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La Cour suprême des É.-U. annule les restrictions spéciales imposées aux lieux de culte dans l’État de New York

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Burst

Le 25 novembre, la Cour suprême des États-Unis a déclaré inconstitutionnelles les mesures spéciales imposées aux lieux de culte dans l’État de New York, suite au recours en urgence que le diocèse de Brooklyn avait déposé devant son tribunal. Bonne nouvelle ! Selon LifeSiteNews :

En octobre, le gouverneur Andrew Cuomo avait émis des restrictions qui ont gravement affecté les lieux de culte, limitant leur capacité d’accueil jusqu’à, à un moment donné, moins de dix personnes, quelle que soit la taille du bâtiment. Cuomo avait décrété que les lieux de culte religieux seraient condamnés à une amende de 15 000 dollars s’ils allaient à l’encontre des nouvelles règles.

Puis, le 9 novembre, le diocèse catholique de Brooklyn saisit la Cour suprême d’un recours d’urgence contestant le décret de Cuomo qui vise à limiter le nombre de personnes présentes dans les lieux de culte.

Au moins, ce diocèse-là aura eu le courage de contester par des moyens effectifs les mesures insensées qui sont imposées. LifeSiteNews continue :

Le diocèse de Brooklyn déclarait dans ses documents que les églises du diocèse « ont fonctionné en toute sécurité depuis des mois maintenant, respectant strictement les directives gouvernementales en vigueur et protégeant incontestablement leurs paroissiens de toute propagation de COVID-19 ».

Il ajoutait que « les nouvelles restrictions du gouverneur vont beaucoup trop loin, attentent bien trop [aux droits du diocèse] et n’ont aucun fondement légitime, telles qu’appliquées aux églises du diocèse », notant que Cuomo lui-même avait admis que ce serait sur les lieux de cultes que ses lois auraient le plus d’impact.

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Le diocèse mentionnait que d’autres « entreprises essentielles peuvent rester ouvertes sans aucune limitation de capacité, et dans les zones orange, la plupart même des entreprises non essentielles peuvent rester ouvertes sans aucune limitation de capacité ». Le terme « entreprise essentielle » est « une large catégorie qui comprend tout, des épiceries aux boutiques d’animaux domestiques en passant par les bureaux de comptabilité et de paie ».

Selon le diocèse de Brooklyn, le fait de cibler expressément la pratique religieuse pour lui faire subir un traitement injustifié et disparate, jusqu’aux « actes physiques qui constituent le libre exercice de la religion », constitue une violation du premier amendement.

Toutefois, dans un arrêt rendu hier soir, la Cour suprême a rendu nulles les limites imposées aux lieux de culte par Cuomo, déclarant que « les règlements ne peuvent pas être considérés comme neutres parce qu’ils prévoient un traitement particulièrement rude pour les lieux de culte ».

Le gouverneur Andrew Cuomo, à l’instar de plusieurs gouvernements dans le monde, impose des mesures inégales à ses administrés, laissant les catholiques pour compte, révélant un esprit laïciste et athée, sans compter l’absurdité inhérente de ces décisions et le fait que le culte est bien plus qu’égale à un commerce essentiel. L’article de LifeSiteNews poursuit :

L’arrêt ajoute qu’en violant les droits garantis par le Premier amendement, « il ne fait aucun doute que les restrictions contestées, si appliquées, causeront un préjudice irréparable ».

« Même en cas de pandémie, la Constitution ne peut être mise de côté et ignorée », écrit la Cour suprême. « Les restrictions ici en question, par l’empêchement effectif de nombreuses personnes d’assister à des services religieux, frappent au cœur même la garantie de liberté religieuse du Premier Amendement ».

Entre le moment où le diocèse de Brooklyn déposa sa requête et celui où la Cour suprême a rendu son verdict, Andrew Cuomo avait allégé ses mesures visant les lieux de cultes, leur permettant de recevoir jusqu’à 50 % de leur capacité, ce qui aurait poussé le juge en chef de la cour à se prononcer contre l’injonction, rapporte LifeSiteNews :

Cela incita le président de la Cour suprême Roberts à exprimer son désaccord et à dire qu’il n’était « tout simplement pas nécessaire » de prendre une mesure injonctive à l’heure actuelle.

Franchement, au regard des récentes positions que le juge John Roberts a prises, je me permets de mettre en doute sa bonne foi ; cela ressemble bien à son style de prendre un prétexte quelconque pour couvrir ses vraies intentions. LifeSiteNews continue :

Cependant, la majorité a statué que « rien ne justifie la ligne de conduite proposée. Il est manifeste que cette affaire n’est pas sans objet ».

La Cour a tranché la question par cinq voix contre quatre, le juge en chef Roberts, les juges Stephen Breyer, Sonia Sotomayor et Elena Kagan ont fait dissidence.

Le juge Sotomayor a même prétendu que la décision en faveur du diocèse de Brooklyn, ne ferait « qu’exacerber les souffrances de la nation ».

On voit là la même séparation entre juges plus moraux et juges plus idéologues ; ceux plutôt contre l’avortement et le « mariage gay » sont les mêmes qui ont rendu justice avec bon sens au diocèse de Brooklyn ; le nouveau juge Amy Coney Barrett a marqué un bon point et éclaircit le lourd horizon de l’avenir des États-Unis ; tandis que ceux plutôt en faveur de l’avortement et du « mariage gay » sont les mêmes que ceux qui rechignent à se prononcer sur une question de justice, dans un cas idéologiquement sensible, ou qui refusent de reconnaître ne fut-ce que les mêmes droits à l’Église qu’à l’ensemble des citoyens ; c’est encore parmi ces derniers juges que l’on entend un commentaire hallucinant comme quoi permettre la tenue d’une assemblée, aseptisée selon les normes de la folie du coronavirus, serait un foyer de contamination et de mort, de peine et de souffrances !

Il est également accablant (ça fait depuis le mois de mars qu’on endure des choses semblables) de voir un diocèse, un gouverneur et une cour suprême débattre autour de la question de savoir si les églises seraient le lieu de propagation d’un virus, plutôt semblable à la grippe saisonnière, plus qu’un autre. Pourquoi ne pas débattre, tant qu’à y être, de la possibilité que le port du masque dans une église puisse ou non empêcher l’arrivée de la fée Carabosse ? Mais la responsabilité revient en premier au gouverneur Andrew Cuomo, qui a imposé ce conte à dormir debout, et aux promoteurs de la crainte immodérée du coronavirus.

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