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Tous les politiciens au Québec affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock

Tous les politiciens au Québec, de la CAQ à QS (hé oui, même QS !) en passant par les libéraux, affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle.

L'indice de fécondité du Québec était à 1,36 enfant par femme en 2025, en deçà de celui de remplacement des générations qui est estimé à 2,1.

L'approche que semblent suivre la plupart rappelle celle qui est promue par des universitaires de l'Université de Sherbrooke, comme Sophie Mathieu, professeur à l’École de politique appliquée, dont l’objectif proposé est d’aider les familles à avoir autant d'enfants qu'elles le souhaiteraient. Il existe actuellement un écart entre le nombre d'enfants voulus par les familles et le nombre qu'ils en ont.

Mme Mathieu énumère plusieurs obstacles à l'accomplissement de ce désir, dont la difficulté de concilier travail et famille, l’« écoanxiété », la crise du logement et la pénurie de places subventionnées en garderie.

Pour l'« écoanxitié », la solution est assez simple, il suffirait que les médias cessent de bombarder la population de messages apocalyptiques en ce qui concerne le climat !

La conciliation travail-famille et le manque de places en garderie sont en fait des questions connexes auxquelles le gouvernement pourrait remédier facilement dans certains cas, comme en allouant une aide aux mères qui souhaiteraient élever elles-mêmes leurs enfants en bas âge.

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Mais qu'ai-je évoqué-là ? Le thème de la natalité « vient jouer sur une corde sensible, celle de l’égalité entre les hommes et les femmes » déclare Mme Mathieu. Selon elle, on préférerait au Québec (en fait les féministes préfèrent) parler de « conciliation emploi-famille » plutôt que de « politique de natalité ». Cette frilosité quant à l'emploi d'un terme aussi inoffensif est étonnante !

Mme Mathieu continue : « Ce qui m'inquiète, c'est la manière dont on va répondre à cet enjeu-là, parce qu'on peut ouvrir la porte à un discours plutôt conservateur en valorisant un retour aux rôles traditionnels chez les femmes. »

Ici, nous touchons à un problème fondamental. En quoi est-il dangereux de mettre en valeur les « rôles traditionnels » de la femme ? Parce que cela mettrait en danger l'égalité homme-femme ? Mais de quelle « égalité » est-ce qu'on parle ici ?

De l'égalité des résultats ou de l'égalité des possibilités ? L'inégalité fait partie de l'existence, personne en vérité n'est égal, que ce soit sur le plan intellectuel, physique ou social. Tous les citoyens peuvent devenir premiers ministres, mais un très petit nombre le devient et c'est par là que l'on entend l'égalité des chances, mais certainement pas celle des résultats. En fait, pour obtenir une égalité plus ou moins illusoire dans les résultats, il faudrait abolir la liberté. Dès lors qu'il y a possibilité de choisir, l'inégalité s'installe, certains feront de bons choix, d'autres de moins bons et d'autres enfin de mauvais. Et combien même on supprimerait la liberté de choisir que les inégalités inhérentes à chacun feront toujours en sorte que beaucoup ne pourront jamais devenir astrophysiciens. L'égalité peut être une bonne chose, comme l'égalité devant la loi, mais elle n'est pas la mesure de toute chose.

D'ailleurs, comparer famille et travail, c'est un peu comme comparer des pommes et des oranges. Les deux ne servent pas le même but immédiat (bien que le second puisse certainement servir à soutenir la première). Dans un cas on élève des enfants et dans l'autre on gagne de l'argent. Et s'il fallait comparer les deux, lequel serait en fait supérieur ? Pour un certain nombre, malheureusement, il semble que gagner de l'argent soit la chose la plus importante. Pour d'autres, ce sera plutôt d'élever ses propres enfants ; est-ce qu'alors les hommes dont le rôle est d'être la seule source de revenu de la famille n'auraient pas en fait le rôle inférieur ? Est-ce que les féministes ne seraient pas en fait des virilistes qui veulent établir l'égalité entre ces malheureux hommes et les femmes ?!!!

En vérité, fournir les soins aux enfants ou subvenir aux besoins de la famille sont deux fonctions inquantifiables et inestimables.

Mais cette attitude envers les « rôles traditionnels » nous rappelle ce qu'est en fait le féminisme : une aversion de la maternité. Cette méfiance envers ces « rôles traditionnels » fait écho aux propos de Simone de Beauvoir : « Nous pensons qu’aucune femme ne devrait avoir la possibilité d’un tel choix, aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison et à élever ses enfants. La société devrait être totalement différente, les femmes ne devraient pas pouvoir faire un tel choix précisément parce que beaucoup d’entre elles choisiraient leur foyer. »

Il ne viendrait donc pas à l'esprit de ces féministes d'aider aussi bien les femmes qui choisissent d'élever elles-mêmes leurs enfants que celles qui les mettent à la garderie ? En vérité, c'est une inégalité entre les femmes qui est ainsi créée et maintenue.

Remarquons enfin que mettre simplement plus d'argent dans un système qui donne aussi peu de fruits n'en donnera certainement pas vraiment davantage.

Ajoutons que la garderie, dont la CAQ veut augmenter le nombre de places par 37 000, est probablement à l'origine d'un grand nombre de troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). En effet, selon Erica Komisar, travailleuse sociale clinicienne, psychanalyste, coach parental et auteur, forte de ses 30 ans d'expérience, considère que le TDAH n'est pas un désordre neurologique, mais est dû à un stress trop précoce et trop prolongé auquel les enfants sont exposés lorsqu'ils sont séparés de leur mère pour être remis entre les mains d'étrangers à la garderie.



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