Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wirestock/Freepik
Les défenseurs de l’euthanasie détestent ce genre d’histoires, car elles permettent au public de découvrir sans fard ce qui se cache derrière tout ce discours apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens.
13 juin 2026 (LifeSiteNews) — La grande victoire des militants en faveur du suicide assisté a été de « blanchir » et de « médicaliser » le fait de tuer des êtres humains. Nous ne pouvons plus utiliser des mots comme « suicide » ou « meurtre » ; nous devons au contraire recourir à un langage fallacieux et propagandiste comme « aide médicale à mourir » ou, de préférence, à l’acronyme à consonance officielle « AMM ». Le suicide et le meurtre nous mettent toujours mal à l’aise ; c’est pourquoi ces termes ont été soigneusement écartés de notre champ de vision.
La propagande sans cesse diffusée auprès du public consiste à faire croire qu’une mort par injection létale est non seulement moralement acceptable, mais aussi belle et sereine. À l’inverse, mourir de manière naturelle est présenté comme sinistre, douloureux et horrible, tant pour la personne en fin de vie que pour sa famille. La CBC et d’autres médias ont systématiquement présenté les restrictions en matière d’euthanasie comme des mesures cruelles qui obligent les gens à endurer d’atroces souffrances.
De temps à autre, on entrevoit la vérité. « En Ontario, un homme a gémi, grimacé et répété “aidez-moi” alors qu’il subissait une mort assistée par un médecin, car un des médicaments n’avait pas produit le niveau de sédation escompté, si bien qu’il était encore conscient », rapporte Sharon Kirkey dans le National Post du 3 juin.
|
|
|
|
Cet homme, désigné sous le nom de M. D., « a présenté des signes de détresse physique et psychologique, notamment des gémissements, une attitude de défense (contraction musculaire) et des grimaces », et ses « signes comportementaux de détresse se sont intensifiés jusqu’à des exclamations répétées, notamment “Aidez-moi”, qui se sont poursuivies jusqu’à ce que la sédation soit obtenue grâce au propofol et qu’un état comateux soit confirmé ». Les derniers souvenirs que sa famille garde de lui sont traumatisants.
Soudain, il est apparu clairement que M. D. n’était pas en train de mourir, mais qu’on était en train de le tuer, et que le médecin s’y prenait mal. Ses derniers mots, semble-t-il, étaient des appels à l’aide lancés à sa famille.
Un autre exemple donné par Kirkey : « Des cas d’aide médicale à mourir (AMM) qui ne se sont pas déroulés comme prévu ont été mis en lumière la semaine dernière dans des reportages consacrés au décès, en 2024, de Bradley Stewart, un Ontarien qui a recommencé à respirer après avoir été déclaré mort par un médecin de famille de London (Ontario), également prestataire d’AMM. Cette expérience traumatisante, dont ses frères et sœurs, qui ont été témoins de ce décès mal géré, ne se sont toujours pas remis, a été racontée dans ces reportages. »
L’un de ses frères et sœurs a fait remarquer qu’au début, « nous ne pouvions pas en parler… Voir quelqu’un subir l’aide médicale à mourir et perdre cette personne deux fois en l’espace de quelques heures, c’était trop ». Après que Stewart eût recommencé à respirer, le médecin — James MacLean, qui a récemment attiré l’attention internationale après avoir approuvé l’euthanasie d’un homme dans le stationnement d’un Tim Hortons — a dû revenir pour le tuer à nouveau. MacLean continue de pratiquer l’euthanasie, mais désormais sous supervision clinique.
Ces récits m’ont rappelé l’euthanasie ratée survenue en Belgique en 2022. Alexina Wattiez, âgée de trente-six ans, avait décidé de mettre fin à ses jours par injection létale après avoir appris qu’elle était atteinte d’un cancer. Sa famille s’attendait à ce que sa mort soit rapide et silencieuse ; ses proches ont donc quitté la pièce. Au bout d’un moment, ils ont entendu des cris. « J’ai reconnu sa voix », a déclaré son compagnon. « Après coup, nous l’avons vue allongée sur le lit, les yeux et la bouche grands ouverts. »
L’autopsie a révélé la vérité : Alexina était morte par asphyxie. Certains articles de presse indiquent que le médecin a utilisé un oreiller lorsque les médicaments n’ont pas réussi à la tuer ; d’autres affirment que les infirmières se sont relayées pour maintenir l’oreiller sur le visage de la jeune femme jusqu’à ce qu’elle s’asphyxie.
Les défenseurs de l’euthanasie détestent ces récits, car lorsque le masque tombe, les gens entrevoient sans fard ce qui se cache derrière tout ce langage apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens. Pour banaliser l’idée selon laquelle les professionnels de santé devraient tuer des patients, il faut utiliser des termes qui détournent l’attention de cette réalité : soins de fin de vie ; mort assistée par un médecin ; aide médicale à mourir. Les militants en faveur de l’euthanasie dépeignent une image de personnes soulagées de leurs souffrances, entourées de leurs proches, avec une musique apaisante en fond sonore, mourant paisiblement et dans la dignité.
Si l’on n’en savait pas davantage, on aurait du mal à croire que quelqu’un est en train d’être tué — et c’est précisément l’objectif.