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Le cirque pathétique de la gaieté montréalaise

En ce dimanche 17 août 2008, jour du Seigneur, a eu lieu à Montréal le traditionnel défilé de la fierté gaie. Une multitude de participants se sont pavanés en affichant ouvertement leur excentricité. Les paillettes, les plumes, les costumes extravagants, la nudité, les déhanchements des corps presque nus et les gestes à connotation sexuelle étaient au rendez-vous.

Le maire de Montréal ainsi qu’une brochette de politiciens et de vedettes du petit écran ouvraient la parade. Même le curé-député Raymond Gravel, grand défenseur du mariage gai, suivait comme un mouton. Le Parti conservateur du Canada et l’Action démocratique du Québec ont eu le courage politique de décliner l’invitation; ils ont subi les foudres des organisateurs qui les ont dénoncés et ridiculisés sur la place publique.

Seize ans après la première parade, les grands ténors gais affirment toujours haut et fort qu’il est nécessaire de marcher dans les rues, car, après avoir obtenu l’acceptation juridique, l’acceptation sociale n’est pas encore complètement atteinte. Il faut donc "continuer à mettre de la pression, car le but ultime, c’est de banaliser l’homosexualité", déclarent les responsables de cette foire annuelle. (La Presse, 13 août 2008). Après toutes ces années de folles démonstrations, ce défilé ridicule doit-il être pris au sérieux ?

De plus en plus d’homosexuels contestent ce genre d’exhibitionnisme primaire et grotesque qui a comme conséquence de ghettoïser encore plus la communauté gaie. Cet étalage public à caractère sexuel illustre l’incapacité chronique de nombreux gais et lesbiennes à s’intégrer de façon normale dans notre société pourtant hyper tolérante. "Je suis convaincu que ce genre de défilé n’aide pas notre cause", ont affirmé plusieurs personnes interrogées par La Presse. Quand on est rendu à tomber à bras raccourcis sur les joueurs du club de hockey Canadien de Montréal parce qu’ils refusent de participer à ce cirque, on ne peut plus prendre ces gens au sérieux; ils font du terrorisme gai !

Pourquoi faudrait-il être obligé de participer au défilé gai pour être étiqueté comme bon citoyen ? Pourquoi clouer au pilori et traiter d’homophobes ceux et celles qui ne sont pas intéressés par ce show ridicule? Assez, c’est assez! On peut très bien respecter les gais et lesbiennes sans être obligé de suivre la parade.

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Forum André Naud : Le schisme des catholiques progressistes du Québec

En parlant du Congrès Eucharistique de Québec, Le Devoir du 14 juin 2008 titrait en première page du cahier « Perspective » : Un Congrès qui sent le schisme. En page « idées » du 4 juillet 2008, une lettre ouverte du Forum André Naud de Joliette, intitulée « Honneur mérité pour Morgentaler », vante les exploits de ce docteur de la mort et nous montre le vrai visage de certains groupuscules dits catholiques au Québec, comme le Forum André Naud. Il faudra bien un jour crever l’abcès!

Arrêtons de faire l’autruche. Il y a ici des prêtres, des religieuses, des religieux et des laïcs catholiques qui ont décidé d’imposer leur idéologie postmoderne. Ils ne sont plus en accord avec le Pape, le Magistère, les commandements de Dieu, la morale catholique, les dogmes et les structures ecclésiales. Ils sont pour l’avortement, pour le divorce, pour l’amour libre, pour le mariage homosexuel, etc. Ils carburent aux idées à la mode et aux sondages populaires. Ils rêvent d’une nouvelle réécriture de la Bible. Et ils ont l’audace de se dire toujours catholiques. Il est temps de mettre fin à cette hypocrisie.

Comme l’Église hiérarchique de Rome ne changera jamais sa doctrine sur les grands enjeux fondamentaux, j’invite tous ces rebelles et contestataires qui étouffent à quitter la barque de saint Pierre et à FONDER leur propre Église dissidente. Tous ces groupes qui dénigrent régulièrement l’Élise de Rome sur des points fondamentaux sont déjà en rupture avec elle. Il est temps de clarifier la situation. Nos schismatiques doivent officialiser leur statut en faisant preuve de courage.

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La pilule abortive RU-486 maintenant disponible en Italie…

La pilule de l’avortement RU-486 a reçu le 9 décembre 2009 le feu vert définitif en vue de sa commercialisation. (Journal de Montréal, 10 décembre 2009)

Malgré les réticences du gouvernement italien et la désapprobation du Vatican, ce médicament de la mort sera fortement recommandé. Cette pilule « miracle » permet de ne pas recourir à l’avortement chirurgical pour tuer un enfant à naître avant sept semaines de gestation. L’inventeur de cette granule, le professeur français Étienne Baulieu, avait dénoncé l’Italie lors d’un congrès de gynécologie tenu à Rome en septembre 2009, l’accusant d’çetre le seul pays d’Europe où elle ne soit pas encore disponible. Voilà, chose faite! Les italiens viennent de rejoindre le camp de la mort.

Mgr. Élio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a qualifié cette pilule de « véritable poison mortel », en réaffirmant haut et fort que « la sanction contre les médecins, les femmes et tous ceux qui utilisent, prescrivent et font la promotion de la RU-486, c’est l’excommunication ».

Il faut rappeler que l’Italie a autorisé et commercialisé la pilule abortive « La MIFEGYNE » au cours de juillet 2009. De plus, la pilule du lendemain, « la NORLEVO », est en vente libre en Italie depuis 2000; cette pilule serait très populaire auprès des jeunes filles, surtout de 12 à 18 ans. Avec toutes ces pilules mortelles, la culture de mort se porte très bien au pays de Benoît XVI. La décadence morale n’a plus aucune limite. Le sexe récréatif est devenu le sport national dans nos pays occidentaux dits modernes et avancés.

La vie a de moins en moins d’importance en autant qu’on s’amuse et qu’on jouit de l’instant présent. Quant au futur, et quant à l’éternité, on n’y pense même plus!

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France: Projet de loi sur l'euthanasie, réaction des évêques

« La personne vulnérable, trésor d’humanité ». Voilà le thème de la déclaration des évêques de France signée par Mgr. Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et Mgr. Jean-Paul James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009. (Source : Bulletin Le sourire de Marie, novembre-décembre 2009).

Chez nos cousins français, un Comité consultatif national d’Éthique prépare actuellement un projet de loi inique sur l’euthanasie, où on ouvrirait la porte au suicide assisté (aide active à mourir) et où les fœtus et les embryons humains atteints de la trisomie 21 pourraient être légalement jetés à la poubelle.

Le devoir de l’État, c’est de veiller à l’épanouissement normal de TOUS les êtres humains en respectant l’ordre naturel établi par Dieu. Les évêques français viennent de l’affirmer très clairement : « La maladie et le handicap n’altèrent pas l’humanité… Reconnaître la dignité humaine passe par les interdits de l’eugénisme et de l’euthanasie. Il est indigne de l’homme et d’une société d’y consentir… Chaque personne est un trésor d’humanité, pourvu qu’elle soit accueillie pour elle-même… Et chacune arrive au bonheur par le chemin qui lui est propre ».

Cette courageuse déclaration épiscopale, face à un projet de loi très populaire qui cadre parfaitement bien avec la culture de la mort, fait actuellement beaucoup de bruit en France. Les personnes malades et handicapées sont menacées. Pourtant, elles sont une richesse et un trésor pour notre pauvre humanité de plus en plus en manque d’espoir. La Conférence des évêques de France nous donne des signes encourageants dans ce dossier. N’oublions pas que Marthe Robin avait déjà annoncé, il y a 30 ans, « que la France serait perdue à cause de ses chefs religieux et politiques, car nous assistons, disait-elle, à la décadence de la nation dont le titre de Fille aînée de l’Église ne semble plus qu’un lointain souvenir ».

Il ne faut surtout pas désespérer sur le dossier VIE. Les forces du mal sont de plus en plus déchaînées, car une quantité importante de sable tombe dans l’engrenage de la culture de la mort.
 

Et au Québec ?

Le gouvernement Charest s’intéresse actuellement à ce dossier. Il va bientôt mettre en marche une commission itinérante pour prendre le pouls de la population. Les pressions sont énormes pour que l’Assemblée nationale accouche d’une résolution (le Parti libéral et le Parti québécois s’entendent comme larrons en foire) pour exiger du gouvernement fédéral une loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté.

Les médias, en majorité très favorables à l’euthanasie sont déjà à l’œuvre pour faire pencher la balance du « bon » bord. Depuis deux mois, l’information tordue abonde un peu partout pour «aider » la population à se faire une « bonne opinion » sur le sujet.

En 2010, la rectitude politique exige d’être pour la culture de mort : La Presse du 5 janvier 2010 nous annonçait la catastrophe finale, car le nombre de cas d’Alzheimer doublera d’ici 30 ans au Canada. L’impact économique sera insupportable, paraît-il, car les coûts directs et indirects liés à la démence seront multipliés par 10 au cours des prochaines années selon la Société Alzheimer de Montréal. En 2038, ces coûts atteindront 153 milliards par années.

« La catastrophe », voilà le titre accrocheur de l’éditorialiste André Pratte dans La Presse du 5 janvier 2010. Notre système de santé se dirige tout droit vers la faillite. On va frapper le mur ! « À moins de découvrir un vaccin miracle contre cette terrible maladie, le Québec n’échappera pas à une crise historique des finances publiques », ajoute André Pratte, qui tremble devant la perspective « de voir le coût consacré aux soins à ces personnes démentes passer de 8 milliards à 92 milliards au Québec ». Et les journaux ont emboîté le pas en ouvrant abondamment leur tribune libre pour permettre au bon peuple de s’exprimer sur cette terrible perspective… une expression d’opinions à sens unique évidemment.

En voici quelques exemples : « Un peu de dignité S.V.P., je veux la dose fatale au plus vite, je préfère mourir comme mon petit chien, les soins palliatifs doivent disparaître, les centres d’hébergement sont surpeuplés, on n’a plus les moyens de soigner les malades incurables, si je suis malade, j’ai droit de décider de l’heure de ma mort, mon corps m’appartient et si je n’ai plus le goût de vivre ça ne regarde personne d’autre que moi, etc… »

Depuis quelques mois, on entend et on lit ad nauseam toutes ces sornettes au Québec. On est en train de mettre la table pour nous faire avaler les « très grands bienfaits » de l’euthanasie.

N’ayons pas peur ! À la manière des évêques français, il faudra affronter la tempête, pour trouver le calme et sérénité d’un monde en faveur de la vie. Comme il n’y aura peut-être pas de vaccin miracle, il nous faut préparer les cœurs pour que les proches de ceux qui souffrent d’Alzeimer’s trouvent le courage d’être solidaire auprès de ces malades qui sont précieux aux yeux de Dieu.

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L’endoctrinement: le cours Éthique et culture religieuse remis en question

Le chat vient de sortir du sac ! Après avoir été qualifiés de tous les noms sur la place publique, ceux et celles qui s’opposent au Cours d’éthique et de Culture religieuse sentent une bouffée d’air frais qui pointe à l’horizon. Voilà qu’une importante étude de l’Institut de recherche sur le Québec conclut « que le CECR obligatoire dans toutes les écoles de la province n’instruit pas les élèves, mais sert plutôt à les endoctriner pour en faire des enfants accommodants ». (La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal, 11 décembre 2009)

La sociologue Joëlle Quérin, responsable de cette étude est très claire : Ce cours biaisé et tordu « abandonne les connaissances pour se consacrer exclusivement à la promotion du multiculturalisme, rebaptisé pluralisme », affirme notre spécialiste. Elle n’hésite pas à parler de « propagande à l’école ». Le gouvernement veut passer par l’école pour transformer la société et imposer sa philosophie grâce à une stratégie de pluralisme doctrinal. Elle réclame l’abolition immédiate de ce cours bidon qui empoisonne l’esprit de nos enfants dans un contexte figé où tout débat est évacué et interdit.

Le réputé sociologue Mathieu Bock-Côté va encore plus loin et qualifie ce cours de « cours d’accommodement 101 où l’enseignement des religions sert de prétexte à la rééducation thérapeutique de la société québécoise ». (La Presse, 11 décembre 2009)

Les « méchants cathos dits de droite » ne sont plus seuls à combattre « ce cours qui viole la liberté religieuse des parents, qui gomme nos traditions et qui relativise notre héritage culturel en mettant sur le même pied d’égalité toutes les croyances ». (Richard Martineau, Journal de Montréal, 10 décembre 2009)

Quand je lis l’expression « rééduquer » le bon peuple, cela me révolte au plus haut point. N’oublions pas que c’était l’outil préféré des empires communistes russes et chinois, il y a plusieurs années, qui prenaient les enfants en otages pour imposer à la nation leur philosophie marxiste-léniniste. On en est rendu là au Québec grâce à une certaine intelligentsia qui occupe les postes de commande.

La conclusion de cette savante étude devrait susciter une levée de boucliers : le cours d’ÉCR ne donne aucune connaissance spécifique aux enfants, ni l’histoire des autres religions, comme les responsables alambiqués nous l’ont frauduleusement fait accroire ; ce cours se veut « un outil de propagande destiné à vendre les vertus du multiculturalisme à la Bouchard-Taylor » (Richard Martineau). Après 11 ans d’un tel endoctrinement, les élèves auront perdu leur identité culturelle et religieuse, et, « aucun accommodement ne leur paraîtra déraisonnable », affirme Mme Quérin.

Face à cette gifle monumentale, la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne continue toujours de nier la réalité et affirme que « le cours d’ECR est le meilleur outil de rapprochement entre les différentes communautés du Québec en leur permettant de mieux se connaître ». (La Presse, 11 décembre 2009)

Ou bien notre ministre est de mauvaise foi, ou bien elle est d’une naïveté abyssale. Nous connaissions très bien les objectifs de ceux qui ont pondu ce cours inacceptable et indigeste. La vérité vient d’éclater au grand jour, même si le gouvernement s’acharne à nier l’évidence.

N.B. À l’émission Denis Arcand en direct, à la radio FM du matin, durant la semaine du 7 décembre 2009, l’invitée Denise Bombardier était très choquée. Après avoir mis la main sur le cahier d’exercices de Secondaire I du cours d’ECR, elle est tombée sur la question suivante :

Veux-tu me dire qui tu es ?

Choix de 3 réponses pour l’élève :

a) je suis une fille ___
b) je suis un garçon ___
c) je ne le sais pas encore ___ 

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Le faux débat: la consultation itinérante sur l'euthansie

À la demande du Parti québécois, le gouvernement Charest lance un grand débat national en 2010 au Québec sur la légalisation de l’euthanasie.

Le 3 décembre 2009, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité pour une consultation itinérante à travers tout le Québec qui portera sur la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

« Le débat est incontournable », nous dit la chef péquiste Pauline Marois. (La Presse, le 4 décembre 2009), très optimiste face aux conclusions d’un tel débat.

Le 5 décembre 2009, La Presse proclamait haut et fort (deux pleines pages) que l’euthanasie et le suicide assisté sont des droits fondamentaux. Envoyé spécial du journal à Zurich, en Suisse, le journaliste Marc Thibodeau rencontrait en entrevue Ludwig Minelli fondateur de l’association Dignitas qui permet aux intéressés de mourir euthanasiés. Ce croque-mort de la « belle » mort a fait la promotion de son « bienfaisant » cocktail de plus en plus populaire, qui donne à tous ceux qui le souhaitent l’occasion de mourir dit « dignement ». « Si un humain a décidé de mourir, personne ne doit pouvoir s’y opposer », affirme Minelli.

Les gens viennent de partout y incluant du Québec et du Canada. L’organisation ne pose aucune question à ceux et celles qui veulent mourir. Se déclarant athée, il se moque des figures bibliques, de Satan et de Dieu. Notre champion de la mort milite maintenant dans plusieurs pays pour faire adopter son point de vue sur le sujet. La Suisse, paraît-il, est devenue une destination très prisée pour le tourisme de la mort. Dignitas aide également des couples à réaliser des pactes de suicide comme celui « du grand chef d’orchestre britannique Edward Downes malade cardiaque et de sa femme en bonne santé » (La Presse, 5 décembre 2009), euthanasiés l’an dernier à Zurich.

Pendant que les Québécois réclament à 80% la légalisation de l’euthanasie, le débat fait rage en Europe. Plusieurs pays auraient l’intention d’imiter la Suisse. Ici le gouvernement peut bien se cacher hypocritement derrière le beau paravent du débat national, nous savons très bien que le débat est clos. La consultation bidon qui va se promener au Québec en 2010, va plutôt discuter de balises et d’encadrement, une manière très habile d’enrober le bonbon de la mort.

Le principe de la légalisation de l’euthanasie ne se discute plus au Québec. Il faut obligatoirement être POUR, sinon on se fait traiter de minable fondamentaliste religieux. Quand les savants commissaires feront leurs recommandations au gouvernement pour « bien encadrer » la culture de la mort, il ne faudra pas être dupe. Le législateur va ouvrir la porte de la mort pour une deuxième fois, de la même manière que cela s’est produit dans le dossier de l’avortement, il y a deux décennies. À doses homéopathiques, on assouplira dans les années à venir les règles, selon l’humeur des sondages populaires. On finira en fin de course par accoucher d’une « belle » loi permettant l’euthanasie sur demande pour toutes les personnes qui ne veulent plus vivre. On pourra, en toute tranquillité, se débarrasser des malades qui coûtent trop cher à l’État ou qui dérangent un peu trop leur famille.

Quand la Commission viendra nous « consulter » faudra-t-il donner notre opinion à ces commissaires vendus d’avance à la cause de l’euthanasie ? Oui, même si nous sommes une voix qui crie dans le désert. Oui, pour proclamer le plus fort possible, avec Paul Brunet, directeur du Conseil pour la protection des malades, que l’euthanasie n’est pas la solution et que « la vraie solution, c’est d’offrir à tous les malades sans exception de véritables soins palliatifs de qualité en fin de vie ». (La Presse, le 7 décembre 2009).

Entre soulager les souffrances ou donner directement la mort, il n’y a aucun compromis possible. Il n’y a qu’un seul choix humainement et dignement souhaitable, c’est de soigner les malades. Voilà le devoir des médecins et des gouvernements. C’est l’objectif à poursuivre pour toute société qui se dit moderne, humaine et avancée.

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L'argent sale

Les finances de l’État québécois sont dans le rouge. Les coffres sont vides. La dette nationale explose et vient d’atteindre les 215 milliards de dollars ; et ça n’arrête pas d’augmenter. Le retour des déficits annuels fait trembler la communauté économique. Il faut trouver la solution miracle.

En novembre 2009, tous les médias annonçaient en grande pompe que le gouvernement envisage de permettre à Loto-Québec de lancer un site de poker en ligne pour cibler les 18-35 ans.

Quand, j’ai lu cette nouvelle, je m’attendais à une levée de boucliers tous azimuts pour contrer ce projet qui, soyons sérieux, n’a rien de bon sur le plan social.

Actuellement au Québec, le poker a la cote. Les étudiants de nos écoles secondaires et même primaires s’y adonnent religieusement, souvent avec la bénédiction des autorités scolaires. Sur toutes les tribunes, on fait l’apologie du poker ; on vante les grands talents et les habiletés de vedettes du monde politique et artistique ; on consacre des émissions de télévision à ces jeux d’argent. Tous ces gros joueurs sont présentés à notre jeunesse comme des modèles à suivre.

Le Québec ne serait-il pas en train de créer une génération de joueurs compulsifs ? Évidemment, notre nation est devenue accroc au jeu : loto, bingo, casino, vidéo-poker, etc... rapportent à l’État des sommes colossales sans que personne n’ose attaquer cette vache sacrée. Il ne faut surtout pas débattre de ce dossier sous l’angle des valeurs morales et sociales. C’est passé de mode.

Sous le « noble » prétexte que la pègre va s’en occuper si l’État ne le fait pas, on s’en lave les mains et on empoche en quantité industrielle tout cet argent sale. Le fric d’abord -- le gros bon sens chez le diable ! Nous en sommes rendus collectivement à un niveau abyssal de décadence morale. À la vitesse TGV, nous permettons à notre société malade de devenir encore plus malade.

Le vice, c’est très payant, mais ça ne fait pas des enfants forts. Pourtant, cela est très fortement encouragé par notre gouvernement. Toutes les publicités de Loto-Québec vantent les très grands bienfaits du jeu. Un jour ce sera ton tour ! On se fout royalement des coûts sociaux d’une telle politique, pourvu que l’argent rentre à pleines poches. La vache doit donner son lait empoisonné, même si le bon peuple en perd tous ses repères.

Après le poker, l’État insatiable va sûrement nous proposer de légaliser les drogues et la prostitution pour mieux contrôler ces phénomènes, c’est-à-dire pour remplir plus vite ses coffres. L’argent sale, c’est très payant.

Une société qui en est rendue là, c’est plutôt dégradant ! Mieux vaut donner son fric à l’État plutôt qu’à la mafia, claironnent les grands ténors des droits et libertés. Je leur répondrai qu’un État qui a une colonne vertébrale a le devoir de combattre l’argent sale, la mafia et le vice, tout le contraire de ce qui se passe actuellement au Québec.

Quel gouvernement aura assez de sagesse et de courage politique pour faire la promotion des valeurs fondamentales en prenant les moyens de vivre sans cet argent sale ?

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En quête de sens: l'euthanasie, le suicide assisté, et le besoin d'avoir des soins palliatifs de qualité au Québec

Le débat sur l’euthanasie est reparti de plus bel au Québec. Même si les dés sont pipés d’avance, quelques notes discordantes réussissent à se faire entendre face à une meute populaire qui revendique les « bienfaits » de la belle mort.

Le docteur Serge Daneault, spécialiste en médecine communautaire, pratique la médecine palliative depuis plus de 15 ans à Montréal. Complètement bouleversé, il raconte dans La Presse du 28 novembre 2009, « avoir reçu lors de sa dernière fin de semaine de garde dans un grand hôpital plus de demandes d’euthanasie que dans toute sa carrière ». L’analyse qu’il fait de cette expérience pour le moins traumatisante devrait nous faire collectivement réfléchir. Ses propos sont d’une profondeur incroyable, car ils mettent le doigt à la bonne place dans ce dossier explosif.

Pourquoi un tel engouement pour l’euthanasie dans notre société québécoise ?

D’abord, toutes ces personnes qui demandent la piqure finale sont profondément souffrantes, même si la médecine soulage de plus en plus efficacement la douleur physique. Nos malades dans notre système de santé souffrent parce qu’ils sont condamnés comme des numéros et abandonnés par une structure qui gère le chaos de façon inhumaine. Les médecins, eux aussi, souffrent en silence souvent autant que leurs patients, car ce système est générateur de souffrance. Les parents souffrent également parce qu’ils n’acceptent pas la souffrance du malade et qu’ils ne voient pas de lumière au bout du tunnel. Ils veulent en finir au plus vite.

Si le gouvernement avait le moindrement d’éthique pour le respect de la vie, il y a longtemps qu’il aurait mis sur pied des soins palliatifs de première qualité pour procurer aux malades une fin de vie honorable.

« L’autre élément derrière cette insistance de légaliser l’euthanasie, c’est, nous dit le docteur Daneault, la toute puissante illusion que l’on peut contrôler sa vie ». Mon corps m’appartient ! Si les gens vivaient heureux avec des valeurs fondamentales, ils accepteraient d’être incapables de contrôler leur fin dernière. Malheureusement, dans notre monde décadent, on est rendu au point où « c’est rationnel d’affirmer que l’apaisement de la souffrance doit obligatoirement passer par l’élimination du souffrant ».

Voilà une logique populaire qui ne tient pas la route. Le médecin est là pour accompagner les malades et non pour les exécuter. Nos sociétés dites modernes, très évoluées et très avancées, ont oublié l’essentiel. « Le problème de sens, nous dit le sage docteur, est actuellement l’un des plus importants dans l’existence humaine et dans l’expérience de la souffrance. Une souffrance qui n’a pas de sens survient dans une vie qui n’en a pas plus et peut-être dans une vie qui n’en a jamais eu ».

Et il termine en disant : «Promouvoir l’euthanasie, c’est retirer pour toujours à l’homme l’opportunité d’être véritablement un homme ».

Cette sage réflexion nous montre jusqu’à quel point une société comme la nôtre, qui fait la promotion du nihilisme, peut aller quand il est question de la culture de la mort. La vie humaine et la souffrance ont-elles encore un sens ? Voilà la question fondamentale qu’il faut se poser quand on parle d’euthanasie.

On ne peut dissocier euthanasie et quête de sens. Pour nos gouvernements comptables, pour nos médecins et soignants surchargés, pour nos familles jovialistes et épicuriennes, pour nos malades souvent découragés et abandonnés, la vie a-t-elle encore un sens ? Si oui, l’euthanasie est inacceptable, car la souffrance et la mort doit elle aussi avoir un sens.

Merci docteur Daneault pour votre belle et courageuse réflexion qui ose aller à contre-courant dans notre Québec en pleine déroute.

Aussi: lire le livre du Dr. Daneault -- "Souffrance et médecine" Presse Université Québec, 164 pp.

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ALEA JACTA EST -- Le sort en est jeté!

Tous les médias annoncent fièrement que 75% des médecins spécialistes du Québec sont favorables à la légalisation de l’euthanasie.

Le président de la Fédération, le Docteur Gaëtan Barette, proclame haut et fort que « l’euthanasie est rendue à un point aujourd’hui qui est presque identique à celui où se trouvait l’avortement il y a 21 ans. C’est exactement le même débat » (La presse, 14 octobre 2009).

Nous voilà donc dans le vif du sujet. Quand le bon docteur très favorable à l’euthanasie et partisan indéfectible de l’avortement déclare qu’il faut faire un grand débat de société au Québec sur cette question, cela me fait bien rire. Les dés sont pipés d’avance. Les médecins, les sondages populaires, les médias et les groupes de pression, tous sont maintenant en accord avec la légalisation de l’euthanasie.Quand le bon docteur nous endort avec le somnifère des balises et de l’encadrement de l’euthanasie pour éviter les débordements, ça me fait bien rire. Comme dans le dossier de l’avortement, toutes ces belles balises finiront par tomber les unes après les autres pour en arriver à l’euthanasie sur demande d’ici quelques années.

En regardant les nouvelles TVA à 12 heures le 13 octobre 2009, j’ai été interpellé par Justine Farley, la sage présidente de l’association des médecins spécialistes en soins palliatifs, qui n’a pas eu peur de répondre au docteur Barette. Elle a très bien expliqué qu’il faudrait donner aux grands malades des soins palliatifs de première qualité plutôt que de leur proposer l’euthanasie. Elle a insisté sur le danger d’ouvrir toute grande la porte à l’euthanasie sur demande, comme le souhaite nos grands promoteurs de la culture de la mort. Elle nous a informés que seulement un dixième des malades en phase terminale peut actuellement bénéficier au Québec de soins palliatifs.

La solution finale et populaire ne serait-elle pas l’occasion rêvée pour le gouvernement de se débarrasser de tous ces malades qui coûtent très cher au système de santé en faillite?

Voilà pourquoi, on met l’accent sur l’euthanasie plutôt que sur les soins palliatifs. Nous sommes en face d’un faux débat.

Nous avons accouché d’une société décadente où tous les dérapages sont maintenant permis. L’euthanasie sera-t-elle bientôt banale, normale et acceptable, comme l’avortement ?

Alors, je dis au Docteur Barette : « Faites-moi rire avec une belle législation qui éviterait les abus ». Quelle naïveté !

Dans notre société postmoderne, le relativisme et le nihilisme sont des valeurs à la mode. Mon corps m’appartient, alors je veux avorter quand je le déciderai et je veux également déterminer l’heure de ma mort. Quant à un véritable débat de société sur cette question fondamentale: alea jacta est— « le sort en est jeté » !

Voir aussi: Non à l'euthanasie et au suicide assisté: Aucune condition particulière ne les justifie

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Semer aux quatre vents

Une citoyenne américaine veint de recevoir l’autorisation d’un tribunal New-Yorkais de poursuivre la banque de sperme IDANT qui a pignon sur rue dans cette ville des Etats-Unis. Une première en Amérique! (La Presse, 27 juillet 2009) L’enfant de cette femme, conçu grâce à cette manipulation de la vie, souffre d’un certain retard mental, alors que madame s’attendait à un bébé parfait et surdoué.

Bienvenue dans le « merveilleux » monde des donneurs et vendeurs de sperme! Avec cette cause type, les sociétés décadentes occidentales dites très avancées seront bientôt confrontées à de multiples poursuites judiciaires.
Plusieurs femmes insatisfaites, auraient depuis deux décennies, hérité de bébés porteurs du virus du sida ou prédisposés génétiquement à développer à l’âge adulte des cancers ou d’autres maladies physiques et psychologiques. Adieu la certitude du beau bébé parfait!

Actuellement, au Canada, le marché du sperme s’alimente surtout aux Etats-Unis parce que nos voisins du sud payent le gros prix aux donneurs pour cet acte contre nature. Le Québec, société très distincte, veut maintenant légiférer en cette matière.

Comme le Canada interdit la rémunération des donneurs de gamètes, nous voulons créer ici une banque québécoise de sperme en espérant mettre fin au tourisme reproductif (La Presse, 22 avril 2009)

Ce dossier illustre très bien le gouffre dans lequel nous nous enlisons. La vie est maintenant honteusement manipulée et commercialisée. Le corps humain est devenu une vulgaire marchandise, et le sperme, un produit insignifiant qu’on peut éparpiller partout sans aucune responsabilité. Un donneur américain vient de s’autoproclamer champion, car il a engendré 120  enfants aux Etats-Unis et au Canada en quelques années. (Le Devoir, 20 avril 2009) Nos semeurs de sperme à tout vent sont d’ignobles personnages qui n’ont aucune morale, ni aucun respect pour la vie.

Le Mexique, l’Inde et plusieurs pays d’Europe de l’est proposent sur Internet leurs cliniques pour satisfaire les couples infertiles ou les femmes seules à la recherche de la semence de l’étalon parfait qui produira le super bébé tant recherché.

Quelles règles d’éthique peuvent bien encadrer tout ce cirque grotesque? Aucune!

Il n’y a pas 56 solutions pour régler ce problème. Une société qui respecte la vie doit absolument interdire purement et simplement le don et la commercialisation du sperme humain. Pendant que nos diaboliques cliniques de fertilité salivent devant cette industrie très payante de la vie massacrée et profanée, le sage enseignement de l’Église catholique répète à temps et à contre-temps que notre corps est le Temple de l’Esprit Saint et que la conception d’une vie humaine doit se faire uniquement par un acte d’amour entre un homme et une femme dans le cadre d’un engagement matrimonial pour toute la vie.

Les semeurs de sperme sont une honte pour l’espèce humaine.

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