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L’endoctrinement: le cours Éthique et culture religieuse remis en question

Le chat vient de sortir du sac ! Après avoir été qualifiés de tous les noms sur la place publique, ceux et celles qui s’opposent au Cours d’éthique et de Culture religieuse sentent une bouffée d’air frais qui pointe à l’horizon. Voilà qu’une importante étude de l’Institut de recherche sur le Québec conclut « que le CECR obligatoire dans toutes les écoles de la province n’instruit pas les élèves, mais sert plutôt à les endoctriner pour en faire des enfants accommodants ». (La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal, 11 décembre 2009)

La sociologue Joëlle Quérin, responsable de cette étude est très claire : Ce cours biaisé et tordu « abandonne les connaissances pour se consacrer exclusivement à la promotion du multiculturalisme, rebaptisé pluralisme », affirme notre spécialiste. Elle n’hésite pas à parler de « propagande à l’école ». Le gouvernement veut passer par l’école pour transformer la société et imposer sa philosophie grâce à une stratégie de pluralisme doctrinal. Elle réclame l’abolition immédiate de ce cours bidon qui empoisonne l’esprit de nos enfants dans un contexte figé où tout débat est évacué et interdit.

Le réputé sociologue Mathieu Bock-Côté va encore plus loin et qualifie ce cours de « cours d’accommodement 101 où l’enseignement des religions sert de prétexte à la rééducation thérapeutique de la société québécoise ». (La Presse, 11 décembre 2009)

Les « méchants cathos dits de droite » ne sont plus seuls à combattre « ce cours qui viole la liberté religieuse des parents, qui gomme nos traditions et qui relativise notre héritage culturel en mettant sur le même pied d’égalité toutes les croyances ». (Richard Martineau, Journal de Montréal, 10 décembre 2009)

Quand je lis l’expression « rééduquer » le bon peuple, cela me révolte au plus haut point. N’oublions pas que c’était l’outil préféré des empires communistes russes et chinois, il y a plusieurs années, qui prenaient les enfants en otages pour imposer à la nation leur philosophie marxiste-léniniste. On en est rendu là au Québec grâce à une certaine intelligentsia qui occupe les postes de commande.

La conclusion de cette savante étude devrait susciter une levée de boucliers : le cours d’ÉCR ne donne aucune connaissance spécifique aux enfants, ni l’histoire des autres religions, comme les responsables alambiqués nous l’ont frauduleusement fait accroire ; ce cours se veut « un outil de propagande destiné à vendre les vertus du multiculturalisme à la Bouchard-Taylor » (Richard Martineau). Après 11 ans d’un tel endoctrinement, les élèves auront perdu leur identité culturelle et religieuse, et, « aucun accommodement ne leur paraîtra déraisonnable », affirme Mme Quérin.

Face à cette gifle monumentale, la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne continue toujours de nier la réalité et affirme que « le cours d’ECR est le meilleur outil de rapprochement entre les différentes communautés du Québec en leur permettant de mieux se connaître ». (La Presse, 11 décembre 2009)

Ou bien notre ministre est de mauvaise foi, ou bien elle est d’une naïveté abyssale. Nous connaissions très bien les objectifs de ceux qui ont pondu ce cours inacceptable et indigeste. La vérité vient d’éclater au grand jour, même si le gouvernement s’acharne à nier l’évidence.

N.B. À l’émission Denis Arcand en direct, à la radio FM du matin, durant la semaine du 7 décembre 2009, l’invitée Denise Bombardier était très choquée. Après avoir mis la main sur le cahier d’exercices de Secondaire I du cours d’ECR, elle est tombée sur la question suivante :

Veux-tu me dire qui tu es ?

Choix de 3 réponses pour l’élève :

a) je suis une fille ___
b) je suis un garçon ___
c) je ne le sais pas encore ___ 

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L'argent sale

Les finances de l’État québécois sont dans le rouge. Les coffres sont vides. La dette nationale explose et vient d’atteindre les 215 milliards de dollars ; et ça n’arrête pas d’augmenter. Le retour des déficits annuels fait trembler la communauté économique. Il faut trouver la solution miracle.

En novembre 2009, tous les médias annonçaient en grande pompe que le gouvernement envisage de permettre à Loto-Québec de lancer un site de poker en ligne pour cibler les 18-35 ans.

Quand, j’ai lu cette nouvelle, je m’attendais à une levée de boucliers tous azimuts pour contrer ce projet qui, soyons sérieux, n’a rien de bon sur le plan social.

Actuellement au Québec, le poker a la cote. Les étudiants de nos écoles secondaires et même primaires s’y adonnent religieusement, souvent avec la bénédiction des autorités scolaires. Sur toutes les tribunes, on fait l’apologie du poker ; on vante les grands talents et les habiletés de vedettes du monde politique et artistique ; on consacre des émissions de télévision à ces jeux d’argent. Tous ces gros joueurs sont présentés à notre jeunesse comme des modèles à suivre.

Le Québec ne serait-il pas en train de créer une génération de joueurs compulsifs ? Évidemment, notre nation est devenue accroc au jeu : loto, bingo, casino, vidéo-poker, etc... rapportent à l’État des sommes colossales sans que personne n’ose attaquer cette vache sacrée. Il ne faut surtout pas débattre de ce dossier sous l’angle des valeurs morales et sociales. C’est passé de mode.

Sous le « noble » prétexte que la pègre va s’en occuper si l’État ne le fait pas, on s’en lave les mains et on empoche en quantité industrielle tout cet argent sale. Le fric d’abord -- le gros bon sens chez le diable ! Nous en sommes rendus collectivement à un niveau abyssal de décadence morale. À la vitesse TGV, nous permettons à notre société malade de devenir encore plus malade.

Le vice, c’est très payant, mais ça ne fait pas des enfants forts. Pourtant, cela est très fortement encouragé par notre gouvernement. Toutes les publicités de Loto-Québec vantent les très grands bienfaits du jeu. Un jour ce sera ton tour ! On se fout royalement des coûts sociaux d’une telle politique, pourvu que l’argent rentre à pleines poches. La vache doit donner son lait empoisonné, même si le bon peuple en perd tous ses repères.

Après le poker, l’État insatiable va sûrement nous proposer de légaliser les drogues et la prostitution pour mieux contrôler ces phénomènes, c’est-à-dire pour remplir plus vite ses coffres. L’argent sale, c’est très payant.

Une société qui en est rendue là, c’est plutôt dégradant ! Mieux vaut donner son fric à l’État plutôt qu’à la mafia, claironnent les grands ténors des droits et libertés. Je leur répondrai qu’un État qui a une colonne vertébrale a le devoir de combattre l’argent sale, la mafia et le vice, tout le contraire de ce qui se passe actuellement au Québec.

Quel gouvernement aura assez de sagesse et de courage politique pour faire la promotion des valeurs fondamentales en prenant les moyens de vivre sans cet argent sale ?

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En quête de sens: l'euthanasie, le suicide assisté, et le besoin d'avoir des soins palliatifs de qualité au Québec

Le débat sur l’euthanasie est reparti de plus bel au Québec. Même si les dés sont pipés d’avance, quelques notes discordantes réussissent à se faire entendre face à une meute populaire qui revendique les « bienfaits » de la belle mort.

Le docteur Serge Daneault, spécialiste en médecine communautaire, pratique la médecine palliative depuis plus de 15 ans à Montréal. Complètement bouleversé, il raconte dans La Presse du 28 novembre 2009, « avoir reçu lors de sa dernière fin de semaine de garde dans un grand hôpital plus de demandes d’euthanasie que dans toute sa carrière ». L’analyse qu’il fait de cette expérience pour le moins traumatisante devrait nous faire collectivement réfléchir. Ses propos sont d’une profondeur incroyable, car ils mettent le doigt à la bonne place dans ce dossier explosif.

Pourquoi un tel engouement pour l’euthanasie dans notre société québécoise ?

D’abord, toutes ces personnes qui demandent la piqure finale sont profondément souffrantes, même si la médecine soulage de plus en plus efficacement la douleur physique. Nos malades dans notre système de santé souffrent parce qu’ils sont condamnés comme des numéros et abandonnés par une structure qui gère le chaos de façon inhumaine. Les médecins, eux aussi, souffrent en silence souvent autant que leurs patients, car ce système est générateur de souffrance. Les parents souffrent également parce qu’ils n’acceptent pas la souffrance du malade et qu’ils ne voient pas de lumière au bout du tunnel. Ils veulent en finir au plus vite.

Si le gouvernement avait le moindrement d’éthique pour le respect de la vie, il y a longtemps qu’il aurait mis sur pied des soins palliatifs de première qualité pour procurer aux malades une fin de vie honorable.

« L’autre élément derrière cette insistance de légaliser l’euthanasie, c’est, nous dit le docteur Daneault, la toute puissante illusion que l’on peut contrôler sa vie ». Mon corps m’appartient ! Si les gens vivaient heureux avec des valeurs fondamentales, ils accepteraient d’être incapables de contrôler leur fin dernière. Malheureusement, dans notre monde décadent, on est rendu au point où « c’est rationnel d’affirmer que l’apaisement de la souffrance doit obligatoirement passer par l’élimination du souffrant ».

Voilà une logique populaire qui ne tient pas la route. Le médecin est là pour accompagner les malades et non pour les exécuter. Nos sociétés dites modernes, très évoluées et très avancées, ont oublié l’essentiel. « Le problème de sens, nous dit le sage docteur, est actuellement l’un des plus importants dans l’existence humaine et dans l’expérience de la souffrance. Une souffrance qui n’a pas de sens survient dans une vie qui n’en a pas plus et peut-être dans une vie qui n’en a jamais eu ».

Et il termine en disant : «Promouvoir l’euthanasie, c’est retirer pour toujours à l’homme l’opportunité d’être véritablement un homme ».

Cette sage réflexion nous montre jusqu’à quel point une société comme la nôtre, qui fait la promotion du nihilisme, peut aller quand il est question de la culture de la mort. La vie humaine et la souffrance ont-elles encore un sens ? Voilà la question fondamentale qu’il faut se poser quand on parle d’euthanasie.

On ne peut dissocier euthanasie et quête de sens. Pour nos gouvernements comptables, pour nos médecins et soignants surchargés, pour nos familles jovialistes et épicuriennes, pour nos malades souvent découragés et abandonnés, la vie a-t-elle encore un sens ? Si oui, l’euthanasie est inacceptable, car la souffrance et la mort doit elle aussi avoir un sens.

Merci docteur Daneault pour votre belle et courageuse réflexion qui ose aller à contre-courant dans notre Québec en pleine déroute.

Aussi: lire le livre du Dr. Daneault -- "Souffrance et médecine" Presse Université Québec, 164 pp.

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ALEA JACTA EST -- Le sort en est jeté!

Tous les médias annoncent fièrement que 75% des médecins spécialistes du Québec sont favorables à la légalisation de l’euthanasie.

Le président de la Fédération, le Docteur Gaëtan Barette, proclame haut et fort que « l’euthanasie est rendue à un point aujourd’hui qui est presque identique à celui où se trouvait l’avortement il y a 21 ans. C’est exactement le même débat » (La presse, 14 octobre 2009).

Nous voilà donc dans le vif du sujet. Quand le bon docteur très favorable à l’euthanasie et partisan indéfectible de l’avortement déclare qu’il faut faire un grand débat de société au Québec sur cette question, cela me fait bien rire. Les dés sont pipés d’avance. Les médecins, les sondages populaires, les médias et les groupes de pression, tous sont maintenant en accord avec la légalisation de l’euthanasie.Quand le bon docteur nous endort avec le somnifère des balises et de l’encadrement de l’euthanasie pour éviter les débordements, ça me fait bien rire. Comme dans le dossier de l’avortement, toutes ces belles balises finiront par tomber les unes après les autres pour en arriver à l’euthanasie sur demande d’ici quelques années.

En regardant les nouvelles TVA à 12 heures le 13 octobre 2009, j’ai été interpellé par Justine Farley, la sage présidente de l’association des médecins spécialistes en soins palliatifs, qui n’a pas eu peur de répondre au docteur Barette. Elle a très bien expliqué qu’il faudrait donner aux grands malades des soins palliatifs de première qualité plutôt que de leur proposer l’euthanasie. Elle a insisté sur le danger d’ouvrir toute grande la porte à l’euthanasie sur demande, comme le souhaite nos grands promoteurs de la culture de la mort. Elle nous a informés que seulement un dixième des malades en phase terminale peut actuellement bénéficier au Québec de soins palliatifs.

La solution finale et populaire ne serait-elle pas l’occasion rêvée pour le gouvernement de se débarrasser de tous ces malades qui coûtent très cher au système de santé en faillite?

Voilà pourquoi, on met l’accent sur l’euthanasie plutôt que sur les soins palliatifs. Nous sommes en face d’un faux débat.

Nous avons accouché d’une société décadente où tous les dérapages sont maintenant permis. L’euthanasie sera-t-elle bientôt banale, normale et acceptable, comme l’avortement ?

Alors, je dis au Docteur Barette : « Faites-moi rire avec une belle législation qui éviterait les abus ». Quelle naïveté !

Dans notre société postmoderne, le relativisme et le nihilisme sont des valeurs à la mode. Mon corps m’appartient, alors je veux avorter quand je le déciderai et je veux également déterminer l’heure de ma mort. Quant à un véritable débat de société sur cette question fondamentale: alea jacta est— « le sort en est jeté » !

Voir aussi: Non à l'euthanasie et au suicide assisté: Aucune condition particulière ne les justifie

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Semer aux quatre vents

Une citoyenne américaine veint de recevoir l’autorisation d’un tribunal New-Yorkais de poursuivre la banque de sperme IDANT qui a pignon sur rue dans cette ville des Etats-Unis. Une première en Amérique! (La Presse, 27 juillet 2009) L’enfant de cette femme, conçu grâce à cette manipulation de la vie, souffre d’un certain retard mental, alors que madame s’attendait à un bébé parfait et surdoué.

Bienvenue dans le « merveilleux » monde des donneurs et vendeurs de sperme! Avec cette cause type, les sociétés décadentes occidentales dites très avancées seront bientôt confrontées à de multiples poursuites judiciaires.
Plusieurs femmes insatisfaites, auraient depuis deux décennies, hérité de bébés porteurs du virus du sida ou prédisposés génétiquement à développer à l’âge adulte des cancers ou d’autres maladies physiques et psychologiques. Adieu la certitude du beau bébé parfait!

Actuellement, au Canada, le marché du sperme s’alimente surtout aux Etats-Unis parce que nos voisins du sud payent le gros prix aux donneurs pour cet acte contre nature. Le Québec, société très distincte, veut maintenant légiférer en cette matière.

Comme le Canada interdit la rémunération des donneurs de gamètes, nous voulons créer ici une banque québécoise de sperme en espérant mettre fin au tourisme reproductif (La Presse, 22 avril 2009)

Ce dossier illustre très bien le gouffre dans lequel nous nous enlisons. La vie est maintenant honteusement manipulée et commercialisée. Le corps humain est devenu une vulgaire marchandise, et le sperme, un produit insignifiant qu’on peut éparpiller partout sans aucune responsabilité. Un donneur américain vient de s’autoproclamer champion, car il a engendré 120  enfants aux Etats-Unis et au Canada en quelques années. (Le Devoir, 20 avril 2009) Nos semeurs de sperme à tout vent sont d’ignobles personnages qui n’ont aucune morale, ni aucun respect pour la vie.

Le Mexique, l’Inde et plusieurs pays d’Europe de l’est proposent sur Internet leurs cliniques pour satisfaire les couples infertiles ou les femmes seules à la recherche de la semence de l’étalon parfait qui produira le super bébé tant recherché.

Quelles règles d’éthique peuvent bien encadrer tout ce cirque grotesque? Aucune!

Il n’y a pas 56 solutions pour régler ce problème. Une société qui respecte la vie doit absolument interdire purement et simplement le don et la commercialisation du sperme humain. Pendant que nos diaboliques cliniques de fertilité salivent devant cette industrie très payante de la vie massacrée et profanée, le sage enseignement de l’Église catholique répète à temps et à contre-temps que notre corps est le Temple de l’Esprit Saint et que la conception d’une vie humaine doit se faire uniquement par un acte d’amour entre un homme et une femme dans le cadre d’un engagement matrimonial pour toute la vie.

Les semeurs de sperme sont une honte pour l’espèce humaine.

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Triste anniversaire

Le 8 août 1989, la Cour suprême du Canada permettait à Mme Chantal Daigle de se faire avorter. Les grands ténors de la mort et les médias décadentes ont applaudi en ce mois d’août 2009 ce triste vingtième anniversaire d’une cause qui a fait les manchettes au Québec.
Rappelons brièvement les faits :

Le 8 août 1989, la Cour suprême a siégé en catastrophe pour déterminer si Mme Daigle pouvait ou non se faire avorter. Puis, coup de théâtre : en pleine salle d’audience, l’avocat de madame s’est levé pour dire que sa cliente venait de se faire avorter à Boston. (La Presse. 3 août 2009)

Enceinte de 20 semaines, elle avait décidé de ne plus attendre la permission de la Cour. Même si une injonction de la Cour lui interdisait de se faire avorter, Chantal Daigle est devenue l’héroïne de l’année invitée sur tous les plateaux et louangée par les médias et les groupements féministes.

La porte de l’avortement venait de s’ouvrir tout grande au Canada. Rappelons-nous que le gouvernement du Québec a refusé de la poursuivre pour outrage au tribunal comme il aurait dû le faire. La Cour suprême, après avoir blanchi Chantal Daigle, décrétait quelques mois plus tard que « le fœtus n’est pas un être humain ».

Avec ce jugement historique, l’avortement sur demande est devenu banal, normal et acceptable et sa pratique largement répandue. Aujourd’hui, 34 grossesses sur 100 au Québec, se terminent par un avortement. Un « beau » pas en avant !

Mme Margaret Somerville, professeure au département de droit et de médecine de l’Université Mc Gill se dit toujours « renversée par le virage à 180 degrés qu’a fait le Québec en quelques années sur cette question ». (La Presse, 3 août 2009). Et elle ajoute : « Les femmes ont maintenant le droit d’avorter même la veille de leur accouchement ».

Faudrait-t-il baliser le droit à l’avortement ? « C’est de la dynamite ... aucun politicien ne va toucher à ce dossier », affirme Mme Somerville qui se dit personnellement en faveur « d’interdire les avortements après le premier trimestre de la grossesse ».

Les arguments tordus et biaisés (« mon corps m’appartient », « c’est mieux que les broches à tricoter », etc.) des féministes et de notre intelligentsia décadente ne tiennent plus la route. Depuis ce jugement inique du 8 août 1989, le bébé, véritable personne humaine dans le sein de sa mère, est devenu un vulgaire amas de chair jetable à la poubelle.

Même si La Presse biaisée nous enfonce dans la gorge, sur une page complète de propagande pro-avortement, que l’affaire Daigle a été « une bataille nécessaire » pour le bien des femmes (3 août 2009), il ne faut surtout pas se laisser leurrer par ces infâmes discours.

Depuis cette date du 8 août 1989, la culture de la mort s’est confortablement installée au Québec. Pendant que certains se pètent les bretelles en affirmant que le débat est clos, le nombre d’avortements est devenu une véritable boucherie nationale.

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Récompense pour une hécatombe

Tous les médias annoncent en grande pompe en ce début de juillet 2008 que le roi de l’avortement, le bon docteur Henry Morgentaler, sera décoré de l’Ordre du Canada. C’est la gouverneure générale Michaëlle Jean qui a fait cette annonce lors des célébrations du 1er juillet.

Ce personnage très controversé, qui a pris sa retraite l’an passé, s’est vanté d’avoir pratiqué à lui seul au-delà de 100 000 avortements durant sa carrière au service de la cause des femmes canadiennes. La sélection de Morgentaler a profondément divisé les membres du comité qui désignent les récipiendaires de cette importante récompense. Certains soutenaient que la question de l’avortement divise profondément le pays : il ne leur apparaissait pas être très sage de décorer cette personnalité.

La majorité des membres du comité soutenait au contraire que le combat de Morgentaler pour l’avortement a contribué à l’évolution du Canada (sic). (La Presse, 2 juillet 2008). Peut-on honnêtement parler d’évolution devant les quelques millions de fœtus jetés aux ordures depuis quelques dizaines d’années? C’est un jour de Honte pour le Canada, un pays supposément très évolué et très humaniste, qui fait la promotion de la destruction massive des enfants à naître et qui décore son grand champion de l’avortement. Soulignons que le gouvernement Harper s’est empressé de se dissocier de cette nomination controversée, car il n’est pas impliqué dans les délibérations et les décisions rendues par ce comité.

Avec cette médaille nationale, tout le pays célèbre la culture de la mort.

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Les amis de Morgentaler

Les Québécois, champions canadiens de la décadence collective, sont en faveur de la nomination du Docteur Morgentaler à l’Ordre du Canada. Près de 75% des personnes interrogées, lors du dernier sondage effectué entre le 4 et le 7 juillet 2008 auprès de 1023 Canadiens, soutiennent cette nomination. Dans les autres provinces, c’est beaucoup plus partagé : Ontario : 69%; Colombie-Britanique : 61%. 65% de l’ensemble du pays approuvent cette décision, y compris notre curé-député Raymond Gravel. Pendant que plusieurs personnalités déjà décorées de l’Ordre du Canada retournent leurs médailles dans un geste de courageuse protestation, au Québec, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, applaudit ce choix pleinement mérité (La Presse, 10 juillet 2008).

Encore une fois notre Québec postmoderne est aux premières loges de la culture de la mort en applaudissant à 75% les 100 000 avortements de Morgentaler. C’est une honte nationale d’un pauvre petit peuple en voie de disparition.

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On a lancé la serviette : les évêques et le cours éthique et culture religieuse

À l’émission « Gauthier en direct » à TQS, le 18 mars 2008 à 12h30, l’animateur recevait le président de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec. Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, expliquait la position de l’épiscopat sur le cours d’éthique et de culture religieuse qui sera obligatoire dans toutes les écoles du Québec en septembre 2008.

Les évêques ont été consultés sur le contenu de ce cours. Ils ont donné leur avis au gouvernement; celui-ci a tenu compte des remarques formulées et des propositions des évêques pour rendre ce cours acceptable à leurs yeux.

Mgr Veillette émet certaines réserves sur la formation des enseignants et sur les outils pédagogiques appropriés pour donner aux élèves un enseignement de qualité. Quant à la demande d’exemption formulée par certains parents, le président de l’AECQ n’est pas d’accord. Il affirme plutôt que ce cours est excellent, qu’il va « aider les jeunes à bien saisir le phénomène religieux dans la vie sociale et qu’il leur permettra de mieux vivre en société. »

L’évêque de Trois-Rivières s’est montré très optimiste, car « ce cours n’a pas pour objectif de former des croyants, mais bien de permettre aux élèves de mieux connaître et respecter les autres religions. » Enfin, le porte-parole des évêques du Québec a dit très clairement que le débat est clos.

Maintenant que le gouvernement a décidé que les écoles publiques du Québec sont neutres et laïques, « il faut bien se conformer à cette décision et l’accepter. » La position de nos évêques est limpide. Person-nellement, je pense qu’ils ont lancé la serviette un peu trop vite et qu’ils ont été récupérés par une certaine intelligentsia de gauche très pressée d’en finir une fois pour toutes avec la confessionnalité scolaire au Québec. Je ne fais pas la même lecture jovialiste de ce cours fourre-tout que l’AECQ.

On juge un arbre à ses fruits. J’ai bien hâte de voir d’ici quelques années les fruits produits par ce fameux cours auprès de nos élèves du primaire et du secondaire.

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