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Jésus-Christ et le nouvel ordre mondial

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 17e dimanche après la Pentecôte) ― Photo : Wikimedia Commons

Comme chrétiens, nous enseigne en substance saint Paul, vous devez donner l’exemple à tous ceux de l’extérieur de la plus parfaite unité entre vous. Mais, ne vous faites pas d’illusion : cette unité est difficile à conserver, car elle est le fruit de la pratique commune et fervente des vertus théologales et morales, d’abord de la foi en Dieu, notre Père du ciel et d’une authentique charité qui doit s’exprimer, vis-à-vis du prochain, surtout par la patience, la douceur et l’humilité. Efforcez-vous donc de pratiquer ces vertus, comme votre vocation vous y oblige, cette vocation sublime par laquelle Dieu vous a tous appelés à être ses enfants et ses héritiers, en participant à l’héritage du Christ, son Fils unique.

On entend dans les paroles de l’Apôtre l’écho de la prière sacerdotale de Jésus : « Père, je ne prie pas pour le monde mais pour ceux que vous m’avez donnés, parce qu’ils sont à vous... Père saint, gardez-les par votre nom que vous m’avez donné, afin qu’ils soient un comme nous... Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un comme vous, Père, êtes en moi et moi en vous, afin qu’eux aussi soient un en nous pour que le monde croie que c’est vous qui m’avez envoyé » (Jn 17 9, 11, 20-21).

C’est à l’unité la plus haute, qui soit une image vivante de celle qui subsiste entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, que Jésus appelle ses disciples. Cette unité dans la même charité divine doit démontrer aux yeux de tous que les chrétiens ne sont pas, comme les païens, unis de force par la contrainte extérieure, mais un en Jésus-Christ, à la fois dans leurs sentiments et leur manière d’agir. Cette unité spirituelle des membres du Christ entre eux est si importante qu’elle doit être un signe fort de la vérité pour que le monde croie en la mission de Jésus comme unique sauveur du monde. L’Église catholique, s’étendant à l’univers, ordonnée par Dieu au salut, dans le temps et l’éternité, de tous les hommes, est la réponse fondamentale à l’aspiration de l’humanité entière à un nouvel ordre mondial assurant la paix et la prospérité des diverses nations. Car il ne peut exister de véritable ordre mondial sans le fondement spirituel d’une religion mondiale.

Tous les hommes créés par le même Père du ciel devraient constituer ensemble la grande famille des enfants de Dieu. Cette unité universelle qui correspond au plan de Dieu a été brisée radicalement par le péché commis par nos premiers parents, à l’instigation du Père du mensonge et père de toute division et de tout désordre. La brisure radicale de l’unité de la grande famille humaine ne pouvait être réparée que par le Fils unique du Père venant s’incorporer, par la foi, tous les hommes de bonne volonté. Sans la foi en Jésus-Christ, le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, un nouvel ordre mondial, où toutes les nations seraient unies pour le plus grand bien de tous, est et sera toujours l’illusion des illusions. Le nouvel ordre mondial actuellement mis en marche par les organismes internationaux ne peut être en réalité qu’une entreprise diabolique d’une hypocrite dictature exercée sur le monde entier.

Les divisions et la confusion doctrinale que l’on constate présentement à l’intérieur de l’Église représentent les succès temporaires du démon, « l’ennemi mortel de la nature humaine » et du règne de Jésus-Christ sur tous les cœurs. Même s’il sème à pleines mains l’ivraie dans le champ du Seigneur, le diable ne réussira pas à détruire la foi catholique qui est le fondement de la véritable Église, qu’aucun pouvoir ne pourra jamais détruire, parce qu’elle est essentiellement divine. À nous cependant d’être vigilants pour ne pas être trompés, et donc d’intensifier notre prière surtout par la participation la plus fréquente possible à la sainte messe, la communion fervente au Très saint Corps du Christ, le chapelet quotidien et la consécration vécue de nos personnes et familles aux très saints Cœurs de Jésus et de Marie.

J.-R.B.

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Croire à l’Amour de Dieu pour nous

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 16e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (côtés flous rajoutés et quelques défauts effacés) : Lawrence OP/Flickr

Les apôtres ont cru à l’amour infini de Dieu qui s’est manifesté à leurs yeux en Jésus-Christ. De cela, le disciple bien-aimé a porté un beau témoignage : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (I Jn 4 16).

A cet amour de Dieu qui a bouleversé sa vie et a transformé un farouche persécuteur en un apôtre ardent et intrépide, saint Paul croit de même de tout son cœur. Et sa foi profonde lui fait comprendre la place privilégiée que tient la souffrance dans le plan de la Rédemption, tellement que toutes les épreuves, qu’il endure pour consolider la foi de ses disciples, il les estime comme une source de joie. Il baigne tout entier dans le mystère de l’amour de Dieu. Son cœur est brûlant de ce divin amour qu’il voit resplendir en Jésus. C’est pourquoi son seul idéal est Jésus. C’est Jésus seul que son âme cherche, qu’elle contemple, qu’elle admire et qu’elle veut imiter. En Jésus, il découvre la source de toute lumière, de toute grâce et de toute sainteté ; il y voit caché toute la plénitude de Dieu. C’est par Jésus-Christ que l’Esprit-Saint nous est donné pour fortifier notre vie intérieure ; c’est par Jésus-Christ que notre foi s’affermit et que notre charité s’enflamme. Que ce Jésus soit connu et aimé par tous les hommes, que sa divine image soit reproduite en chaque âme, l’apôtre n’a plus d’autre désir. Tel est l’objet de sa fervente prière : « Je fléchis les genoux devant le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute paternité tire son nom au ciel et sur la terre ; afin qu’il vous accorde, selon les richesses de sa gloire, que vous soyez puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur ; que le Christ habite par la foi dans vos cœurs, et qu’enracinés et fondés dans la charité, vous puissiez comprendre avec tous les saints, quelle est la largeur et la longueur, la hauteur et la profondeur, et connaître ainsi la charité du Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu » (Eph 3 14-19).

C’est à genoux que saint Paul adresse cette ardente prière à Dieu le Père. Ce qu’il Lui demande, c’est d’abord que son Esprit de vérité et d’amour, qui est en même temps l’Esprit de son Fils, s’empare de nos faibles esprits pour les fortifier avec une puissance irrésistible de manière à les attirer à l’intérieur d’eux-mêmes où la Présence divine veut les transformer. Il demande surtout que non seulement l’Esprit-Saint illumine nos cœurs et les fortifie, mais que le Christ lui-même y habite par la foi.

La foi qui fait habiter le Christ dans les cœurs est un attachement si profond à Jésus et à sa doctrine qu’elle ne connaît pas de plus grande peine que de voir Jésus, le Fils de Dieu incarné, gravement outragé et sa doctrine divine totalement méconnue, qu’on blasphème d’une façon impudente en l’associant à des croyances païennes. Ainsi la foi que demande l’Apôtre pour la hiérarchie de l’Église et tous les fidèles est la foi absolument inséparable de l’amour de Jésus-Christ par-dessus tout. Car ce n’est que dans les cœurs qui aiment son divin Fils sans aucune limite, c’est-à-dire qui ne préfèrent rien à Jésus-Christ, que Dieu vient demeurer. Pour connaître les dimensions infinies de son amour, il nous faut, comme Jésus, être enracinés et fondés dans la charité, dans cette divine charité qui, dans son expression concrète, ne recule devant aucune souffrance. Car c’est par une immense souffrance que Jésus nous a prouvé son immense amour.

J.-R.B.

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Semer beaucoup d’amour pour récolter le vrai bonheur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 15e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (rognées, et côtés flous rajoutés) : Online Collection of Brooklyn Museum/Wikimedia Commons

Le chrétien qui aspire à l’union avec Dieu trouve dans la nature de profonds sujets de méditation. Tout lui parle de Dieu. Il perçoit dans les merveilles de la création un mystérieux langage qui l’invite à louer Dieu, à L’adorer, à Le remercier, à Le prier sans cesse et à L’aimer de plus en plus par la pratique fervente des vertus dont tant de reflets sont imprimés dans les êtres qui lui sont inférieurs. L’approche de l’automne le fait penser aux récoltes spirituelles.

En nous créant, le bon Dieu nous a confié un terrain à cultiver : notre âme, combien plus précieuse que toutes les terres du monde entier avec toutes leurs richesses ! Cette âme, créée à son image, Dieu l’a vivifiée par sa grâce. Il a déposé en elle le germe de toutes les vertus et les dons du Saint-Esprit, lui donnant la capacité de produire désormais, par ses bonnes œuvres, des fruits de sainteté. Le divin Semeur est passé, et à larges mains a jeté sa semence dans les sillons de notre âme. Les prémices sont venues, dont notre âme encore dans sa fraîcheur printanière s’est nourrie avec enchantement, comprenant que Dieu la faisait responsable des prochaines récoltes. Elle devait donc semer à son tour l’amour reçu de Lui, coopérer ainsi avec Lui pour produire des fruits de sainteté toujours plus abondants. Elle devait veiller à ce que l’ennemi ne vienne pas lui ravir ses récoltes, ou encore compromettre le résultat de ses fatigues en mêlant son ivraie au bon grain. L’été avec son soleil ardent a tôt fait de succéder au printemps. Pour combien d’âmes l’été de la vie, où les passions sont plus fortes et parfois violentes, ruine des moissons qui étaient prometteuses ! Les dommages spirituels qu’entraîne ce malheur sont souvent irréparables. Puis vient l’automne, qui est le temps des dernières récoltes. Alors, heureux ceux qui n’auront rien négligé au temps des semailles, car ce n’est plus le temps de semer. C’est le temps plutôt de récolter en fin de vie ce que nous aurons semé tout au cours des ans de grâce qui nous auront été départis.

N’a-t-on semé toute sa vie que des œuvres mauvaises, la récolte donnera des fruits pourris, car « quiconque sème dans la chair récolte la corruption » (Gal. 6 8). Cette loi est constante. C’est pourquoi, commente saint Jean Chrysostome, « celui qui sème dans sa chair la mollesse, l’ivrognerie, les désirs déréglés, en récoltera les fruits. Or, ces fruits, quels sont-ils ? Les châtiments, les supplices, la honte, le ridicule, la corruption ». Par contre, celui qui aura semé avec un cœur large et généreux l’amour de Dieu et du prochain, en recueillera à la fin de ses jours la paix et une joie profonde, prélude du bonheur éternel.

Cependant, au-dessus des lois habituelles fixées par la divine Providence, où elle répand en abondance dans nos âmes ses grâces selon notre fidélité à l’accomplissement de sa très sainte volonté aux diverses étapes de notre vie, Il y a cependant une loi supérieure qui est celle de son infinie miséricorde. Car si nous arrivons à l’automne de notre vie, et que nous prenons conscience que nous n’avons pas encore semé son amour autour de nous, mais hélas, plutôt des semences gâtées, serons-nous inexorablement condamnés à être jetés au feu à tout jamais avec nos mauvais fruits ? Notre grand Dieu d’amour, qui nous aime à la folie, et serait prêt à mourir de nouveau sur la croix pour que personne ne se perde, nous promet de nous pardonner toutes nos infidélités, si nous faisons pénitence, eussions-nous très peu de temps à vivre encore. Nous ne devons jamais oublier cette loi suprême de la divine miséricorde, exigeant de notre part un véritable esprit de pénitence s’exprimant par une entière conversion de notre cœur à l’amour de Dieu par-dessus tout. Il n’est jamais trop tard pour commencer à aimer.

À travers les circonstances actuelles, qui laissent entrevoir de bien sombres horizons pour l’Église et tous les hommes de bonne volonté qui veulent être comptés parmi les élus, retentit la voix de Jésus qui nous appelle tous, avant que l’heure du jugement n’ait sonné, à nous remplir de son amour et à le répandre partout autour de nous. La miséricorde de Dieu fait ce miracle qu’en peu de temps un pauvre pécheur rachète son malheureux passé et avec Jésus ne sème plus désormais que de l’amour.

J.-R.B.

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Être à Jésus-Christ


Saint François d'Assise priant.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 14e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Wikimedia Commons

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. » (Gal. 5 24).

La chair ou la concupiscence est la source empoisonnée d’où procèdent les mauvaises pensées, les mauvais désirs et les mauvaises actions. Elle est, parmi les ennemis de notre salut, le principal et le plus dangereux, parce que c’est un ennemi que nous portons en nous, un ennemi inlassable et perpétuel, et un ennemi d’une incroyable habileté pour se trouver des alliés puissants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nous-mêmes.

Cette concupiscence détestable atteste que nous restons tous marqués par le péché de nos premiers parents, et elle explique l’inclination au mal de notre pauvre nature humaine. Rebelle à Dieu, la concupiscence mène au-dedans de nous une lutte permanente contre l’Esprit de Notre Seigneur Jésus-Christ qui nous est communiqué au baptême, et donc contre la grâce et tous les pieux mouvements de notre âme. Aussi, sous la motion du Saint-Esprit et avec son aide constante, notre esprit est-il en devoir de livrer à la chair un combat continuel et sans merci. Ce combat spirituel — s’exerçant par la mortification de nos mauvaises tendances — est, pour chacun de nous, le devoir premier et fondamental exigé par l’amour de Dieu par-dessus tout, c’est-à-dire par le premier commandement.

Le motif le plus haut, en effet, pour lequel nous devons « crucifier notre chair avec ses passions et ses convoitises » est la vertu théologale de charité. La concupiscence nous attire constamment et de mille manières à l’amour de nous-mêmes. Elle tend à nous enfermer en nous-mêmes et à nous y emprisonner. La charité qui consiste à sortir de nous-mêmes, à nous libérer de notre prison intérieure pour aimer Dieu d’un amour souverain et absolu et en Lui les plus humbles de tous nos frères, n’a donc pas de plus grand obstacle à vaincre que ce subtil amour-propre qui, si on n’y prend garde, s’insinue dans tout notre agir. Et comment vaincre l’amour-propre sinon en le poursuivant dans ses derniers retranchements et en lui livrant une guerre impitoyable par la mortification de nos sens et de notre esprit ? Voilà pourquoi il n’est possible à personne d’aimer vraiment Dieu et son prochain de tout son cœur s’il ne se renonce pas en toutes choses.

L’amour infini de Dieu pour nous s’est manifesté de la façon la plus sensible et la plus véhémente dans la Passion de notre divin Rédempteur, c’est-à-dire dans un mystère de mortification et de souffrance, insensé au jugement de tous ceux qui sont animés d’un esprit tout à fait contraire à l’esprit de Jésus. Ceux-là mettent leur bonheur dans les œuvres de la chair dont saint Paul dresse aujourd’hui ce tableau très peu reluisant : débauche, impureté, attitudes provocantes et luxure, idolâtrie et superstition, haine, querelles, rivalités, colères et disputes, rancunes, sectarisme, jalousies et meurtres, orgies et beuveries, et tous les excès de ce genre. Pour aller au ciel sous la conduite de Jésus, il faut nécessairement quitter ces chemins obscurs d’égoïsme et d’orgueil qui aboutissent aux profondes ténèbres de l’enfer.

Si nous voulons sincèrement entrer avec Jésus dans son royaume éternel de gloire, c’est sur le même chemin d’amour, sur lequel Il a visiblement marché sur la terre que nous devons nous aussi, avec humilité, marcher à sa suite, en tenant toujours les yeux fixés sur Lui. En le regardant sans cesse, nous apprendrons de Lui à ne reculer devant aucun sacrifice pour aimer Dieu de tout notre cœur et notre prochain comme nous-mêmes. Notre Seigneur Jésus-Christ veut faire de nous ses véritables disciples et amis, qui ne Lui préfèrent absolument rien et demeurent, quoiqu’il arrive, dans une union constante avec Lui. Être à Jésus-Christ, c’est très simplement demeurer amoureusement uni à Lui en toutes circonstances, surtout dans la peine et l’humilité du combat spirituel, et ne jamais douter de son amour et de son infinie miséricorde, qui n’a d’autre intention sur nous que notre bonheur éternel.

J.-R.B.

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Comment annoncer Jésus-Christ aujourd’hui ?

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 13e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (couleurs modifiées) : Royal Collection of the United Kingdom/Wikimedia Commons

Contre les prétentions des Juifs nouvellement convertis, qui considéraient l’observance de la loi juive comme obligatoire au salut, saint Paul prend, dans son épître aux Galates, la défense de la foi chrétienne comme étant la seule voie de salut.

L’Apôtre se trouvait devant un très grave problème. Les juifs convertis ou judéo-chrétiens non seulement s’obstinaient à pratiquer la loi de Moïse, mais de plus cherchaient à l’imposer aux convertis du paganisme. Leurs revendications en faveur du judaïsme, sans doute encouragées par les juifs demeurés hostiles au christianisme, avaient fortement impressionné les Galates. Mais qu’y avait-il de mal dans la Loi ? Assurément rien, si on la considérait en elle-même. N’était-il pas alors légitime de laisser au moins les juifs devenus chrétiens observer la Loi ? Saint Paul le crut tout d’abord, mais il ne tarda pas à s’apercevoir qu’on ne pouvait pas en même temps professer extérieurement le judaïsme et intérieurement la foi chrétienne. C’est en approfondissant les saintes Écritures qu’il comprit que l’Ancienne loi n’avait qu’un but : annoncer Jésus-Christ et préparer les hommes à sa venue. La loi était très bonne en elle-même, mais une fois son rôle accompli, une fois venu Celui qu’elle annonçait, elle perdait sa raison d’être, elle devenait périmée et elle devait céder toute la place au Christ et à son autorité suprême.

La profession de foi en Jésus-Christ exigeait donc une rupture totale avec le judaïsme. Saint Paul eut le mérite ou plutôt la grâce d’être le premier parmi les apôtres à voir la nécessité absolue de cette rupture. Il y consentit personnellement : ce qui lui entraîna de nombreux et terribles ennemis. Pour affirmer et vivre parfaitement sa foi en Jésus-Christ, ne fallait-il pas sacrifier tous les liens de la chair et du sang et, avec ces liens, toutes les attaches culturelles et sociales ?

Aujourd’hui, tout observateur objectif est forcé de reconnaître que le dialogue interreligieux du catholicisme avec les religions non chrétiennes se trouve bloqué en raison du net refus des représentants officiels de ces religions de considérer seulement l’opportunité de poser la question de la divinité de la personne et de la mission de Jésus-Christ comme unique Sauveur du monde. Cette question essentielle, ils ne veulent pas l’envisager. Le dialogue interreligieux, spécialement avec les juifs et les musulmans, ne laisse actuellement aucun espoir de conversion de leur part.

Comment alors l’Église fondée par Jésus-Christ sur la foi de Pierre peut-elle aujourd’hui accomplir sa mission divine concernant le salut de tous les hommes, en commençant par ceux qui affirment croire en un seul Dieu, les juifs et les musulmans ? De sa part, aucun compromis doctrinal n’est possible à leur égard, comme du reste avec les différentes formes, anciennes et nouvelles, de paganisme. Car le paganisme revêt actuellement de nouvelles formes insidieuses avec le culte de la planète Terre, sous le couvert du respect de l’environnement et de toutes les valeurs purement naturelles proclamées partout avec une telle insistance exclusive qu’elles deviennent le fondement d’une nouvelle religion mondiale appelée à remplacer, dans le plan qui se dessine de plus en plus clairement d’un super gouvernement mondial, la religion catholique d’origine divine, qui est pourtant la seule voie de salut pour le monde entier.

L’Église — et tout d’abord l’Église enseignante, c’est-à-dire avant tout le pape et les évêques et avec eux l’Église enseignée composée de tous les fidèles — pour demeurer entièrement fidèle à Jésus-Christ, se trouve aujourd’hui devant le très clair devoir de témoigner à temps et à contretemps des vérités divinement révélées de la foi catholique avec le même courage intrépide qu’ont eu les apôtres et les martyrs, c’est-à-dire, s’il le faut, jusqu’au sang.

J.-Réal Bleau, ptre.

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Le Don au-dessus de tous les dons


Anges emportant sainte Catherine d'Alexandrie après son martyre.

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 12e dimanche après la Pentecôte) ― Photo : James Steakley/Wikimedia Commons

La vie divine est le don par excellence que Jésus, l’unique Sauveur de l’humanité, apporte à tout homme qui consent à le recevoir. « Si tu savais le don de Dieu, et quel est celui qui te parle », disait Jésus à la Samaritaine. (Jn 4 10). Comme tout ce que dit Jésus dans l’Évangile s’adresse à tous les hommes de tous les siècles, nous pouvons mettre dans sa bouche ces paroles : « Si vous saviez, vous tous qui peuplez la terre aujourd’hui, la valeur infinie du don que je vous fais en vous donnant ma vie, pour que vous ayez en vous d’une façon surabondante la vraie vie, vous iriez avec enthousiasme vers la source d’eau vive que j’ai ouverte dans mon Église ; vous viendriez en foules avec joie puiser aux fontaines du salut qui jaillissent dans les sacrements que j’ai institués ; vous vous presseriez, avec des cœurs contrits et humiliés, auprès des fonts baptismaux et des confessionnaux de vos sanctuaires, pour obtenir l’absolution de vos péchés de manière à me recevoir dignement dans la sainte Eucharistie. Et une fois entrés en possession de ma vie, quel soin ne prendriez-vous pas pour conserver ce divin trésor ? »

L’invitation que Jésus adresse à tous les hommes à aller vers Lui, pour être libérés du poids insupportable de leurs esclavages et goûter le vrai bonheur, demeure aujourd’hui toujours aussi actuelle et retentit avec la même force : « Venez, dit-il avec insistance, venez, vous tous qui êtes fatigués et qui ployez sous votre fardeau, et je vous soulagerai » (Mt 11 28), c’est-à-dire je renouvellerai vos âmes, je vous donnerai une vie nouvelle.

Comment s’accomplit ce mystère de résurrection spirituelle ? Jésus nous le révèle dans le dialogue qu’il tint avec Nicodème : « En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3 5). C’est d’abord par le baptême que l’Esprit de Jésus rend la vie à nos âmes. Des prophètes de l’Ancien Testament, comme Élie et Élisée, ont pu par leurs prières obtenir que la vie soit rendue à des corps raidis par la mort, mais jamais ils n’ont pu ressusciter des âmes, car il n’appartient qu’à Dieu seul de faire une œuvre aussi merveilleuse qui dépasse en excellence et en puissance l’œuvre entière de la création matérielle de l’univers. Après le baptême, une âme peut, hélas, retomber dans la mort spirituelle par le péché. Alors encore, seul l’Esprit de Notre Seigneur Jésus Christ, dans son infinie miséricorde, peut lui rendre à nouveau la vie par l’intermédiaire de ses prêtres. Comment ne pas être remplis d’admiration et de reconnaissance devant la grandeur du ministère de salut que le divin Sauveur confie à ses prêtres, lorsqu’il leur communique son Esprit en vue de la rémission des péchés : « Recevez le Saint Esprit : ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur sont remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20 22-23). À ce divin Esprit du Père et du Fils, unique source de paix et de joie pour tous les hommes, tout honneur et toute gloire !

Le plus grand danger que courent actuellement tous les peuples, soumis à une dictature sanitaire mondiale avec ce qu’elle comporte de manipulation des consciences par la peur, c’est d’oublier que la vie de l’âme est infiniment plus importante que la vie du corps. Nous allons tous mourir ; c’est la condition humaine à laquelle personne ne peut échapper. La question essentielle qui se pose alors à toutes et à chacune des créatures humaines est celle-ci : quand l’heure de ma mort corporelle aura sonné, mon âme, guérie de tout virus spirituel, c’est-à-dire délivrée de tous ses péchés, sera-t-elle prête à entrer dans le bonheur de la vie éternelle ?

J.-Réal Bleau, ptre.

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Croisade de réparation au Cœur Eucharistique de Jésus de Mgr Athanasius Schneider

Par l’Abbé J.-Réal Bleau ― Photo (modifié) : Wikimedia Commons

Participons à la Croisade de réparation au Cœur Eucharistique de Jésus lancée par Mgr Athanasius Schneider.

Mgr Athanasius Schneider propose une prière au Cœur Eucharistique de Jésus qu’il a lui-même composée en réparation pour toutes les offenses qu’Il reçoit dans le Saint Sacrement.

***

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. (3 fois)

Ô Divin Cœur Eucharistique de Jésus, regardez-nous qui nous prosternons avec un cœur contrit et plein d’adoration devant la majesté de votre amour rédempteur dans le Très Saint Sacrement. Nous sommes prêts à réparer par l’expiation volontaire, non seulement nos offenses personnelles, mais aussi et spécialement les indignes outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels vous êtes offensés en ces temps dans le Très Saint Sacrement de votre amour divin, spécialement par la pratique de la communion dans la main et la réception de la sainte communion dans un état d’incrédulité et de péché mortel.

Plus l’incrédulité attentera à votre Divinité et à votre Présence réelle dans l’Eucharistie, plus nous croirons en vous et plus nous vous adorerons, ô Cœur eucharistique de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la Divinité !

Plus vos sacrements seront outragés, plus nous croirons fermement en eux et plus nous voulons les recevoir avec respect, ô Cœur eucharistique de Jésus, source de vie et de sainteté !

Plus votre Très Saint Sacrement sera dénigré et blasphémé, plus nous le proclamerons solennellement : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas », ô Cœur eucharistique de Jésus, très digne de toutes les louanges !

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Nous attacher de plus en plus profondément à la Grande Tradition de l’Église

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 11e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (rognée) : Web Gallery of Art/Wikimedia Commons

La grande Tradition de l’Église, c’est-à-dire la tradition apostolique, participe à l’infaillibilité même du Fils de Dieu qui en est la source. Car Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu établir son Église sur les apôtres qu’Il s’était choisis, et auxquels il donna la mission d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Évangile à tous les hommes (Marc 16, 15). Ainsi, la véritable Église est celle qui se répandit dans l’univers par la prédication apostolique, et qui ne reçut jamais de doctrine étrangère à celle des apôtres. Les apôtres, eux, prêchèrent l’Évangile tel qu’ils l’avaient reçu de la bouche de Jésus-Christ, c’est-à-dire de Dieu lui-même. Ce dont témoigne aujourd’hui saint Paul aux Corinthiens, qu’il appelle à une fidélité absolue à la divine doctrine qu’il leur a enseignée. (Cf. I Cor. 11, 23-26 ; 15, 1-10).

La mission divine donnée aux apôtres n’était pas précisément de communiquer la Parole de Dieu par écrit mais plutôt de vive voix comme un dépôt sacré de vérités que des pères transmettraient à leurs enfants de bouche à oreille avec le plus grand soin, afin que rien d’impur n’y soit mêlé, que rien n’en soit retranché et que rien n’y soit ajouté. Ce n’est qu’après de nombreuses années de prédication que l’essentiel de leur enseignement fut mis par écrit. Durant toute leur vie, ils se sont vraiment consacrés à enseigner, à former de vrais disciples de Jésus, parmi lesquels ils choisirent, pour prolonger leur mission apostolique, ceux qu’ils jugèrent aptes à être de fidèles témoins de la doctrine. « Ce que tu as entendu de moi, en présence de nombreux témoins, écrira saint Paul à Timothée, confie-le à des hommes sûrs, qui soient capables d’en instruire les autres » (II Tim. 2, 2). Ces hommes sûrs, fidèles à l’enseignement reçu des apôtres, furent les premiers évêques. Héritant de la mission même des apôtres auxquels ils succédaient, ils devaient à leur tour transmettre intégralement à leurs successeurs le trésor des divines vérités dont ils étaient les dépositaires, et cette transmission fidèle, selon la volonté de Notre Seigneur Jésus-Christ devait se perpétuer de génération en génération jusqu’à la fin du monde.

Il ne fait donc aucun doute que le Verbe de Dieu incarné entendit subordonner entièrement la propagation de son Église à une grande loi de tradition ou d’enseignement. Lorsque nous confessons notre foi à la sainte Église catholique, nous affirmons que la sainte Église en laquelle nous croyons est aujourd’hui la même que celle des temps apostoliques, qu’elle demeure essentiellement liée aux Apôtres et à leurs légitimes successeurs en tout ce qui concerne la foi, la morale et le culte.

Un chrétien s’éloignerait-il de cette tradition apostolique, il ne serait plus un membre vivant de l’Église catholique. Car la fidélité à l’enseignement des apôtres est la condition de l’unanimité dans la vraie foi, c’est-à-dire de son caractère universel ou catholique, dont on trouve les expressions les plus solennelles dans le Credo des apôtres, le Credo de Nicée-Constantinople et l’enseignement infaillible du Magistère de l’Église au cours de siècles. Il n’y eut jamais de plus fort argument pour confondre les hérétiques que cet argument de tradition, auquel recoururent depuis saint Irénée, le premier grand théologien, tous les authentiques défenseurs de la foi.

Pour beaucoup aujourd’hui, les anciennes traditions de l’Église sont dépassées et n’ont plus aucune valeur. C’est pourquoi, selon eux, il faudrait que l’Église s’en dépouille comme d’un manteau usé et change ses lois et ses coutumes pour les adapter au monde actuel. Il faudrait, pense-t-on, que l’Église rejette ses anciens dogmes, renonce à sa vielle morale dont personne ne veut plus et fabrique une liturgie « cool », respectueuse de toutes les traditions religieuses, même païennes, comme celles de l’Amazonie, qui vénèrent la déesse Pachamama. Autant dire que pour entrer en dialogue avec une société qui n’accepte plus de vérité absolue, il faudrait que l’Église se suicide en quelque sorte, en renonçant à la condition même de sa nature d’unique vraie religion : sa grande Tradition d’origine divine et apostolique. Pour ne pas faire naufrage dans la foi et parvenir au port du salut éternel, il nous faut tous plus que jamais demeurer fermement attachés à la Grande Tradition de l’Église.

J.-R.B.

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L’esprit d’humilité

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 10e dimanche après la Pentecôte) ― Photo : Needpix

L’esprit d’humilité est le fondement de la vie chrétienne, parce que toutes les vertus que Notre Seigneur Jésus Christ nous enseigne s’enracinent en elle. Pas d’humilité, pas de véritable charité. Pas d’humilité, pas d’adoration de Dieu, et donc pas de religion, dont l’acte essentiel est d’adorer Dieu. Sans humilité, pas de vraie foi, celle où l’esprit se soumet entièrement à la Parole de Dieu pour la mettre en pratique. Sans humilité, pas de confiance en Dieu, mais plutôt confiance en nous-mêmes, comme si nous pouvions par nos propres forces résoudre tous nos problèmes et atteindre la perfection à laquelle nous sommes tous appelés. De même sans humilité, pas de reconnaissance pour les bienfaits et les dons reçus de Dieu.

L’orgueil ignore Dieu comme source éternelle de tout bien, et particulièrement comme source de tout ce qu’il peut y avoir de bon en nous. L’orgueil ferme l’âme sur elle-même et la rend incapable de remercier Dieu, de vivre dans une constante action de grâces. L’orgueil rend donc tous les cœurs qu’il endurcit incapables de participer intimement à la grande action de grâces de l’Église : l’Eucharistie. C’est que l’orgueil aveugle l’esprit et l’empêche de voir dans l’Eucharistie ce qu’il y a de plus grand, de plus beau et de plus important sur la terre, la merveille des merveilles de l’amour de Dieu pour notre pauvre humanité. Dans l’Eucharistie Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui s’est immolé sur la croix pour nous arracher à la mort éternelle, renouvelle ce grand mystère qui est au centre de notre foi, et descend véritablement de son trône de gloire pour venir dans nos cœurs. Il vient en nous pour nous faire part de sa divinité, de sa lumière, de sa force, de son amour sans bornes. Il vient au-dedans de nous pour nous guérir, pour faire resplendir d’un nouvel éclat sa divine image en nous. Celui qui a dit : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie », vient en nous pour que nous marchions sur ses traces, éclairés par la plénitude de la vérité, et vivant de plus en plus de sa vie, libres de tout mal et remplis de sa paix et de sa joie.

Sans une profonde humilité, qui nous met à notre place devant Dieu, sans cette humilité qui nous fait prendre conscience que par nous-mêmes nous ne sommes rien et ne pouvons rien, mais que tout ce que nous pouvons vient de Dieu par Jésus-Christ, aucune sainteté n’est possible. C’est parce que Jésus-Christ est la source infinie de tout pouvoir qu’il n’y a rien de plus raisonnable pour nous que d’avoir une confiance illimitée en Lui. Si Dieu en Jésus nous donne de pouvoir faire quelques bonnes actions, Il peut toujours nous donner de pouvoir en faire davantage et de meilleures pour sa gloire.

Ainsi, l’humilité, pénétrée de confiance, ouvre l’âme à l’abondance des grâces divines, aux merveilles de grâces que Jésus seul peut accomplir en nous. Or, à la mesure de notre confiance en Lui, il veut faire éclater sa gloire en nous par la splendeur d’un très haut degré de sainteté. Car Il désire que nous produisions beaucoup de fruits. À nous donc, avec une confiance qui ne saurait être excessive, de désirer, comme « la petite Thérèse » de l’Enfant-Jésus, devenir de grands saints et de grandes saintes.

J.-R.B.

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Sous la conduite de Jésus et de Marie ne pas céder aux tentations du monde actuel

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (9e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Pikist

Dans l’épître d’aujourd’hui, saint Paul nous exhorte à la vigilance, en nous rappelant les terribles châtiments dont Dieu frappa les Juifs à cause de leur ingratitude et de l’abus qu’ils firent des grâces divines. De quels bienfaits extraordinaires Dieu n’avait-il pas gratifié son peuple privilégié ? Il l’avait délivré de l’Égypte et de la servitude qu’il y subissait. Il avait ouvert la mer devant ses pas. Il l’avait nourri au désert d’une façon miraculeuse. Il avait fait jaillir l’eau du rocher pour l’abreuver. Il l’accompagnait partout pour le protéger et le défendre, signifiant sa présence par une nuée, qui devenait lumineuse durant la nuit. Mais les Juifs répondirent à tant de bonté par des crimes énormes, et surtout en professant un culte idolâtrique, en se livrant à l’impureté, et en murmurant contre Dieu. Dieu punit avec rigueur les responsables de ces crimes. Ils ne purent parvenir à la terre promise mais moururent tous, soit engloutis dans le ventre de la terre, soit consumés par le feu, soit victimes de la peste, soit mordus par des serpents. Seuls, parmi les israélites sortis d’Égypte, Caleb et Josué méritèrent d’entrer dans le pays que Dieu avait promis de donner à son peuple. « Toutes ces choses, nous avertit saint Paul, leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui touchons à la fin des temps » (1 Cor 10 : 11).

Car nous connaissons aujourd’hui les mêmes tentations que les Juifs. Mais nous ne pouvons y succomber sans être beaucoup plus responsables qu’eux, à cause de la rédemption surabondante accomplie par Notre Seigneur Jésus-Christ et sa grâce toute-puissante, qui nous est constamment offerte. C’est en Jésus, le Verbe de Dieu incarné et rédempteur, que nous avons traversé, par le baptême, une eau qui nous a purifiés de toutes nos souillures. C’est Jésus, vrai Dieu et vrai homme, qui se fait lui-même notre nourriture et notre breuvage, pour que revêtus de sa force, nous soyons victorieux de tous nos ennemis. C’est Jésus, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui est notre Chef et notre Pasteur, pour qu’en le suivant dans le désert de cette vie, nous arrivions sous sa conduite jusqu’à la céleste patrie.

Nous ne pourrons entrer, nous aussi, dans le royaume du ciel qui nous a été préparé, en continuant d’abuser, avec une noire ingratitude, des grâces immenses dont nous avons été et sommes toujours comblés par Dieu, bien davantage que les Juifs de l’ancienne loi. Nous sommes vraiment inexcusables, en cédant aujourd’hui aux tentations d’impureté, de cupidité, de révolte et surtout d’éloignement de la foi en Jésus-Christ, même si la société actuelle largement soumise au pouvoir tyrannique du Père du mensonge nous les impose en quelque sorte.

Le nombre et la force des tentations que nous subissons doivent nous conduire plutôt à un attachement toujours plus profond à Jésus et à son Église. La victoire sur le règne universel ou nouvel ordre mondial satanique, que veulent établir de plus en plus visiblement les ennemis de Dieu, repose dans une confiance sans bornes en la miséricorde infinie de Jésus, le Christ-Roi, et de Marie, Reine de l’univers. Et cette confiance sans bornes doit s’exprimer par une consécration renouvelée et fervente de nos personnes et de nos familles à leurs très saints Cœurs, les seules sources vives de la vraie paix et du véritable bonheur du monde entier.

J.-R.B.

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