ALEA JACTA EST -- Le sort en est jeté!

Tous les médias annoncent fièrement que 75% des médecins spécialistes du Québec sont favorables à la légalisation de l’euthanasie.
Le président de la Fédération, le Docteur Gaëtan Barette, proclame haut et fort que « l’euthanasie est rendue à un point aujourd’hui qui est presque identique à celui où se trouvait l’avortement il y a 21 ans. C’est exactement le même débat » (La presse, 14 octobre 2009).
Nous voilà donc dans le vif du sujet. Quand le bon docteur très favorable à l’euthanasie et partisan indéfectible de l’avortement déclare qu’il faut faire un grand débat de société au Québec sur cette question, cela me fait bien rire. Les dés sont pipés d’avance. Les médecins, les sondages populaires, les médias et les groupes de pression, tous sont maintenant en accord avec la légalisation de l’euthanasie.Quand le bon docteur nous endort avec le somnifère des balises et de l’encadrement de l’euthanasie pour éviter les débordements, ça me fait bien rire. Comme dans le dossier de l’avortement, toutes ces belles balises finiront par tomber les unes après les autres pour en arriver à l’euthanasie sur demande d’ici quelques années.
En regardant les nouvelles TVA à 12 heures le 13 octobre 2009, j’ai été interpellé par Justine Farley, la sage présidente de l’association des médecins spécialistes en soins palliatifs, qui n’a pas eu peur de répondre au docteur Barette. Elle a très bien expliqué qu’il faudrait donner aux grands malades des soins palliatifs de première qualité plutôt que de leur proposer l’euthanasie. Elle a insisté sur le danger d’ouvrir toute grande la porte à l’euthanasie sur demande, comme le souhaite nos grands promoteurs de la culture de la mort. Elle nous a informés que seulement un dixième des malades en phase terminale peut actuellement bénéficier au Québec de soins palliatifs.
La solution finale et populaire ne serait-elle pas l’occasion rêvée pour le gouvernement de se débarrasser de tous ces malades qui coûtent très cher au système de santé en faillite?
Voilà pourquoi, on met l’accent sur l’euthanasie plutôt que sur les soins palliatifs. Nous sommes en face d’un faux débat.
Nous avons accouché d’une société décadente où tous les dérapages sont maintenant permis. L’euthanasie sera-t-elle bientôt banale, normale et acceptable, comme l’avortement ?
Alors, je dis au Docteur Barette : « Faites-moi rire avec une belle législation qui éviterait les abus ». Quelle naïveté !
Dans notre société postmoderne, le relativisme et le nihilisme sont des valeurs à la mode. Mon corps m’appartient, alors je veux avorter quand je le déciderai et je veux également déterminer l’heure de ma mort. Quant à un véritable débat de société sur cette question fondamentale: alea jacta est— « le sort en est jeté » !
Voir aussi: Non à l'euthanasie et au suicide assisté: Aucune condition particulière ne les justifie
Laissez un commentaireSemer aux quatre vents

Une citoyenne américaine veint de recevoir l’autorisation d’un tribunal New-Yorkais de poursuivre la banque de sperme IDANT qui a pignon sur rue dans cette ville des Etats-Unis. Une première en Amérique! (La Presse, 27 juillet 2009) L’enfant de cette femme, conçu grâce à cette manipulation de la vie, souffre d’un certain retard mental, alors que madame s’attendait à un bébé parfait et surdoué.
Bienvenue dans le « merveilleux » monde des donneurs et vendeurs de sperme! Avec cette cause type, les sociétés décadentes occidentales dites très avancées seront bientôt confrontées à de multiples poursuites judiciaires.
Plusieurs femmes insatisfaites, auraient depuis deux décennies, hérité de bébés porteurs du virus du sida ou prédisposés génétiquement à développer à l’âge adulte des cancers ou d’autres maladies physiques et psychologiques. Adieu la certitude du beau bébé parfait!
Actuellement, au Canada, le marché du sperme s’alimente surtout aux Etats-Unis parce que nos voisins du sud payent le gros prix aux donneurs pour cet acte contre nature. Le Québec, société très distincte, veut maintenant légiférer en cette matière.
Comme le Canada interdit la rémunération des donneurs de gamètes, nous voulons créer ici une banque québécoise de sperme en espérant mettre fin au tourisme reproductif (La Presse, 22 avril 2009)
Ce dossier illustre très bien le gouffre dans lequel nous nous enlisons. La vie est maintenant honteusement manipulée et commercialisée. Le corps humain est devenu une vulgaire marchandise, et le sperme, un produit insignifiant qu’on peut éparpiller partout sans aucune responsabilité. Un donneur américain vient de s’autoproclamer champion, car il a engendré 120 enfants aux Etats-Unis et au Canada en quelques années. (Le Devoir, 20 avril 2009) Nos semeurs de sperme à tout vent sont d’ignobles personnages qui n’ont aucune morale, ni aucun respect pour la vie.
Le Mexique, l’Inde et plusieurs pays d’Europe de l’est proposent sur Internet leurs cliniques pour satisfaire les couples infertiles ou les femmes seules à la recherche de la semence de l’étalon parfait qui produira le super bébé tant recherché.
Quelles règles d’éthique peuvent bien encadrer tout ce cirque grotesque? Aucune!
Il n’y a pas 56 solutions pour régler ce problème. Une société qui respecte la vie doit absolument interdire purement et simplement le don et la commercialisation du sperme humain. Pendant que nos diaboliques cliniques de fertilité salivent devant cette industrie très payante de la vie massacrée et profanée, le sage enseignement de l’Église catholique répète à temps et à contre-temps que notre corps est le Temple de l’Esprit Saint et que la conception d’une vie humaine doit se faire uniquement par un acte d’amour entre un homme et une femme dans le cadre d’un engagement matrimonial pour toute la vie.
Les semeurs de sperme sont une honte pour l’espèce humaine.
Laissez un commentaireTriste anniversaire
Le 8 août 1989, la Cour suprême du Canada permettait à Mme Chantal Daigle de se faire avorter. Les grands ténors de la mort et les médias décadentes ont applaudi en ce mois d’août 2009 ce triste vingtième anniversaire d’une cause qui a fait les manchettes au Québec.
Rappelons brièvement les faits :
Le 8 août 1989, la Cour suprême a siégé en catastrophe pour déterminer si Mme Daigle pouvait ou non se faire avorter. Puis, coup de théâtre : en pleine salle d’audience, l’avocat de madame s’est levé pour dire que sa cliente venait de se faire avorter à Boston. (La Presse. 3 août 2009)
Enceinte de 20 semaines, elle avait décidé de ne plus attendre la permission de la Cour. Même si une injonction de la Cour lui interdisait de se faire avorter, Chantal Daigle est devenue l’héroïne de l’année invitée sur tous les plateaux et louangée par les médias et les groupements féministes.
La porte de l’avortement venait de s’ouvrir tout grande au Canada. Rappelons-nous que le gouvernement du Québec a refusé de la poursuivre pour outrage au tribunal comme il aurait dû le faire. La Cour suprême, après avoir blanchi Chantal Daigle, décrétait quelques mois plus tard que « le fœtus n’est pas un être humain ».
Avec ce jugement historique, l’avortement sur demande est devenu banal, normal et acceptable et sa pratique largement répandue. Aujourd’hui, 34 grossesses sur 100 au Québec, se terminent par un avortement. Un « beau » pas en avant !
Mme Margaret Somerville, professeure au département de droit et de médecine de l’Université Mc Gill se dit toujours « renversée par le virage à 180 degrés qu’a fait le Québec en quelques années sur cette question ». (La Presse, 3 août 2009). Et elle ajoute : « Les femmes ont maintenant le droit d’avorter même la veille de leur accouchement ».
Faudrait-t-il baliser le droit à l’avortement ? « C’est de la dynamite ... aucun politicien ne va toucher à ce dossier », affirme Mme Somerville qui se dit personnellement en faveur « d’interdire les avortements après le premier trimestre de la grossesse ».
Les arguments tordus et biaisés (« mon corps m’appartient », « c’est mieux que les broches à tricoter », etc.) des féministes et de notre intelligentsia décadente ne tiennent plus la route. Depuis ce jugement inique du 8 août 1989, le bébé, véritable personne humaine dans le sein de sa mère, est devenu un vulgaire amas de chair jetable à la poubelle.
Même si La Presse biaisée nous enfonce dans la gorge, sur une page complète de propagande pro-avortement, que l’affaire Daigle a été « une bataille nécessaire » pour le bien des femmes (3 août 2009), il ne faut surtout pas se laisser leurrer par ces infâmes discours.
Depuis cette date du 8 août 1989, la culture de la mort s’est confortablement installée au Québec. Pendant que certains se pètent les bretelles en affirmant que le débat est clos, le nombre d’avortements est devenu une véritable boucherie nationale.
Laissez un commentaireRécompense pour une hécatombe
Tous les médias annoncent en grande pompe en ce début de juillet 2008 que le roi de l’avortement, le bon docteur Henry Morgentaler, sera décoré de l’Ordre du Canada. C’est la gouverneure générale Michaëlle Jean qui a fait cette annonce lors des célébrations du 1er juillet.
Ce personnage très controversé, qui a pris sa retraite l’an passé, s’est vanté d’avoir pratiqué à lui seul au-delà de 100 000 avortements durant sa carrière au service de la cause des femmes canadiennes. La sélection de Morgentaler a profondément divisé les membres du comité qui désignent les récipiendaires de cette importante récompense. Certains soutenaient que la question de l’avortement divise profondément le pays : il ne leur apparaissait pas être très sage de décorer cette personnalité.
La majorité des membres du comité soutenait au contraire que le combat de Morgentaler pour l’avortement a contribué à l’évolution du Canada (sic). (La Presse, 2 juillet 2008). Peut-on honnêtement parler d’évolution devant les quelques millions de fœtus jetés aux ordures depuis quelques dizaines d’années? C’est un jour de Honte pour le Canada, un pays supposément très évolué et très humaniste, qui fait la promotion de la destruction massive des enfants à naître et qui décore son grand champion de l’avortement. Soulignons que le gouvernement Harper s’est empressé de se dissocier de cette nomination controversée, car il n’est pas impliqué dans les délibérations et les décisions rendues par ce comité.
Avec cette médaille nationale, tout le pays célèbre la culture de la mort.
Laissez un commentaireLes amis de Morgentaler
Les Québécois, champions canadiens de la décadence collective, sont en faveur de la nomination du Docteur Morgentaler à l’Ordre du Canada. Près de 75% des personnes interrogées, lors du dernier sondage effectué entre le 4 et le 7 juillet 2008 auprès de 1023 Canadiens, soutiennent cette nomination. Dans les autres provinces, c’est beaucoup plus partagé : Ontario : 69%; Colombie-Britanique : 61%. 65% de l’ensemble du pays approuvent cette décision, y compris notre curé-député Raymond Gravel. Pendant que plusieurs personnalités déjà décorées de l’Ordre du Canada retournent leurs médailles dans un geste de courageuse protestation, au Québec, la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, applaudit ce choix pleinement mérité (La Presse, 10 juillet 2008).
Encore une fois notre Québec postmoderne est aux premières loges de la culture de la mort en applaudissant à 75% les 100 000 avortements de Morgentaler. C’est une honte nationale d’un pauvre petit peuple en voie de disparition.
Laissez un commentaireOn a lancé la serviette : les évêques et le cours éthique et culture religieuse
À l’émission « Gauthier en direct » à TQS, le 18 mars 2008 à 12h30, l’animateur recevait le président de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec. Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, expliquait la position de l’épiscopat sur le cours d’éthique et de culture religieuse qui sera obligatoire dans toutes les écoles du Québec en septembre 2008.
Les évêques ont été consultés sur le contenu de ce cours. Ils ont donné leur avis au gouvernement; celui-ci a tenu compte des remarques formulées et des propositions des évêques pour rendre ce cours acceptable à leurs yeux.
Mgr Veillette émet certaines réserves sur la formation des enseignants et sur les outils pédagogiques appropriés pour donner aux élèves un enseignement de qualité. Quant à la demande d’exemption formulée par certains parents, le président de l’AECQ n’est pas d’accord. Il affirme plutôt que ce cours est excellent, qu’il va « aider les jeunes à bien saisir le phénomène religieux dans la vie sociale et qu’il leur permettra de mieux vivre en société. »
L’évêque de Trois-Rivières s’est montré très optimiste, car « ce cours n’a pas pour objectif de former des croyants, mais bien de permettre aux élèves de mieux connaître et respecter les autres religions. » Enfin, le porte-parole des évêques du Québec a dit très clairement que le débat est clos.
Maintenant que le gouvernement a décidé que les écoles publiques du Québec sont neutres et laïques, « il faut bien se conformer à cette décision et l’accepter. » La position de nos évêques est limpide. Person-nellement, je pense qu’ils ont lancé la serviette un peu trop vite et qu’ils ont été récupérés par une certaine intelligentsia de gauche très pressée d’en finir une fois pour toutes avec la confessionnalité scolaire au Québec. Je ne fais pas la même lecture jovialiste de ce cours fourre-tout que l’AECQ.
On juge un arbre à ses fruits. J’ai bien hâte de voir d’ici quelques années les fruits produits par ce fameux cours auprès de nos élèves du primaire et du secondaire.
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