La revue médicale la plus en vue du Canada admet que les avortements tardifs ne sont pas rares

Par Pete Baklinski de la Coalition nationale pour la Vie (Juno News) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Canva
Le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a confirmé dans un article publié à la fin janvier que les avortements tardifs sont pratiqués au Canada et qu’ils ne sont pas rares.
L’article, intitulé « Il est temps de changer la définition et le cadre réglementaire de la mortinatalité au Canada » (Time to change Canada’s stillbirth definition and regulatory framework), explique comment le taux de mortinatalité au Canada est « artificiellement élevé » par rapport à d’autres pays parce qu’il inclut les avortements pratiqués à partir de 20 semaines dans le décompte.
« Le taux de mortinatalité au Canada est plus du double de celui des pays à revenu élevé comparables et augmente, en partie à cause des critères stricts d’enregistrement des mortinaissances », indique l’article du CMAJ.
Les critères incluent l’exigence d’« enregistrer tous les décès fœtaux avec un poids de naissance de 500 g ou plus ou un âge gestationnel de 20 semaines ou plus », ajoute l’article. « Cependant, l’inclusion dans le nombre de mortinaissances des décès fœtaux qui suivent une interruption tardive de la grossesse (à 20 à 24 semaines de gestation) est un facteur clé du statut d’exception du Canada à l’échelle internationale. »
En d’autres termes, les avortements tardifs se produisent au Canada, ils sont signalés comme des mortinaissances, et ils se produisent assez souvent pour avoir une incidence sur les statistiques nationales.
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Analyse du projet de loi C-9

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : motortion/Adobe Stock
Signez la pétition contre le projet de loi C-9
Le projet de loi C-9, intitulé « Loi visant à lutter contre la haine », déposé par le gouvernement libéral de Mark Carney le 19 septembre 2025 pose un grave danger de censure à la liberté d’expression des Canadiens chrétiens, pro-vie et pro-famille, dont les propos sont souvent qualifiés de « haineux » par leurs opposants pour la simple raison que le discours en question critique l’idéologie de ces derniers.
En ce qui nous concerne, C-9 propose :
- de redéfinir la haine,
- de créer la nouvelle catégorie d’infractions « motivées par la haine » comme facteur aggravant lors de la commission d’un crime.
- et de faciliter la poursuite des crimes « haineux » en retirant « l’exigence de consentement préalable du procureur général aux poursuites pour des infractions de propagande haineuse ».
La « haine » (comprise ici comme sentiment) a été définie par la jurisprudence comme suit dans le jugement de la Cour suprême du Canada R. c. Keegstra : la haine « désigne une émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation », et « La haine suppose la destruction [.] [Elle représente] une émotion qui, si elle est dirigée contre les membres d’un groupe identifiable, implique que ces personnes doivent être méprisées, dédaignées, maltraitées et vilipendées, et ce, à cause de leur appartenance à ce groupe. »
Or, le projet de loi C-9 établit la « haine » comme suit : « Sentiment plus fort que le dédain ou l’aversion et comportant de la détestation ou du dénigrement. » Nous voyons déjà que la définition est beaucoup plus floue et ne comporte pas l’idée de maltraitance, par exemple, ce qui ouvre largement la porte à des estimations à degrés variables au sein des tribunaux et commissions chargés de juger des cas de « haine ».
Lire la suiteUn pro-vie conteste une amende reçue pour port d'affiches à Sherbrooke

Brian Jenkins portant un placard indiquant « Prions pour la fin de l’avortement ».
Communiqué de presse du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles.
SHERBROOKE, QC : Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce que des avocats déposent une contestation constitutionnelle au nom de Brian Jenkins, à la suite d’une amende imposée par la police locale pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions lors d’un rassemblement public à Sherbrooke.
Jenkins, directeur des relations communautaires pour un organisme sans but lucratif, participait à un rassemblement pro-vie le 1er novembre 2025 sur la rue Belvédère. Il portait alors un placard à l’avant et à l’arrière de son corps, affichant ses convictions. Un policier lui a remis une contravention en vertu d’un règlement municipal interdisant l’utilisation de « placards portés » (sandwich boards) dans les lieux publics.
Or, le règlement de la Ville de Sherbrooke vise explicitement et uniquement la publicité et la sollicitation commerciales. M. Jenkins ne faisait aucune publicité, ne vendait rien et ne promouvait aucune activité commerciale.
Jenkins a déclaré : « J’ai été surpris qu’on me dise que je contrevenais à un règlement municipal, d’autant plus que je n’avais jamais été interpellé au cours des quatre dernières années alors que je menais exactement la même activité. »
L’avocat constitutionnaliste Olivier Seguin a ajouté : « Il s’agit d’un cas où les forces de l’ordre ont non seulement appliqué un règlement de manière manifestement illégale, mais ont aussi tenté de l’utiliser pour faire taire une expression qui ne leur plaisait pas. »
« Dans une société moderne où presque tous les aspects de la vie sont réglementés, il est essentiel que les règles soient appliquées pour des objectifs légitimes et pertinents, et non à des fins de persécution », a-t-il poursuivi.
Cette affaire soulève des préoccupations plus larges quant à l’utilisation abusive de règlements municipaux pour restreindre l’expression pacifique sur des enjeux d’intérêt public, même lorsque le cadre juridique limite clairement l’application à des activités commerciales.
La date d’audience n’a pas encore été fixée.
Victoires et défaites au congrès conservateur

Congrès du Parti conservateur à Calgary, 2026.
Par Jeff Gunnarson (Coalition Nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Bon sang, j’ai un rapport plein d’action et de rebondissements à vous présenter aujourd’hui !
Il y a eu du chaos et un de ces tollés sur les réseaux sociaux, et tout a commencé par la défense de la vérité dans la fosse aux lions.
L’équipe d’action politique de la CNV est de retour de Calgary, où elle a participé au congrès national du Parti conservateur du Canada.

De gauche à droite : Jack Fonseca, Josie Luetke, Debbie Duval, Gideon Spevak, Chris Murawsky et Arpad Nagy au Congrès du Parti conservateur.
Dans l’ensemble, le congrès du PCC a été un grand succès ! Voici une liste de nos victoires :
- Cinq amendements constitutionnels ont été adoptés. Ceux-ci rendront plus difficile pour les conservateurs rouges corrompus de truquer les nominations, de disqualifier injustement les candidats pro-vie et de manipuler les dates pour organiser des nominations non démocratiques.
- 10 résolutions politiques en faveur de la foi et de la liberté ont été adoptées. Elles comprennent notamment l’engagement à protéger les organisations caritatives chrétiennes (dont celles qui sont pro-vie), la promesse de protéger les professionnels agréés contre le retrait de leur licence pour le simple fait d’avoir exprimé leur opinion ou refusé de tenir des propos imposés, l’engagement à s’opposer au gel ou au bannissement bancaire politique, et la promesse de retirer le financement de la CBC, favorable à l’avortement, et bien d’autres encore.
- Neuf des onze sièges vides lors des élections du Conseil national ont été remportés par des candidats favorables à la base conservatrice. Ces personnes s’opposeront à toute tentative de truquer les nominations, de nommer des candidats de manière non démocratique et de disqualifier injustement les militants pro-vie. C’est très important, car cela garantira l’élection d’un plus grand nombre de candidats socialement conservateurs au Parlement.
Une euthanasie rapide...

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jokekung/Adobe Stock
Un rapport de l’Ontario MAiD Death Review Committee sur l’euthanasie en 2024 fait état d’un cas qui devrait inquiéter quiconque se soucie un tant soit peu de la pente glissante dans laquelle le Canada s’est engagé en légalisant l’euthanasie il y a dix ans.
Il s’agit du cas d’une femme âgée de 80 ans, appelée Mme B qui avait récemment subi une opération du cœur et qui souffrait de complications postopératoires requérant d’autres interventions. Comme l’état de Mme B s’empirait, elle décida donc d’arrêter les traitements pour commencer à la place les soins palliatifs.
À un moment donné, Mme B aurait dit à sa famille qu’elle désirait recevoir l’euthanasie. Le mari de Mme B demanda un rendez-vous avec un évaluateur. Quand ce dernier fut arrivé, elle « déclara à l’évaluateur de l’AMM qu’elle souhaitait retirer sa demande, invoquant des valeurs et des croyances personnelles et religieuses », selon le rapport, et assura sa préférence pour les soins palliatifs à la maison ou en maison de soins.
Le matin suivant, Mme B et son mari se présentèrent à l’urgence de leur hôpital local. Là, le personnel médical nota que le mari de Mme B éprouvait un épuisement relatif aux soins qu’il procurait à sa femme. Comme l’état de Mme B était stable, elle fut renvoyée à la maison avec soins palliatifs continus. Son médecin la référa pour la faire admettre en maison de soins palliatifs en raison de l’état de son mari. La demande de Mme B fut cependant rejetée parce qu’elle ne répondait pas aux exigences de fin de vie et une proposition de soins à long terme fut faite.
Le mari de Mme B contacta le même jour le service d’euthanasie pour une évaluation « urgente » du cas de Mme B. Un évaluateur différent de celui du jour précédent approuva Mme B pour l’euthanasie. Le premier évaluateur fût ensuite contacté pour ratifier l’approbation de l’autre évaluateur, cependant le premier a exprimé ses inquiétudes quant à l’« urgence » du cas et a partagé son opinion selon laquelle il nécessitait une évaluation approfondie, craignant notamment qu’une certaine forme de coercition fût appliquée en raison de l’épuisement du mari de Mme B — il a donc proposé de visiter Mme B le lendemain. Las ! Pour le service d’euthanasie ça ne pouvait apparemment pas attendre... la proposition a été rejetée pour raison d’« urgence », un troisième évaluateur a été contacté, lequel a ratifié l’approbation, et l’euthanasie a été pratiquée le soir même...
Le cas soulève plusieurs questions, notamment quant au consentement de Mme B qui a pu être grandement influencé par son mari, lequel, on le sait, éprouvait de l’épuisement. L’« urgence » du cas est plus que contestable, comment peut-il y avoir urgence de tuer un patient ? La rapidité avec laquelle le service d’euthanasie a tassé le premier évaluateur pour s’en magasiner un troisième est extrêmement troublante.
Les libéraux adoptent un amendement au projet de loi C-9 qui pourrait criminaliser le fait de citer la Bible

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie - Photo : Freepik
12 décembre 2025, Ottawa, Ontario (LifeSiteNews) — Les libéraux ont adopté un amendement qui pourrait en vertu d’un projet de loi sur les « discours haineux » criminaliser certaines parties de la Bible traitant de l’homosexualité.
À l’issue d’un examen en commission de près de huit heures le 9 décembre, les libéraux ont adopté un amendement au projet de loi C-9, la « Loi visant à lutter contre la haine », qui supprimera, si adopté, les exceptions inscrites dans la législation sur les « discours haineux » protégeant la citation de textes religieux, ouvrant la voie à la persécution des Canadiens qui citeraient la Bible.
« Il s’agit d’une attaque directe contre la liberté d’expression et la liberté de religion, compte tenu du caractère toxique et diviseur de cet amendement du Bloc », a déclaré le député conservateur Larry Brock devant la commission.
L’examen article par article s’est prolongé jusque tard dans la nuit, les députés conservateurs s’opposant aux amendements proposés.
« Cette réunion pourrait se prolonger jusqu’à minuit et les conservateurs sont prêts à défendre la liberté d’expression et la liberté de religion contre cette attaque des libéraux à l’égard de nos libertés fondamentales dans ce pays », a déclaré le député conservateur Garnett Genuis.
Finalement, après près de huit heures de débat, les députés ont voté en faveur de l’amendement, selon le député Andrew Lawton, qui a assisté à la réunion.
Lire la suiteUn pro-vie arrêté pour avoir offert de l’information aux femmes près d’un avortoir

Alexander Kissiakov, portant sur lui le psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : CQV
Un pro-vie montréalais s’est fait arrêter pour avoir proposé des pamphlets contenant de l’information sur le traumatisme post-avortement aux femmes se rendant aux locaux d’une clinique d’avortement située dans un immeuble.
Sur sa page LifeFunder, où il récolte des dons pour couvrir ses frais d’avocat, Alexander Kissiakov explique comment le sermon du pasteur Chuck Baldwin a renouvelé son désir de « vivre par la foi ». Suivant sa propre initiative, le 13 septembre 2022, il s’est rendu dans l’immeuble où est situé l’avortoir, se tenant près de son entrée. Il portait sur son chandail une citation du psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Là, pendant environ une heure et demie, il a offert poliment aux femmes se dirigeant vers la clinique des dépliants portant de l’information sur le traumatisme psychologique post-avortement, estimant qu’elles avaient le droit d’être au courant. « La plupart », écrit-il, « refusaient d’en prendre et je respectais leur choix comme elles respectaient mon droit d’être ici. »
Quand la police est arrivée, le gardien de sécurité a demandé à Alexander de quitter le bâtiment, précisant qu’autrement la police aurait à le retirer des lieux. Alexander a demandé aux deux agents si on lui reprochait un crime quelconque, s’il était détenu ou s’il n’était pas libre de partir ou de rester, ce à quoi les agents ont répondu par la négative. Répétant sa demande et recevant la même réponse, il en a conclu qu’il était libre de rester ou de partir.
Lire la suiteQuébec veut renforcer le laïcisme

Jean-François Roberge.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/La Presse
Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi 9, intitulé : Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec. Ce projet de loi comprend la clause dérogatoire le protégeant de toute poursuite faisant appel à la Charte canadienne des droits et libertés, rapporte La Presse.
Le projet de loi étend l’interdiction du port de signe religieux au personnel des établissements éducatifs privés et subventionnés comme les garderies ou les écoles. Les institutions publiques ou subventionnées ne pourront plus avoir de lieux de prière, à part les lieux de vie comme les CHSLD. Les établissements publics ou subventionnés ne pourront plus offrir de repas conformément à un précepte religieux.
En ce qui concerne les écoles privées, l’agrément (les subventions) ne sera plus accordé « à un établissement d’enseignement dont la prestation de services éducatifs prévus au régime pédagogique durant les heures d’activités qui y sont consacrées est fondée sur des normes ou des préceptes religieux, sur la transmission de convictions ou de croyances religieuses ou sur la pratique religieuse, ni à un établissement qui sélectionne ses élèves ou les membres de personnel en raison de critères religieux ».
Il étend également l’interdiction de la pratique religieuse à plusieurs institutions sous autorité gouvernementale, dont le Centre des congrès de Québec, à quelques exceptions près, notamment si « la pratique religieuse ne constitue pas l’usage prédominant de l’immeuble ». On comprendra que la poursuite de Harvest Ministries International contre le Centre des congrès et contre le gouvernement pour l’annulation de leur événement religieux risque de tomber à l’eau.
Lire la suiteUn hôpital canadien informe une femme enceinte de 23 semaines qu’elle peut avorter pour « n’importe quelle raison »

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : bearfotos/Freepik
19 novembre 2025, Vancouver, Colombie-Britannique (LifeSiteNews) — Le groupe pro-vie Right Now a publié sa dernière vidéo d’enquête sous couverture dénonçant les avortements tardifs brutaux pratiqués à Vancouver.
Le 19 novembre, Right Now a publié une vidéo prise avec une caméra dissimulée où une femme enceinte de 23 semaines se fait proposer un avortement tardif au BC Women’s Health Hospital de Vancouver, en Colombie-Britannique.
« Ici, au BC, les procédures de dilatation et d’évacuation ou d’avortement chirurgical sont disponibles jusqu’à 24 semaines et 6 jours », a déclaré la conseillère à la femme enceinte.
La procédure de dilatation et d’évacuation (D&E) est l’une des procédures d’avortement les plus brutales, généralement pratiquée sur les bébés au cours du deuxième trimestre. Au cours de l’avortement, une paire de forceps est insérée dans l’utérus pour saisir un membre du bébé. Les forceps sont utilisés pour briser et tordre les os de l’enfant à naître.
L’avorteur va chercher membre après membre jusqu’à ce que le bébé soit totalement démembré et extrait. En général, il faut briser la colonne vertébrale et écraser le crâne pour extraire les bébés.
Lire la suiteLes médecins canadiens obligés de proposer l'euthanasie

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : Africa Studio/Adobe Stock
Alors qu’outre-Manche, les membres de la Chambre de Lords, réticents, ont proposé près de 1 000 amendements au projet de loi sur la fin de vie, le Canada, lui, s’ébroue dans une carrière toujours plus vaste, avec des mains toujours plus libres. Selon des médecins, le gouvernement canadien contraint désormais les médecins à promouvoir l’euthanasie auprès de leurs patients, même les plus vulnérables, surtout les plus vulnérables, ceux qui seront le moins capables de se battre contre une telle porte de sortie, soit parce qu’ils sont seuls, soit parce qu’ils souffrent trop.
Les chiffres avaient déjà augmenté, mais le nombre d’euthanasies risque immanquablement de croître davantage. D’autant plus que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile (et c’est une réalité dans toute l’Europe et dans d’autres pays développés, et on la constate notamment en France) et que les soins palliatifs sont les premiers à s’en trouver diminués.
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