Un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir disparaître - Campagne Québec-Vie
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Un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir disparaître

Il existe un numéro de téléphone que plusieurs voudraient voir désactiver. Depuis plus d'une dizaine d'années, il sonne entre quatre-vingts et cent fois par an. Au bout du fil, presque toujours une femme. Souvent seule. Parfois sans abri. Toujours devant un choix que la société voudrait lui rendre évident : tuer l'enfant qu'elle porte.

Ce numéro, c'est celui d'Enceinte et inquiète, le service d'aide à la grossesse que Campagne Québec-Vie a fondé il y a plus de dix ans, et que nous faisons vivre depuis.

Laissez-moi vous raconter les dernières semaines, sans les noms, car la discrétion fait partie de notre travail.

Nous sommes à 5 jours de la fin de notre campagne de financement de 3 semaines pour le début de l'été. Merci d'appuyer généreusement notre service d'écoute Enceinte et inquiète. Donnez généreusement dès aujourd'hui.

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À la fin du mois de mai, une femme a composé notre numéro pour demander quelles ressources s'offraient à elle. Elle voulait mener sa grossesse à terme. Nous l'avons confiée à une accompagnatrice.

Le même soir, après une présentation publique de notre travail, une autre femme s'est approchée pour parler en privé. Elle a raconté son avortement, et le long chemin de guérison qu'elle a fini par trouver en revenant à la foi.

Au début du mois de juin, on nous a signalé le cas d'une femme dans la trentaine, enceinte de plusieurs mois et sans domicile. Sa famille ne pouvait pas l'accueillir. Elle voulait, malgré tout, garder son enfant. Nous avons aussitôt actionné un réseau de maisons d'hébergement pour mères, et nos partenaires de prière ont porté cette famille.

Et il y a cette jeune femme, nouvellement établie au Québec, sans assurance maladie, dont la couverture dépend d'un emploi qu'elle n'a pas encore. Référée par des religieuses, elle nous a rappelés deux fois, trois fois. Nous l'avons mise en lien avec un médecin de confiance, qui a accepté de la recevoir.

Voilà ce que vos dons rendent possible, semaine après semaine, depuis plus de dix ans : non seulement l'accompagnement des femmes enceintes en difficulté, mais aussi celui des mères de nouveau-nés, des mères dont les enfants ont déjà grandi, et des femmes qui cherchent, après un avortement, à se relever. Merci de donner généreusement dès aujourd'hui.

Si je tais les noms, ce n'est pas seulement pour protéger ces femmes. C'est aussi pour protéger ceux qui les aident.

Car voici une vérité que peu de gens soupçonnent : la plupart des centres pro-vie qui accompagnent les femmes enceintes au Québec vivent dans la crainte des projecteurs. Un reportage hostile, une question posée à l'Assemblée nationale, et c'est leur statut d'organisme de bienfaisance, ou leur financement, qui peut s'effondrer. Alors ils avancent à voix basse.

À Campagne Québec-Vie nous ne craignons pas ces représailles. Nous portons notre nom au grand jour. Nous acceptons d'être la cible, le visage assumé du mouvement pro-vie, afin que ces organismes plus discrets puissent poursuivre leur œuvre à l'abri. Nous sommes, en somme, leur paratonnerre.

Cela nous vaut quelques visites peu ordinaires. En septembre 2021, une journaliste pro-avortement s'est présentée chez Enceinte et inquiète en se faisant passer pour une femme enceinte en détresse, dans l'espoir de débusquer « l'autre visage » du mouvement pro-vie et d'exposer les organismes que nous accompagnons. Elle est repartie avec un article indigné, mais sans nos secrets. On ne nous les arrache pas si facilement.

Je vous écris ce matin parce que nous sommes à un moment décisif.

Notre campagne de financement du début de l'été a pour objectif 20 000 $. À l'heure où je vous écris, nous avons recueilli 7 838 $. Il nous reste donc 12 162 $ à trouver, et seulement cinq jours pour y parvenir.

C'est une côte abrupte. Il faudra que quelqu'un, ou plusieurs, fasse un effort supplémentaire. Et l'expérience me l'a appris : c'est souvent Enceinte et inquiète qui fait pencher la balance. Quand nos donateurs comprennent vraiment ce qui se joue au bout de ce numéro de téléphone (1-855-871-4442), ils répondent.

Merci de donner dès aujourd'hui >>

Ces 10 000 $ ne sont pas une abstraction. Ils sont un lit pour une femme qui dort par terre. Une nuit à l'abri pour une mère sans domicile. Un médecin pour celle que le système laisse sans soins. Et, pour Campagne Québec-Vie, les moyens de demeurer ce nom que l'on peut prononcer tout haut, afin que d'autres puissent travailler en paix.

Aidez-nous à recueillir les 12 162 $ qu'il nous manquent >>

Personne d'autre ne vous remplacera dans cette tâche. Merci de donner généreusement, sacrificiellement, dès aujourd'hui.



Pour la Vie,


Georges Buscemi

p.s. Il ne nous reste que cinq jours et 12 162 $ à recueillir. Chaque don, petit ou grand, nous rapproche du but, et garde ce numéro de téléphone en service pour la prochaine femme qui le composera. Merci de donner dès aujourd'hui >>



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