Tous les politiciens au Québec affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock
Tous les politiciens au Québec, de la CAQ à QS (hé oui, même QS !) en passant par les libéraux, affichent une volonté de remédier à la dénatalité actuelle.
L'indice de fécondité du Québec était à 1,36 enfant par femme en 2025, en deçà de celui de remplacement des générations qui est estimé à 2,1.
L'approche que semblent suivre la plupart rappelle celle qui est promue par des universitaires de l'Université de Sherbrooke, comme Sophie Mathieu, professeur à l’École de politique appliquée, dont l’objectif proposé est d’aider les familles à avoir autant d'enfants qu'elles le souhaiteraient. Il existe actuellement un écart entre le nombre d'enfants voulus par les familles et le nombre qu'ils en ont.
Mme Mathieu énumère plusieurs obstacles à l'accomplissement de ce désir, dont la difficulté de concilier travail et famille, l’« écoanxiété », la crise du logement et la pénurie de places subventionnées en garderie.
Pour l'« écoanxitié », la solution est assez simple, il suffirait que les médias cessent de bombarder la population de messages apocalyptiques en ce qui concerne le climat !
La conciliation travail-famille et le manque de places en garderie sont en fait des questions connexes auxquelles le gouvernement pourrait remédier facilement dans certains cas, comme en allouant une aide aux mères qui souhaiteraient élever elles-mêmes leurs enfants en bas âge.
Lire la suiteLe Québec face à un déclin silencieux

Par l'équipe de Campagne Québec-Vie — Photo : Canva
Notre taux de fécondité est tombé à 1,33 enfant par femme en 2024, un creux historique. Pour assurer le simple renouvellement des générations, il en faudrait 2,1. Pendant ce temps, près de 20 000 avortements sont pratiqués chaque année dans la province, soit environ un quart de toutes les grossesses québécoises.
Ce 20 000 représente des classes d'école qui ne se rempliront pas, des familles qui ne verront jamais le jour, un tissu social qui se déchire à mesure que la pyramide démographique se renverse.
L'avortement n'est pas qu'une question privée. C'est une question de justice fondamentale. La science embryologique est sans équivoque: dès la conception, un nouvel être humain, génétiquement distinct de sa mère, commence son développement. Le priver de la vie n'est pas un soin de santé, c'est une violation du premier des droits, celui sans lequel aucun autre n'a de fondement.
Les hommes ont non seulement le droit, mais le devoir, de défendre cette vérité. Un père, un frère, un ami, un voisin, tous portent une part de responsabilité dans la protection des plus vulnérables d'entre nous. Se taire au nom d'une fausse idéologie serait une lâcheté déguisée en humilité.
Le Québec a besoin de ses enfants. Et ses enfants à naître ont besoin que nous — femmes et hommes — parlions pour eux.

Un consensus émergerait-il sur la natalité au Québec ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva
C’est ce qu’affirme Éric Duhaime dans une de ses publications sur les réseaux sociaux : « Avec les sorties de Marwah Rizqy, de Paul St-Pierre Plamondon et de Bernard Drainville, on voit qu’un consensus se forme sur la natalité. »
En effet plusieurs députés de différents partis (à part Marwah Rizqy qui est maintenant indépendante) et de chef de partis, dont Éric Duhaime, élèvent leur voix pour exprimer leur inquiétude face au déclin démographique du Québec, qui a atteint un seuil record de 1,33 enfant par femme.
Ce ne sont pas seulement des politiciens qui s’intéressent à la question, mais également des chercheurs ou des professeurs d’université. C’est d’ailleurs parmi ces derniers qu’a d’abord été évoqué le fait qu’un nombre significatif de femmes voudraient avoir plus d’enfants qu’elles n’en ont ou qu’elles prévoient en avoir, pour des raisons notamment économiques, ainsi que l’idée de mettre en place des politiques visant à aider les familles à avoir ces enfants désirés.
Guillaume Rousseau, avocat, professeur de droit à l’Université de Sherbrooke et directeur scientifique de l’Institut de recherche sur le Québec, disait en octobre de l’année dernière que le gouvernement doit aider les femmes à avoir tous les enfants qu'elles souhaiteraient avoir :
« Si on diminue l’immigration, il faudrait hausser la natalité si on veut éviter une diminution de la population. Mais attention: il n’est pas ici question d’inciter les femmes à vouloir plus de bébés. »
« L’objectif, ce serait que le nombre d’enfants conçus rattrape le nombre d’enfants voulus, (...) mettre en place des conditions qui permettent [aux femmes] d’avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent. »
Il semble que cette idée ait été reprise dans le milieu politique.
Lire la suitePaul St-Pierre Plamondon écrit un message soulignant la beauté de la famille

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Image : Capture d'écran/Paul St-Pierre Plamondon/YouTube
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois, a récemment écrit un message où il soulignait la beauté de la famille :
« Choisir d’avoir des enfants et de se dédier à sa famille n’est ni une expropriation du corps des femmes par le capitalisme, ni un projet obscur qui serait l’œuvre de “tradwives”. C’est de se donner à la vie d’une autre personne et de les aimer inconditionnellement, la plus belle richesse que j’ai personnellement connue de toute ma vie. »
Ce message, qu'il a écrit sur X, survient à la suite d'une série d'interventions de diverses personnalités en réponse à une émission de Radio-Canada, dans laquelle le fait d'encourager la famille pour relever le taux de natalité était décrit comme une tentative « capitaliste » de « contrôler le corps des femmes » — un discours féministo-marxiste, vous l'aurez compris.
« N’en déplaise aux marxistes qui ont envahi les ondes de Radio-Canada », écrit PSPP, le fait de se pencher sur des solutions pour aider les familles qui n'ont pas autant d'enfants qu'elles le voudraient est légitime.
Parmi les raisons qui décourageraient les gens à fonder une famille, PSPP liste à côté de la « perte de confiance envers l’avenir ou la pression d’être des parents parfaits », la « dévalorisation de la famille par des idéologies radicales », lesquelles, largement présentes dans le discours public, « font la promotion de la déconstruction de notre société, notamment la déconstruction des familles. »
PSPP, s'engage donc dans son message à aider les familles par des politiques visant à les soulager financièrement des coûts liés à l'éducation des enfants.
Il reste à voir si « les bottines suivront les babines ».
Mais il est encourageant de voir que de plus en plus de politiciens au Québec s'emparer de la question de notre démographie, malheureusement déclinante.
La natalité, cependant, ne pourra certainement pas être sérieusement redressée tant que la vie sera traitée comme un produit de consommation jetable, tant et aussi longtemps que l'on tuera des enfants à naître innocents.
La France enregistre plus de décès que de naissances pour la première fois en 80 ans

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pavel Danilyuk/pexels
17 septembre 2025 (LifeSiteNews) — La France a enregistré plus de décès que de naissances en 2024, révélant une crise démographique à venir.
Selon un article du Population Research Institute (PRI), les naissances ont été inférieures aux décès en France pour la première fois en 80 ans. Le pays européen a enregistré 650 000 naissances contre 651 000 décès, ce que le PRI qualifie de « tournant démographique historique ».
« La baisse de la fécondité depuis 2010 et l'augmentation du nombre de décès liés au vieillissement des baby-boomers ont entraîné le pays dans un déclin démographique naturel », indique l'article. « Contrairement à l'Allemagne et à l'Espagne, qui compensent davantage les pertes par l'immigration, la France n'a pas de stratégie claire. Avec la baisse de la fécondité dans toute l'Europe et l'intensification des débats sur l'immigration, la France est confrontée à un avenir marqué par des tensions économiques, une incertitude culturelle et une population qui décroît désormais de l'intérieur. »
Lire la suiteLa vraie raison pour laquelle l’Occident n’a pas d’enfants (ce n’est pas seulement le coût de la vie)

Par Steven Mosher — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : pvproductions/Freepik
24 juillet 2025 (LifeSiteNews) — Les taux de natalité lamentables des États-Unis sont souvent attribués à l’économie. Mais le coût de la grossesse et de l’éducation des enfants n’est qu’une partie de la raison pour laquelle le taux de fécondité total américain, à 1,6 enfant par femme, est historiquement bas.
L’apocalypse à venir est une cause tout aussi importante de découragement chez les jeunes à se marier et à avoir des enfants.
Quelle apocalypse, me demanderez-vous ?
Ici, vous pouvez choisir à votre guise, puisqu’il y en a une demi-douzaine qui flottent dans l’atmosphère. Et de temps à autre un nouveau fantasme apparaît, apparemment sorti de nulle part, coïncidant généralement avec une baisse du battage médiatique autour du précédent.
L’apocalypse qui a duré le plus longtemps est — vous l’avez deviné — celle de la surpopulation.
Depuis la fin des années soixante et jusqu’à aujourd’hui, il y a eu un battement de tambour constant de propagande avertissant que nous nous reproduisions jusqu’à l’extinction sur la surface de la planète.
L’apocalypse des années quatre-vingt était quelque chose appelé « refroidissement mondial ». L’activité humaine mettait tellement de particules dans l’air, nous ont dit les experts, qu’elle bloquait les rayons du soleil et conduisait à une nouvelle ère glaciaire. Dans quelques décennies, nous allions être tous blottis dans des igloos.
Lire la suiteMgr Hector Aguer dénonce l’hiver démographique

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : freepic.diller/Freepik
L’archevêque émérite de La Plata, Mgr Hector Aguer, connu pour ses idées traditionnelles, a publié une lettre ouverte intitulée « Plus de bébés » dans laquelle il dénonce la grave crise démographique en cours dans son pays, l’Argentine, ainsi que le manque de réaction des évêques catholiques face à un problème qui est aussi moral et religieux.
Nous vous présentons ci-dessous la traduction de larges extraits de cette lettre remarquable, notamment, par le fait qu’elle aurait pu être publiée quasiment à l’identique dans de nombreux pays du monde, puisque la dénatalité est un fléau qui frappe tous les pays occidentaux et la totalité du monde « développé », mais aussi des pays comme la Chine où même les injonctions du Parti communiste — directement responsable de la chute de la fécondité par sa mise en œuvre, jusqu’à une date récente, de la politique de l’enfant unique — ne parviennent pas à inverser la chute des naissances.
Mgr Hector Aguer dénonce la perte du sens moral comme cause de l’hiver démographique
Mais en Argentine la baisse est particulièrement spectaculaire, il faut bien le reconnaître : Mgr Aguer pointe la diminution du nombre des mariages et le recul de l’âge du mariage et des premières naissances — facteur que l’on retrouve en France par exemple où l’âge moyen de la première maternité a pour la première fois dépassé les 29 ans selon l’INSEE, aux termes de ses plus récents résultats portant sur 2023. C’est-à-dire à un âge où la fécondité moyenne des femmes commence à décliner.
Si des facteurs économiques et sociaux sont sans doute en cause — la difficulté de se loger, même avec deux salaires, la nécessité pour les femmes de mener à bien des études et de travailler au cours de leurs années les plus fertiles, alors qu’il faut le plus souvent travailler à deux pour qu’une famille puisse assurer ses besoins élémentaires — ce ne sont pas ceux-là que Mgr Aguer désigne.
Il note en priorité le déclin moral qui précède et accompagne l’« hiver démographique » : la perte du sens du mariage et de la famille, le concubinage, le recours à la contraception. L’environnement défavorable joue sans doute un rôle, les mêmes causes provoquant un peu partout les mêmes effets, mais il n’y a pas eu de large résistance à cet état de choses, et les autorités morales — à commencer par les évêques — n’ont pas rappelé à temps et à contre-temps les responsabilités, les devoirs et les joies liées à une vie familiale conforme au commandement divin. — J.S.
Lire la suiteLe taux d’avortement en Irlande a quadruplé depuis 2018 alors que les naissances chutent

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : poplasen/Adobe Stock
15 juillet 2025 (LifeSiteNews) — La malédiction du mouvement pro-vie est d’être rarement écouté mais d’être presque toujours juste. De nouveaux chiffres du ministère de la Santé d’Irlande révèlent qu’en 2024, 10 852 avortements ont été commis — le nombre le plus élevé jamais enregistré depuis la légalisation de l’avortement en 2019.
« On a promis aux électeurs irlandais que l’avortement serait “sûr et rare”, mais les chiffres ont maintenant presque quadruplé — passant de 2 879 femmes voyageant en 2018 à un chiffre choquant et déchirant de 10 852 bébés avortés en 2024 », déclare Niamh Uí Bhriain du Life Institute à LifeSiteNews. Uí Bhriain, l’un des principaux chefs pro-vie d’Irlande, a mené l’une des principales campagnes anti-avortement lors du référendum sur l’avortement de 2018.
« Comment peut-on considérer cela comme un “progrès” ? À ce stade, la spirale du taux d’avortement en Irlande a coûté la vie à 55 000 bébés. C’est le genre de bilan que l’on ne voit normalement que dans les guerres — parce que rien ne peut vraiment normaliser l’avortement, la suppression délibérée d’un être humain avant sa naissance. »
Mme Uí Bhriain, militante pro-vie de longue date, fait remarquer que le mouvement avait prédit ce résultat. « Ce que nous voyons en Irlande est également ce que nous voyons dans tous les autres pays du monde : les médias ignorent l’horrible augmentation des taux d’avortement », déclare-t-elle. « Ce n’est pas tant une politique de l’autruche qu’une tromperie délibérée ou une tromperie par omission — s’ils n’en parlent pas, personne ne saura que c’est en train de se produire, et encore moins ne le remettra en question. »
Lire la suiteUn rapport du FNUAP veut l’accès libre à l’avortement et à la stérilisation dès 12 ans

Par Steven W. Mosher (LifeSiteNews) — Traduction par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : Freepik
Alors que le taux de natalité continue de s’effondrer au niveau mondial, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA, ou FNUAP pour retenir l’acronyme français) ne trouve rien de mieux que de dénoncer les politiques natalistes et préconiser la contraception et la stérilisation, en les rendant accessibles aux jeunes filles dès 12 ans. Ce même organisme mondialiste reconnaît pourtant qu’un grand nombre de personnes dans le monde pensent qu’elles n’auront pas le nombre d’enfants qu’elles souhaitent — une sur cinq, aux termes d’une enquête menée auprès de 14 000 sondés — et chez « la plupart » d’entre elles, il s’agit bien de la peur d’avoir moins d’enfants qu’elles ne le désireraient.
Dans son dernier Rapport sur l’état de la population mondiale 2025, le FNUAP maintient fortement son parti-pris pour le contrôle de la population, comme le souligne Steven Mosher, président et fondateur du Population Research Institute qui combat le mythe de la surpopulation.
Le FNUAP toujours au service du contrôle de la population
Il y manque un fait : la montée des robots et de l’intelligence artificielle, qui sont en voie d’assurer le véritable « grand remplacement » de l’humanité, comme cela se constate déjà en Corée du Sud, cette dernière ayant déjà remplacé plus de 10 % de sa main-d’œuvre par des robots avec 1 102 robots pour 10 000 employés de l’industrie manufacturière, leur « densité » ayant progressé de 5 % en moyenne par an depuis 2018 selon les données de décembre 2024. La France dépassait à peine la moyenne mondiale (162 pour 10 000 à cette date-là, avec 186 robots pour 10 000 ouvriers).
L’IA, elle, permettra de remplacer un nombre sans cesse croissant d’êtres humains dans d’autres secteurs de l’économie. Et la production de robots « humanoïdes » augmente elle aussi massivement, notamment en Chine.
Nous vous proposons ci-dessous la traduction intégrale de l’article qu’il a consacré à ce thème sur LifeSiteNews, le 14 juin. — J.S.
Lire la suiteEn Corée du Sud, le taux de natalité augmente pour la première fois depuis dix ans de même que les mariages

By Amanda Vicinanzo (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : PR Image Factory/Adobe Stock
Le taux de natalité en Corée du Sud a augmenté pour la première fois depuis 2015, avec 238 300 bébés nés en 2024 — un bond de 8 300 par rapport à l’année précédente. Cette augmentation a porté le taux de fécondité du pays à 0,75, alors qu’il avait atteint un fond record de 0,72 en 2023, selon les données de Statistics Korea. Bien qu’il reste le plus bas du monde, ce changement est un signe d’espoir dans le contexte de la crise démographique actuelle de la Corée du Sud.
« On peut dire qu’il s’agit d’un rebond considérable et significatif », a déclaré Choi Yoon Kyung, expert à l’Institut coréen de l’éducation et de la protection de l’enfance. « Nous devons encore attendre les chiffres des prochaines années pour savoir s’il s’agit d’un rebond temporaire ou s’il est dû à des changements structurels. »
Les experts soulignent que l’augmentation de 14,9 % du nombre de mariages en 2024, la plus forte depuis 1970, est un facteur clé de cette hausse. De nombreux couples qui avaient retardé leur mariage pendant la pandémie de COVID-19 fondent aujourd’hui une famille, tandis qu’un nombre croissant de trentenaires se marient et ont des enfants.
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