Québec : la maison de soins palliatifs Au Diapason proposera désormais l’euthanasie à ses patients

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La maison de soins palliatifs Au Diapason, opérant à Bromont depuis plus de dix ans, proposera elle aussi l’euthanasie à ses patients, dix-huitième maison à suggérer la piqûre finale sur les trente-six que compte le Québec ; la moitié d’entre elles maintenant propose l’euthanasie. Selon La Voix de l’Est :
Après des années de réflexion, le conseil d’administration de la Maison de soins palliatifs Au Diapason, établie à Bromont, a décidé d’ajouter à son offre l’aide médicale à mourir. Le service sera offert dès l’automne prochain.
[…]
La plus récente réflexion sur le sujet, amorcée en 2020, a engendré un changement de cap. « Initialement, nos équipes n’étaient pas nécessairement prêtes. C’était quand même un changement de philosophie, de pratique. Il y a une reconnaissance que les besoins des gens en fin de vie et de notre communauté sont en évolution. On voulait se mettre au diapason », a indiqué la directrice générale de l’organisation, Charlotte Evans.
En quoi peut-on reconnaître que les besoins des gens changent ? L’Homme ne reste-t-il pas le même ? Ce qui était bon pour nos ancêtres ne l’est plus pour nous ? Ceci est plutôt un changement de vue sur les besoins des gens que la reconnaissance d’un changement de besoins.
Sous quelle forme de pressions cette maison de soins pour personnes en fin de vie a-t-elle basculé dans le camp de la culture de mort… au diapason duquel elle s’est mise ?
1 réactionLa Cour suprême des É.-U. jugera une loi du Mississippi limitant l’avortement dès 15 semaines — Roe c. Wade en jeu

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L’État du Mississippi a fait appel devant la Cour suprême des États-Unis de la décision d’une cour inférieure d’invalider sa loi sur l’avortement, qui interdit cette pratique dès la quinzième semaine de grossesse, sauf urgence médicale. Or, le jugement Roe c. Wade ne permettrait pas aux États de légiférer sur l'avortement en-dessous du seuil de viabilité. Le Mississippi demande aux juges de réexaminer cette norme. Ce sera alors l’occasion pour la Cour suprême d’invalider, soutenir ou modifier le jugement Roe c. Wade à cause duquel les États américains ne peuvent que très peu limiter l’avortement.
Peut-on se fier aux juges ? Selon LifeSiteNews :
1 réactionBien que Donald Trump eût fait campagne en promettant des juges pro-vie, les juges Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh [qu’il a nommés] ont tous deux témoigné leur respect pour le statut de précédent du jugement Roe [c. Wade], laissant craindre que la doctrine du stare decisis ne contrebalance les défauts juridiques de Roe dans leur jugement jurisprudentiel. Le juge Amy Coney Barrett présente un passé pro-vie et a critiqué la doctrine du stare decisis par le passé, mais n’a pas spécifiquement dit si elle voterait pour invalider Roe.
Seul le juge Clarence Thomas s’est explicitement prononcé contre Roe, et seuls lui et le juge Samuel Alito ont des antécédents conservateurs constants sur une longue période. Le juge en chef John Roberts s’est rangé du côté de l’aile gauche de la Cour dans de nombreuses affaires très médiatisées au fil des ans, et Gorsuch a déçu les conservateurs l’année dernière en votant pour redéfinir le « sexe » dans la loi fédérale sur les droits civils.
Si une décision annulant l’arrêt Roe était rendue, l’enthousiasme du mouvement pro-vie prendrait un essor formidable quasiment du jour au lendemain, l’avortement étant instantanément interdit dans la poignée d’États où des interdictions antérieures à Roe ou des « lois à déclenchement » sont toujours en vigueur, et les législatures des États étant habilitées à mettre directement fin à l’avortement. Une décision confirmant Roe aurait probablement l’effet inverse sur le moral des pro-vie, obligeant les militants à réévaluer leurs stratégies politiques et juridiques actuelles. Une autre issue possible serait un jugement qui redéfinirait les paramètres de Roe permettant des interdictions à des stades de gestation plus précoces tout en laissant intact le « droit » général à l’avortement.
Le gouvernement britannique veut interdire les « thérapies de conversion »

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Faisant l’annonce des projets gouvernementaux dans son discours d’ouverture de la session parlementaire, la reine Elizabeth II a déclaré l’intention du gouvernement britannique d’interdire les « thérapies de conversion » ― qui ont pour but d’aider une personne ayant des attirances anormales à s’en défaire ― en Angleterre et au Pays de Galles, rapporte France Soir :
La reine Elizabeth II a annoncé ce mardi 11 mai, lors du traditionnel discours d’ouverture de la session parlementaire qui présente les projets du gouvernement devant la Chambre des Lords, à Westminster, l’interdiction des thérapies de conversion qui prétendent transformer l’orientation sexuelle des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres.
Cela fait plusieurs années que l’idée d’interdire les « thérapies de conversion » mijote dans les chaudrons gouvernementaux au Royaume-Uni. Le parti de Boris Johnson, premier ministre, subirait une pression croissante en ce sens. Au Parlement britannique on discute de cette question depuis plusieurs mois.
Une définition peu précise de la thérapie de conversion selon le gouvernement britannique, ce qui inquiète à juste titre nombre de personnes :
Selon le gouvernement britannique, la thérapie de conversion est une question très complexe et il existe un large éventail de pratiques qui peuvent entrer dans cette définition. Certains chefs religieux s’inquiètent du fait qu’une large interdiction pourrait impliquer ceux qui offrent un soutien pastoral, y compris la prière.
Possibilité de continuer certaines thérapies de conversion pour les gens le désirant ? :
Après le discours de la reine, le gouvernement britannique a déclaré à ce sujet vouloir « veiller à ce que les professionnels de la santé, les chefs religieux, les enseignants et les parents puissent continuer à avoir des conversations ouvertes et honnêtes avec les gens ».
Que le gouvernement britannique interdise des « thérapies » nocives par leurs moyens (électrochocs, produits chimiques, etc., si seulement elles sont pratiquées) ou psychologiquement dommageables (employant des méthodes agressives), soit, mais surtout qu’il n’aille pas interdire celles qui sont basées sur la conversation (sans doute les plus nombreuses). Et qu’il n’aille pas prétexter que des gens se verraient forcés de suivre certaines thérapies pour les interdire, puisque la coercition est sûrement déjà interdite par la loi.
Déjà, vingt États américains interdisent les « thérapies de conversion » ainsi que l'Allemagne; au Canada, le projet de loi C-6 projetant de les interdire est en cours.
1 réactionUne gynécologue-obstétricienne : l’avortement n’est pas un soin essentiel ― 85 % des spécialistes ne le pratiquent pas

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Si, comme le dit le Dr Christiana Francis, seuls 15 % des gynécologues-obstétriciens pratiquent tous les avortements, c’est qu’une bonne part de ces derniers en accomplissent à tour de bras…
Le Dr Christian Francis, gynécologue-obstétricienne de sa profession aux États-Unis, souligne dans une entrevue sur la chaîne Problematic Women la position privilégiée qu’elle tient occupe pour parler de l’avortement à notre époque (dégénérée, eût dit Charles Dickens), selon LifeNews :
Comme je suis une femme, je pense me trouver dans une position, indépendamment du fait que cela soit correct ou non, où les gens auront un peu plus tendance à m’écouter sur cette question. Même si je suis d’avis, bien sûr, que les hommes ont tout autant leur mot à dire quant à la question de l’avortement. Je suis une femme et je suis gynécologue-obstétricienne, je vois donc ces enfants à naître dès les premiers stades, dès que nous pouvons les voir.
Et je les vois tout au long de la grossesse, et je les vois lors de leur naissance. Et je vois toutes les émotions qui accompagnent une grossesse, qu’il s’agisse d’une grossesse désirée ou d’une grossesse non désirée. De ce fait, et grâce à ma formation médicale, je suis peut-être dans une position unique pour pouvoir aborder ce sujet.
Plus loin, elle avance un argument intéressant ― si vraiment l’avortement était « nécessaire » (dans le sens machiavélique) pour sauver la vie de femmes enceintes, il n’y aurait pas que 15 % des gynécologues-obstétriciens à en pratiquer… :
1 réactionNous savons donc qu’environ 85 % au moins des gynécologues-obstétriciens ne pratiquent pas d’avortements. Cela ne veut pas dire que tous ces médecins prétendent être nécessairement pro-vie, mais la grande majorité des gynécologues-obstétriciens ne pratiquent pas d’avortements et ne soutiennent pas le genre de programme d’avortement radical que le ACOG [American College of Obstetricians and Gynecologists] promeut et a promu de plus en plus au cours des 10 à 15 dernières années.
[…]
Le fait que 85 % des spécialistes de la gynécologie ne pratiquent pas l’avortement me semble tout à fait révélateur du fait que l’avortement n’est pas un soin de santé essentiel, car s’il l’était, il n’y aurait pas que 15 % des gynécologues-obstétriciens à le pratiquer. Et je pense que la raison en est très claire. D’une part, tous les gynécologues-obstétriciens savent que l’avortement n’est pas une part essentielle des soins de santé des femmes, et d’autre part, cela va à l’encontre de la raison pour laquelle nous avons choisi cette profession.
Encore une fois, nous avons choisi cette profession pour nous occuper des mères et de leurs bébés. Nous ne sommes pas entrés dans cette profession pour mettre fin à une vie et faire du mal à nos patientes. Donc la position pro-vie, ou du moins la position anti-avortement, est en fait celle de la majorité dans le domaine des gynécologues-obstétriciens.
Tentative détournée de créer un droit à l’avortement en Union européenne
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : pixel2013/Pixabay
La Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres (ouf !) ou FEMM du Parlement européen a adopté le 11 mai un projet de rapport parlant de « droit » à l’avortement et invitant les États membres à assurer l’accès des femmes à l’avortement. Une façon détournée de créer un droit à l’avortement en Union européenne. Bref, une tentative de la sorte dont les pro-avortement nous accusent souvent : par la porte arrière… Selon la FSSPX.News :
Comme cela a été très pertinemment relevé par l’Institut européen de bioéthique (IEB), la FEMM, dans les méandres d’un « projet de rapport sur la situation concernant la santé et les droits génésiques et sexuels dans l’Union, dans le cadre de la santé des femmes », introduit subrepticement un « droit à l’avortement ». Ce projet a été adopté le 11 mai dernier par la commission.
Un tel droit est étranger à la législation tant des pays membres de l’Union que de la communauté européenne. Il n’est pas non plus reconnu de manière internationale, comme l’a rappelé le « consensus de Genève » signé par 33 pays le vendredi 22 octobre.
Le mécanisme utilisé est le suivant. Le projet de résolution traite des « droits génésiques et sexuels ». Il invite les Etats membres à garantir l’accès des citoyens, et en particulier des femmes à « des services pratiquant des avortements sûrs et légaux ».
L’avortement entre ainsi automatiquement dans l’aire des « droits des femmes ».
Normalement, cette tentative devrait échouer, une simple commission ne peut créer à elle seule un droit légal à l’avortement, les questions de santé relevant de la juridiction des États membres. Mais ces derniers temps, on a pu observer les pressions que l’UE exerce sur les pays comme la Pologne ou la Hongrie pour qu’ils se soumettent au programme LGBT et pro-avortement promu par cette institution douteuse.
1 réactionUne élève défend ses origines catholiques face au professeur qui les dénigrait

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Nous vivons à une étrange époque où il est courant que l’on couvre d’opprobres la civilisation occidentale et la religion catholique qui en a été le soutien primordial, que le dénigrement provienne de personnes d’autres origines et religions est une chose, mais que des Occidentaux se prêtent à leur propre déconstruction est plutôt inconcevable ; comment peut-on se haïr à ce point ? Toujours est-il qu’au Québec, qui est l’objet particulier de mon propos, la haine contre le Canadien français est assez forte dans le domaine de l’instruction, prenant la forme paradoxale d’une chasse aux racistes ! Oui, l’idéologie « woke » ou dite « éveillée » veut que le « blanc » soit par nature raciste, consciemment ou non (belle théorie raciste, non ?). Ainsi, une véritable chasse aux sorcières s’opère sur les réseaux sociaux pour lyncher publiquement les malheureux élèves, ou des professeurs, victimes de la vindicte d’élèves « racialisés ».
Cette agréable atmosphère règne donc entre les élèves qui se considèrent « racialisés » et leurs congénères canadiens-français, les premiers n’ayant aucun scrupule à dénigrer ces derniers qui ont fort peu d’armes pour défendre l’honneur de leurs origines ou de la religion catholique, n’ayant eu en la matière qu’une image assez peu flatteuse de celles-ci dans les cours mêmes d’« histoire » dont on leur farci le crâne à l’école. Nombre de professeurs d’ailleurs ne se gênent pas pour fouler aux pieds l’histoire de leur nation, faisant l’éloge de l’idéologie « éveillée » et étalant leurs opinions politiques en classe.
Mais il existe encore des gens pour porter le flambeau de notre histoire et communiquer leur amour de la nation canadienne-française et du catholicisme. Dans une lettre adressée à Nomos TV, chaîne de réinformation nationaliste, deux hommes dans la vingtaine expliquent aux auteurs de cette chaîne leur influence bénéfique sur eux et leur famille, développant en eux la fierté d’appartenir au peuple qui est le nôtre. Ils rapportent un incident qui est survenu alors qu’un professeur déblatérait encore une fois sur le Canada français et le catholicisme dans sa classe de secondaire 5 ; leur sœur de 16 ans décida de remettre à sa place ce professeur (transcription d’un passage de la lettre lue sur l’émission de Nomos TV) :
1 réactionCependant, cette fois était une fois de trop pour ma petite sœur, qui décida à d’adopter une position ferme, alors que son professeur d’histoire décide d’humilier le catholicisme, en imposant aux élèves d’imaginer la déception et le malaise qu’ils auraient si une femme de leur famille leur annonçait qu’elle voudrait être une femme religieuse. Elle bouillonne et prend la parole en mentionnant et qu’elle en a marre qu’il étale ses opinions publiques en pleine classe, et qu’il devrait avoir honte de renier ainsi constamment son histoire nationale et d’inciter tous ses élèves à faire de même, en lui mentionnant qu’il ne serait probablement même pas là si ce n’était du catholicisme, puisqu’il encourageait des taux de natalité extrêmement élevés — ce qui sauva indubitablement la nation canadienne-française. Elle lui exposa aussi sa propre hypocrisie en lui mentionnant devant toute la classe qu’il n’aurait jamais osé parler ainsi d’une autre religion.
Eh bien, le prof a fait des excuses publiques devant toute la classe. Une petite fille de bobo s’est mise à rire avec mépris, et ma sœur l’a ensuite exposée devant toute la classe comme faisant partie du problème. Après le cours, trois élèves sont venus la voir pour la féliciter de sa prise de position totalement décomplexée et de sa fermeté : une chrétienne protestante et deux Arabes. Voilà comment on impose le respect ! Ce prof l’a même interceptée dans le corridor après le cours pour discuter avec elle, pour s’excuser et lui affirmer qu’il ne tiendrait plus jamais ce genre de discours devant ses élèves.
Grâce à votre enseignement, elle se veut maintenant une ambassadrice de la réinformation nationaliste autour d’elle et intervient constamment lorsque ce genre de situation arrive. Les gens autour d’elle commencent à la considérer avec un grand respect. Elle n’a que seize ans. Je ne pourrais être plus fier et je ne saurais jamais assez vous remercier pour le travail que vous faites. Je vous garantis qu’il porte ses fruits. Nous triompherons de la bataille des idées !
La République dominicaine rejette une tentative de légaliser l’avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
La Chambre basse de la République dominicaine a rejeté par une écrasante majorité une tentative de légaliser l’avortement dans quelques cas ― tentative soutenue par le président dominicain Luis Abinader… Selon LiveActionNews :
1 réactionLa Chambre basse de la République dominicaine a fait face aux pressions exercées par les organisations d’activistes de l’avortement financées par des fonds internationaux, en votant pour le maintien des protections en faveur de la vie dans le pays.
Comme nous l’avons déjà signalé, les militants de l’avortement avaient fait pression pour que soit révisé le Code pénal du pays afin de légaliser l’avortement dans trois cas : si la vie de la mère est en danger, si le bébé à naître s’est fait diagnostiquer d’un état mortel, et en cas de viol ou d’inceste. L’initiative fut d’abord introduite par un groupe de conseillers présidentiels et fut soutenue par le président dominicain Abinader, mais une campagne pro-vie concertée visant à maintenir le statu quo a repoussé l’initiative.
Comme le rapporte Actuall, une large majorité de la Chambre basse rejeta spécifiquement l’amendement des militants qui aurait dépénalisé l’avortement pour les trois raisons susmentionnées par 111 voix contre 45 […] La Chambre basse a approuvé une version du Code pénal excluant la révision que les militants de l’avortement voulaient opérer par 146 voix contre 14, mettant ainsi pour le moment un terme aux efforts tentant de légaliser l’avortement.
Le Vatican met un frein à la Conférence des évêques américains qui projette d’interdire la communion au pro-avortement Biden

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pikist
Pourquoi donc le Vatican recommande-t-il la circonspection à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) au sujet de son projet d’interdire officiellement la communion au président pro-avortement Biden ? Pour, entre autres, préserver l’unité parmi les évêques américains explique le Cardinal Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi…
Récemment, à la demande de Mgr Joseph Naumann, archevêque de Kansas City et président du comité des affaires pro-vie de l’USCCB, une déclaration interdisant à Joe Biden de se présenter à la table de communion pour y recevoir l’Eucharistie sera discutée par les évêques américains le 16 juin prochain.
La division, que le Vatican veut apparemment empêcher entre les évêques américains, est déjà présente parmi ceux-ci, plusieurs évêques comme Mgr Salvatore Cordileone de San Francisco et Mgr Naumann ont déjà réprimandé Joe Biden dans des déclarations publiques, tandis que l’archevêque de Washington DC., Mgr Wilton Gregory, et celui de Welmington, Mgrs W. Francis Malooly, se refusent à condamner le « catholique » Biden et à lui interdire l’accès à la sainte communion.
Il faut noter que la proportion d’évêques qui s’opposent à toute condamnation du président Biden est moindre que celle de ceux qui réclament une forte déclaration à l’adresse de Joseph Robinette Biden — mais combien même seraient-ils 50/50, qu’est-ce que cela changerait-il au fait qu’il faut avertir Biden qu’il commet un grand péché en promouvant l’avortement et un autre encore plus grand en recevant la sainte communion dans ces dispositions ? Sans compter qu’il faut surtout, pour sauver les âmes des catholiques influençables, prévenir le redoutable scandale auquel se livre Joe Biden en prétendant à la fois promouvoir l’avortement et être catholique.
Mgr Ladaria donc, dans sa lettre adressée au président de l’USCCB Mgr José Gomez, recommande le « dialogue » entre les évêques, et les évêques et les « politiciens catholiques pro-choix » à l’intérieur de leur juridiction.
Remarquez que les déclarations de l’USCCB n’ont aucun pouvoir canoniquement parlant, et qu’il revient aux évêques d’interdire localement la communion aux pro-avortement (ou autres). Mais rien n’empêche que plusieurs évêques puissent condamner publiquement un politicien pour ses politiques.
Mgr Ladaria avise les évêques américains de rechercher l’unanimité dans les décisions de l’USCCB, afin que cela soit source d’unité plutôt que de discorde — un tel procédé empêcherait de facto toute déclaration un tant soit peu vigoureuse de la part de l’USCCB, puisqu’il se trouvera toujours de nos jours un évêque pour faire dissension.
1 réaction Lire la suiteLe Conseil scolaire du district catholique de Toronto fera arborer le drapeau LGBT en juin

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Le Toronto Catholic District School Board (TCDSB — Conseil scolaire du district catholique de Toronto) — qui rassemble plusieurs établissements catholiques de Toronto, supervise l’instruction d’environ 91 000 élèves et est, enfin, l’un des plus gros systèmes scolaires catholiques subventionnés par l’État — a décidé par sept voix contre cinq de planter le drapeau LGBT sur le terrain de toutes ses écoles, pour célébrer pendant le mois de juin ce qu’il appelle la « Fierté ». Et ce en dépit des protestations des parents catholiques et de prêtres, ainsi que des exhortations de l’archevêque de Toronto, le Cardinal Collins, qui avait écrit au TCDSB qu’arborer un tel drapeau diviserait la communauté — mais sans menacer de sanctions les conseillers hétérodoxes. Selon LifeSiteNews :
1 réaction« Avec ce vote, le TCDSB est entré en apostasie. Il n’est plus catholique », déclare à LifeSiteNews Jack Fonseca, de l’organisation canadienne pro-vie et pro-famille Campaign Life Coalition.
« En voyant le débat des administrateurs hier soir, je ne pouvais pas croire que j’étais témoin du fait qu’un bras officiel de l’Église catholique romaine acceptait de célébrer le péché sexuel. C’était horrifiant », ajoute-t-il.
Ce vote intervient à la suite des recommandations du nouveau comité consultatif 2SLGBTQ+ du TCDSB de proclamer le mois de juin comme mois de la fierté et de hisser le drapeau de la fierté « au Catholic Education Centre et dans toutes les écoles du système ».
Déclarer que le mois de juin est le mois de la fierté « nous exhorte à être compatissants, accueillants et inclusifs envers les personnes marginalisées, y compris les 2SLGBTQ+, comme exemple de notre foi en action », prononçait le comité pro-LGBT dans un rapport soumis au conseil pour la réunion d’hier soir.
Les recommandations ont été adoptées par sept voix contre cinq. Parmi les délégations présentes à la réunion — qui s’est terminée vers 2 heures du matin — figurait l’ancien premier ministre d’Ontario et actuel député provincial Kathleen Wynne, une lesbienne qui, en tant qu’ancien ministre de l’Éducation il y a dix ans, avait lancé, le plan pro-homosexualité Equity and Inclusive Education (EIE), qui encourageait les conseils scolaires à participer aux défilés de la Fierté Gay, à utiliser des textes d’auteurs homosexuels et à introduire dans les écoles des clubs d’alliance gay-hétéro. La conseillère municipale pro-homosexuelle de Toronto, Kristyn Wong-Tam, faisait également partie de la délégation.
Un autre délégué était présent, le père Michael Simoes, prêtre local et aumônier du ministère approuvé par le Vatican auprès des homosexuels, appelé Courage. Il déclara aux administrateurs que proclamer le mois de juin comme mois de la Fierté et arborer le drapeau de la Fierté reviendrait à « saper fatalement la mission du TCDSB ».
« Partout où [le pavillon de la Fierté est] hissé, les croyances traditionnelles sur la vie et la famille sont compromises et finalement éliminées. Et les âmes courageuses qui défendent ces croyances sont vilipendées, pourchassées et exclues », déclara-t-il.
Certains administrateurs, tels que Nancy Crawford, Michael Del Grande et Teresa Lubinski, ont souligné que le fait d’arborer le drapeau de la Fierté signifiait soutenir des comportements sexuels qui sont en contradiction avec l’enseignement moral catholique en matière de sexualité.
Mexique : Mgr Villareal rappelle aux catholiques de voter en fonction des enjeux de l’avortement et du mariage

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Nick Vangopoulos/Dreamstime
À l’approche des élections fédérales au Mexique, Mgr Hector Perez Villareal, évêque auxiliaire de Mexico, rappelle aux catholiques de voter en fonction des enjeux importants tels que la défense de l’enfant à naître et le mariage, rapporte la FSSPX.News :
« Pouvons-nous être libres en votant le 6 juin prochain ? Qui décidera de notre vote ? Les sondages, les campagnes médiatiques, les influenceurs ? Ceux qui en appellent au “vote utile” ou au choix du “moins mauvais” ne peuvent pas être de bons conseillers », écrit Mgr Hector Perez Villareal dans Desde la fe, le site officiel de l’archidiocèse, le 25 avril dernier.
Et pour que le message soit bien clair, le prélat ajoute : « nous devons éviter d’être complices de ces campagnes de désinformation, de soutenir les candidats qui sont opposés à la vie et à l’institution du mariage ».
Se sentant sans doute particulièrement visé, le gouvernement progressiste du Mexique a publié le lendemain, par le biais du ministère de l’Intérieur, un communiqué dans lequel il met en garde les associations religieuses sur le comportement qu’elles doivent adopter pendant des élections :
« Prenez garde de ne pas vous engager dans la propagande ou le prosélytisme politique, que ce soit en faveur ou contre des candidats, des idéologies partisanes ou des partis politiques ».
Au passage, rappelons simplement que 80 % de la population mexicaine se dit catholique.
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