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Campagne de financement Carême 2020

Jésus Christ

4395 $ recueillis -- Objectif : $5000 -- Il reste seulement 2 jours -- Merci de votre générosité.

Georges BuscemiCher ami, chère amie de la Vie,

Merci de votre précieuse collaboration en ces temps difficiles ! Avec votre aide, nous continuerons de faire la promotion de la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle. Donnez généreusement.

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Georges Buscemi, Président

Donner à Campagne Québec-Vie

« Ne deviennent libres que ceux qui suivent Jésus »

Lettre de l’un de nos bienfaiteurs, 29 janvier 2020

Chers M. Buscemi et compagnons,

Je suis heureux que vous ayez pu m’envoyer CDV Noël 2019. Quel beau travail vous faites ; un travail de libération des humains qui doit s’être emparé de vos jours et de vos nuits pour ne pas dire de vos vies dans le service de la Vie. Ceux qui ne respirent que pour le service de Dieu sont des êtres libres. Car servir Dieu rend l’homme libre comme Lui. C’est la Vérité qui rend libre. Ne deviennent libres que ceux qui suivent Jésus. Je vous bénis.

L'Abbé A. G.

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Espagne : une association pro-avortement condamnée

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) — Photo : Shutterstock

Une victoire — et pas des moindres — pour la défense de la vie : la justice espagnole vient de condamner la « patronne de l’avortement », qui représente 28 centres d’avortement en Espagne, l’Association des cliniques accréditées pour l’interruption de grossesse (Asociacion de clinicas acreditadas para la interrupcion del embarazo — ACAI) pour avoir diffusé des publicités mensongères sur son site internet dissimulant, les risques d’avortement.

C’est l’association pro-vie Avocats chrétiens (Abogados Crisianos) qui a porté l’affaire devant les tribunaux et qui a fini par emporter la cause. Celle-ci a diffusé un communiqué indiquant les mensonges inadmissibles promulgués par l’ACAI sur son site, comme : « L’avortement n’a pas de conséquences » ; « Il n’y a aucun risque d’infertilité pour avoir un ou plusieurs avortements » ; « L’avortement représente une expérience de maturation pour certaines femmes »…

Autant d’aberrations que la justice a enfin condamnées, stipulant que « les informations de l’ACAI omettent des informations essentielles concernant les risques du service qu’elles fournissent (essentiellement des conséquences mentales produites par l’avortement) […] nous constatons que cela oblige le consommateur moyen à prendre une décision qu’il n’aurait pas prise autrement. »

La présidente d’Avocats chrétiens, Polonia Castellanos, se réjouit, car « justice a été rendue contre une organisation qui a menti à de nombreuses femmes en les encourageant à avorter comme si elles étaient à l’abri de graves séquelles. »

« Les aides publiques doivent être destinées aux mères qui ont peu de ressources et non aux entrepreneurs de l’avortement qui ne recherchent que de l’argent dans la souffrance d’autrui », a-t-elle conclu.

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Une centaine de personnes manifestent devant le siège social de PornHub à Montréal


Manifestation contre MindGeek, au 7777 boulevard Décarie à Montréal, 8 mars 2020.

Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : CQV

PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans

Une centaine de manifestants se sont rassemblés dimanche dernier devant le siège social de MindGeek, compagnie détentrice du site pornographique PornHub, situé au 7777 boulevard Décarie à Montréal. Cette manifestation, en partie organisée par Laila Mickelwait, dénonciatrice de l’incurie (si ce n’est pire) de PornHub en matière de vérification de l’âge et du consentement des personnes représentées dans les images pornographiques. C’est aussi Laila Mickelwait qui a lancé une pétition approchant des 400 000 signatures et demandant la fermeture de cette industrie de la pornographie.

Le groupe de manifestants était composé de féministes, de chrétiens et d’une sénatrice québécoise (drôle de mélange s’il en est !), Julie Miville-Dechêne, qui, elle, dénonçait l’incurie de PornHub et exigeait de MindGeek que celui-ci trouve des solutions pour éliminer efficacement la pornographie infantile et autres. Selon Le Journal de Montréal :

« Des vérifications sont faites, mais seulement pour la personne qui publie la vidéo, qui n’y apparaît pas nécessairement. Dès qu’il y a une plainte, Mindgeek dit agir vite pour retirer la vidéo, mais on peut en douter. Il faut savoir que des milliers de personnes vont avoir eu le temps de voir la vidéo », a dénoncé la sénatrice Julie Miville-Dechêne, qui participait à la manifestation, organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

De la partie était aussi présente Megan Walker, directrice générale du London Abused Women’s Shelter, selon Le Devoir :

Pour Megan Walker, directrice générale du London Abused Women’s Shelter en Ontario et organisatrice du rassemblement à Montréal, Pornhub encourage la pornographie infantile et vient même banaliser les violences faites aux femmes, dans le but de générer des profits.

« [Cette situation] mène à de nombreux cas d’exploitation sexuelle, de trafic, de torture et de décès chaque année. Doit-on rappeler que l’exploitation et le trafic sexuels sont illégaux ? » a-t-elle dénoncé devant des manifestants gonflés à bloc.

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Nouvelle-Écosse : projet de loi de zones bulles contre les manifestations pro-vie


Voici quelques redoutables pro-vie de Nouvelle-Écosse !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (côtés flous rajoutés) : Campaign Life Coalition

À l’instigation d’une étudiante de l’Université St-Mary d’Halifax, un projet de loi visant à exclure les manifestations pro-vie d'autour des avortoirs a été introduit par le député néo-démocrate Claudia Chender à la Chambre d’assemblée de la Nouvelle-Écosse (système monocaméral) et adopté en deuxième lecture ; il sera examiné par une commission.

Ladite étudiante était apparemment courroucée de ce que des pro-vie eussent eu l’audace de manifester paisiblement, dans le cadre des 40 Jours pour la Vie, devant les lieux où des avortements sont perpétrés. Rien de sérieux au préalable, Mlle Megan Boudreau se lamentait, selon Radio-Canada, que l’avortement « c’est déjà une chose très traumatisante à faire, et devoir passer à travers un groupe de manifestants tenant des pancartes antiavortement sur le chemin d’une clinique ne fait qu’empirer les choses ». « Devoir passer à travers un groupe de manifestants » me semble être une exagération quant à la position et le comportement desdits manifestants, par ailleurs fort paisibles. Mais au fait, pourquoi d’après elle l’avortement est-il traumatisant ? Je serais curieux de le savoir…

« zones d’accès », selon LifeSiteNews :

Le projet de loi 242, Loi sur la protection de l’accès aux soins de santé reproductive, a été présenté par le député néo-démocrate de Nouvelle-Écosse Claudia Chender et a reçu le soutien du Stephen McNeil Premier ministre (autrefois catholique pro-vie) de Nouvelle-Écosse. Il a été adopté en deuxième lecture mercredi et attend maintenant d’être examiné par une commission.

Le projet de loi interdirait tout type de manifestation pro-vie contre un patient ou un médecin dans une « zone d’accès » qui « s’étend sur une étendue de 50 mètres depuis les limites de toute parcelle de terrain sur laquelle l’établissement est situé ».

Il interdirait également de photographier, de réaliser des enregistrements vidéos et audios de toute personne se trouvant dans la « zone d’accès », ce qui comprend les hôpitaux qui pratiquent des avortements, mais pourrait également s’étendre aux bureaux et même aux résidences des personnes pratiquant les avortements, car « le gouverneur en conseil peut, par règlement, » décider de le faire.

L’avortement est actuellement pratiqué dans quatre hôpitaux en Nouvelle-Écosse. Si le projet de loi néo-écossais reçoit finalement la sanction royale, la province rejoindra la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario, le Québec et Terre-Neuve en matière de zones interdites.

L’article 15 est libellé comme suit « Un agent de police peut arrêter, sans mandat, une personne sur laquelle il a des motifs raisonnables et probables de croire qu’elle a commis ou est en train de commettre une infraction à la présente loi ».

Cette partie est très préoccupante pour les libertés des personnes, selon Campaign Life Coalition (CLC), qui affirme que la façon dont cette partie est actuellement rédigée pourrait signifier qu’un simple appel téléphonique à la police suffirait pour faire arrêter quelqu’un qui manifeste, en violation de son droit à une procédure régulière.

Précisons que le projet de loi empêcherait toute forme de manifestation, pro-vie ou non.

Amende salée et prison :

Un premier délit est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars ou d’une peine de prison de six mois, ou des deux, allant jusqu’à une amende maximale de 10 000 dollars, ou d’un an de prison, ou des deux, pour un deuxième délit.

Si un organisme est reconnu coupable d’avoir enfreint la loi, il est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 25 000 dollars pour un premier délit, puis de 100 000 dollars pour un deuxième délit.

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Un médecin canadien : Les enfants gagnent à voir l'euthanasie

Par Michael Cook (Mercatornet) ― Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (montage) : freepik

Les réunions au chevet de victimes d'euthanasie au Canada sont normalement réservées aux adultes. Bien sûr, nous ne sommes pas au courant de la plupart d'entre elles, mais il arrive qu'un journaliste décrive les derniers moments d'un homme ou d'une femme âgé dans un article de revue. Parfois, il y a une fête, des coupes de champagne, de l'hilarité — jusqu'à ce que le médecin arrive. Les amis et les parents se rassemblent autour du lit pendant que le médecin administre une injection létale.

En fait, la plupart de ces décès concernent des personnes âgées de plus de 65 ans. Très peu sont en âge de laisser de jeunes enfants derrière eux. Ce sont leurs enfants ou petits-enfants adultes qui les accompagnent dans leurs derniers instants.

Qu'en est-il des personnes qui ont de jeunes enfants ? Un médecin expérimenté AMM (aide médicale à mourir, euphémisme signifiant euthanasie, qui est un autre euphémisme) suggère que les jeunes enfants gagneraient à être impliqués.

Dans un billet de blogue sur le site de l'Université de Colombie-Britannique, le Dr Susan Woolhouse, qui a participé à quelque 70 « suicides assistés », déclare :

L'instinct me dit que faire assister des enfants au processus d'AMM de leur proche est probablement l'une des expériences les plus importantes et les plus thérapeutiques pour un enfant. Mon expérience passée des unités de soins palliatifs m'ont confortée dans l'idée que les enfants pouvaient bénéficier du témoignage de la mort d'un être cher. Pourquoi l'AMM serait-elle différente ?

Elle donne quelques conseils sur la façon d'expliquer le processus de la mort aux jeunes enfants :

En supposant que les enfants reçoivent des informations honnêtes, compatissantes et sans jugement [comment peut-on être honnête si l'on ne juge pas la chose ?*] au sujet de l'AMM, il n'y a aucune raison de penser que le fait d'assister à un suicide médicalement assisté ne peut être inclus comme une partie normale du voyage de fin de vie de leur proche. Si les adultes qui les entourent normalisent l'AMM, les enfants le feront aussi.

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Les religions doivent se soumettre à l'ONU en matière de «droits» LGBT et sur l'avortement, selon un rapport sur les droits de l'homme


Ahmed Shaheed, auteur du rapport sur la liberté de religion et de croyance.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Foreign and Commenwealth Office/Flickr

Il est urgent d'abroger les lois qui « discriminent » à l'encontre des femmes et de la communauté LGBT+ au nom de la religion : telle est la conclusion, en substance, d'un rapport publié fin février par le rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté de religion et de croyance, le Maldivien Ahmed Shaheed. Le rapport est téléchargeable ici.

[…]

Son rapport met dans le même sac la lapidation pour adultère et l'interdiction de l'avortement, les mariages précoces ou forcés et les « stéréotypes de genre » qui impose tel ou tel rôle aux hommes et aux femmes en fonction de leur sexe, la criminalisation des actes homosexuels et l'accès aux droits familiaux pour les LGBT.

Ce rapporteur onusien chargé d'assurer le droit de chacun de pratiquer sa religion (ou de n'en avoir point) met en balance deux types d'approche : d'une part, une série de droits absolus dont l'ONU assure systématiquement la défense – droits relatifs au genre, droits des femmes, droit à la santé reproductive, etc. ― et de l'autre, les droits liés à la religion, plus relatifs, qui peuvent être restreints dès lors qu'ils portent atteint aux premiers. Ces droits d'ordre religieux comprennent évidemment tous les préceptes de la morale traditionnelle qui doive céder le pas devant la nouvelle anti-morale globale.

Précisons tout de suite qu’Ahmed Shaheed, expert indépendant et d'ailleurs non rémunéré pour ce rapport n'émet que des avis consultatifs. Il n'empêche que sa prose est distribuée par les canaux d'information de l'ONU et entre dans le corpus des documents internationaux où il est d'usage qu'on se cite mutuellement, et que la terminologie utilisée dans les documents contraignants en soit affectée.

S'agit-il dans le cas du rapport présenté au Conseil des droits de l'homme de l'ONU de proposer que les religions traditionnelles modifient leurs croyances et leurs préceptes moraux ? Comme l’observe Rebecca Oas de l’organisation pro-famille C-Fam, Shaheed ne va pas jusque-là, mais il pose que le christianisme et l’islam sont susceptibles d'être interprété de manière « patriarcale » ou non, et il cite des universitaires favorables à des réinterprétations « progressistes » des grandes religions traditionnelles.

On retrouve ici l'idée force du mondialisme actuel qui s'accommode de l'existence de religions mais à la condition de leur restructuration afin de les rendre compatibles avec le relativisme global qui les met toutes sur un pied d'égalité, sous la coupole des droits de l'homme est au service d'une prétendue harmonie d'ensemble.

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Un professeur dit à sa classe : « les filles ne sont pas réelles, et les garçons ne sont pas réels » (suite)

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : freepik

Le Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF) avait déposé en 2019 une requête auprès du Tribunal des droits de l’homme d’Ontario, pour le compte d’une petite fille et de sa mère, à l’encontre de la Commission scolaire du district d’Ottawa-Carleton. Le professeur de la petite fille, qui avait 6 ans (nommée NB dans l’article du JCCF), avait entre autres dit à sa classe « les filles ne sont pas réelles, et les garçons ne sont pas réels », ce qui a fortement troublé la petite fille.

Le tribunal a depuis accepté d’entendre la plainte, ce qui devrait permettre un procès en bonne et due forme. Selon le JCCF :

Le Tribunal des droits de l'homme de l'Ontario a ordonné que l'affaire, concernant une jeune fille (« NB ») et sa mère contre le Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton, l'ancien professeur de l'enfant et le directeur de l'école, fasse l'objet d'une audience complète. Le Tribunal a rejeté une demande du conseil scolaire qu'une d'audience sommaire fût tenue du processus. Le conseil scolaire a fait valoir sans succès que le procès intenté pour le compte de l'enfant n'avait aucune chance raisonnable de succès et qu'il ne devrait pas être poursuivit.

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Quand un économiste évoque le possible « léger effet bénéfique à long terme » de l’élimination des personnes âgées par le coronavirus…

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Ake/rawpixel

Jeremy Warner, analyste économique du Telegraph de Londres, a choqué de nombreux lecteurs de sa chronique du 3 mars sur les effets économiques du coronavirus. Ce sont les vieux et les plus fragiles qui mourront, a-t-il affirmé, évoquant un possible « léger effet bénéfique à long terme ».

Le journaliste analysait les effets de l’épidémie du COVID-19 sur l’offre de biens qui connaîtra une baisse mécanique dès lors que la baisse de production en Chine fera sentir ses effets à retardement, compte-tenu du délai d’acheminement par containers de cinq à six semaines.

D’autres pandémies, comme celle de la grippe espagnole, ont eu des effets économiques dépresseurs à long terme. Aux États-Unis, selon les calculs des Centers for Disease Control, un épisode infectieux similaire entraînerait aujourd’hui, au niveau de population actuel, quelque 270.000 décès — et une chute initiale de 1,5 % du PIB.

« Il y a cependant quelques différences clefs, la moindre n’étant pas le fait que la grippe espagnole touchait prioritairement la population en âge d’activité professionnelle maximale [de 25 à 49 ans], alors que le coronavirus tue d’abord les vieillards. Lors de l’épidémie de la Première Guerre mondiale il y eut donc des effets durables sur l’offre, et de nombreuses familles subirent la perte de leur principal soutien de famille.

Il y a peu de chances que cela se produise cette fois-ci. Pour dire les choses sans circonlocutions, depuis une perspective économique totalement désintéressée, le COVID-19 pourrait même révéler un léger effet à long terme en éliminant de manière disproportionnée des personnes dépendantes âgées. »

Voilà qui a au moins le mérite d’être clair. Warner a choisi d’utiliser le verbe « to cull », qui en anglais signifie la réduction d’une population animale par l’abattage sélectif.

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Manifestation contre un site de pornographie qui favorise, selon des affirmations, l'exploitation de mineurs

Par Exodus Cry (Cision) ― Communiqué de presse ― Photo (modifiée) : freepik

PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans

Dimanche prochain aura lieu une manifestation au 7777 boulevard Décarie à Montréal, devant le siège social de MindGeek, l’entreprise qui détient PornHub, le plus gros site en matière de pornographie dans le monde entier. Je précise au passage, car ce communiqué de presse ne le fait pas, que la pornographie est mauvaise en soi et que la pornographie favorise sûrement aussi l’abus des jeunes garçons, créant ainsi un danger pour eux. ― A. H.

Montréal, Québec, 6 mars 2020 /CNW/ — Manifestation au siège social de Pornhub à l'occasion de la Journée internationale des femmes après des allégations selon lesquelles le site facilite le trafic sexuel et le viol de femmes et de filles mineures pour en tirer des profits

Le 8 mars de 13 h à 15 h, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, se tiendra à Montréal devant le siège social mondial de MindGeek, l'entreprise qui détient Pornhub, une manifestation en faveur de la fermeture du site en raison d'allégations selon lesquelles l'entreprise encourage l'exploitation et le trafic sexuels des femmes et des enfants dans le but de générer des profits.

La manifestation, à laquelle participeront des ONG de défense des femmes et des enfants, des militants et des citoyens inquiets, vise à faire entendre l'indignation publique mondiale face au scandale important qui a été dévoilé au cours des dernières semaines à propos de Pornhub. Dans un article d'opinion explosif publié dans le Washington Examiner le 10 février, Laila Mickelwait, auteure, activiste et directrice de l'abolition pour Exodus Cry, a dénoncé le plus grand et le plus célèbre des sites pornographiques du monde et ses dirigeants. L'article dévoile notamment que Pornhub n'exige vraisemblablement pas de preuve d'âge ou de consentement concernant les millions de personnes qui figurent sur son site dans des vidéos présentant des relations sexuelles explicites. Mme Mickelwait affirme que le site est donc « infesté » de vidéos présentant des femmes et des filles d'âge mineur victimes de viol ou de trafic.

Le tollé populaire créé par l'horrible éventualité que des femmes et des enfants soient victimes d'exploitation et de trafic sexuels au profit de Pornhub a inspiré la mise en ligne d'une pétition qui avait, le 4 mars, amassé plus de 360 000 signatures, et qui continue d'en amasser chaque minute.

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Un candidat à la chefferie du PQ demande des règlementations à la pornographie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : freepik

PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans

Paul St-Pierre Plamondon, candidat à la direction du Parti québécois, préoccupé par la place de plus en plus importante que la pornographie occupe dans la vie des Québécois, propose de taxer cette industrie (dite du X) afin de financer un Éduc’alcool de la pornographie, ou un organisme qui serait chargé d’éduquer la population, et spécialement les jeunes sur la question.

M. St-Pierre Plamondon affirme, selon La Presse :

« [La pornographie] crée une conception des relations hommes-femmes qui se transforme dans la vie de plusieurs femmes en harcèlement ou en situations dangereuses pour leur santé et leur sécurité », déplore l’avocat.

Avec des géants numériques comme MindGeek, établi à Montréal et décrit comme « le YouTube de la porno », le X est « une industrie d’un milliard » au Québec, explique-t-il. Cela est comparable au secteur des jeux vidéo, ajoute M. St-Pierre Plamondon. Il propose donc de taxer leurs revenus à hauteur de 0,5 % (ce qui générerait 5 millions par année) pour lancer l’Éduc’alcool du porno.

Première erreur de M. St-Pierre Plamondon, qui a par ailleurs une intention louable, il demande la taxation de l’industrie de la pornographie. Or, si l’État commençait à recevoir des bénéfices de la pornographie, essentiellement mauvaise, fût-ce pour financer une bonne œuvre, ce serait profiter du fruit d’une mauvaise action, cela pourrait même le pousser à fermer un peu plus les yeux sur la question, ayant un intérêt que cela continue.

On ne peut comparer la taxation (d’ailleurs discutable) de l’alcool qui n’est pas mauvais en soi, mais qui peut facilement devenir d’un mauvais usage, taxation qui vise à décourager la consommation, à une taxation de la pornographie, qui est absolument mauvaise. Ce n’est pas de taxation que nous avons besoin, mais d’abolition.

M. St-Pierre Plamondon mentionne l’avertissement lancé en 2018 par un collectif de professionnels de la santé en France disant que 9 % des jeunes de moins de 18 disaient visionner de la pornographie. M. St-Pierre Plamondon cite un sondage qui a révélé que 40 % des jeunes du secondaire regardaient cette chose abominable.

M. St-Pierre Plamondon propose entre autre d’interdire la production de films pornographiques violents, d’imposer aux fournisseurs sévissant au Québec de bloquer la pornographie à moins que le client n’en fasse la demande. Selon lui, son Éduc’porno devrait travailler avec le système d’éducation (qui est plutôt un système de formatage et d’endoctrinement) pour avertir les enfants sur les effets néfastes de la pornographie « malsaine ». Euh ! Vu ce qui est déjà fait en matière d’« éducation sexuelle » au Québec, je m’abstiendrais de rajouter cet aspect-là ; deuxième erreur. Si j’ai mis « malsaine » entre guillemets, c’est que M. St-Pierre Plamondon considère qu’il y a de la bonne pornographie et de la mauvaise. La mauvaise selon lui est celle qui comporte de la violence et des gestes dégradants, rapporte La Presse : « Parce que ce qui est hautement problématique, c’est la porno qui dégrade les femmes et qui met dans la tête des hommes une conception dégradante des femmes […] C’est comme ça qu’on crée des hommes prédateurs dangereux ».

M. St-Pierre Plamondon a raison de dire que cette sorte pornographie là est mauvaise, je dirais pour ma part qu’elle est encore plus mauvaise, tandis qu’il semble croire à l’existence de la « bonne » pornographie (qui est mauvaise). Apparemment, pour lui la « bonne » pornographie met en scène des relations sexuelles consensuelles et respectueuses, ce qui est une erreur, les chose intimes ne devant pas être étalées devant autrui ; troisième erreur.

Entre autres choses, l’industrie de la pornographie (dont Mindgeek est le plus gros représentant) laisse mettre sur ses sites par les usagers de la pornographie infantile, mettant en scène des viols et autres sortes d’abus. Mentionnons aussi que la pornographie ne met pas en scène que des hommes et des femmes, mais aussi des personnes de même sexe, et qu’il n’y aura donc pas que des hommes à devenir des prédateurs envers les femmes, mais envers des proies masculines à leur portée (et il doit aussi y avoir des femmes à devenir dangereuses pour les enfants à cause de cette consommation maléfique).

Dimanche prochain aura lieu une manifestation, de 13h à 15h, au 7777 Boulevard Décarie, dirigée contre Mindgeek, dont je donnerai de plus amples détails demain.

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