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CQV défend la personne humaine, de la conception à la mort naturelle.

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Le tailleur

Une fleur s'était posée dans mon ventre
Elle devint un fruit, elle me gêna,
Je fis venir le faux monnayeur.
Il avait un sourire luisant,
Des outils dissimulés dans une sacoche.
Il dit: "Je vous fais un prix d'ami
À deux cents dollars, mais n'oubliez pas
De payer la différence plus tard."
Il extirpa prestement le germe
Et le jeta dans le champ.
Il s'éloigna aussitôt, il avait
D'autres affaires à traiter.

Le fruit mûrit au soleil rare
De la haine et de l'indifférence
Dans le champ de pois
Abandonné aux vers.
Il devint une petite fille.
Ses yeux pleuraient sans larmes,
Ses menottes enserraient mon doigt
Et sa bouche cherchait à boire.

Je fis revenir le morgue tailleur.
"Je ne comprends pas, dit-il,
Que ce placenta ait fait un enfant.
Évidemment, contre un petit supplément
Je puis arranger cela."

Il prit vivement les mesures
Et trancha net la tête de ma fille.

Je fis empaler les deux tronçons
Au-dessus de la cheminée
En contre jour.
Mes amis admiraient cette poupée primitive.
Mais mon enfant ne grandit pas.
Elle ne sourit jamais.

--Anonyme

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Des nouvelles de notre mouvement pour la vie en ce temps de l'Avent

Comme je suis heureux, en ce début de l’Avent, de pouvoir vous donner des nouvelles de notre mouvement pour la vie !

Je veux d’abord remercier tous ceux et celles qui ont prié pour nous et qui ont répondu à notre appel urgent du mois dernier. La réponse fut rapide et généreuse, ce qui nous a réchauffé le cœur. Vous ne savez pas à quel point nous sommes reconnaissants envers vous, nos membres, même si, hélas, nous n’avons pas toujours le temps de vous remercier personnellement ou de répondre à toutes vos lettres. Par contre, toute notre correspondance est lue.

Je vous ai parlé le mois passé de « changements dans notre image et dans notre approche » qui nous rendront « encore plus persuasifs et plus efficaces lorsqu’il s’agira de gagner les cœurs et les esprits à la cause des enfants tant chéris par Dieu ». Je suis heureux de vous présenter aujourd’hui ces quelques changements qui permettront Campagne Québec-Vie de rayonner davantage dans le Québec d’aujourd’hui.

Premier changement, comme vous l’avez sûrement constaté : un nouveau logo. La plupart d’entre vous connaissent déjà la signification des « petits pieds » dans le mouvement pro-vie, par cette célèbre photo de petits pieds d’enfant à naître à 10 semaines de gestation. Les pieds de notre logo sont ceux d’un enfant nouveau-né, comme les empreintes que l’on prend à l’occasion au moment de la naissance.

Les pieds représentent l’humanité dans toute sa fragilité, et le cercle suggère un nid ou une protection de cette vie vulnérable.

Second changement : notre site Web CQV.QC.CA.

Vous serez renversés de la croissance fulgurante de notre site Web depuis ses débuts. En 2009, le site accueillait en moyenne une centaine de visites par jour pour un total de deux à trois mille visites par mois. Du 1er au 28 novembre, le site a accueilli 54 000 visites de partout dans le monde, pour une moyenne de 1900 par jour ! Soyez confiants que notre message se propage partout au Québec, en France et dans le monde entier. Ce site Web, qui a été complètement redessiné dernièrement, sera renouvelé sous peu (voir l’image à gauche).

Troisièmement, et c’est le changement le plus important : nous avons modifié notre slogan pour montrer plus clairement que c’est la personne humaine dans toutes ses dimensions (et pas seulement la vie humaine) que nous aimons et voulons protéger. Nous sommes « Pour le respect de la personne humaine – corps et âme – de la conception à la mort naturelle. »

Et c’est bien corps ET âme : nous travaillerons davantage à faire connaître l’importance, pas seulement du corps, mais de l’âme humaine pour tout raisonnement moral ou éthique. En fait, dans le dépliant (que nous allons publier sous peu) qui décrit le travail de Campagne Québec-Vie, on pourra lire ce qui suit :

Tout respect de la personne humaine – toute morale ou éthique digne de ce nom – repose sur le respect de la personne Divine, connue sous le vocable de « Dieu ». Sans Dieu, l’âme immortelle ainsi que le libre-arbitre qu’Il nous donne, la personne humaine est réduite à un tas de matière à s’approprier ou à jeter. Tous, donc, ont le devoir d’approfondir leur connaissance de Dieu, ses commandements et son plan d’amour pour la vie et la famille.

Nous avons donc décidé de nous attaquer à la racine du problème en affirmant haut et fort que sans Dieu ainsi que l’âme libre qu’il a créée, la personne humaine se réduit à un vulgaire « amas de cellules » dont chacun peut disposer comme il veut. Si chaque personne est d’une valeur inestimable, c’est qu’elle est créée et voulue par Dieu.

Pour la vie !

Georges Buscemi, Président

P.S. Vous remarquerez aussi que notre bulletin a fait peau neuve; dorénavant il est publié sous le nom de « Culture de vie ». Bonne lecture !

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Caméra cachée dans une clinique d’avortements tardifs : l’employée explique que les bébés sont piqués dans le crâne

par Ben Johnson, traduit par Campagne Québec-Vie

ALBUQUERQUE, Nouveau-Mexique, 14 novembre 2013 (LifeSiteNews.com) – L’employée d’une clinique d'avortements tardifs à Albuquerque a expliqué à une journaliste infiltrée que de percer le crâne d'un enfant à naître [vivant] avec une aiguille est le moyen « le plus humain » d'assurer la mort du bébé.

Cette conseillère anonyme travaille à la clinique Southwestern Women's Options d’Albuquerque, l'une des seules du pays à pratiquer des avortements au cours du troisième trimestre de la grossesse.

Le processus dure une semaine et coûte 8000 $. « Pour chaque semaine de grossesse qui s’ajoute, le tarif augmente d’un montant de 1000 $ », a déclaré l’employée.

Une conseillère a ensuite expliqué le processus de l'avortement à la journaliste infiltrée du mouvement Live Action.

//www.youtube.com/embed/JEi5xWA6e08?rel=0

L'injection « va droit dans le sac, tout droit dans la » - elle fait visiblement une pause - « grossesse ». Selon la façon dont le bébé est placé, l'aiguille perce « le derrière du bébé » ou, plus vraisemblablement, « sa tête, son crâne. »

Lorsque la mère a demandé si l'enfant pouvait ressentir de la douleur, la conseillère a hésité. « Je ne sais pas s’il est assez développé pour la sentir, » a-t-elle dit. « Je ne pense pas », a-t-elle suggéré. « Peut-être. »

Lorsque la journaliste lui a demandé comment elle se sentait elle-même à l’idée que ses victimes ressentent peut-être une douleur intense, la femme a répondu que ce schéma est « nécessaire pour que la procédure se produise et finalement, euh, c’est la façon la plus sûre, et en quelque sorte, la plus humaine, de le faire. »

Le résultat de ce processus est « un bébé mort », a-t-elle admis.

Les scientifiques s'accordent sur le fait que les circuits neurologiques nécessaires pour que l’enfant ressente la douleur, commencent à se développer vers quatre à huit semaines et sont complétés vers la 20e ou la 24e semaine au plus tard.

Le site de l'avorteur, Dr Carmen Landau, précise que beaucoup de ses patients viennent à la clinique SWO parce qu'elle est l'une des rares qui effectuent des avortements si tard dans la grossesse.

« Les gens viennent de partout au pays et de partout dans le monde à notre clinique », a déclaré Landau, « car dans la plupart des endroits vous ne pouvez pas obtenir un avortement après 24 semaines. »

« Cet établissement est l'un des pires exemples du mépris total de l’industrie de l’avortement pour les droits fondamentaux », a déclaré Lila Rose, présidente de Live Action.

Une partie de la vidéo avait déjà été publiée en juin dans le cadre de la série Inhuman de Live Action, exposant au grand jour l'avortement tardif.

La nouvelle version a été publiée juste avant le vote du 19 novembre sur l’Ordonnance sur la protection de l’enfant à naître capable de douleur proposée par la ville, qui interdirait l'avortement après 20 semaines en raison de la douleur fœtale. Les sondages montrent que la mesure jouit d'une popularité importante dans cette ville en principe socialement libérale.

« Si Cecile Richards pensait qu’Albuquerque était une question gagnante [pour son association], elle essaierait de faire de l'argent dessus », a déclaré Rose. « Mais les courriels de financement de Planned Parenthood sont muets à ce sujet. »

Plutôt que d'amasser de l’argent, le plus grand fournisseur d'avortements de la nation a tranquillement injecté 300 000 $ dans la ville pour lutter contre la nouvelle réglementation. Un site pro-vie aurait été piraté, redirigeant les courriels de ses partisans à une organisation proavortement.

Sur la vidéo, Landau a déclaré que l'état du Nouveau-Mexique n'a pas « beaucoup de restrictions sur [l’avortement]. » À l'échelle nationale, une semblable interdiction de l'avortement après 20 semaines a été adoptée par la Chambre des représentants en juin. Cinq mois plus tard, elle a été présentée au Sénat américain.

Rose a qualifié le vote d’Albuquerque de « cas évident de lutte entre le bien et le mal ».

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Qui a l'autorité de poser des limites à la liberté religieuse?

Dans le contexte du débat sur le projet de Charte des valeurs, il est important de proclamer le droit à la liberté religieuse, liberté qui est certainement bafouée par cette proposition de Charte. Cependant, et c’est le but de cet article, il est tout aussi important d’affirmer les limites de la liberté religieuse, sans lesquelles au nom de la liberté religieuse et de conscience, il serait interdit d’interdire quoi que ce soit, y compris l’avortement ou la polygamie (voir l’excellent article de la chroniqueuse Lise Ravary sur le sujet), par exemple. De plus, j’offre des éléments de réponse à la question : qui a l’autorité de poser des limites à la liberté religieuse, et pourquoi?

Un texte d’opinion, par Georges Buscemi

La question de la liberté religieuse (laïcité, laïcisme, charte des valeurs québécoises, etc.) est très présente dans l’actualité.

Or, on entend parler certains défenseurs de la liberté religieuse d’une « laïcité ouverte » comme étant la voie à suivre pour le gouvernement, contre les dérives théocratiques d’une part et laïcistes de l’autre. (La laïcité ouverte est un régime qui permet un maximum de liberté de religion, tandis que la laïcité fermée est un régime ou l’expression religieuse, surtout en ce qui a trait à la fonction publique, est beaucoup plus circonscrite.)

Cependant, il me semble que maintenant il serait bien d’expliciter en quoi la liberté religieuse a ses limites, et pour quelles raisons.

Par exemple, on pourrait dire que le refus de permettre la polygamie (le refus de modifier la définition du mariage pour inclure ce type d’union) serait une atteinte à la liberté religieuse, car, par exemple, les musulmans sont favorables à la polygamie, puisque cette forme d’union a été pratiquée par leur prophète.

Ou encore, on pourrait dire qu’un refus de permettre le « mariage » gai (de modifier la définition du mariage pour inclure ce type d’union), est une atteinte à la liberté religieuse, car plusieurs églises libérales célèbrent ce type de « mariage », et de quel droit peut-on refuser de reconnaître ce qu’une église considère une « alliance sacrée » entre deux personnes?

Un autre exemple : plusieurs églises et autres religions cautionnent l’avortement, comme un acte en soit regrettable, peut-être, mais de toute façon parfaitement légitime. Soit que leur anthropologie justifie cet acte, soit qu’ils ne considèrent pas tous les humains comme égaux pour des raisons purement théologiques, qu’importe : le résultat est que pour eux cela serait un manque de respect envers leurs croyances que de leur refuser un acte qui, selon leur point de vue, est licite.

On peut aussi penser à l’euthanasie, à la contraception, au rôle des femmes, et beaucoup de choses de ce genre, comme enjeux où un État qui souhaiterait sauvegarder la liberté religieuse aurait intérêt à trancher mais hésiterait peut-être à le faire, par peur de heurter une sensibilité religieuse quelconque.

Or, si la liberté de religion n’a pas de limites, on voit bien ce qui se dessine sous le prétexte de défendre la liberté religieuse d’autrui : une « dictature du relativisme », un chaos complet.

Maintenant la question se pose : comment trancher en matière de liberté religieuse, quoi proposer comme limites et, ce qui est le plus important, qui a l’autorité de le faire quand plusieurs groupes se disputent entre eux?

Solution catholique

Les chrétiens catholiques, se basant sur le texte Dignitatis Humanae, la déclaration du 2e concile du Vatican sur la liberté religieuse, parlent du droit à la liberté religieuse, « dès lors que l’ordre public juste est sauvegardé. » (section 3) Mais encore, qui définit « ordre public juste »? Si on répond : c’est par la « raison droite » (la loi naturelle) que l’on peut établir les règles d’un ordre public juste, une nouvelle question s’impose, à savoir : qui tranche quand deux groupes (religieux, idéologiques, ou autre) aux opinions divergentes se réclament de la « raison droite »?

Ici je vous offre ce que je crois être la réponse de l’Église (j’invite mes lecteurs de me corriger si j’ai tort) : selon l’Église catholique, elle seule a reçu de Dieu l’autorité de trancher dans les circonstances où deux groupes, se réclamant de la « raison droite », divergent sur un aspect de la loi naturelle.

Et donc, en dernière instance, seule l’Église catholique a l’autorité de se prononcer sur les limites à poser à la liberté religieuse de certaines religions, même si du point de vue de ces religions leurs pratiques sont « raisonnables » et « en faveur du bien commun ».

Aussi, l’État, qui doit promouvoir le bien commun temporel, a le devoir de s’enquérir auprès de l’Église catholique et de recevoir et mettre en pratique son enseignement lorsque survient un débat sur une question de loi naturelle que les intervenants ordinaires (universités, parlements, etc.) n’ont pas réussi à résoudre.

De plus, l’État, garant du bien commun temporel, a le devoir de se plier le plus possible (c’est une question prudentielle) à l’enseignement de l’Église si le consensus établi (en matière d’avortement, d’euthanasie, etc.) est contre l’enseignement moral de l’Église, enseignement qui n’est nul autre que la raison droite sans mélange d’erreurs.

Problèmes potentiels avec cette solution : comment savoir avec un degré suffisant de certitude que Dieu aurait donné à l’Église catholique le mandat d’enseigner l’humanité sur la question de la loi naturelle? Aussi, y a-t-il une nature humaine, et s’il y en a une, peut-on en découvrir les impératifs qui en découlent?

Solution démocratique

Plusieurs diraient en quelque sorte que c’est « la démocratie » qui aurait à décider des limites de la liberté religieuse. Mais encore, cela veut dire quoi, concrètement ?

Il me semble que cela ne pourrait pas équivaloir à donner à la majorité un pouvoir absolu sur la minorité. L’Allemagne Nazi des années 30 était une démocratie... Donc, comme au Canada, nous avons normalement des institutions, comme la Cour suprême, qui limite le pouvoir de la majorité à imposer ses vues à une minorité. Encore dans le cas du Canada, nous avons sept juges de la Cour suprême qui trancheront, par exemple, sur la « constitutionnalité » de la Charte des valeurs québécoises, si jamais cette dernière recevait l’aval de l’Assemblée nationale.

Mais pourquoi donnerait-on l’autorité de décider des limites de la liberté religieuse à sept juges -- par ce que ce sont des gens sages, intelligents? La réponse serait plutôt parce qu’ils sont des experts reconnus en loi, et qu’ils sont interprètes de la Charte canadienne des droits et libertés (de 1982). Mais encore, cette charte, est-elle remplie d’autorité ? Son origine est-elle divine ? Si on dit simplement qu’elle est imbue d’autorité, car elle est démocratique, nous sommes revenus à la case départ, soit de dire que l’autorité réside dans le peuple, ce qui cautionnerait toutes les atrocités commises par des démocraties bien en règle qui imposèrent la volonté de la majorité sur des minorités.

Ou bien alors on pourrait dire : la Charte de par son préambule nous indique qu’à Dieu seul appartient l’autorité de trancher sur les questions telles où dresser des limites à la liberté religieuse (« Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit »). Mais encore, quel Dieu, celui de Mohammed ou celui de Jésus, ou bien d’un autre? Les juges dans ce cas doivent être théologiens en plus d’être juristes et cette piste semble nous mener vers la solution catholique...

Autres solutions?

Il me semble que toute autre solution (solution protestante, solution islamique, solution marxiste, etc.) ressemblerait à l’une ou l’autre des deux solutions décrites ci-haut. J’avoue que c’est difficile de choisir, mais je maintiens que cette question d’autorité, spécialement dans le domaine de la liberté religieuse, est incontournable. Pour tout dire : pour une liberté politique authentique, il faut une autorité légitime. Mais qui est cette autorité ?

Je vous invite à me répondre, si vous avez des idées...

georges.buscemi@cqv.qc.ca

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Je porte ma croix

Pour participer à cette Campagne, cliquez l'image !

  

Le site Web de cette Campagne se trouve ici.

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Aux gens avec les pancartes

Voici une lettre qu'une jeune femme a déposée près d'un site des 40 jours pour la vie - elle est simplement adressée « aux gens avec les pancartes».

Si cela ne montre pas l'importance de notre témoignage paisible devant les centres d'avortement. . . Je ne sais qu'est-ce qui pourrait !
 

Aux gens avec les pancartes

Mon amie m’a prêté son appartement pendant son absence … C’était parfait parce qu’il était juste en face de la clinique !

Le jour suivant, je vous ai vus en rangée avec vos pancartes… Je regardais par la fenêtre chaque jour et toute la journée vous étiez là ! Chaque fois c’était différentes personnes.

Dans ma tête, j’avais l’idée que les piqueteurs contre l’avortement étaient des extrémistes… aucune personne «normale» aurait fait ce genre de chose. Cependant, vous ne sembliez pas extrêmes… plutôt ordinaires.

Mardi, j'avais mon rendez-vous pré-avortement. J’ai pris la mauvaise entrée et j’ai dû passer devant vous. Puis quoi, ai-je pensé. Qui s’en soucie ? Ils ne me connaissent pas et ne savent pas où je vais. Comme je passais devant (rapidement!), mes jambes me semblaient peser une tonne. Qu’est-ce qui se passait ? Est-ce que ces gens m’intimident ? Dois-je me sentir honteuse de passer devant eux ? La réceptionniste m’a dit de vous ignorer lorsque je lui ai posé une question à votre sujet.

Chaque jour je vous observais. Un jour, j’étais certaine que personne ne serait là. La météo prédisait des vents violents et de la pluie. Là en après-midi, au milieu de vents forts qui balayaient les pancartes par-dessus les têtes et sur le gazon, vous vous teniez. Trois ou quatre ensemble. Tout le jour !

Le jour suivant, j’ai fait une promenade et vous ai suivis dans la direction où chacun semblait aller. C’était une église. Après que tout le monde soit parti, je suis entrée et j’ai vu toutes les pancartes et les dépliants. Impressionnant, ai-je pensé. Ils ont l’air bien organisés.

Vendredi, c’était mon rendez-vous pour la procédure. J’étais soudainement terrifiée de ce que ce serait. Mon cœur battait à tout rompre.

Mon copain qui avait promis de venir le jour avant, ne s’est pas présenté. Il a dit qu’il était coincé et que finalement c’était mon choix de le faire ce jour-là ou d’attendre à la semaine suivante. Mon choix. Mais il n’est pas là pour me tenir la main ! J’ai pesé beaucoup de pour et de contre.

Peu importe, je veux vous laisser savoir que j’ai décidé de garder mon bébé. Mon copain est encore loin, mais il a peut-être besoin de temps pour s’y faire et voir l’ensemble des choses.

La raison pour laquelle j’ai décidé de vous laisser cette note c’est pour vous dire que ce que vous avez fait est bon. J’ai senti que je vous devais cela pour tous les jours où vous vous teniez là dans l’espoir que les autres vont le remarquer. Je l’ai remarqué – et en retour cela m’a donné l’espoir que d’autres que je connais pourraient aussi se soucier de moi et m’aider.

Nous vivons dans un monde fou… mais certains semblent savoir y reconnaître le bien.

Merci !

L'original de cet article est publié en anglais au site 40 Days for Life. Traduit par Campagne Québec-Vie.


Pour participer aux 40 jours pour la vie à Montréal, n'hésitez pas à nous écrire 40jourspourlaviemontreal@gmail.com ou bien nous appeler (438) 930-8643. Ou bien venez simplement à la vigile sans rendez vous: les 40 jours pour la vie se tiennent de 7h00 à 19h00 tous les jours du 25 septembre au 3 novembre 2013 au Parc Lahaie, coin St-Dominique et St-Joseph (en face de l'avortoir Morgentaler situé au 30 Saint-Joseph est, Montréal).

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Le martyre, aujourd'hui ou... demain.

Dans ma lettre de présentation du mois d’août 2013 qui portait sur la nécessité du martyre, j’ai laissé certains aspects en suspens, faute d’espace. Une personne sur Facebook, en lisant la lettre, a exprimé une pensée qui, j’en suis certain, rejoint plusieurs lecteurs: « sûrement vous ne voulez pas dire que les pro-vies du Québec d’aujourd’hui ont à embrasser la mort dans une fosse aux lions quelconque, comme les premiers chrétiens ! Tous ne sont pas appelés à cette forme de sacrifice... » C’est bien vrai : tous ne sont pas appelés à mourir pour le Christ par l’épée, par les dents d’un fauve ou par une balle dans la tête. Par contre, tous sont appelés à mourir par amour du Christ, rapidement ou, pour la plupart d’entre nous dans le Québec de 2013, à petit feu, consumés lentement par les difficultés et les humiliations de nos vies quotidiennes.

Cependant, il ne faut pas se leurrer, le temps approche assez rapidement où les chrétiens en Occident, et même au Québec, seront persécutés de façon sanglante. Ce n’est pas seulement moi, un « pro-vie détraqué », qui le dis, mais le cardinal actuel de Chicago, Francis George qui a affirmé lors d’une allocution en 2010 : « Je prévois mourir dans mon lit, mon successeur mourra en prison et son successeur mourra en martyre sur la place publique. Et son successeur rassemblera les éclats d’une société ruinée et lentement aidera à rebâtir la civilisation, comme l’Église l’a fait si souvent au cours de l’histoire humaine. » Et voilà, tout est dit.

Mais, en fait, nous pouvons dès aujourd’hui subir le martyre non sanglant pour retarder ou même éviter la persécution sanglante à venir. C’est à nous de nous sacrifier pour les générations futures. C’est pourquoi dans ma lettre précédente j’ai écrit qu’il s’agissait d’une erreur capitale que d’éviter le martyre : nos sacrifices, spécialement les souffrances cachées et subies dans l’amour et l’espérance, ont une portée et une puissance inouïe pour amener la paix dans la société et pour sauver les âmes.

Prenez, par exemple, les sacrifices et les souffrances d’une mère de famille fidèle à sa vocation. Que de renonciations et de sacrifices : la belle figure de jeune femme sacrifiée après quelques enfants, les nerfs ébranlés par les cris perçants des petits, le temps libre remplacé par le lavage, le nettoyage, le raccommodage et la cuisine, le sommeil perturbé par les pleurs et les humeurs capricieuses d’un nouveau-né...

Pensez aux sacrifices d’un père de famille fidèle à sa vocation : les mots du Christ à saint Pierre me viennent à l’esprit : « Quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Cette période de la vie où un jeune homme met lui-même sa ceinture pour faire ce qu’il veut, manger ce qu’il veut quand il veut, dormir où il veut, se promener dans les rues de la ville pendant des heures sans véritable souci, tout cela est fini quand il fonde une famille et qu’il doit apporter le pain sur la table. Dorénavant, « c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller », c’est les autres qui prennent la première place et toi, le père, qui prend la dernière. Le jeune homme rêveur à l’ambition démesurée devient un serviteur anonyme, un personnage ordinaire aux yeux du monde. Le jeune homme qui pensait changer le cours de l’histoire devient l’homme ordinaire qui change les couches salies de ses bébés. Que d’humiliations sublimes et nécessaires pour cet homme et pour la société entière ! Voilà le martyre par excellence, faire des petites choses quand on aurait bien aimé être applaudi pour en avoir fait de grandes…

Dans le bulletin de ce mois-ci nous avons inclus deux exemples de martyres contemporains, des gens ordinaires qui ont choisi le sacrifice de soi pour demeurer fidèles à la vérité qui les habitait : d’abord la jeune Mary Wagner, présentement en prison en Ontario pour avoir tenté d’intervenir auprès des femmes enceintes dans un avortoir de Toronto ; et puis il y a le témoignage de cette jeune femme victime d’un viol collectif qui a néanmoins gardé l’enfant. Deux exemples parmi tant d’autres qui montrent que le chemin de la sainteté est ouvert à tous, même aujourd’hui. Comme le dit la lettre aux Hébreux, « cette foule immense de témoins est là qui nous entoure » et qui nous montre le chemin pour nous inspirer à faire ce que doit pour notre bien et celui du Québec. Profitons-en !

Pour la Vie !

-Georges Buscemi

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"Je n'ai toujours pas ce que je veux." En Angleterre, deux homosexuels poursuivent une église qui leur aura refusé le "mariage"

par Hilary White

LONDRES, 2 août 2013 (LifeSiteNews.com) — Moins de deux semaines après que le projet de loi de la coalition gouvernementale sur le « mariage homosexuel » soit devenu une Loi, un homosexuel a lancé une poursuite contre une paroisse anglicane, à Maldon en Angleterre, pour lui avoir refusé ainsi qu’à son partenaire civil, le somptueux mariage à l'église de leurs rêves. Barrie Drewitt-Barlow (photo, à gauche, en compagnie de son «conjoint») a déclaré à l’Essex Chronicle qu'il a lancé la poursuite parce que, malgré la loi, « je n’ai toujours pas ce que je veux ».

L'article 9 de la Loi 2013 sur le mariage (Couples de même sexe), qui entrera en vigueur l'année prochaine, accorde à toute personne en union civile la possibilité de convertir ce partenariat en « mariage ». Cependant, la loi contient des mesures visant spécifiquement à empêcher les églises qui le refusent d'être forcées de participer.

Drewitt-Barlow a déclaré : « Pour nous, la seule façon d'avancer maintenant est de poursuivre l'église devant les tribunaux. C'est une honte que nous soyons obligés de traîner des chrétiens devant un tribunal pour les amener à nous reconnaître. » « Mais nous ne voulons pas forcer quelqu'un à nous marier – cela devrait être le plus beau jour de ma vie et cela me rendrait malheureux et gâcherait tout », a-t-il dit. « Les chrétiens ne sont-ils pas censés pardonner, accepter et aimer? »

Il a ajouté : « Cela m’affecte parce que je la veux tellement, la grande cérémonie somptueuse avec tout ce que cela comporte, mais je ne pense pas que cela va arriver tout de suite ».

Drewitt-Barlow est un militant homosexuel connu. En 1998, il est allé devant les tribunaux aux ÉtatsUnis pour forcer le gouvernement à permettre, pour la première fois, que seuls lui et son partenaire, Tony, soient nommés sur l’acte de naissance de leurs jumeaux- des enfants qui ont été conçus avec un don d’ovule et portés par une mère porteuse en Californie.

Le duo a, depuis, acquis trois autres enfants par des moyens similaires et ouvert la première entreprise de maternité de substitution en Grande-Bretagne, accueillant tout particulièrement les partenaires de même sexe.

L'Institut chrétien a indiqué que Barrie Drewitt-Barlow a fait don d'environ 500.000 £ à des groupes de pression pour le mariage de même sexe.

« Nous sommes heureux que le mariage (civil) homosexuel soit reconnu — dans ce sens, c'est un grand pas. Mais en fait, il s’agit d’un petit pas parce que nous ne pouvons pas encore réellement le faire (à l’église). Nous devons convaincre l'église qu’il serait légitime pour notre communauté qu’ils nous reconnaissent comme chrétiens pratiquants, » a déclaré Drewitt-Barlow à l’Essex Chronicle.

« Je suis un chrétien — un chrétien pratiquant — mes enfants ont tous été élevés en tant que chrétiens et font partie de l’église paroissiale anglicane de Danbury. Je veux aller dans mon église et épouser mon mari », a-t-il dit. « Si j'étais un sikh, je pourrais me marier au Gurdwara. Les Juifs libéraux peuvent se marier à la synagogue. Seuls les chrétiens sont bloqués. »

Les législateurs ont insisté sur le fait que les églises et le clergé ne seraient pas soumis à un harcèlement juridique à cause de la proposition. La ministre des Égalités, Maria Miller, a dévoilé une série d'amendements, appelés le « quadruple verrouillage » dont le gouvernement dit qu’il empêchera les tentatives de ce genre.

L'Église catholique et l'Église anglicane, ainsi que des experts juridiques, ont toutefois rejeté les promesses du gouvernement, affirmant qu'aucune loi en Grande-Bretagne n’était à l’abri d’une annulation par la Cour européenne des droits de l'homme. L'Église d'Angleterre, la religion établie de la nation, a averti qu'une contestation judiciaire qui obtiendrait gain de cause pourrait empêcher l'Église de continuer de célébrer des mariages au nom de l'État. Ils ont qualifié la tentative du gouvernement de réécrire la loi sur le mariage « d’essentiellement idéologique » et « semant la discorde ».

Aidan O'Neill QC avait témoigné aux audiences du gouvernement, disant que, puisque l'Église d'Angleterre est obligée de marier toute personne admissible vivant dans les limites de la paroisse, le « quadruple verrouillage » est « éminemment contestable » à la Cour européenne des droits de l'homme.

Par ailleurs, la Loi sur les égalités déjà existante pourrait permettre aux conseils locaux d’adopter des représailles à l'encontre des groupes religieux qui refusent de « marier » les partenaires homosexuels, y compris en leur refusant l'utilisation des installations d'un centre communautaire.

En juin, Crispin Blunt, ministre de la Justice, ouvertement homosexuel, a admis à la BBC que la tentative de proscrire la participation de l’Église d’Angleterre des « mariages homosexuels » peut « peut poser un problème juridique ».

En effet, la proposition du gouvernement, a-t-il dit, « est que le mariage doit être égal aux yeux de l'État, que ce soit entre (les membres) d’un couple de même sexe ou entre un homme et une femme. » Ainsi, l'opposition à la loi par les églises relèverait des dispositions de la Loi sur les égalités, le même acte qui a entraîné la fermeture forcée ou la sécularisation de toutes les agences d'adoption catholiques en Angleterre et au pays de Galles.

« Nous allons bien voir ce qui va se passer avec ça », a déclaré Blunt à la BBC.

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Vision globale de la société : les valeurs qui doivent nous inspirer

par André Morais, Notaire

Voici les vraies valeurs fondamentales que tous doivent admettre et défendre parce que ces valeurs sont, elles-mêmes, basées sur la Loi éternelle. Pour débuter, disons que tous doivent respecter la vie de la fécondation à la mort naturelle.

Ce principe soutant tous les autres droits, lesquels sont basés sur ce premier principe sans quoi ces autres droits ne peuvent exister.

Ensuite, vient le principe démocratique de la liberté de penser, de religion et d’association.

L’homme, être doué d’intelligence et de volonté, doit respecter la loi naturelle de s’unir librement à une compagne de sexe opposé.

Le mariage est basé sur l’union d’un homme et d’une femme et il doit y avoir acceptation des buts premiers et seconds du mariage. « L’union affective entre un homme et une femme et celle qui existe entre deux personnes de même sexe sont fondamentalement différentes. L’ une est conjugale Puisqu’elle suppose essentiellement la différence des sexes; l’autres n’est pas conjugale puisqu’elle ne comporte pas cette complémentarité des sexes avec ouverture à la fécondité. »

« Nous soutenons que les deux ne peuvent être mises sur le même pied, car cela dénaturerait l’institution du mariage en faisant fi d’une de ses finalités essentielles : la procréation et l’éducation des enfants qui assurent l’avenir de la Société.» Une fois les enfants venus au monde, il faut les éduquer selon la volonté des parents, premiers responsables de leur éducation. Les parents doivent avoir la liberté de choisir le genre d’éducation et d’instruction qui convient à leurs enfants.

Cette liberté doit se traduire par le libre choix des institutions mises à leur disposition. C’est là, la démocratie scolaire bien comprise.

L’Etat n’a pas le droit d’imposer ses propres vues relativistes en éducation, et doit respecter l’école catholique pour les catholiques, l’école protestante pour les protestants et l’école neutre pour les autres. L’autorité religieuse doit offrir une formation religieuse pour leur propre groupe.

C’est là, la liberté religieuse qui doit être respectée par tous.

Une fois cette liberté respectée, viennent les vertus d’amour et de charité et enfin, l’Etat doit exercer la justice distributive à l’égard de tous ses citoyens.

Voilà l’harmonie à instaurer et les valeurs qui doivent inspirer l’action des citoyens honnêtes.

Me André Morais, B.A., LL.L. Notaire

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Épluchette de blé d'Inde de Campagne Québec-Vie

Vous êtes cordialement invités à une épluchette de blé d’Inde de Campagne Québec-Vie !

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Dimanche le 18 août de 12h00 à 15h00 à l’arrière de l’église Saint-Émile (3330 rue Rivier, Montréal, à 10 minutes de marche du métro Joliette).

À l’extérieur, ou à l’intérieur en cas de pluie. Avec invité spécial : Le père René Larochelle.

10$ pour du maïs à volonté, gratuit pour les enfants accompagnés âgés de moins de 14 ans. Café et jus seront servis.

SVP nous laisser savoir par téléphone (514) 344-2686 ou par courriel (info@cqv.qc.ca) si vous pensez venir. À bientôt !

Courte auto-biographie du père René Larochelle: "Après mon cégep, j’ai fait une année de travail dans un quartier pauvre comme travailleur de rue avec une idéologie plus marxiste et aussi une rencontre du Bouddhisme. Pendant cette année j’ai fait une rencontre avec Jean Vanier qui a ouvert la porte en moi pour une conversion au Christ Jésus, à cause de son implication si aimante avec les plus pauvres. Après une retraite de discernement d’un mois, je suis entré comme moine à Saint-Benoit-du-Lac en octobre 1973. Cette vie de prière, d’étude et de travail m’a beaucoup formé à l’écoute de Dieu. À partir de 1983 j’ai fait beaucoup d’accompagnement spirituel. À partir de 1992, plusieurs m’ont demandé pour des fin de semaine de retraite à l’Abbaye sur la prière contemplative, sur la lecture pliée de la Bible, sur le cheminement spirituel. En 2000, un groupe de familles m’a interpelé à partir quelque chose pour les ressourcements spirituels des familles avec leurs enfants. En 2001 nous avons commencé avec l’aide d’une religieuse et d’une grand-mère à accueillir des groupes de familles dans une maisons pour ces ressourcements. J’ai quitté l’Abbaye en octobre 2009 pour me donner plus au ressourcement des familles. Je travaille à mi-temps dans une paroisse et je travaille pour les familles, les groupes de jeunes et les différents groupes de prières."

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