne, qui retenait depuis des années les fonds destinés à la Hongrie, entre autres en raison de cette mesure d'Orbán.
Le parti de Magyar, le Tisza, dispose des deux tiers du parlement et n’a pas besoin de l’appui du Fidesz, le parti d’Orbán, qui s’est opposé à l’abolition de la loi.
Les enfants n'ont pas vraiment pas besoin de se faire mettre dans la tête qu'ils pourraient être d'un autre sexe ou d'entendre parler de diverses pratiques sexuelles. Laissons donc les enfants tranquilles !
Un grand recul pour la Hongrie...
1 réactionUne nouvelle loi californienne requiert des employeurs qu’ils mettent en place une formation sur les « discours haineux »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (montage) : UK Government/Wikimedia Commons/Pixabay
Le gouverneur de Californie a signé fin septembre la loi AB 1803 imposant aux employeurs de plus de cinq employés de mettre en place une formation sur les « discours haineux » à partir du 1er janvier 2028.
Selon la loi, la formation doit « fournir aux responsables hiérarchiques et aux salariés des conseils pratiques pour reconnaître, signaler et contrer les propos tenus sur le lieu de travail qui dénigrent, humilient ou incitent à la haine à l’encontre de personnes en raison de caractéristiques protégées ». Les caractéristiques en question comprennent évidemment l’« orientation sexuelle » et l’« identité de genre ».
Le problème avec la loi, c’est qu’elle ne donne pas de définition claire de la haine (comme d’habitude). Les wokes ont souvent une compréhension très large de la haine qui englobe le fait d’exprimer son désaccord avec leurs vues.
La formation du Département des droits civils destinée à ses propres employés indique que le fait d'employer délibérément le « mauvais » pronom pour désigner un transgenre constituait une forme de « harcèlement », tout comme le fait de s'opposer à ce qu'un collègue transgenre aille aux toilettes qui ne sont pas destinées à son sexe.
La loi ne prévoit aucune exception pour les églises. Je leur suggérerais bien de limiter la formation à cette seule citation de l’Évangile « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et qui vous calomnient » (Mt 5:44), mais l’État californien se contentera-t-il de l’enseignement de ce précepte évangélique ?
Qu’est-ce que la « haine » d’ailleurs ? On peut distinguer entre les sentiments de haine, ou ressentir le désir que du mal arrive à quelqu’un, et la volonté de haine, ou vouloir du mal à quelqu’un. Les sentiments de haine sont de nature passive : on ressent de la haine, ce qui peut devenir un problème quand on entretient ces sentiments. Il serait stupide de condamner quelqu’un parce qu’il ressent de la haine envers une autre personne, comment d’ailleurs le démontrer ? La difficulté avec la volonté de haine, c’est qu’il est difficile de démontrer les motivations intérieures des individus, c’est pourquoi, traditionnellement, la justice s’arrête aux faits et tente de discerner si un tort a été causé et si les actes étaient volontaires ou non. La haine d’ailleurs n’est pas la seule motivation pour causer du tort à autrui. Le voleur ne ressent pas forcément de la haine envers ceux qu’il vole, il ne veut pas nécessairement leur causer du tort non plus, mais il n’en demeure pas moins qu’il leur en cause.
1 réactionLe nouveau chef intérimaire du Parti conservateur de Colombie-Britannique promet de retirer l’idéologie du genre des écoles
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Le nouveau chef intérimaire du Parti conservateur de Colombie-Britannique, Lorne Doerkson, a déclaré qu'il retirerait les politiques dites d'« orientation sexuelle et d'identité de genre » (SOGI 123) de toutes les écoles publiques, s'il était élu lors des élections provinciales le 24 octobre.
« Je pense qu’il faut supprimer le programme SOGI », dit-il. On dit que le programme SOGI est un programme de lutte contre le harcèlement, je pense qu’il est devenu bien plus que cela dans certaines de nos écoles à travers la province », affirme Lorne Doerkson. Selon lui, l’école devrait plutôt revenir à l’enseignement du « calcul, de la lecture et d’autres matières que la plupart des parents considèrent, je pense, comme très importantes. »
1 réactionLe gouvernement Carney confirme l'interdiction des prières pour le jour du Souvenir

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (montage) : SECWAR/flickr/Wikimedia Commons/Lea-Kim/Wikimedia Commons/Canva
Récemment, le député conservateur Dane Lloyd a questionné le ministre libéral de la Défense David McGuinty sur les instructions émises cet été par le gouvernement ordonnant aux aumôniers de ne pas mentionner Dieu dans leurs interventions publiques.
David McGuinty n'a pas dénié le fait que les aumôniers étaient restreints dans leurs capacités, répondant en fait à côté que les politiques émises par le Service de l’aumônerie royale canadienne, le chef d’état-major de la Défense et le commandement des CAF « n'interdisaient pas la foi privée ou personnelle ».
Le propos ne portait pas sur la foi personnelle (qu’entend-il de toute façon par là ?), mais sur les cérémonies militaires, comme le jour du Souvenir qui est traditionnellement à caractère chrétien, depuis 1919.
C’est sous prétexte de « diversité » que le gouvernement canadien rejette l’héritage du Canada.
1 réactionLes libéraux annoncent un projet de loi pour annuler l’extension de l’euthanasie pour seule raison de maladie mentale, mais...
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Après avoir rejeté le projet de loi C-218 émanant du député conservateur Tamara Jansen, qui aurait empêché l’extension de l’euthanasie pour seule cause de maladie mentale, le gouvernement de Mark Carney a annoncé le sept octobre qu'il déposerait un projet de loi visant à prolonger indéfiniment l'interdiction de l'euthanasie pour seule raison de maladie mentale, qui doit prendre fin en mars 2027.
L'extension de l'euthanasie à cette seule condition a soulevé une forte opposition dans la population à travers le Canada. Par ailleurs, le comité chargé d'examiner les doléances de divers individus et groupes a recommandé de la suspendre indéfiniment l'extension en question.
Une bonne nouvelle, donc, si le gouvernement tient parole...
Mais les libéraux, qui ont dû reculer sur ce point, ont annoncé que dans le même projet de loi qui sera déposé cet automne ils légaliseraient les demandes anticipées d'euthanasie pour les personnes diagnostiquées d'une "maladie grave" et qui pourraient perdre la capacité de consentir à l'euthanasie.
Dans leur malice, les libéraux vont créer une situation où les députés ne pourront pas voter pour annuler une extension de l’euthanasie sans en approuver une autre... Et voter contre reviendrait à refuser l’annulation de la première extension.
100 jours de chapelet pour le renouveau de la foi au Québec
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Renouveau du Québec/Instagram
L’initiative Renouveau du Québec, lancée au printemps, a récemment dépassé le jalon symbolique des 100 jours et passera bientôt le cap des 200. Cette initiative, qui doit durer au total 1000 jours, invite les jeunes et les moins jeunes à prier le chapelet tous les jours et à se réunir chaque mardi pour réciter la prière mariale.
L’initiative a été lancée par Cyril Azzi qui s’est senti appelé à lancer un mouvement de prière pour le nouvellement de la foi au Québec, selon le site du Diocèse de Montréal :
« Au cours de la Semaine sainte, je me trouvais en Abitibi-Témiscamingue pour un travail temporaire. C’est à la Vigile de Pâques, pendant la messe célébrée à la cathédrale Saint-Joseph de Rouyn-Noranda, que j’ai senti dans mon cœur une forte invitation à entreprendre cette initiative et à la consacrer au renouveau de la foi au Québec. »
Cyril Azzi a repris pour modèle un mouvement auquel il avait participé pour le renouveau de la foi à Montréal durant la covid :
1 réaction Lire la suite« Cette inspiration a cependant un précédent. Pendant la pandémie, nous avions déjà entrepris une démarche semblable. Ce qui avait commencé par quelques jours de prières du chapelet pour qu’un événement de formation pour jeunes adultes porte fruit s’est soudainement transformé en prière quotidienne du chapelet pour le renouveau de la foi à Montréal. Sans l’avoir planifié au départ, nous avons persévéré jour après jour jusqu’à atteindre le millième jour. »
L’école secondaire Loyola renonce aux subventions de l’État pour rester catholique
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : JohnMajor/Wikimedia Commons
L'école secondaire privée Loyola de Montréal se voit obligée de renoncer aux subventions de l'État à cause de la laïcité, d’ici 2029.
Loyola est une école privée catholique anglophone dont la fondation remonte à 1896, la Loi 9, adoptée le 2 avril 2026, l'obligerait à perdre son caractère typiquement catholique afin de continuer à recevoir des subventions.
L'enseignement religieux obligatoire ne pourrait plus avoir pour but de transmettre la foi catholique, et les prières, retraites et messes devraient être facultatives et avoir lieu en dehors des heures d'école.
Loyola a annoncé qu'elle renonçait à la subvention qui représente 7500 $ par élève, ce qui ferait passer les frais de scolarité d'environ 12 530 $ à 20 000 $ ou 21 000 $ par an.
Heureusement, Loyola compte développer considérablement son réseau de bienfaiteurs afin de maintenir l'accessibilité à son établissement.
Par ailleurs, Loyola insiste que l'école n'est pas en déclin et que les demandes d'admission sont à un niveau historique.
On voit que Loyola, qui est une école sans problèmes, est la cible d'une loi qui a été faite en réaction à une autre sorte de problème, dont le cas de l'école publique Bedford de Côte-des-Neiges a été le symbole. L'école primaire Bedford a fait l'objet d'une enquête ministérielle qui a révélé la présence d'un « clan dominant » musulman parmi les enseignants qui faisait régner un climat de peur et d'intimidation dans l’institution.
Les problèmes de l'école Bedford pouvaient être sanctionnés sous les lois et les règlements existants, il n'y avait pas besoin d'une loi étendant la laïcité pour les régler. D’autre part, on voit là la bêtise de la laïcité qui met toutes les religions dans le même sac en oubliant qu'elles ont toutes des doctrines différentes et qu'elles produisent donc des fruits différents.
1 réactionÉric Lanthier retire sa candidature de Pontiac après que les médias l’aient qualifié d’« homophobe » et d’« antiavortement »
Éric Lanthier.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Parti conservateur du Québec
Le pasteur Éric Lanthier a retiré sa candidature de Pontiac où il se présentait pour le Parti conservateur du Québec, suite à plusieurs articles publiés dans les médias au sujet des déclarations de M. Lanthier sur l'avortement et les thérapies pour les homosexuels désirant se défaire de leur attrait pour le même sexe.
Ceci est le premier désistement parmi les candidats conservateurs au cours des élections québécoises de 2026.
Les médias ont cité à charge un billet écrit par le pasteur Lanthier, intitulé « Avortement : “C’est mon choix parce que c’est mon corps” est un argument irrationnel. », que nous avions publié sur le site de CQV en 2015.
Ils ont aussi sorti une publication sur X d'Éric Lanthier où il se félicitait d'avoir le privilège d'ouvrir la Marche pour la vie d'Ottawa de 2019.
Les médias ont soulevé également le fait que M. Lanthier était en faveur des « thérapies de conversion » : une aide psychologique ou pastorale pour les homosexuels qui désirent se défaire de leur attrait pour les personnes du même sexe.
Incroyable ! n'est-ce pas ? Dans un Québec apparemment « pro-choix » ce serait un choix qu'on ne devrait pas avoir…
Éric Duhaime, chef du PCQ, a défendu son candidat, affirmant que le parti était « pro-choix » et qu'il était lui-même « gai », indiquant par ailleurs que M. Lanthier s'était engagé à respecter la ligne de parti.
Malgré tout, Éric Duhaime a annoncé plus tard que M. Lanthier retirait sa candidature afin de ne pas être « une distraction » pour le parti. Les médias n'auraient certainement pas manqué de revenir à la charge contre le PCQ à propos de ce candidat, autrement plus consistant que d'autres sur ses positions, s'il était resté.
On le voit ici, TVA Nouvelles indique fièrement que le candidat a pris la porte quelques heures après la publication de leur premier article sur ses positions. Les médias, en effet, ne sont pas tant des rapporteurs de nouvelles que des influenceurs politiques. Ils voulaient la peau de ce candidat et ils l'ont eue.
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