Laissée seule face à la détransition : l’histoire de Rose - Campagne Québec-Vie
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Laissée seule face à la détransition : l’histoire de Rose

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : zinkevych/Freepik

Rose, qui a maintenant 21 ans, a connu un parcours difficile. Dans son enfance, elle a subi plusieurs traumatismes, elle a également été victime d’intimidation à l’école. Elle raconte que ses épreuves l’ont amené à vouloir se dissocier de qui elle était, de laisser derrière elle cette Rose qui souffrait tant. Elle a même fait deux tentatives de suicide.

À un moment donné, elle a découvert sur internet des personnes qui se disaient transgenres et qui avaient suivi ou qui suivaient le processus de transition. Après avoir vu de nombreuses publications de ces personnes et les avoir contactées, elle s’est convaincue, raconte-t-elle, que la solution à ses problèmes était d’elle-même transitionner. Lorsqu’elle dit à sa mère qu’elle croyait être un garçon, cette dernière n’a pas cru que ce sentiment était sérieux. Elle a craint durant tout le temps qu’a duré la transition de sa fille que cette dernière se trompât et qu’elle le regrette.

Devant la volonté de sa fille de devenir « Maxime », sa mère, Danielle, qui craignait que la détresse de sa fille ne l’amène à tenter à nouveau à se suicider, a été consulter la clinique Meraki (qui s’occupe de transitions) pour comprendre de quoi sa fille souffrait. Après deux visites, la clinique a prescrit les bloqueurs de puberté, convainquant la mère que cela donnerait une « pose » à sa file lui permettant de réfléchir — sans mentionner d’effets secondaires.

Alors que Rose voulait obtenir la testostérone pour masculiniser son corps, sa mère résolument opposée a voulu qu’elle vît un psychologue afin de déterminer si sa fille souffrait de dysphorie sexuelle. Le psychologue n’ayant pas vu d’évidence d’une telle dysphorie, mais ayant en revanche vu plusieurs traits de personnalité limite (dont Rose sera diagnostiquée à 16 ans), elle a recommandé une extrême prudence. Las... à la clinique Meraki, malgré l’avis de sa mère (qui ne pouvait plus rien empêcher légalement puisque Rose avait 14 ans) et malgré l’avis du psychologue, le spécialiste de la clinique a déclaré à Rose qu’il faisait confiance à son ressenti.

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À 16 ans, Rose a pris un rendez-vous pour une mastectomie, là, le papier qu’on lui a demandé de signer déclarait « je suis majeure et je consens ». Quand elle fit remarquer cette incongruité, on lui répliqua « c’est pas grave, fais juste signer, c’est correct » — elle se fera retirer les seins.

Pour ceux qui nous disaient sous notre précédente publication sur la détransition de Rose Guérin que le système de transition était rigoureux, son cas montre tout le contraire, ou à tout le moins que son application semble très souple...

Rose a souligné par ailleurs au micro de Rémi Villemure que sa propension à se suicider était antérieure à sa volonté transitionner, volonté souligne-t-elle qui lui venait de qu’elle s’était convaincue que la transition était la solution, et qu’il aurait été préférable que les professionnels de la santé lui eussent à la place fourni de l’aide psychologique et eussent cherché si sa souffrance ne venait pas d’autres problèmes psychologiques.

À 17 ans, elle a reçu un appel de l’hôpital qui réalise les opérations de transition, pour planifier l’« opération du bas » pour quand elle aurait ses 18 ans. Rose raconte qu’elle était chez son frère (dont elle a été séparée pendant des années parce qu’il avait des problèmes de comportement qui rendait difficile la vie avec lui) lorsqu’elle a reçu cet appel. En présence de ce frère, elle retrouvait le sentiment qu’elle était sa petite sœur. Après l’appel où elle n’avait rien décidé, elle éclata en sanglots, appelant sa mère pour lui dire qu’elle avait eu raison et qu’elle était bien une fille.

Maintenant, Rose doit payer de sa poche pour effacer le plus possible les effets de la transition de genre. Le système qui avait couvert la majeure partie des frais de la transition tout d’un coup est absent pour aider Rose dans sa quête de recouvrance. Les frais des divers traitements que Rose a commencés a suivre s’élèvent à plus de 30 000 $. Elle a lancé une page de financement GoFundMe pour réunir assez d’argent pour payer les traitements.

Rose Guérin a été à plusieurs émissions pour parler de son histoire, on peut voir ses entretiens sur les chaînes YouTube d’Élo Veut Savoir, Ensemble pour Protéger nos Enfants et 995 Montréal.



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