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Georges Buscemi, Président

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Être prêts à accueillir notre divin Sauveur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 1er dimanche de l’Avent) — Photo : Städel Museum/Wikimedia Commons

L’Avent nous prépare à célébrer avec foi, piété et amour l’anniversaire du premier avènement de notre divin Sauveur dans le monde. Toutefois, en orientant notre esprit vers la contemplation du mystère de la venue de miséricorde du Fils de Dieu parmi nous, l’Église veut que nous songions à son second avènement, alors qu’il reviendra, à la fin du monde, en Roi glorieux, avec une grande majesté, pour juger les vivants et les morts. La seconde venue de Notre Seigneur, où il viendra chercher ses serviteurs fidèles pour les faire entrer dans sa joie, avec quelle espérance ne devons-nous pas l’attendre, veillant sans cesse sur notre cœur afin que, rejetant les ténèbres du péché, ne brille en lui que la lumière du Christ. C’est à cette vigilance que nous exhorte aujourd’hui l’apôtre saint Paul.

Le retour de Jésus sera subit comme l’éclair, de sorte que beaucoup, surpris dans leurs péchés, n’auront pas le temps de faire pénitence. Nous sommes avertis : il nous faut donc être prêts. À cet égard, la parole de l’Apôtre résonne aujourd’hui comme un coup de clairon. « Frères, clame-t-il, sachez-le, voici l’heure de nous réveiller de notre sommeil. Car le salut est maintenant plus proche de nous qu’au temps où nous avons embrassé la foi » (Rom. 13 11-12). En d’autres termes, la foi que nous avons reçue au baptême nous a fait entrevoir le terme vers lequel nous cheminons sur la terre : la rencontre définitive avec le Christ Jésus, venant nous introduire dans sa gloire, nous faire participer à son bonheur éternel. La réalisation du salut que Dieu offre au monde entier est toute proche. Mais les païens qui ne veulent pas se convertir à Jésus-Christ, le seul Sauveur de l’humanité pécheresse, demeurent plongés dans le sommeil de leurs péchés. Ils sont inconscients du plan d’amour de Dieu sur eux. Hélas, nombre de chrétiens, qui se sont réjouis de la divine promesse du véritable bonheur attachée à leur foi, l’ont complètement oubliée, et vivent comme des païens. Alors que le jour de la résurrection et du jugement approche, ils n’en font pas de cas. Ils sont endormis spirituellement. Ils sont environnés de ces épaisses ténèbres du mensonge, de l’aveuglement intérieur, qui leur font rechercher un faux bonheur dans les biens de ce monde, et souvent dans les vices les plus dégradants. Saint Paul veut réveiller aujourd’hui et ces païens et ces chrétiens paganisés, qui risquent de ne jamais voir lever le jour, heureux entre tous, de leur délivrance. Souvenez-vous que le temps est bref, leur dit-il, et que le jugement de Dieu est à nos portes. C’est le temps de nous lever, de nous réveiller, de sortir résolument de notre torpeur spirituelle.

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Nous préparer au jugement de Dieu

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dernier dimanche après la Pentecôte)

La fin de l’année liturgique représente la consommation des siècles. Voilà pourquoi l’Église, si désireuse de notre salut, veut que, durant cette dernière semaine de l’année, nous n’ayons rien d’autre dans l’esprit que la pensée du jugement de Dieu. Plus que tous les autres, les chrétiens doivent vivre dans l’attente de leur grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui viendra, à la fin du monde, dans tout l’éclat de sa gloire divine, pour juger les vivants et les morts. Notre passage sur la terre, plus ou moins long selon les décrets infaillibles du Dieu trois fois saint, n’a de sens que celui d’une préparation au jugement de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui fixera notre sort éternel. En vue de ce jour solennel entre tous, où la justice de Dieu pénétrée de miséricorde sera faite pour tous les hommes, du plus faible au plus puissant, le même Jésus, qui nous jugera, ne cesse de nous exhorter, dans l’évangile, à la prière et à la vigilance, comme aussi à la pénitence et au renoncement. Combien de fois ne retentissent pas ces paroles : « Veillez et priez », et « Faites pénitence » ? Et combien d’appels le divin Maître ne fait-il pas au renoncement ? Le renoncement à toute cupidité, aux convoitises de la chair et à l’esprit du monde, qui est un esprit d’orgueil et d’égoïsme — renoncement nécessaire pour être comptés, au dernier jour, parmi ses disciples — Jésus l’a constamment enseigné par la parole et surtout par l’exemple de sa vie.

La pensée de la proximité du jugement de Dieu a toujours stimulé, depuis le début de l’Église, les chrétiens à se repentir de leurs fautes, à en faire une sincère pénitence et à mener une vie fervente. En prêchant l’imminence du jugement de Dieu, plusieurs saints, en particulier saint Vincent Ferrier, ont opéré de nombreuses conversions. Si les saints des siècles passés discernaient, déjà de leur temps, certains signes avant-coureurs de la fin du monde, il semble bien que nous soyons actuellement non plus seulement devant l’un ou l’autre de ces signes, comme les inondations dévastatrices, les famines et les guerres qui ont décimé des nations entières, mais devant les principaux qui nous sont annoncés par l’Évangile d’aujourd’hui : la multiplication des faux Christs et des faux prophètes, l’abomination de la désolation dans le lieu saint, entraînant la crise religieuse la plus universelle de l’histoire, crise si profonde que Notre Seigneur l’appelle « la grande tribulation ». « Il y aura alors une grande tribulation telle qu’il n’y en a jamais eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura plus. Et si ces jours n’étaient abrégés, nulle chair ne serait sauvée ; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Mat. 24 21-22)

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La Joie de l’écoute de l’Esprit-Saint

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 6e dimanche après l’Épiphanie — la liturgie tridentine est comprise en une seule année, et certains dimanches étant mobiles à cause de la date variable de Pâques, qui cette année tombait relativement tôt, c’est pourquoi le 6e dimanche après l’Épiphanie se retrouve avant l’avent, puisque le temps après la Pentecôte aura été par conséquent relativement long) — Photo (modifiés) : Laurom/Wikimedia Commons

L’Esprit-Saint, Esprit du Père et du Fils, est la source de tous les biens. C’est l’Esprit Créateur, l’Esprit de vie, par lequel tout existe et vit. C’est l’Esprit Sanctificateur, par lequel le divin Rédempteur poursuit son œuvre de salut universel. L’Esprit-Saint travaille, en effet, au salut de tous les hommes. C’est Lui qui met dans la bouche de l’apôtre la Parole de vérité qui illumine les cœurs. C’est encore Lui qui dispose les âmes à accueillir dans la joie cette Parole toute-puissante de Dieu, capable de renouveler en Jésus-Christ le monde entier. C’est Lui qui couvre de sa lumière et de sa force des personnes très humbles et leur donne de discerner clairement et de résister jusqu’au martyre aux lois injustes des tyrans de la terre.

L’Esprit-Saint est l’unique source de la joie la plus pure. De la joie de ceux qui témoignent de la vérité de l’Évangile dans les circonstances les plus difficiles. De la joie aussi des âmes converties à Jésus-Christ, et ainsi passées de la noirceur spirituelle où elles étaient plongées à la plus douce et irradiante de toutes les lumières.

Dans sa reconnaissance au Seigneur pour les fruits de sa prédication faite « avec l’Esprit-Saint et une grande plénitude de ses dons », saint Paul ne peut taire sa très vive admiration pour la joie manifestée par les Thessaloniciens en recevant son Évangile au sein de nombreuses et graves tribulations. Car leur venue à la foi leur a occasionné de bien pénibles souffrances de la part des juifs et des païens. Or, ils ont compté pour rien ces souffrances en échange du bonheur immense de leur conversion au vrai Dieu et de la ferme espérance qu’ils ont acquise d’entrer, au jour du jugement, dans la joie infinie de la victoire totale et éclatante de Jésus-Christ le divin Roi, dont le Règne n’aura pas de fin.

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La Croix de Jésus, source de notre gloire


Jésus portant sa croix selon El Greco

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour la fête de la Toussaint) — Photo (côtés flous rajoutés) : National Museum of Decorative Arts/Wikimedia Commons

Aujourd’hui, saint Paul pleure devant les chrétiens qui sont devenus les ennemis de la croix du Christ, et mettent leur fierté dans les plaisirs de la chair : ce qui devrait plutôt les couvrir de honte et de confusion. C’est comme si l’Apôtre voyait d’avance la triste décadence actuelle de l’Église, souillée par la très grave immoralité d’un important nombre de baptisés qui vont jusqu’à se glorifier de leur comportement dégradant d’homosexuels. « Il en est plusieurs, dit-il, dont je vous ai souvent parlé, et j’en parle encore avec larmes, qui se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Leur fin, c’est la perdition… » (Phil. 3 18-20). Ces malheureux, en insensés, courent à leur perte éternelle : c’est ce qui afflige tant l’Apôtre qui n’a pas épargné ses peines pour les conduire au Christ.

Un disciple de Jésus-Christ n’a rien dont il peut être glorifié si ce n’est de sa participation à la croix du Christ. Car l’honneur d’un chrétien est essentiellement lié à la croix de Jésus, concrètement aux souffrances que la grâce de Dieu le rend capable d’endurer pour témoigner de sa foi et de son amour à l’égard de son seul Seigneur et Sauveur. Le chrétien qui vit dans la constante recherche des plaisirs des sens, sans souci d’observer les commandements, et sans aucun esprit de mortification, n’est pas un véritable disciple de Jésus.

Le détachement, les mépris, les humiliations de toutes sortes, une patience invincible au sein des haines allumées contre lui et des violences qui lui sont faites, un amour de Jésus et des âmes qui ne s’arrête devant aucun obstacle, voilà la source de l’immense honneur dont Dieu comble les vrais amis de son Fils unique. C’est lorsqu’il apparaît faible aux yeux du monde, dépourvu de toutes les ressources humaines dans lesquelles les puissants mettent leur gloire que le fidèle disciple de Jésus Christ est grand et glorieux. « Pour moi, puissé-je ne pas me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ ! », pouvait dire saint Paul (Gal. 6 14).

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Entendre aujourd’hui la Voix de Dieu Qui nous appelle à la sainteté

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour la fête de la Toussaint) — Photo (rognée, couleurs modifiées, côtés flous rajoutés) : Wikimedia Commons/Google Cultural Institute

En tout temps, nous devons entendre la voix de Dieu, mais spécialement dans les temps de crise universelle de la vraie foi, où domine la voix ténébreuse de ceux qui disent, dans leur arrogance : « il n’y a pas de Dieu ». Ces athées qui se croient intelligents, l’Esprit Saint les qualifie d’insensés (Ps. 53 1). Car, c’est une véritable folie que de ne pas croire en Dieu. Se convainquant, contre l’évidence même, que Dieu n’existe pas, ils se bouchent bien dur les yeux et les oreilles, pour ne rien voir des merveilles de la création et ne rien entendre de la louange divine qui s’élève de l’univers.

Même si le monde n’en veut rien savoir, dans son admirable et douce Providence Dieu, qui veut le bonheur et le salut de tous les hommes, continue de leur parler. Par Jésus-Christ, son Verbe incarné, Il nous appelle tous à nous tourner vers Lui, à nous convertir, à quitter le chemin très large qui conduit à la perdition pour marcher dans le seul chemin qui mène au véritable bonheur, commencé dans la peine ici-bas, par l’observance des divins commandements, pour s’achever dans le parfait repos et la gloire de l’éternité.

Jésus-Christ, dont on peut faire taire ou brouiller le témoignage extérieur que lui rendent ceux qui annoncent son Évangile, parle intérieurement, surtout en temps de crise, à toutes les âmes de bonne volonté. Néanmoins des plus graves crimes, qui sont innombrables et souillent la face de la terre, Jésus appelle tous les hommes à être purifiés, transformés et enflammés du feu de son amour. Son appel continuel à la sainteté, lorsqu’il ne résonne plus dans la vie publique, se fait plus intime et attend la réponse libre de tous et chacun. Heureux ceux qui, quelles que soient les difficultés extérieures, veulent sincèrement répondre à l’amour infini de Jésus-Christ par tout l’amour de leur cœur.

Pour ceux-là, pour nous tous, saint Paul adresse cette prière à Jésus-Christ : « Je lui demande que votre charité croisse de plus en plus en lumière et en intelligence, pour discerner ce qui est le meilleur, afin que vous soyez purs et sans reproche jusqu’au Jour de Jésus-Christ, et que vous soyez remplis du fruit de justice par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu » (Ph. 1, 9-11).

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Jésus-Christ, le divin Roi de l’univers

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour la fête du Christ Roi)

La fête du Christ Roi a été instituée par le pape Pie XI, le 11 décembre 1925, pour affirmer d’une façon solennelle l’autorité souveraine et universelle de Jésus, reniée par le monde moderne. Dans l’important document marquant l’institution de cette belle fête, l’encyclique Quas Primas, Pie XI démontrait que le Christ n’est pas seulement roi au sens métaphorique, en raison de l’empire divin qu’il exerce sur toutes les intelligences et tous les cœurs, mais qu’il est roi au sens propre, et en tant qu’homme. La sainte humanité du Christ, étant l’humanité de Dieu incarné, se trouve par ce fait élevée au-dessus de toute créature. C’est par un droit de nature que le Christ, en tant qu’homme, détient la primauté sur tout être créé. L’autorité de Jésus-Christ sur la création est celle même du Verbe éternel qui a appelé tous les êtres à l’existence. Et Jésus-Christ, monarque suprême de l’univers par droit de nature, l’est encore par un droit acquis. Car il a voulu payer le plus haut prix pour racheter le monde tombé par le péché au pouvoir de Satan.

Aux jours de sa vie mortelle, Jésus-Christ a voilé la splendeur de sa royauté. Il n’a voulu porter d’autres insignes que ceux de la pauvreté, de l’humilité, de la douceur et de l’obéissance. Le plus grand de tous les rois s’est fait le plus humble de tous les serviteurs. « Il s’est anéanti, dira saint Paul, en prenant la condition d’esclave […], il s’est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur terre et dans les enfers, et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur » (Ph 2 7-11).

Infiniment plus sage que Salomon, Jésus-Christ aurait pu exercer son autorité royale sur le plan politique avec la plus grande magnificence et imposer dans la société juive de son temps, par sa puissance et sa bonté, l’ordre et la paix. Mais, pour sauver tous les hommes de tous les siècles, et quelle que soit leur dignité, des plus petits aux plus grands, il a préféré les humiliations de la croix à l’éclat de la gloire terrestre. Il a fait de la croix son étendard ; il en a fait l’instrument du salut universel et le signe glorieux de sa victoire sur le prince des ténèbres, tenant sous son joug tyrannique tous les royaumes de la terre. C’est par le bois de la croix qu’il a voulu y rétablir le règne de Dieu. C’est par le sang de sa croix qu’il a reconquis l’univers. Au Roi immortel et Souverain Prêtre éternel, s’immolant lui-même pour le salut de l’univers, toutes les créatures libres doivent, avec leur entière soumission et reconnaissance, louange et gloire perpétuelle.

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Être des Témoins vigilants et intrépides de la Sagesse


Martyre de sainte Euphémie.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 20e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (modifiée) : Wikimedia Commons

Saint Paul nous adresse aujourd’hui un pressant appel à la sagesse : « Ayez soin, mes frères, de marcher avec précaution, non comme des insensés, mais comme des hommes sages. » (Ep 5 15). Quiconque se trouve dans un pays ennemi et marche sur un chemin plein d’embûches, ne doit-il pas redoubler de vigilance et d’attention ? Telle est la situation des chrétiens dans le monde présent. Ce monde étant ennemi de Dieu, les chrétiens qui y marchent sans précaution, risquent de perdre la foi. Évitant donc l’attitude des étourdis qui marchent sans but ou sans savoir s’ils vont bien au but, les chrétiens doivent être des sages, en prévoyant, dans la mesure qu’ils le peuvent, toutes les difficultés et en prenant les mesures nécessaires pour les surmonter et arriver ainsi sûrement au but qu’ils ne doivent jamais perdre de vue : le salut éternel.

Quelles que soient les difficultés dont nous puissions être assaillis, nous devons affermir nos pas dans la voie du salut, et, dans cette intention, garder bien pure notre sainte foi, la professer hautement et la défendre courageusement. Notre Seigneur nous a prédit que nous serions en butte à la haine du monde à cause de notre foi : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous... Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : il n’y a pas de serviteur plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ». (Jean 15, 18-20). Au sein d’un monde hostile, il nous faut être vigilants dans tout notre comportement, afin que, la vérité mise à part, nous ne donnions à personne d’autre motif de haine contre nous. La vérité, lorsqu’elle est confirmée par l’exemple, finit toujours par triompher.

« Soyez sages, rachetez le temps, car nos jours sont mauvais » (Ep 5 16). « L’Apôtre ne dit pas cela, écrit saint Jean Chrysostome, pour nous conseiller d’être souples afin de ne pas déplaire à ceux qui nous sont hostiles. Voici ce qu’il veut dire : Le temps n’est pas à vous ; vous n’êtes en ce monde que des étrangers, des voyageurs de passage : ne cherchez pas les honneurs, ne cherchez pas la gloire, ne cherchez pas la puissance, ne cherchez pas la vengeance ; souffrez tout, et par ce moyen rachetez le temps… On vous poursuit pour vous dépouiller : donnez tout ce qu’on vous demandera, gardez seulement le principal, à savoir : la foi. »

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Être possédés par Jésus

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 19e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Kansallis Galleria/Wikimedia Commons

La vie chrétienne consiste en un perpétuel renouvellement intérieur. Nous avons déjà revêtu, lors de notre baptême, l’homme nouveau qui est Jésus-Christ. Mais qui, pérégrinant sur la terre comme dans une vallée de larmes, et se blessant parfois à ces pierres du chemin que sont les tentations du démon, ne pourra jamais dire qu’il a parfaitement revêtu Jésus-Christ ? Tous les jours jusqu’à la fin de notre vie, nous aurons besoin de nous renouveler intérieurement, de nous dépouiller du mal qui colle à notre âme comme un vêtement sale et de revêtir davantage Jésus-Christ.

Ce renouveau intérieur doit s’exprimer en une conduite extérieure toujours plus vraie, plus aimante et sainte. Avec l’aide de Jésus, et les yeux fixés sur Lui, nous devons progresser chaque jour dans la vérité, la charité, la douceur, la justice, la chasteté, et donc dans le renoncement à tout ce qui peut ternir ces vertus. Nous devons ainsi nous livrer chaque jour davantage à notre divin Sauveur Jésus-Christ. Autrement, il ne pourrait satisfaire son dessein miséricordieux de prendre de plus en plus possession de nous pour nous communiquer son Esprit, ses vertus, sa sainteté.

Le seul grand désir qui devrait nous habiter au point de devenir en nous une obsession à la fois très forte et très douce, une sainte obsession, c’est d’être possédés par Jésus, de manière que ce ne soit plus nous qui vivions, mais Lui en nous. Car c’est en lui donnant toute notre liberté, que nous deviendrons vraiment libres. C’est en jetant toutes nos pensées, nos paroles, nos actions dans le foyer ardent de son Cœur, qu’Il les purifiera comme l’or l’est par le feu, qu’il les transformera toutes en son amour, et qu’elles deviendront entièrement siennes. Est-il possible d’appartenir ainsi à Jésus sans perdre notre identité personnelle ? Notre raison éprouve quelque difficulté à le comprendre, mais il n’y a aucun doute que plus une âme appartient à Jésus, plus elle réalise sa véritable identité. Tel est le mystère de l’amour personnel de Jésus pour chacun de nous. Lui seul, dans un mystère de communion intime de notre pauvre être humain avec sa sainte humanité et sa divinité, nous fait être la personne que Dieu veut que nous soyons. Lui seul délivre les hommes pécheurs des ténèbres du mensonge qui les enveloppent et les établit dans la pleine lumière de la vérité.

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Vivre dans l’action de grâces


Saint Dominique Savio.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 18e dimanche après la Pentecôte) ― Photo : Wikimedia Commons

Écrivant pour la première fois aux Corinthiens, saint Paul commence sa lettre par un chant d’action de grâces à Dieu pour la miséricorde qu’Il leur a manifestée en les appelant à la foi chrétienne et en confirmant cet appel à la vraie religion par les dons spirituels les plus désirables : « Je rends grâces à mon Dieu pour vous sans cesse à cause de la grâce de Dieu qui vous a été donnée dans le Christ-Jésus. De ce que vous avez été faits en Lui riches en toutes choses, en toute parole, en toute science : ainsi le témoignage du Christ a été confirmé par vous, de sorte que rien ne vous manque en aucune grâce, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Cor 1 4-7). Si Dieu, poursuit l’Apôtre, après vous avoir appelé à la vie chrétienne, vous a comblés de grâces, c’est afin que vous persévériez dans la vraie foi et dans la charité jusqu’à la fin et que vous soyez irréprochables au grand jour du retour glorieux de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Ces paroles du Docteur des nations, l’Église nous les adresse, à nous aussi, aujourd’hui. Car souvent nous ne réalisons pas l’immense privilège que nous avons d’avoir reçu d’elle le don de la foi, par lequel Dieu nous a adoptés, en son Fils Jésus, comme ses véritables enfants. De sorte que nous pouvons l’appeler d’une façon très réelle du doux nom de Père. Les croyances d’aucune autre religion ne fondent des relations personnelles avec Dieu comme celles qu’ont les enfants à l’égard de leur papa, et qui n’éprouvent de joie plus grande que de reposer dans ses bras, près de son cœur. Certes, un enfant ne peut pas toujours être dans les bras de son père, mais son bonheur habituel sera de vivre sous son regard affectueux, d’être avec lui, de demeurer en sa présence, sous sa protection, en se sentant aimé de lui. C’est la religion que Jésus-Christ, le grand frère de « tous ceux qui ne sont pas nés de la chair et du sang mais de Dieu » enseigne au monde. Religion d’amour, de confiance et de force tranquille, victorieuse de toutes les épreuves, qu’en son Fils, Dieu le Père communique par son Esprit à ses enfants bien-aimés, auxquels il veut faire partager la joie infinie de son royaume.

L’apostasie de la foi chrétienne qui se fait jour à l’échelle mondiale s’enracine largement dans une noire ingratitude à l’égard de l’Église catholique, mère de l’unique civilisation qui, en lui apportant les insondables richesses du Christ, a changé complètement la face du monde. Toute ingratitude naît de l’orgueil. L’orgueil qui s’obstine à ne pas reconnaître les immenses bienfaits reçus de Dieu pour le bonheur de l’humanité par la médiation de son Église, conduit non seulement à la négation de toutes les grâces venant du Créateur mais à la négation du Créateur lui-même. C’est alors le passage de la foi en Dieu au règne absolu d’une nouvelle divinité, la Science moderne, sans cesse en évolution, dont les erreurs et les mensonges, parfois évidents, sont déclarés vérités infaillibles, qu’aucun homme, si savant soit-il, n’a le droit de mettre en question. C’est dans cette dictature pseudo-scientifique de la pensée, fondée sur le rejet de la Révélation divine comme source première de la vérité, que le monde s’enfonce de plus en plus en raison de son apostasie de la vraie foi.

L’action de grâces envers Dieu dans laquelle nous devrions vivre constamment n’est pas seulement un devoir religieux essentiel, expression fondamentale de la foi et de l’amour de Dieu, mais aussi un devoir social universel, sans l’accomplissement duquel les plus graves crises, qu’elles soient politiques, économiques et même sanitaires, ne trouveront jamais de solution ordonnée à la paix et au bien-être de tous. Sans une profonde et continuelle reconnaissance à l’égard du Créateur et Sauveur de tous les hommes, il n’en peut résulter que l’enfermement en elle-même de la raison privée de la lumière divine, et par suite l’incapacité des âmes de recevoir la miséricorde infinie de Dieu, qui est ce dont le monde actuel a le plus besoin.

J.-R.B.

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Jésus-Christ et le nouvel ordre mondial

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 17e dimanche après la Pentecôte) ― Photo : Wikimedia Commons

Comme chrétiens, nous enseigne en substance saint Paul, vous devez donner l’exemple à tous ceux de l’extérieur de la plus parfaite unité entre vous. Mais, ne vous faites pas d’illusion : cette unité est difficile à conserver, car elle est le fruit de la pratique commune et fervente des vertus théologales et morales, d’abord de la foi en Dieu, notre Père du ciel et d’une authentique charité qui doit s’exprimer, vis-à-vis du prochain, surtout par la patience, la douceur et l’humilité. Efforcez-vous donc de pratiquer ces vertus, comme votre vocation vous y oblige, cette vocation sublime par laquelle Dieu vous a tous appelés à être ses enfants et ses héritiers, en participant à l’héritage du Christ, son Fils unique.

On entend dans les paroles de l’Apôtre l’écho de la prière sacerdotale de Jésus : « Père, je ne prie pas pour le monde mais pour ceux que vous m’avez donnés, parce qu’ils sont à vous... Père saint, gardez-les par votre nom que vous m’avez donné, afin qu’ils soient un comme nous... Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un comme vous, Père, êtes en moi et moi en vous, afin qu’eux aussi soient un en nous pour que le monde croie que c’est vous qui m’avez envoyé » (Jn 17 9, 11, 20-21).

C’est à l’unité la plus haute, qui soit une image vivante de celle qui subsiste entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, que Jésus appelle ses disciples. Cette unité dans la même charité divine doit démontrer aux yeux de tous que les chrétiens ne sont pas, comme les païens, unis de force par la contrainte extérieure, mais un en Jésus-Christ, à la fois dans leurs sentiments et leur manière d’agir. Cette unité spirituelle des membres du Christ entre eux est si importante qu’elle doit être un signe fort de la vérité pour que le monde croie en la mission de Jésus comme unique sauveur du monde. L’Église catholique, s’étendant à l’univers, ordonnée par Dieu au salut, dans le temps et l’éternité, de tous les hommes, est la réponse fondamentale à l’aspiration de l’humanité entière à un nouvel ordre mondial assurant la paix et la prospérité des diverses nations. Car il ne peut exister de véritable ordre mondial sans le fondement spirituel d’une religion mondiale.

Tous les hommes créés par le même Père du ciel devraient constituer ensemble la grande famille des enfants de Dieu. Cette unité universelle qui correspond au plan de Dieu a été brisée radicalement par le péché commis par nos premiers parents, à l’instigation du Père du mensonge et père de toute division et de tout désordre. La brisure radicale de l’unité de la grande famille humaine ne pouvait être réparée que par le Fils unique du Père venant s’incorporer, par la foi, tous les hommes de bonne volonté. Sans la foi en Jésus-Christ, le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, un nouvel ordre mondial, où toutes les nations seraient unies pour le plus grand bien de tous, est et sera toujours l’illusion des illusions. Le nouvel ordre mondial actuellement mis en marche par les organismes internationaux ne peut être en réalité qu’une entreprise diabolique d’une hypocrite dictature exercée sur le monde entier.

Les divisions et la confusion doctrinale que l’on constate présentement à l’intérieur de l’Église représentent les succès temporaires du démon, « l’ennemi mortel de la nature humaine » et du règne de Jésus-Christ sur tous les cœurs. Même s’il sème à pleines mains l’ivraie dans le champ du Seigneur, le diable ne réussira pas à détruire la foi catholique qui est le fondement de la véritable Église, qu’aucun pouvoir ne pourra jamais détruire, parce qu’elle est essentiellement divine. À nous cependant d’être vigilants pour ne pas être trompés, et donc d’intensifier notre prière surtout par la participation la plus fréquente possible à la sainte messe, la communion fervente au Très saint Corps du Christ, le chapelet quotidien et la consécration vécue de nos personnes et familles aux très saints Cœurs de Jésus et de Marie.

J.-R.B.

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