
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Une jeune femme qui a suivi un processus de transition de 13 à 17 ans déplore que le système de santé qui l’avait accompagnée durant la transition l’abandonne maintenant alors qu’elle cherche à détransitionner, selon Le Journal de Montréal :
« J’étais soutenue pendant ma transition pour devenir un gars lorsque j’avais de 13 à 17 ans », raconte Rose Guérin, mais maintenant « Il n’y avait soudainement plus de services pour moi ».
La jeune femme qui a maintenant 21 ans a subi une double mastectomie à 16 ans, mais à 17 ans, juste avant ce que l’article du Journal de Montréal appelle « la grande opération » (probablement l’hystérectomie), elle a changé d’idée :
« J’ai fondu en larmes et j’ai appelé ma mère pour lui dire que je n’étais pas un gars, que j’avais toujours été juste une fille très mal dans sa peau ».
Heureusement, elle, qui rêve d’avoir des enfants, a pu retrouver sa fertilité après avoir cessé les traitements de transitions, mais elle ne pourra pas les allaiter :
« J’ai un torse plat avec deux grandes cicatrices et je ne pourrai jamais allaiter, mais en arrêtant les hormones, je suis redevenue fertile ».
|
|
|
|
Rose Guérin estime que les divers traitements pour l’épilation, pour éclaircir sa voix ou reconstituer ses seins lui coûteront environ 30 000 $.
Elle a pu trouver du soutien auprès d’un groupe d’une dizaine de jeunes détransitionneurs. Malgré son expérience, elle dit qu’elle n’est pas contre la transition : « Je ne suis pas anti-trans, je dis juste que ça a été une erreur pour moi ». Elle rajoute cependant qu’elle reçoit des messages hostiles chaque fois qu’elle partage son histoire :
« Chaque fois que je partage mon expérience, je reçois des injures ou des incitations au suicide, mais je n’ai pas envie de me taire ».
Non seulement le système est-il à sens unique, c’est-à-dire qu’il encourage et soutient la transition des jeunes, mais les militants du genre manifestent-ils leur haine envers quiconque remet en question le mythe de la transition heureuse.
Rose Guérin dit qu’à l’époque où elle désirait transitionner elle se serait probablement suicidée si elle n’avait pas suivi ce processus. L’article du JdM précise également qu’elle a été diagnostiquée du trouble de la personnalité limite.
À propos de ce dernier point. Une récente étude finlandaise indique que les jeunes souffrant de dysphorie de genre souffrent souvent aussi de problèmes psychiatriques, et que parmi ces jeunes, ceux qui entreprennent la transition voient pour beaucoup d’entre eux une augmentation de problèmes psychiatriques. Les chercheurs qui ont réalisé l’étude soulignent aussi que le système médical passe souvent à côté de problèmes psychiatriques dont souffrent les jeunes en les faisant suivre le processus de transition.
La transition, en plus d’être inhibition du développement sain du corps et ultimement la mutilation inutile d’organes sains, est une réponse qui passe à côté des réels problèmes dont souffrent ces jeunes.
Plusieurs juridictions sont revenues en arrière sur la transition de genre chez les mineurs, dont l’Angleterre et la Finlande qui en limite plusieurs aspects. Il est temps que le Canada et le Québec fassent de même.