Le blogue d'Augustin Hamilton - Campagne Québec-Vie
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Mario Sigaut : qui promeut la « sexualité » à l’école ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : shangarey/Freepik

Qui enseigne la « sexualité » ou en fait la promotion à l’école en France et plus généralement dans le monde ? Qu’est-ce que cette « sexualité », qui n’en est pas, a pour conséquence pour les particuliers et la société ? Qu’est-ce que les enfants se font enseigner et de quelle façon ?

Autant de questions auxquelles répond Marion Sigaut, historienne, sinon en tout du moins en partie, dans une nouvelle vidéo.

(Avertissement : les sujets abordés sont pour des oreilles adultes, bien que hélas beaucoup de jeunes soient visés dans les faits par les aberrations dont il est question.)

Soulignons quelques points :

  • L’« éducation “sexuelle” » comme on l’entend dans les pays occidentaux et la « science » portant sur la « sexualité » ont pour origines l’étude d’Alfred Kinsey, entomologiste de formation et pervers (comme c’est pertinent…), financée par la Fondation Rockfeller (dans un projet de réduction et de soumission des populations), et protégée par la CIA (que Donald Trump à démantelée en 2020).
  • Le rapport Kinsey, sur lequel repose la promotion de toutes les aberrations « sexuelles » possibles, a été bâti sur des expériences et des tortures exercées sur des enfants, des bébés, d’où le sinistre Kinsey a tiré sa « conclusion » comme quoi les enfants avaient une « sexualité ». Ses sondages sur la fidélité conjugale des femmes ont été menés auprès de prostituées, et ceux sur la sodomie et la masturbation auprès des détenus et de personnages évoluant dans les bars « gay ».
  • Aucune enquête officielle ou vérification n’a été menée sur ces abominables expériences et ses conclusions aux conséquences désastreuses pour la civilisation occidentale.
  • De là découlent la promotion et la légalisation des « sexualités » (il n’y en a qu’une seule, celle qui a trait aux relations entre homme et femme, naturellement procréatives), comprenez par-là a minima l’homosexualité, la séparation de la « sexualité » de la procréation, les « droits “sexuels” », etc.
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Avortement : projet de loi de veto du père de l’enfant à naître au Tennessee

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Kelly Sikkema/Unsplash

Au Tennessee, État américain, deux hommes politiques ont déposé un projet de loi au Sénat et à la Chambre de l’État. Il permettrait au père d’un enfant à naître de s’opposer à l’avortement de celui-ci. En pratique, je ne pense pas que cela sauverait beaucoup d’enfants à naître, car dans un délai de deux semaines un tribunal prendrait en main l’affaire, ce qui ne garantirait rien pour la survie du principal intéressé ; mais cela pourrait lui donner jusqu’à quatorze jours de sursis ! Et qui sait ? Peut-être la femme aura changé d’avis entre-temps…

Selon LifeSiteNews :

Deux politiciens républicains ont présenté un projet de loi au Tennessee qui permettrait aux pères d’un enfant à naître d’empêcher la mère d’avorter.

Le sénateur Mark Pody et le représentant Jerry Sexton parrainent la législation, M. Pody introduit le projet de loi au sénat de l’État et M. Sexton à la Chambre des représentants du Tennessee. Les projets de loi portent respectivement les noms de SB0494 et HB1079.

Le projet de loi se lit comme suit : « Une personne peut demander à un tribunal compétent en matière de relations domestiques de demander une injonction pour interdire à une femme qui est enceinte de son enfant à naître d’obtenir un avortement. »

Mais pourquoi donc mettent-ils «personne » ? Il n'y a qu'un homme à pouvoir avoir un enfant avec une femme…

LifeSiteNews continue:

L’homme devrait alors déposer une requête auprès du tribunal, et l’audience se tiendrait dans un délai de 14 jours.

Le tribunal pourrait émettre l’injonction empêchant l’avortement, lors d’une audience où les deux parties sont présentes, à condition que certaines conditions soient remplies. Le requérant doit prouver qu’il « est le père biologique de l’enfant à naître du défendeur, et il doit y avoir une probabilité raisonnable que le défendeur cherche à obtenir un avortement avant de donner naissance à l’enfant à naître ».

Les pères canadiens ont perdu le droit légal de défendre leur enfant à naître contre la volonté de la mère, avec le funeste jugement Tremblay c. Daigle de la non moins funeste Cour suprême du Canada.

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Croatie : projet de loi pour limiter l’avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (modifiée) : Racool studio/Freepik

Des hommes politiques croates ont entamé les démarches de déposition d’un projet de loi visant à limiter grandement l’avortement en Croatie, selon Right To Life News :

Des politiciens croates ont entamé les procédures nécessaires à l’introduction d’un projet loi à forte teneur pro-vie, visant à protéger la vie dès la conception en Croatie.

Actuellement, la loi autorise l’avortement jusqu’à la 10e semaine de grossesse et autorise l’avortement après cette date dans des circonstances limitées.

Selon les nouvelles propositions, l’avortement ne serait autorisé que si la vie de la mère était en danger.

Remarquez bien cependant que l’avortement n’est jamais « nécessaire » (dans le sens machiavélique où la fin justifie les moyens…) pour sauver la vie de la mère. Right To Life News continue :

Les politiciens ont commencé à recueillir des signatures [de députés ?] le 1er février. Ils doivent en avoir au moins 30 pour que le projet de loi soit inscrit à l’ordre du jour du Parlement. Ils ont lancé un appel à tous les législateurs qui ont déjà déclaré être pro-vie, afin qu’ils signent la pétition.

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Le Sénat du Canada ajoute deux amendements empirant le projet de loi C-7 sur l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : drobotdean/Freepik

Le 11 février, le Sénat du Canada a adopté deux amendements au projet de loi C-7, qui prévoit étendre l’euthanasie aux personnes dites non en fin de vie et aux personnes ne pouvant plus donner leur consentement mais qui avait été auparavant admises à l’euthanasie, qui rendent le projet de loi encore pire, rapporte la Coalition pour la prévention de l’euthanasie (CPE) :

Aussi mauvais que soit le projet de loi C-7, le Sénat canadien lui a apporté hier deux dangereux amendements. Ils ont adopté un amendement autorisant l’euthanasie pour les personnes incompétentes qui avaient demandé la mort dans une directive avancée et ils ont adopté un amendement approuvant l’euthanasie pour les malades mentaux (avec une clause de suspension de 18 mois).

The Canadian Press rapporte que la sénatrice Pamela Wallin a parrainé l’amendement parce qu’elle a des antécédents de démence dans sa famille. Les sénateurs ont soutenu l’amendement de Wallin même si la question n’a pas été débattue au Sénat ou lors des auditions des commissions parlementaires.

Joan Bryden du Canadian Press déclare que l’amendement introduisant l’euthanasie pour les personnes démentes était parrainé par le sénateur Kutcher, psychiatre. Selon Bryden :

« L’amendement fixe un délai de 18 mois pour la mise en œuvre de la partie de la loi concernant les malades mentaux, afin de donner au gouvernement fédéral, ainsi qu’aux provinces, aux territoires et aux associations médicales, le temps de définir les lignes directrices et les garde-fous appropriés. »

Le 12 février, le sénat a voté sur d’autres amendements. Le vote final du sénat devrait avoir lieu le 17 février, renvoyant le projet de loi à la Chambre des communes qui adoptera à son tour les amendements ou les rejettera.

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La CDC a gonflé les chiffres de mortalité du covid-19 par 1600 % !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pikist — Mise à jour : 24 février 2020

Vous avez peut-être vu la « vérification de faits » dont a fait l'objet le présent article, j'y réponds ici.

Le Center for Desease Control américain aurait gonflé les chiffres de mortalité du covid-19 aux États-Unis par 1600 %, notamment, rapporte The Gateway Pundit, grâce à la manipulation des règles d’enregistrement des décès, aux tests peu fiables, à l'enregistrement de cas de covid-19 non certifiés et autres absurdités :

  1. La CDC a admis que les tests PCR pouvaient donner un résultat positif quand la personne présentait les anticorps correspondant à une famille de virus causant le rhume commun… combien de gens n’ont-ils pas attrapé le rhume ?
  2. Notez également que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment indiqué (le jour même de l’investiture de Biden) que les tests PCR n’étaient pas fiables (à cause du nombre exagéré de cycles d’amplification).
  3. Des protocoles utilisés pendant des décades ont été changés sans explication le 24 mars 2020, la CDC publiant le document NVSS COVID-19 Alert No. 2 instruisant les examinateurs médicaux, les procureurs et les médecins d’indiquer dans la Partie I du rapport de décès le covid-19 en tant que cause principale, indifféremment des autres causes, au lieu de l’inscrire dans la Partie II comme cause concurrente en présence de causes préexistantes.
  4. D’autre part, le 14 avril 2020, la CDC a adopté un règlement exclusif au covid-19, en violation à la loi fédérale, confiant la réglementation de la collecte de données au Council of State and Territorial Epidemiologists (CSTE), organisme à but non lucratif, qui avait publié un document le 5 avril 2020 intitulé Standardized surveillance case definition and national notification for 2019 novel coronavirus disease (COVID-19), qui devint donc la base de nouvelles réglementations le 14 avril, faisant compter les cas probables de covid-19 comme cas réels sans preuve définitive d’infection. De plus, le document en question permis de nouvelles règles pour la recherche des contacts permettant aux chercheurs de contacts d’exercer la médecine sans permis… refusant de surcroît de créer de nouvelles règles pour éviter qu’une même personne fût compter plusieurs fois.

Par conséquent, les chiffres officiels de la CDC sur la mortalité liée au covid-19 ont enflé d’au moins 1600 %. Tous les points énumérés ne sont qu’un simple résumé d’une étude, revue par les pairs, de l’Institute for Pure and Applied Knowledge (IPAK) et du Public Health Policy Initiative (PHPI).

Et au Québec ? Qu’en est-il de notre belle province ? Nous avons déjà un vague aperçu de méthodes semblables ― comme le fameux lien épidémiologique d’Arruda

Aussi, si cela n’indique pas une incompétence crasse, cela cache une volonté d’employer une « crise » fabriquée de toute pièce dans un but précis.

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Projets de loi pour protéger l’enfant né et à naître en Caroline du Sud et au Dakota du Sud

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Un projet de loi visant à protéger les enfants à naître lorsqu’on peut détecter leur battement de cœur (aux alentours de 6 semaines de grossesse) progresse à travers le Parlement de Caroline du Sud, selon LifeNews :

Un projet de loi de la Caroline du Sud visant à interdire les avortements lorsque le cœur du bébé à naître commence à battre a progressé mardi auprès de la Commission judiciaire de la Chambre, qui l’a approuvé par 15 voix contre 8 selon les lignes de parti, faisant progresser la mesure vers la Chambre de l’État.

[...]

Le Sénat ayant déjà approuvé le projet de loi, pourvu que ce dernier soit adopté sans amendement par la Chambre des représentants, ce qui dans le cas contraire nécessiterait un second vote sénatorial, il sera transmis au gouverneur pro-vie Henry McMaster, qui a promis de le promulguer.

Tandis qu’au Dakota du Sud, un projet de loi est en cours, visant à protéger de l’infanticide les bébés nés suite à un avortement raté, selon un autre article de LifeNews :

Les législateurs du Sénat du Dakota du Sud ont présenté mercredi un projet de loi pro-vie visant à protéger les nouveau-nés qui survivent à un avortement contre l’infanticide.

Le l’Argus Leader rapporte que la Commission sénatoriale de la santé et des services sociaux a approuvé à l’unanimité le projet de loi pro-vie, le soumettant par conséquent au vote du Sénat.

Parrainé par le député Fred Deutsch, représentant républicain de Brookings, le projet de loi 1051 de la Chambre des représentants exigerait que soient administrés à un bébé qui survit à un avortement les mêmes soins médicaux de base que ceux dispensés à tout autre bébé né au même âge gestationnel. Les médecins qui ne le feraient pas pourraient se voir infliger de lourdes amendes et perdre leur permis de pratique. Les bébés nés vivants et leurs mères pourraient également poursuivre les médecins qui ne fournissent pas les soins médicaux de base, conformément à la loi.

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L’archevêque d’Arequipa s’élève contre la fermeture des lieux de culte au Pérou


Mgr Javier Del Rio Alba, archevêque d'Arequipa au Pérou.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : capture d'écran vidéo

L’archevêque d’Arequipa au Pérou, Mgr Javier Del Rio Alba, proteste contre la fermeture totale des lieux de culte dans le cadre d’un renforcement des mesures de confinement dans le pays, devant durer tout le mois de février, rapporte la FSSPX.News :

« Ainsi, on ordonne la fermeture totale des lieux de culte dans presque tout le Pérou, tandis que dans les mêmes endroits, les banques, les centres commerciaux et même les restaurants sont autorisés à fonctionner, avec une jauge de 50 % de leur capacité normale d’accueil », ironise le prélat, qui va jusqu’à dénoncer une violation de la Constitution péruvienne, censée prendre « la défense de la personne humaine ».

Un gouvernement matérialiste :

L’attitude des pouvoirs publics n’étonne pas outre mesure l’archevêque d’Arequipa, puisque ceux-ci sont les premiers à prôner cet « individualisme matérialiste de la “culture du déchet” qui embrasse l’avortement et l’euthanasie promus par le parti au pouvoir ».

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Censure : YouTube ferme la chaîne LifeSiteNews, toutes les vidéos ont disparu

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

La chaîne de vidéos que LifeSiteNews tenait sur YouTube a tout simplement été supprimée par le géant de l’internet, rapporte l’intéressé :

YouTube vient de supprimer complètement la chaîne LifeSiteNews YouTube. Ce n’est pas une simple suspension, chacune de nos vidéos a complètement disparu.

Heureusement, nous avions sauvegardé toutes nos vidéos, mais cela signifie que des centaines de milliers de personnes ont perdu l’accès à notre contenu véridique.

LifeSiteNews couvre de nombreux sujets tels que l’avortement, la contraception, l’euthanasie, l’idéologie LGBT, notamment le transgenrisme, le « mariage gay », la dictature sanitaire, la fraude électorale américaine, la censure des conservateurs, les affaires ecclésiastiques, etc. Dix fois de quoi se faire détester par le géant des réseaux (anti)sociaux, surtout devant l’ampleur de l’audience que LifeSiteNews s’attirait à travers ses services.

LifeSiteNews s’était préparé à une telle exécution et a mis à disposition ses vidéos sur d’autres plateformes comme Rumble.

De notre côté, à Campagne Québec-Vie, devant la censure plus ou moins subtile et algorithmique de Facebook, nous nous sommes lancés sur d’autres plateformes plus ouvertes comme Gab et Telegram. Nous avons également un agrégateur de nouvelles intitulé Culture de Vie.

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Projet de loi au Connecticut pour censurer la publicité des centres de grossesse pro-vie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : AdobeStock

Au Connecticut, les pro-avortement cherchent, par le biais d’un projet de loi, à censurer les centres d’aide aux femmes enceintes pro-vie, selon LifeNews :

Mercredi, le Comité de santé publique de l’État doit tenir une audience sur un projet de loi qui punirait les centres de grossesse pour publicité « trompeuse », telle que décriée par le procureur général du Connecticut, rapporte Breitbart.

« C’est un projet de loi qui apporte une solution à un problème que nous n’avons tout simplement pas », déclare le sénateur Heather Somers, selon le Hartford Courant. « Personne ne veut voir les femmes être trompées, mais cela ne se produit tout simplement pas dans l’État du Connecticut. Ces centres ont aidé plus de 35 000 femmes dans le Connecticut, et ils ne reçoivent pas un centime de l’État. »

La vérité de Lapalisse du procureur général du Connecticut :

En 2019, il arguait que cette loi est importante car les centres de grossesse peuvent retarder ou empêcher les femmes d’obtenir des avortements « sûrs », rapporte l’article.

Certes, si une femme enceinte écoute les informations véridiques que lui procurera un centre de grossesse sur le développement de son enfant à naître, il est probable qu’elle ira plus tard se faire avorter (du fait de son hésitation) ou qu’elle ne se fera pas avorter. En ce sens, on peut dire que ce que le centre aura dit à cette femme aura retardé son avortement ou l’aura empêché. Mais où est donc le problème ?

Remettre la supervision de la publicité entre les mains des pro-avortement :

Mais les chefs pro-vie déclarent que le projet de loi fait partie d’une vaste campagne pro-avortement visant à dissuader les femmes de choisir la vie de leurs bébés et à discréditer le soutien vital que les centres de ressources pour femmes enceintes fournissent.

Le projet de loi n’offre aucune précision sur le langage considéré comme trompeur, mais il obligerait les centres de grossesse à payer pour une « publicité corrective » si leurs annonces sont jugées « trompeuses », selon le Family Institute of Connecticut. « En substance, il confierait aux pro-avortement la responsabilité de décider ce qui est acceptable pour les pro-vie en matière de publicité ».

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Logique du «mon corps, mon choix»: l’euthanasie devrait servir à décharger les femmes du fardeau des personnes souffrantes…

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik

Selon certaines féministes, l’euthanasie devrait être libéralisée afin de décharger les femmes s’occupant de personnes souffrantes, car plus de la moitié des soignants en Écosse sont des femmes et font donc plus souvent face à la souffrance d’autrui, selon LiveActionNews :

Les groupes de pression pour le suicide assisté soutiennent depuis longtemps que les médecins devraient pouvoir tuer leurs patients afin que les gens puissent éviter ce qu’ils présument être une mort longue et douloureuse. Selon les partisans de l’euthanasie, c’est une façon plus « digne » de mourir. Mais pour Dignity in Dying Scotland, il existe une autre raison de se débarrasser rapidement des personnes âgées, malades ou handicapées : pour qu’elles ne soient pas un fardeau pour les femmes.

Un nouveau rapport de ce groupe de défense du suicide assisté affirme qu’il s’agit là d’une question dite « féministe ». Ally Thomson, directrice de Dignity in Dying Scotland, s’est entretenue avec Tracey Bryce du Sunday Post à ce sujet, déclarant : « Les femmes ont fait clairement valoir leur point de vue — la loi en Écosse les oublie. Elles sont témoins de souffrances inutiles en fin de vie et sont anxieuses quant à leur propre mort étant donné le manque de choix qui leur est offert en Écosse ». Elle ajouta : « Elles sont également très majoritairement favorables à une modification de la loi sur l’aide à mourir pour les adultes en phase terminale. Nous devons écouter les femmes lorsqu’elles nous disent que les choix actuels, offerts aux personnes confrontées à une mort difficile, ne sont en aucun cas des substituts appropriés aux lois sûres et compatissantes qui permettent aux gens de mourir dans la dignité ».

Bryce elle-même fait écho aux affirmations de l’article du Dignity in Dying Scotland, qui affirme qu’il est antiféministe de permettre aux gens de mourir naturellement, plutôt que de les tuer activement. « Des chiffres récents montrent que plus de la moitié des 759 000 soignants adultes en Écosse sont des femmes », écrit Bryce. « Beaucoup ont dû soigner des proches atteints de maladies en phase terminale et ont parlé de la douleur et des souffrances dont elles ont été témoins, et de leur souhait qu’il y ait quelque chose qu’elles pussent faire pour mettre fin à la souffrance, ou assurer une mort paisible et digne. L’article souligne également que 82 % des infirmières du NHS sont des femmes, ce qui signifie que davantage de femmes sont exposées aux effets de l’absence de choix en fin de vie ».

Je ne vois pas trop en quoi le fait que les femmes fissent plus souvent face à la souffrance d’autrui devrait en faire une « question féministe », parce qu’après tout des hommes aussi doivent supporter le fait d’assister à de telles souffrances. De plus, l’euthanasie concerne principalement la personne qui pourrait la subir.

Cette tentative maladroite est en fait une suite logique au slogan « mon corps, mon choix » : si une femme peut tuer son enfant à naître ― un être humain ― pour dégager son corps, pourquoi ne pourrait-elle pas tuer un autre être humain qui demande d’elle un effort particulier, qui lui inflige le désagrément de ressentir sa détresse ? La femme se débarrasse-t-elle de l’enfant à naître pour avoir une carrière ? Pourquoi donc ne pourrait-elle pas améliorer sa carrière de soignante en éliminant de vieux malades encombrants pour s’occuper de cas moins lourds ?

La même logique du « mon corps, mon choix », où la raison du plus fort prime sur celle du plus faible, où celui qui a une charge a droit de vie ou de mort sur la personne à charge, suit son cours tranquille et turpide.

En fait, cela me rappelle avoir déjà entendu un conservateur, lors du congrès du Parti conservateur à Halifax en 2018, me dire froidement que l'euthanasie devrait être légale pour les handicapés parce que ceux-ci représentent un poids pour ceux qui s'en occupent…

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