
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva
Une étude finlandaise révèle que les jeunes souffrant de dysphorie de genre souffrent souvent aussi de problèmes psychiatriques. L'étude montre également que les jeunes qui subissent une transition de genre subissent une nette augmentation de problèmes psychiatriques.
L'étude a été coordonnée par le professeur Riittakerttu Kaltiala, directrice de la première clinique du genre en Finlande et chef du département de pédopsychiatrie de l’hôpital universitaire de Tampere. L'échantillon étudié comprend 2083 jeunes de moins de 23 ans qui ont fait une demande de transition entre 1993 et 2019, comparé à 16 643 jeunes du même âge issus de la population.
Selon les résultats de la recherche, 45,7 % des transitionneurs potentiels souffraient, avant leur premier rendez-vous en clinique de genre, de troubles psychiatriques, contre 15 % dans le groupe témoin, ou trois fois plus.
38 % des jeunes souffrant de dysphorie de genre ont suivi une transition dite « médicale ». Parmi ceux-ci, ceux qui ont subi un traitement de féminisation ont vu leur taux de suivi psychiatrique passer de 9,8 % à 60,7 %, ou six fois plus. Tandis que celles qui ont subi une masculinisation sont passées de 21,6 % à 54,4 %, ou deux fois plus.
Les chercheurs notent que, les besoins psychiatriques ne diminuant pas avec la transition, ce processus fait passer le système médical à côté de problèmes psychologiques dont souffrent ces jeunes.
Espérons que cette étude en réveillera plus d'un au Canada et tout particulièrement au Québec.
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