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La gauche en colère contre Amy Coney Barrett

Par Paul-André Deschesnes — Photo : PxHere

Connaissez-vous Ruth Bader Ginsburg juge à la Cour suprême des États-Unis ? Âgée de 87 ans, elle est décédée en septembre 2020.

Icône féministe d’extrême gauche, elle était reconnue pour ses positions progressistes (pro-avortement, pro-euthanasie, etc.). Après son décès, dans beaucoup d’états démocrates, on lui a rendu hommage et on lui a même élevé une statue à New York dans sa ville natale.

Le 25 septembre 2020, le Président des États-Unis a présenté aux médias son choix pour remplacer la juge décédée : Amy Coney Barrett, 48 ans, mère de sept enfants, magistrate très connue et très compétente. Elle a déjà été une professeure de droit de haut niveau à l’Université catholique Notre-Dame des États-Unis. Le Sénat devra maintenant voter sur cette candidature.

Au niveau mondial, beaucoup de médias ont critiqué le choix du Président Trump, qualifiant Amy Coney Barrett d’être trop « à droite » et d’être incompétente. Mais en quoi n’est-elle pas un bon choix pour ce poste ? Selon les critiques, Amy Coney Barrett ne pourrait pas siéger à la Cour Suprême, car elle ferait partie de la droite religieuse américaine. Elle est une catholique pratiquante ; elle est opposée à l’avortement et à l’euthanasie ; elle est donc une « pauvre » personne qui a refusé d’évoluer et de s’adapter au monde moderne.

Voici ce que nous dit Le Journal de Montréal de cette candidature : « archiconservatrice, traditionaliste, trop religieuse, antiféministe (26 sept 2020) ; elle doit être rejetée par le Sénat, dit Biden (27 sept 2020) ; elle sera soumise aux dogmes de l’Église catholique ; elle est instruite, mais elle est trop à droite ; elle est une fondamentaliste religieuse ; sa foi va lui dicter ses jugements ; la Bible va l’aveugler ; ce sera l’obscurantisme paralysant ; avec elle, les États-Unis vont devenir une théocratie (28 septembre 2020). » La rectitude politique en vigueur ne supporte pas ces idées « d’un autre âge ».

Que peut-on conclure devant autant de soulèvements ? La gauche religieuse, politique et médiatique se déchaîne. L’acharnement contre les catholiques pratiquants continue. Faut-il se taire et cacher sa foi ? La tempête fait rage. Le monde moderne ne supporte plus la loi de Dieu. On préfère la nouvelle morale décadente en vigueur en Occident.

Prions pour Amy Coney Barrett ; attaquée de toutes parts à cause de sa foi, elle rame à contre-courant. Cette très courageuse personne est un exemple à suivre.

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Faites-vous partie de la droite religieuse ?

Par Paul-André Deschesnes — Photo : giannsartori/Pixabay

À plusieurs reprises, je me suis fait apostropher de la façon suivante : « Faites-vous partie de la droite religieuse ? »

En 2020, tout est de plus en plus tranché au couteau dans le sens de la rectitude politique en vigueur « droite-gauche » au sein de notre Église occidentale. Un climat toxique s’est confortablement installé. Il faut être du bon bord !

J’ai la nausée ! Je n’en peux plus d’entendre dans les médias, et même dans mon Église locale, cette expression-choc « droite religieuse ». Tel curé, tel évêque, tel prédicateur, tel politicien, tel chroniqueur, tel auteur, tel mouvement religieux, telle revue, tel journal, tel magazine, tel personnage ne seraient pas crédibles, car ils font partie de la droite religieuse. Il faut donc les dénoncer et les clouer au pilori sans aucun débat, car ils n’auraient supposément pas évolué dans le bon sens. Il ne faut surtout pas les écouter, ni les lire, ni les fréquenter. Eux, ils n’ont pas compris !

L’expression « droite religieuse », utilisée sur toutes les tribunes, frappe très fort dans le but de faire taire, discréditer et ridiculiser cette dérangeante minorité qui refuse de s’adapter aux nouvelles idées à la mode. Le mépris et la moquerie sont fréquemment utilisés comme argument massue pour réduire au silence ladite droite religieuse. On aimerait bien que ces personnes se sentent honteuses de ramer à contre-courant. Il serait urgent de les rééduquer et de les ramener dans le droit chemin.

Actuellement, c’est la gauche religieuse qui a le vent dans les voiles. Du Vatican, en passant par les diocèses jusque dans les paroisses locales, c’est la nouvelle façon de « faire Église autrement ». Même si on crie haut et fort dans le même sens et qu’on invente toutes sortes de trucs, de messages, d’enseignements, de discours et de nouveautés pour être à la mode, la gauche religieuse n’a pas de succès. Nos églises occidentales sont toujours vides. Pendant ce temps, les Églises d’Asie et d’Afrique se font injustement accuser de faire partie de la droite religieuse, même si chez eux le nombre de vocations explose. De plus, leurs églises sont toujours remplies de fervents fidèles.

Non, il n’y a pas deux Églises catholiques. Non, le Christ n’a pas fondé des dizaines d’Églises, même si on veut de plus en plus nous faire accroire que toutes les Églises et religions doivent, en 2020, être regardées sur le même pied d’égalité.

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En fin de vie

Par Paul-André Deschesnes — Photo (côtés flous rajoutés) : Pxfuel

Quand on atteint 70, 80 ou 90 ans, à moins d’être aveugle et inconscient, on se rend bien compte que nous arrivons plus ou moins vite en fin de vie. Est-ce bien le cas au Québec ?

Dès que l’automne arrive, les propriétaires des résidences pour personnes âgées font beaucoup de publicité pour attirer cette excellente clientèle. Le gouvernement, de son côté, malgré la COVID, nous informe également sur le réseau des CHSLD (Centre d’hébergement de soins de longue durée) qu’il dit en constante amélioration.

Le bon peuple québécois est très vieillissant. Le nombre de retraités explose. Mais tous ces gens vieillissent-ils toujours en sagesse ? Il y a actuellement une demande exponentielle pour obtenir une place dans ces résidences qui poussent comme des champignons un peu partout au Québec.

Maintenant posons-nous une question vitale et existentielle face à cette nouvelle réalité sociale : « Que peuvent bien nous offrir toutes ces nouvelles résidences ? »

Personnellement, j’ai fait des recherches sur ce dossier et j’ai vite constaté qu’on offre à nos aînés le paradis « terrestre ». En effet, en voici un aperçu : restaurants, buffets à volonté, salles d’entraînement, piscine, salon de beauté, « passion » dans votre assiette, spectacles et activités très variées, une belle aventure, « gâtez-vous et amusez-vous », loisirs en abondance, yoga, cinéma, jeux de toutes sortes, sauna, massothérapie, et plus encore ; « nous allons prendre grand soin de votre corps. Venez nous voir » !

Et l’âme dans tout cela ? Une personne dans mon entourage me confiait dernièrement qu’elle a fait une tournée de tous ces lieux paradisiaques. Après la visite guidée, elle posait toujours la même question à la gentille personne responsable : « Les résidents ont-ils ici des services spirituels ? » La réponse était toujours la même, c’est-à-dire « aucun » ou presque rien, « parce que les futurs résidents ne le demandent pas ».

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Tragédie : La pilule abortive RU-486 autorisée au Canada

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Par Paul-André Deschesnes

Le Canada et le Québec en particulier sont des champions dans les soins de santé.

Nos tribunaux et nos gouvernements neutres, païens et athées ont décrété au fil des ans que :

1- L’avortement est un soin de santé.
2- L’euthanasie est un soin de santé.
3- La prostitution est un soin de santé. (Plus de 300 bordels au Québec et Amnistie internationale propose de légaliser la prostitution dans tous les pays du monde, journal Le Devoir 12 août 2015).
4- Les sex-shops offrent des soins de santé.

Voilà qu’un nouveau soin de santé vient de faire son apparition. En effet, Santé Canada a confirmé le 30 juillet 2015 que la pilule abortive RU-486 sera maintenant autorisée et disponible dans tout le pays. Cette pilule permet aux femmes d’avorter à la maison en «toute tranquillité» jusqu’à la 49e journée de grossesse. Cette pilule satanique a été approuvée aux États-Unis en 2000 et en France, il y a 25 ans. «Actuellement, 60 pays ont accès à la pilule abortive». (Journal La Presse, 31 juillet 2015)

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Prostitution : Un autre « soin de santé » ?

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Par Paul-André Deschesnes

La société québécoise regorge de toutes sortes de soins de santé. On se rappelle très bien que l’avortement et l’euthanasie ont été légalisés chez nous, sous prétexte que ce sont des soins de santé.

Il y a quelques mois, un jugement de la Cour suprême du Canada a décrété que la prostitution ne doit plus être considérée comme quelque chose de mal et de criminel. Les avocats des prostituées avaient plaidé devant le plus haut tribunal du pays que celles-ci rendent des soins de santé aux personnes ayant besoin d’activités sexuelles.

Dans le journal « La Presse » du 22 juillet 2015, on nous informait que les sex-shops pourraient bientôt être considérés eux aussi comme des commerces qui rendent des soins de santé à la population.

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Portrait de famille : le défi du Synode sur la famille

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La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif qui place souvent nos pauvres enfants au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong (Garde partagée, enfants abandonnés, etc.)

Par Paul-André Deschesnes

La famille québécoise est actuellement dans tous ses états. Les constats sont alarmants. Quand on parle de la nouvelle famille postmoderne québécoise dans nos médias athées, on fait référence à quoi exactement ? 

D’une année à l’autre, la liste n’arrête pas de s’allonger : Famille monoparentale, nucléaire, éclatée, reconstituée une, deux ou trois fois, famille gaie, lesbienne, bisexuelle, transgenre ou transsexuelle, famille dont les parents vivent en concubinage, famille divorcée à plusieurs reprises, etc. La nouvelle famille québécoise est devenue tellement compliquée que le gouvernement du Québec vient de produire une brique juridique de 600 pages pour essayer de régler toutes les chicanes de nos belles familles postmodernes qui engorgent de plus en plus les tribunaux dans nos palais de justice. La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif ; c’est un casse-tête qui fait saliver nos avocats pendant que nos pauvres enfants se retrouvent souvent au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong. (Garde partagée, enfants abandonnés)

Dans ce cirque familial, on doit obligatoirement parler positivement (rectitude politique oblige) de l’industrie de la procréation assistée, des mères porteuses et des bébés éprouvette. De plus, les enfants maltraités et la violence conjugale sont devenus un terrible fléau dans notre pauvre société. Le Québec postmoderne fait figure à ce chapitre de société très distincte, très moderne et très avancée.

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« Charlie Hebdo »

charlie-hebdo.jpgPendant que j'écris cette réflexion, la France vient de déclarer l'état d'alerte maximum dans tous ses départements.

Un attentat terroriste dans les locaux du très populaire journal satirique «Charlie Hebdo» a eu lieu, il y a quelques minutes, à Paris. Il y aurait une quinzaine de morts et plusieurs blessés.

Ce massacre barbare doit être dénoncé sur toutes les tribunes dans le monde entier. Aucune raison ne peut justifier un tel geste. Il y a cependant un autre côté à la médaille.

«Charlie Hebdo» est très populaire en France et au Québec. C'est un journal extrémiste tant au niveau des textes que des caricatures. Les gens qui y travaillent sont tous athées.

Quel est le contenu de ce journal ? Tout ce qui est scandaleux et sexuellement croustillant est immédiatement publié. On attaque sur tous les fronts sans aucune retenue les personnes, les institutions et les RELIGIONS.

Depuis quelques années la cible principale de «Charlie Hebdo» ce sont les croyants. Les juifs, les musulmans et les catholiques passent régulièrement dans le tordeur de la rédaction et des caricaturistes en dépassant les bornes.

Quand la satire devient odieuse, méprisante, insultante, vicieuse, décadente, dégradante, écœurante, violente, etc., ce n'est plus drôle du tout.

Quand ce journal a pour objectif de faire une croisade en règle pour promouvoir l'athéisme, c'est inacceptable. Quand ce journal présente les croyants en Dieu comme des obscurantistes, des moyenâgeux, des idiots et des névrosés qui n'ont pas évolué, c'est inacceptable. Quand ce journal se délecte en salissant de façon vulgaire le plus possible les symboles religieux des grandes religions, c'est inacceptable. Quand ce journal ridiculise le Pape de façon très méchante, ainsi que les personnages des autres religions, c'est inacceptable.

Devant toutes ces attaques contre la religion (la cible préférée de «Charlie Hebdo»), on a le droit et le devoir de réagir de façon PACIFIQUE. On a le droit et le devoir de défendre notre religion et nos croyances sur la place publique.

Je suis bien d'accord qu'il faut avoir le sens de l'humour. Malheureusement, «Charlie Hebdo» manque de plus en plus de raffinement à ce chapitre. Le mépris et la grossièreté très à la mode de nos jours ce n'est pas de l'humour.

Dans notre monde décadent, le dieu «liberté d'expression» n'a plus aucune balise. On peut se permettre de dire, d'écrire et de caricaturer n'importe quoi.

Ma réflexion n'excuse surtout pas l'horrible attentat qui vient de se produire à Paris ; mais, on peut affirmer qu'on récolte toujours ce qu'on a semé.

Qui sème le vent, récolte la tempête.

Paul-André Deschesnes
Beloeil, Québec
Canada

MISE-À-JOUR (8 janvier)

Commentaire de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie

Plusieurs ont été rebutés par la phrase qui conclut le texte ci-dessus « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

L'auteur aurait pu tout aussi bien dire : « Le meurtre est horrible, mais le blasphème et le mépris de l'autre l'invite. »

M. Paul-André Deschesnes n'est pas le premier, ni le plus illustre à faire ce rapprochement entre le manque de respect d’une part et le meurtre de l’autre. On peut lire dans le Nouveau Testament (Matthieu 5, 22) la parole suivante de Jésus: 

« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. 5.22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.» 

La raison profonde pour cette juxtaposition est la suivante: le non-respect, le mépris, goutte par goutte, empoisonne les relations humaines et mène au meurtre. On peut et on doit dénoncer le meurtre, mais on a pas le droit de dire que le non-respect et le mépris n’a rien à voir avec. Comme le dit Bossuet: «Dieu se moque de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes» Il aurait pu tout aussi bien dire «Dieu se moque de ceux qui déplorent la récolte qu’ils ont eux-mêmes semée» 

Certains se demandent peut-être comment un si «petit» délit (une caricature irrespectueuse et blasphématoire) peux mener à un si grand crime. C’est que vous ne comprenez pas que Dieu est une personne pour les croyants, une personne parfaite et parfaitement aimable que l’on doit honorer.

Si un père de famille voit sa fille qu’il aime de tout son cœur se faire violer par une bande de dégueulasses, et il trouve une mitraillette et la décharge sur eux, vous allez déplorer ce meurtre, mais vous allez en quelque sorte…comprendre. Vous allez vous dire, «le père doit payer pour ce crime, mais ces salauds ont semé ce qu’ils ont récolté.» C’est semblable pour les croyants pour qui Dieu est encore plus aimable que la fille l’est pour le père.

Nous à Campagne Québec-Vie condamnons le meurtre de toutes nos forces. Mais le blasphème et le non respect doit aussi être condamné--ce que nous faisons aujourd'hui. Loin de nous de participer à une canonisation du blasphème et du mépris. Charlie Hebdo est une publication odieuse, elle dépasse les limites de l’acceptable ET les terroristes doivent être trouvés et punis sévèrement.

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Le synode romain ou (l'exposition de la déformation par les médias)

(Radio-Canada ou la Contre-Église)

(Photo : JasonParis sur flickr.com, licence creative commons)

Par Paul-André Deschenes

Le synode des évêques du monde entier se déroulait à Rome du 5 au 20 octobre 2014. Quelques centaines d'évêques et de cardinaux de toute la planète y participaient sous la présidence du Pape François.

Le 14 octobre 2014 à la télévision de Radio-Canada (RDI, 24 heures en 60 minutes à 19h.30),  l'animateur vedette de l'émission religieuse Second Regard, Alain Crevier, a donné un important compte rendu de ce qui s'est passé à Rome.

Voici le résumé de cette entrevue. Un véritable «tsunami» frappe actuellement le Vatican. On parle de «révolution historique», «d'explosion» au niveau de l'enseignement officiel de l'Église et d'un «ouragan de fraîcheur, de changement et de renouveau»  qui pointent à l'horizon.

Dans le coin droit, les évêques et cardinaux dits conservateurs auraient  parlé de «haute trahison» envers le Magistère et l'enseignement du Christ. Dans le coin gauche, un nombre important de participants dits libéraux auraient exigé que l'Église s'ajuste au monde moderne et change son enseignement officiel sur l'homosexualité, le divorce et le mariage.

Actuellement, le débat fait toujours rage. Il paraît, d'après Alain Crevier, que le Pape François joue son pontificat. Quand tout sera terminé et qu'il prendra une position finale sur ce dossier chaud, sera-t-il étiqueté de peureux, de traditionaliste et de moyenâgeux ou  d'audacieux ? Va-t-on le comparer à Jean-Paul II, à Benoît XVI ou à Jean XXIII ?

Au Synode, les évêques et les cardinaux n'ont actuellement aucun pouvoir de décision. Ils peuvent débattre, s'exprimer, recommander et donner l'opinion des catholiques de la base qu'ils ont en principe consultés. La décision finale revient au Pape.

D'après Alain Crevier, il y a une tendance lourde qui se fait sentir à Rome pour une nouvelle pastorale de très grande ouverture et une permissivité très importante sur le dossier du mariage et de l'homosexualité. «L'enseignement du Magistère ne tient plus la route»,  a-t-il dit ?

Le Pape n'ira pas, paraît-il, jusqu'à décréter officiellement que l'Église accepte le divorce et le mariage gai. Mais, les nullités de mariage seraient beaucoup plus faciles à obtenir. Il se pourrait également que ce synode mette la table en décrétant de nombreux assouplissements  dits pastoraux en attendant un prochain synode, qui lui proposerait de changer fondamentalement les dogmes, la morale et l'enseignement officiel de l'Église sur ce dossier.

Alain Crevier nous dit que le Pape va probablement utiliser un ton accrocheur, chaleureux, jovialiste, accueillant  et surtout pas moralisateur face à l'homosexualité, face aux divorcés remariés et face au concubinage. Le temps de l'exclusion sera terminé. Tout cela serait donc acceptable aux yeux de l'Église sans être officiellement accepté dans le but d'accommoder tout le monde. Alors, toutes ces personnes auront le droit de communier lors de la messe. Elles seront intégrées officiellement et pourront également participer et s'impliquer à tous les niveaux de la vie paroissiale et diocésaine.

Comme l'a si bien dit Alain Crevier, l'Église, n'a plus le choix. Elle doit s'adapter ou disparaître. L'immense majorité des gens vivent en concubinage ou sont séparés, divorcés et remariés une, deux ou trois fois. L'Église doit reconnaître cette réalité qui ne changera pas.

Quant à la situation dramatique de l'Église catholique au Québec notre spécialiste des questions religieuses dit «ne pas se faire d'illusion». Le peuple québécois a décroché et la rupture est tellement profonde qu'un éventuel retour au bercail reste improbable malgré les réformes majeures qui s'annoncent.

Que va-t-il ressortir de ce synode ? À La Salette (qui croit encore à cela aujourd'hui ?) la Vierge Marie avait prédit qu'une «crise effroyable et épouvantable» (ce sont ses mots à Elle) frapperait l'Église catholique. Est-ce cela que nous sommes en train de vivre actuellement ?

Le monde moderne, moralement (il ne faut surtout plus prononcer ce mot) corrompu jusqu'à la moelle, veut à tout prix imposer sa morale relativiste (il ne faut plus utiliser ce terme trop moralisateur) partout, y compris au niveau de l'Église.

En sommes-nous rendus au point où ce sera le monde qui dictera à l'Église catholique le chemin à suivre au niveau du dogme, de la doctrine et de la morale ? Sous prétexte qu'il ne faut plus juger ni exclure, faudrait-il maintenant accepter tous les comportements et tous les styles de vie ?

En attendant, il ne reste plus qu'à prier pour le Pape François et à espérer.

Tel que promis, jamais les portes de l'enfer (y croit-on encore ?) ne prévaudront contre notre Sainte Mère l'Église.

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Cela devait arriver (l'euthanasie sur demande au Québec)

(L'ex-ministre Véronique Hivon, marraine du projet de loi 52, espère que son message traversant ses belles dents, saura endormir de nouveau la population en laissant croire que ce n'est pas parce qu'on étend l'euthanasie aux handicapés ne souffrant pas et pas en fin de vie, qu'il existe une pente glissante au Québec. D'ailleurs, la preuve, c'est que la commission des droits de la personne du Québec recommande l'élargissement de l'euthanasie pour y inclure les enfants que l'on désignera comme candidats, sachant que jamais un enfant ne demande l'euthanasie par lui-même...)

(Photo : creehealth sur flickr.com, licence creative commons)

Par Paul-André Deschenes

En juin 2014, le gouvernement du Québec a adopté la loi légalisant l'euthanasie après de longs et douloureux débats avec l'appui de 80 % de la population.

Aujourd'hui, le choix de mourir dans la dignité doit être sévèrement encadré, c'est-à-dire, «réservé uniquement aux malades en fin de vie atteints d'une maladie incurable qui engendre des souffrances exceptionnelles».

Plusieurs organismes défenseurs de la vie s'étaient vigoureusement opposés à ce projet de loi sous prétexte qu'on allait ouvrir la porte un jour ou l'autre à l'euthanasie sur demande. Voilà, c'est chose faite !

Tous les médias écrits et télévisés du 8 octobre 2014 nous informaient d'un cas pathétique qui vient de se produire au Québec. Un tétraplégique est mort après un jeûne de 61 jours. Cet homme de 42 ans n'a jamais pu bénéficier de l'euthanasie, car il ne rencontrait pas les critères. En effet, il n'était pas mourant ; il n'avait pas de souffrances insupportables et son espérance de vie se chiffrait encore en quelques dizaines d'années. Cependant, il n'acceptait plus son état de dépendance et il voulait mourir.

Légalement, on peut au Québec refuser tous les traitements médicaux et on peut même refuser de manger pour en finir avec la vie, comme cet homme qui a fait la manchette des journaux et de la télévision.

Face à cette mort spectaculaire, l'ancienne ministre, Mme Véronique Hivon, la mère de la loi légalisant l'euthanasie s'est montrée favorable à l'ouverture d'un autre débat de société pour assouplir la loi actuelle adoptée depuis seulement quatre mois.

L'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité a réagi vivement en déclarant : "La loi que nous, on voulait, c'était la même loi qu'en Belgique et en Hollande", c'est-à-dire l'euthanasie sur demande.

Pendant que le bon peuple et les médias s'indignent face à cette mort dans l'indignité, voilà que le débat recommence pour rendre l'euthanasie beaucoup plus facile pour toute la population du Québec.

Tous les grands ténors favorables à l'euthanasie libre et accessible pour tous affirment que le consensus social est mûr actuellement pour des amendements majeurs à la loi qui ne serait pas assez permissive.

Tout ce cirque médiatique prouve qu'on a ouvert une terrible boîte de pandore avec notre loi légalisant l'euthanasie. Aux yeux de la population et de nombreux spécialistes de tout acabit, la loi sera toujours trop sévère tant et aussi longtemps qu'on n'arrivera pas à l'euthanasie sur demande.

On peut, en terminant, faire un parallèle avec la question toujours controversée de l'avortement. Dans les années 80, l'avortement n'était pas quelque chose de banal. Il y avait un encadrement législatif très sévère à respecter. Avec le temps et le fameux  consensus social, on a rapidement accouché par étapes de l'avortement sur demande.

Aujourd'hui, c'est le vide juridique le plus complet et le Québec se pète les bretelles avec ses 30 000 avortements par année.

« Mon corps m'appartient ; je veux mourir à l'heure qui me plaira, sans aucune contrainte législative ». Voilà ce qui pointe à l'horizon.

Et nous affirmerons fièrement en chœur que nous sommes une société très distincte, très postmoderne et très avancée.

Personnellement, je dirais une société plutôt en pleine décadence.

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Un autre soin de santé

Par Paul-André Deschenes

(Photo : Wladislaw sur wikipédia.org, licence creative commons)

Le 20 décembre 2013, la Cour suprême du Canada a jugé inconstitutionnelle la loi canadienne qui interdit la prostitution parce qu'elle criminalise les prostituées.

Du jour au lendemain, c'est devenu bar ouvert au Canada et au Québec en particulier. Devant ce cadeau empoisonné de nos «savants juges», la prostitution a explosé comme jamais auparavant, pendant que le gouvernement fédéral se casse actuellement la tête pour arrêter le fléau.

Depuis ce jugement historique, les policiers ne font plus aucune arrestation pour ce délit, car c'est le vide juridique qui règne partout au Canada. Les réseaux de prostitution font fortune et le nombre de prostitués mâles et femelles a augmenté de façon exponentielle, surtout au Québec. À Montréal, on retrouve actuellement au-delà de 200 lieux de prostitution et dans le reste du Québec, c'est un autre 200 bordels de perdition qui ont pignon sur rue, et ce, même dans les plus petits villages de notre «belle» province en pleine décadence morale.

Un débat historique sur ce sujet fait présentement rage au pays. Faut-il légaliser «cette belle profession» ? Faut-il encadrer ce «beau métier»? Faut-il combattre la prostitution par de nouvelles lois que la Cour suprême ne pourrait plus invalider ?

Actuellement, on entend dans les médias un nombre incroyable de sornettes, de faussetés, d'opinions biaisées et tordues sur la prostitution. "La prostitution peut-être un très beau métier", titre le journal La Presse du 17 mai 2014 sous la plume d'un travailleur du sexe, qui est devenu millionnaire et qui se dit pleinement heureux de jouir lui-même en quantité industrielle et de faire jouir un très grand nombre de femmes en quête d'orgasmes. La Presse du 3 mai 2014 nous parle abondamment de prostituées femelles qui vantent et adorent leur métier en disant qu'elles ont l'esprit ouvert et qu'elles rendent un service essentiel aux hommes qui ont droit d'avoir des activités sexuelles. Dans La Presse du 14 juin 2014, la populaire chroniqueuse Lysiane Gagnon se prononce pour la légalisation de la prostitution, car c'est impossible de combattre le plus vieux métier du monde. Pour elle, ceux qui veulent combattre la prostitution sont de «pauvres bien-pensants puritains» ; cette activité sexuelle répondrait d'après elle à des besoins humains fondamentaux. La chronique de Michèle Ouimet dans La Presse du 12 juin 2014 va dans le même sens c'est-à-dire éviter «la rigidité morale» et permettre aux travailleurs et travailleuses du sexe d'exercer en toute liberté leur métier.

Il faut saluer ici le courage du gouvernement fédéral qui a déposé un projet de loi dont le but est de faire disparaître à plus ou moins long terme la prostitution en pénalisant les clients plutôt que les personnes qui se prostituent afin de tarir à la source cette activité diabolique. L'esprit du projet de loi est très clair : la prostitution est un MAL et elle doit être éradiquée le plus possible. Les gens qui s'y adonnent font un sale métier, même si les savants journalistes, éditorialistes et professeurs d'université de tout acabit disent le contraire. Pénaliser et criminaliser les clients, voilà la seule et unique façon de se débarrasser de cette honteuse et scabreuse  «profession».

Au Québec, le MAL est maintenant considéré comme quelque chose de très bien ! Voilà pourquoi un véritable tollé règne actuellement contre ce projet de loi du gouvernement Harper. Voilà pourquoi La Presse titre à la une le 18 juillet 2014 : "Les Québécois sont beaucoup plus permissifs que les Canadiens sur la prostitution". Notre société païenne ressemble de plus en plus à la Rome antique au niveau de la dégénérescence !  Quand j'ai entendu certains spécialistes de la CHOSE nous dire que la prostitution est «UN SOIN DE SANTÉ» indispensable  dans notre société moderne et que les prostituées sont d'excellentes thérapeutes, j'ai failli vomir. C'est incroyable d'être rendu là et d'enseigner de telles énormités. Après l'avortement et l'euthanasie, voilà que la prostitution doit être considérée comme un soin de santé. Quelle décadence incommensurable !!!

La prostitution, c'est l'œuvre du MALIN. C'est une attaque en règle contre le véritable amour humain. C'est un salissage effrayant de la sexualité. C'est une destruction sociale tous azimuts. C'est une antivaleur répugnante, dégradante et humiliante qui avilit la personne humaine à tous les niveaux. Aucune raison ne peut justifier cette activité honteuse. C'est un MAL innommable ! Et au diable la rectitude politique.

À l'époque dite de la grande noirceur, on parlait de Montréal, la ville aux cent clochers. Aujourd'hui, les clochers disparaissent à la vitesse TGV avec les nombreuses fermetures d'églises. Maintenant, on parle de Montréal, la ville aux deux cents bordels. Notre métropole a acquis la renommée mondiale d'être une ville grande ouverte où tout est permis et où le sexe occupe la première place.

Soyons sérieux ! La prostitution doit être combattue efficacement avec comme objectif de la faire disparaître. Une véritable  sexualité responsable ne s'achète pas. Elle se vit gratuitement dans un contexte d'un véritable amour humain. Les clients sont d'ignobles prédateurs pervers et les prostitués mâles et femelles qui vendent leur corps aux plus offrants sont eux et elles aussi profondément débauchés. Un bordel n'est-il pas une maison de débauche ?

Notre société hyper décadente ne semble pas vouloir se débarrasser de la prostitution. Contrairement aux autres provinces du Canada, c'est au Québec que la population approuve majoritairement la légalisation de la prostitution. C'est une véritable honte nationale. Tous les arguments sont bons pour vanter, tolérer et protéger le plus vieux métier du monde.

Devant tous ces mensonges éhontés, on peut se demander qui a intérêt à défendre la prostitution et à vouloir abuser de façon bestiale du corps humain de femmes et d'hommes qui n'ont plus aucun respect pour leur propre corps ? Au Québec, la prostitution est de plus en plus populaire. Les bordels poussent partout comme de vulgaires champignons. D'après les travailleurs et travailleuses du sexe, toutes les couches de la population sont représentées au niveau de cette perverse clientèle. On y retrouve des gens très instruits, des professionnels, des gens peu instruits, des politiciens, des artistes, des personnes riches, pauvres et millionnaires, des jeunes et des vieux, des supposés bons pères de famille, des célibataires et même des prêtres.

La prostitution, c'est une maladie honteuse qui se répand actuellement au Québec à la vitesse de l'éclair. Il y a une quantité incroyable de chimères qui sont actuellement véhiculées sur cette question pour éviter son abolition. Non, la prostitution n'est pas un beau métier, même si les associations de prostitués nous disent le contraire en revendiquant d'honorables conditions d'exercice de cette «profession» (syndicalisation, horaires de travail, congés et vacances payés, fonds de pension, assurance maladie, etc.).  La prostitution, c'est un déluge d'activités dégoûtantes dignes des plus dégueulasses films pornos.

Pendant que notre société malade crie haut et fort pour sa légalisation, le gouvernement fédéral, traité d'intégriste sur cette question, veut prendre tous les moyens pour la combattre et la faire disparaître.

Malheureusement, ce ne sera pas facile car plusieurs avocats nous annoncent déjà que le gouvernement fédéral va frapper un mur. En effet, si le projet de loi visant à criminaliser les clients est adopté au Parlement d'Ottawa, il y aura une contestation en règle jusqu'en Cour suprême du Canada. Les savants avocats des clients et des prostitués (es) vont invoquer la fameuse Charte des droits et libertés en soutenant que recourir aux services sexuels des prostitués (es) est un droit fondamental. Nous sommes rendus là dans notre beau pays, c'est-à-dire dans les bas fonds pestilentiels de l'immoralité la plus abjecte.

Le Christ a pardonné aux prostituées en leur disant : "Va et ne pèche plus". Elles ont bu de l'Eau Vive, se sont converties et ont changé de vie. Il n'a jamais approuvé cette «profession» et il n'a jamais encouragé les clients à utiliser les services des prostituées. Le Catéchisme de l'Église catholique dit textuellement au NO.2355 : "La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue, réduite au plaisir vénérien que l'on tire d'elle. Celui qui paie pèche gravement contre lui-même : il rompt la chasteté à laquelle l'engageait son Baptême et souille son corps, temple de l'Esprit Saint. La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d'un scandale). S'il est toujours gravement peccamineux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l'imputabilité de la faute."

La véritable grande noirceur (les ténèbres) nous la vivons actuellement au Québec. La dictature du consensus social pour nous faire gober les supposés bienfaits de la prostitution est inacceptable et irrecevable. Ce métier n'est surtout pas banal, ni normal. Il faut combattre de toutes ses forces ce mal, ce fléau et cette abomination,  même si on nous traite d'intégristes et d'arriérés. Faut-il se mettre à genoux devant les terribles pressions de l'intelligentsia athée du Québec qui a réussi à faire légaliser l'avortement et l'euthanasie, qui est sur le point de faire légaliser la prostitution et qui ambitionne de faire légaliser les drogues ?

Je termine avec cette Parole de St-Paul aux Romains : "Ne prenez pas pour modèle le monde, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu, c'est-à-dire ce qui est bien, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait". (Rom. 12,2)

             PAUVRE QUÉBEC, QU'AS-TU FAIT DE TON BAPTÊME ?

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