Il y a dix ans demain, le 17 juin 2016, la loi canadienne sur l'euthanasie recevait la sanction royale, et le pays inscrivait la mort administrée dans le droit du territoire. Mais l'horloge de la mort s'était mise en marche plus tôt au Canada. Des mois avant Ottawa, dès décembre 2015, le Québec avait déjà ouvert la porte, premier endroit au Canada à inscrire l'euthanasie dans la loi et à l'appeler « soin ». Le Québec a devancé le Canada. Le Québec a montré la voie ; le pays a suivi. Et une décennie plus tard, le Québec ne fait pas que devancer le Canada. Il devance le monde entier.
Vous avez peut-être vu le New York Times cette semaine. Le journal le plus influent du monde a présenté le Québec comme la capitale mondiale de l'aide médicale à mourir : 8 pour cent de tous les décès dans la province, et dans une région, Lanaudière, plus de 13 personnes sur 100 meurent désormais de cette façon. Le journaliste a visité les pièces aménagées à cet effet, lambrissées comme des chambres d'hôtel-boutique, payées par des donateurs locaux qui ont réuni les millions sans difficulté.
Comment le berceau du catholicisme au Canada est-il devenu le chef de file mondial de la mise à mort de ses malades et de ses vieillards ?
Nous approchons de la fin de notre campagne de financement estivale. Notre objectif est de 20 000 $ et, au moment où je vous écris, nous en avons atteint 77 pour cent, soit 15 400 $. Il reste donc 4 600 $ à recueillir, et seulement deux jours, aujourd'hui et demain, pour y parvenir. Faites un don aujourd'hui >>
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À Campagne Québec-Vie, nous connaissons la réponse, parce que nous l'avons vécue. Une province qui remplissait jadis ses églises, qui confiait ses hôpitaux et ses écoles à des prêtres et à des religieuses, a quitté l'Église en une seule génération et n'est jamais revenue. Le Québec a troqué la foi contre l'apostasie, et une société qui perd Dieu ne reste pas là où elle était. Elle continue de tomber. D'abord l'avortement, quelque 20 000 par an. Maintenant ceci.
Le Times citait un vieil homme, élevé dans la foi catholique, expliquant pourquoi il acceptait tout cela : « le bon Dieu est bon, il ne voudrait pas que je souffre ».
C'est une phrase sur laquelle il vaut la peine de s'arrêter. Car le bon Dieu dans lequel il a été élevé, Jésus-Christ, Dieu fait chair, n'a pas fui la souffrance. Il en a pris le pire, tout le poids, et l'a jugée digne de Lui-même. Si Dieu lui-même a traversé la douleur sans la trouver absurde, alors la douleur n'est pas absurde. Elle est la chose la plus grave au monde, mais elle n'est pas dénuée de sens. Elle peut être offerte, unie à la sienne, transformée en amour.
Perdez le contact avec ce Dieu, et vous perdez le sens de la douleur avec Lui. Et dès lors que la douleur ne signifie plus rien, toute douleur devient de trop, et toute vie marquée par la douleur commence à paraître indigne d'être vécue. Voilà la logique silencieuse qui se cache derrière les chiffres record du Québec. Une société tout entière vit sur les derniers restes de son capital chrétien, assez, pour l'instant, pour tenir debout. Pas pour toujours.
Voilà pourquoi Campagne Québec-Vie existe, et pourquoi je vous écris aujourd'hui. Nous devons continuer de nous battre pour le Québec, mais il nous faut les moyens de le faire.
L'objectif de notre campagne estivale est de 20 000 $. Au moment où je vous écris, nous en avons atteint 77 pour cent, soit 15 400 $. Il reste donc 4 600 $ à recueillir, et seulement deux jours, aujourd'hui et demain, pour y parvenir.
Il y a de bonnes personnes qui combattent l'euthanasie et l'avortement sur le terrain étroit : la loi, les statistiques, les abus. Nous les documentons aussi. Notre site en regorge, ces histoires de Canadiens handicapés poussés vers la mort, d'anciens combattants à qui on l'offre au lieu d'une aide, de patients à qui l'on pose la question sur le chemin de la salle d'opération. Mais nous ne sommes pas un groupe pro-vie « minimaliste ». Nous défendons la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle, parce que nous savons ce que le combat étroit oublie parfois : que sans une foi vivante, on ne défend pas la vie bien longtemps. L'apostasie mène à une culture de mort. Nous ne l'avons pas lu dans un livre. Nous l'avons vu se produire, au Québec, et abondamment.
Donner à CQV, c'est mettre la main à la seule réparation qui inverse vraiment la glissade : non pas seulement bloquer la prochaine mauvaise loi, mais aider à ramener le Québec vers la foi, et donc vers la vie.
Beaucoup d'entre vous qui lisez ces lignes ont déjà donné, certains généreusement, et je vous en remercie de tout mon cœur. Vous ne nous devez rien de plus. Mais nous sommes près du but, à 4 600 $ près, et si l'un d'entre vous se sent porté à donner de nouveau en ces dernières heures, vous nous feriez franchir la ligne d'arrivée.
4 600 $ en deux jours. Personne d'autre ne fera votre don à votre place.
Donnez, sacrificiellement, aujourd'hui >>

Pour la Vie,

Georges Buscemi
Président, Campagne Québec-Vie
P.S. Demain marque dix ans d'euthanasie au Canada, mais le Québec y est arrivé le premier. Dix ans à appeler la mort un « soin ». Nous ne pouvons pas défaire une décennie en deux jours. Mais nous pouvons refuser de la laisser passer en silence, et nous pouvons continuer de bâtir la seule réponse à lui opposer : un mouvement enraciné dans la foi, la famille et la vie. Il reste 4 600 $, jusqu'à demain soir. Faites un don aujourd'hui >>