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Une ancienne combattante handicapée s’est fait proposer l’euthanasie lorsqu’elle se plaignait du retard pour l’installation d’un monte-escalier chez elle


Christine Gauthier témoignant devant le Parlement canadien.

Par Pour une école libre au Québec

Une ancienne combattante handicapée a critiqué l’administration du gouvernement canadien pour avoir proposé de l’euthanasier lorsqu’elle était frustrée par les retards dans l’installation d’un élévateur pour fauteuil roulant chez elle.

La caporale à la retraite Christine Gauthier, une ancienne athlète des jeux paralympiques, a témoigné jeudi au Parlement qu’un travailleur social d’Anciens Combattants Canada (ACC) avait fait l’offre de l’aider à se suicider.

Après des années de retards frustrants pour obtenir l’ascenseur résidentiel, Gauthier a affirmé que l’assistante sociale lui a dit : « Madame, si vous êtes vraiment si désespérée, nous pouvons vous donner une aide médicale à mourir maintenant. »

Le travailleur qui a suggéré l’euthanasie n’a pas été nommé, mais l’on craint que la même « solution » ait été proposée à trois autres anciens combattants qui avait contacté ACC pour se plaindre de problèmes, a rapporté Global News.

Le scandale a éclaté une semaine après que le ministre canadien des Anciens Combattants a confirmé qu’au moins quatre autres anciens combattants se sont également vu offrir l’accès à la loi canadienne sur l’aide médicale à mourir (AMM) en réponse à leurs problèmes.

Mme Gauthier a déclaré qu’elle demandait l’aide d’ACC pour obtenir un monte-escalier pour sa maison depuis 2017.

« Cela m’a beaucoup isolée, car je dois ramper sur mes fesses avec le fauteuil roulant devant moi pour pouvoir accéder à ma maison », a-t-elle déclaré à Global News.

Elle a dit qu’elle était choquée par l’offre de suicide de l’assistante sociale lors d’une conversation en 2019.

« J’étais comme “Je ne peux pas croire que tu vas… me faire une injection pour m’aider à mourir, mais tu ne me donneras pas les outils dont j’ai besoin pour m’aider à vivre” », a-t-elle dit. « C’était vraiment choquant d’entendre ce genre de commentaire. »

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Gauthier a été blessée dans un accident d’entraînement de l’armée en 1989, souffrant de dommages permanents aux genoux et à la colonne vertébrale.

Elle a participé aux Jeux paralympiques de 2016 et aux Jeux Invictus du prince Harry en 2016 en tant que canoéiste, haltérophile et rameuse en salle.

Le témoignage de Gauthier et les rapports d’autres cas similaires ont suscité un tollé public.

Le suicide médicalement assisté a été légalisé pour la première fois au Canada pour les patients en phase terminale en 2016, mais l’année dernière, la loi a été élargie pour offrir l’euthanasie aux patients dont la mort naturelle n’est pas considérée comme imminente.

Désormais, les personnes ayant une incapacité de longue durée peuvent également « bénéficier » de l’aide médicale à mourir. L’année dernière, plus de 10 000 personnes au Canada sont mortes par euthanasie.

À partir de l’année prochaine, une nouvelle loi permettra aux personnes souffrant de maladie mentale, qui n’était pas auparavant une condition admissible, de bénéficier d’un suicide médicalement assisté.

L’élargissement des lois canadiennes sur l’euthanasie, déjà parmi les plus permissives de la planète, suscite des inquiétudes chez certains. Un médecin a déclaré à DailyMail.com qu’il s’inquiétait de cet élargissement, car elle transformerait le suicide en un traitement normal pour les problèmes de santé mentale avec peu de surveillance ou de directives.

Le Dr Trudo Lemmens, professeur de droit et de politique de la santé à l’Université de Toronto, a déclaré à DailyMail.com que le système pourrait créer une « obligation d’introduire [le suicide] dans le cadre » du traitement de la santé mentale.

« Imaginez que cela soit appliqué dans le contexte de la santé mentale. Vous avez une personne souffrant de dépression sévère, qui demande l’aide d’un thérapeute et qui se voit proposer la solution de la mort », a-t-il poursuivi.

Il craint que les patients vulnérables qui ne sont pas dans le bon état d’esprit puissent être convaincus que le suicide est une option raisonnable. Le Dr Lemmens a qualifié l’ensemble du système de « concept perverti de l’autonomie personnelle ».

Il y a déjà des signes que le système laisse tomber certains Canadiens, avec des rapports faisant état de personnes ayant reçu une approbation pour l’aide au suicide parce qu’ils sont diabétiques ou sans-abri.

À compter de mars 2023, l’admissibilité au suicide médicalement assisté au Canada sera encore élargie, permettant aux personnes qui n’ont pas de maladie physique d’être euthanasiées. Ils doivent recevoir l’approbation de deux médecins et attendre 90 jours entre la demande et le moment de la mise à mort.

Le mois dernier, un Canadien menacé d’expulsion de son logement par manque de moyens a fait la une des journaux internationaux lorsqu’il a demandé à être légalement euthanasié et à mourir plutôt que de se retrouver sans abri dans la rue.

Amir Farsoud, 54 ans, avait demandé l’application de cette mesure définitive après la mise sur le marché de la maison où il louait une chambre. Ses maux de dos débilitants et incurables l’ont rendu admissible au suicide médicalement assisté en vertu de la loi canadienne.

La demande de Farsoud avait reçu l’approbation d’un des deux médecins nécessaire pour être acceptée par le programme gouvernemental d’euthanasie — mais une page GoFundMe créée en son nom par un inconnu a fini par lui rapporter plus de 60 000 $ — assez pour lui trouver un nouveau logement et lui faire changer d’avis quant à mettre fin à ses jours.

La semaine dernière, un géant canadien de la mode a été accusé de glorifier le suicide après avoir lancé une campagne médiatique qui semblait promouvoir l’euthanasie.

La publicité vidéo « Tout est beauté », lancée par la Maison Simons, est centrée sur une femme en phase terminale, Jennyfer, 37 ans, qui a mis fin à ses jours à l’aide d’une intervention médicamenteuse en octobre.

La vidéo de trois minutes montre Jennyfer et ses proches agitant des baguettes à bulles à côté de l’océan, faisant des pique-niques dans la forêt avec des amis et regardant un spectacle de marionnettes.

Dans un commentaire enregistré des semaines avant sa mort, elle déclare : « J’ai passé ma vie à remplir mon cœur de beauté, de nature, de connexion. Je choisis de remplir mes derniers instants de même… Les derniers souffles sont sacrés. Quand j’imagine mes derniers jours, je vois de la musique. Je vois l’océan. Je vois un gâteau au fromage. »

Yuan Yi Zhu, experte en politique à l’Université d’Oxford, a déclaré à DailyMail.com : « En présentant la décision d’une femme de se suicider comme un choix de vie haut de gamme, la maison Simons glorifie le suicide et dit aux Canadiens vulnérables qu’ils seraient mieux morts que vivants. »

La vidéo a également attiré les critiques des utilisateurs des médias sociaux qui l’ont qualifiée de « macabre » et l’ont comparée à une « dystopie de science-fiction ».

Depuis sa mise en ligne il y a environ un mois, la vidéo a recueilli plus de 1,1 million de vues sur YouTube. Un extrait de 30 secondes de la vidéo publiée sur Twitter compte environ 1,6 million de vues.

Tous les vidéos ou textes concernant cette campagne publicitaire étrangère pour une maison de mode ont été retirés des plateformes numériques de la Maison Simons le 1er ou 2 décembre.

Une simple recherche à son sujet nous permet d’en découvrir un peu plus sur Jennyfer Hatch, une musicothérapeute très appréciée du grand Vancouver. Nous savons maintenant qu’elle vivait avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos (texte de la CBC en anglais).

Pour l’Association Vivre dans la dignité, une question importante demeure : est-ce que l’aide médicale à mourir était la réponse adéquate aux troubles physiques de Jennyfer ?

Le titre de la vidéo « Tout est beauté » exprime une réalité indéniable : la beauté se révèle de manière étonnante à chaque étape de la vie. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons évoquées pour rejeter l’ouverture à l’Aide médicale à mourir (euthanasie ou suicide assisté).

Comme le recense cette association sur cette page, les cas médiatisés de dérives dans l’accès à l’AMM doivent nous inviter à la plus grande prudence avant de présenter une vision idyllique de ce qui s’avère maintenant un choix de fin de vie au Québec et au Canada.

Une vidéo comme celle proposée par La Maison Simons ne devrait-elle pas aussi être partagée avec des liens vers les lignes téléphoniques et sites internet de soutien aux personnes souffrantes ayant besoin d’aide ? Un accompagnement bienveillant par des proches et des équipes médicales palliatives multidisciplinaires sera toujours préférable à la mort provoquée. Enfin, pour donner un peu d’espoir à toutes les personnes vivant avec le Syndrome d’Ehlers-Danlos, le témoignage de la Néo-Zélandaise Kylee Black.

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