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Récompense pour une hécatombe

Tous les médias annoncent en grande pompe en ce début de juillet 2008 que le roi de l’avortement, le bon docteur Henry Morgentaler, sera décoré de l’Ordre du Canada. C’est la gouverneure générale Michaëlle Jean qui a fait cette annonce lors des célébrations du 1er juillet.

Ce personnage très controversé, qui a pris sa retraite l’an passé, s’est vanté d’avoir pratiqué à lui seul au-delà de 100 000 avortements durant sa carrière au service de la cause des femmes canadiennes. La sélection de Morgentaler a profondément divisé les membres du comité qui désignent les récipiendaires de cette importante récompense. Certains soutenaient que la question de l’avortement divise profondément le pays : il ne leur apparaissait pas être très sage de décorer cette personnalité.

La majorité des membres du comité soutenait au contraire que le combat de Morgentaler pour l’avortement a contribué à l’évolution du Canada (sic). (La Presse, 2 juillet 2008). Peut-on honnêtement parler d’évolution devant les quelques millions de fœtus jetés aux ordures depuis quelques dizaines d’années? C’est un jour de Honte pour le Canada, un pays supposément très évolué et très humaniste, qui fait la promotion de la destruction massive des enfants à naître et qui décore son grand champion de l’avortement. Soulignons que le gouvernement Harper s’est empressé de se dissocier de cette nomination controversée, car il n’est pas impliqué dans les délibérations et les décisions rendues par ce comité.

Avec cette médaille nationale, tout le pays célèbre la culture de la mort.

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On a lancé la serviette : les évêques et le cours éthique et culture religieuse

À l’émission « Gauthier en direct » à TQS, le 18 mars 2008 à 12h30, l’animateur recevait le président de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec. Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, expliquait la position de l’épiscopat sur le cours d’éthique et de culture religieuse qui sera obligatoire dans toutes les écoles du Québec en septembre 2008.

Les évêques ont été consultés sur le contenu de ce cours. Ils ont donné leur avis au gouvernement; celui-ci a tenu compte des remarques formulées et des propositions des évêques pour rendre ce cours acceptable à leurs yeux.

Mgr Veillette émet certaines réserves sur la formation des enseignants et sur les outils pédagogiques appropriés pour donner aux élèves un enseignement de qualité. Quant à la demande d’exemption formulée par certains parents, le président de l’AECQ n’est pas d’accord. Il affirme plutôt que ce cours est excellent, qu’il va « aider les jeunes à bien saisir le phénomène religieux dans la vie sociale et qu’il leur permettra de mieux vivre en société. »

L’évêque de Trois-Rivières s’est montré très optimiste, car « ce cours n’a pas pour objectif de former des croyants, mais bien de permettre aux élèves de mieux connaître et respecter les autres religions. » Enfin, le porte-parole des évêques du Québec a dit très clairement que le débat est clos.

Maintenant que le gouvernement a décidé que les écoles publiques du Québec sont neutres et laïques, « il faut bien se conformer à cette décision et l’accepter. » La position de nos évêques est limpide. Person-nellement, je pense qu’ils ont lancé la serviette un peu trop vite et qu’ils ont été récupérés par une certaine intelligentsia de gauche très pressée d’en finir une fois pour toutes avec la confessionnalité scolaire au Québec. Je ne fais pas la même lecture jovialiste de ce cours fourre-tout que l’AECQ.

On juge un arbre à ses fruits. J’ai bien hâte de voir d’ici quelques années les fruits produits par ce fameux cours auprès de nos élèves du primaire et du secondaire.

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