Équateur : euthanasie approuvée pour le survivant d’une tentative d’assassinat

Carlos Renato Ortuño Cevallos.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Primicias/YouTube
L’avocat Carlos Renato Ortuño Cevallos est le survivant d’une tentative d’assassinat qui l’a laissé tétraplégique en 2023. Souffrant de séquelles diverses, il a obtenu le 8 septembre l’approbation de l’Institut équatorien de sécurité sociale (IESS) pour son euthanasie.
L’euthanasie a été dépénalisée en Équateur le 7 février 2024 par la Cour constitutionnelle, lors d’un procès dont la demanderesse, Paola Roldán, une femme atteinte de sclérose latérale amyotrophique, réclamait l’euthanasie — cette dernière est cependant décédée le 11 mars 2024 sans y avoir eu recours.
La première personne à avoir été euthanasiée en Équateur est une femme de 48 ans, souffrant d’un cancer métastasé, le mai 2025.
Pour en revenir à Carlos Renato Ortuño Cevallos, son cas illustre bien l’absurdité de l’euthanasie d’État : en approuvant la mise à mort de cette victime d’attentat, l’État achève le travail de l’assassin et s’en fait le complice.
La Cour suprême du Canada rejette l’appel du conseiller scolaire catholique persécuté Michael Del Grande

Statue de la justice devant la Cour suprême du Canada.
Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : stephen boisvert/Flicrk/Wikimedia Commons
21 mai 2025 (LifeSiteNews) — La Cour suprême du Canada a refusé d’examiner le cas du conseiller scolaire du Toronto Catholic District School Board (TCDSB), Mike Del Grande, qui a été puni pour avoir défendu l’enseignement de l’Église sur la sexualité en s’opposant à l’agenda LGBT.
« La demande d’autorisation d’appel du jugement de la Cour d’appel de l’Ontario, numéro COA-23-CV-1052, 2024 ONCA 769, datée du 23 octobre 2024, est rejetée avec dépens », a décidé la Cour suprême du Canada le 15 mai, en référence à l’affaire Del Grande. Le conseiller avait demandé à la cour d’entendre son appel après avoir été sanctionné par le TCDSB en 2019 pour s’être opposé au programme LGBT.
Del Grande a tenté dans un dernier effort de porter son affaire devant la Cour suprême pour renverser les sanctions qui lui ont été imposées pour avoir condamné l’agenda LGBT.
En novembre, un juge d’Ontario, nommé par les libéraux, a rejeté l’appel de Del Grande qui demandait que le TCDSB abandonne les accusations de « mauvaise conduite » portées contre lui pour s’être opposé à l’ajout de l’« identité de genre » et de l’« expression de genre » en tant que classes protégées dans le code de conduite du conseil, catholique de nom.
Lire la suiteUne femme est une femme : décision historique de la Cour suprême britannique

Par Pauline Mille (reinformation.tv) — Photo : belyaaa/Adobe Stock
Une découverte historique relève souvent de l’évidence, voir l’œuf de Christophe Colomb. La plus haute cour du Royaume-Uni a tranché à l’unanimité de ses cinq membres un litige opposant le gouvernement écossais, impliqué à fond dans une politique transgenre marquée par le slogan Diversité, équité, inclusion, à l’association féministe For Women Scotland, qui entend défendre les femmes et les distingue des hommes pour cela : elle limite la définition juridique de la femme à la femme biologique, donnant raison aux féministes de For Women Scotland. Cette décision de la Cour suprême britannique a secoué le milieu transgenre et les nombreux politiciens, journalistes, juristes et militants qui le soutiennent : au royaume de l’idéologie, la réalité n’a rien à faire. Et la controverse est repartie.
Cour suprême et stratégie de Trump
Une femme est donc bien officiellement une femme, le bon sens le soufflait, des milliers d’années d’expérience le confirmaient, la science l’avait établi, des juges le disent aujourd’hui, tant mieux. RITV déplore suffisamment l’aide constante et quasiment unilatérale qu’apportent les juges de toute juridiction à la révolution arc-en-ciel, dont ils sont devenus les prétoriens, pour ne pas se réjouir quand une décision va dans le bon sens. C’est un indice, peut-être, que la stratégie de Donald Trump n’est pas si mauvaise : puisque la dictature des rois-juges s’installe, un moyen efficace de la contrer est de mettre la main sur des juridictions importantes quand c’est possible. Avec le jugement de la Cour suprême américaine abrogeant l’arrêt Roe contre Wade, la pitrerie sanglante du massacre des Innocents érigé en droit de l’homme a cessé, de même qu’aujourd’hui la décision de la Cour suprême britannique rappelle qu’une femme est une femme, quoi qu’en prétende la bêtise existentialiste.
Lire la suiteLa Cour suprême américaine incline au contrôle de l’âge sur les sites pornographiques

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : PxHere
C’est la première fois qu’une Cour suprême majoritairement républicaine (6 contre 3) est appelée à statuer sur ce phénomène qui infeste notre société. L’industrie pornographique est en effet montée au créneau au sujet d’une loi du Texas qui exige que les « sites pour adultes » utilisent une technologie de vérification de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à du « matériel sexuel » qui leur serait « préjudiciable. »
A ceux, nombreux, qui attendent cette décision, les remarques inquiètes faites à l’audience du 15 janvier ont déjà donné des indications : les juges, y compris la très démocrate Elena Kagan, sont presque tous convaincus que le gouvernement doit avoir le pouvoir de restreindre l’accès des enfants à la pornographie.
Les conséquences que sa consommation engendre chez eux sont désastreuses et les études se multiplient sans que cette industrie qui pesait 10 milliards de dollars en 2024, n’y trouve rien à redire. Et pour cause : ces enfants d’aujourd’hui sont ses clients de demain, esclaves détournés, rendus addicts, affectivement et sexuellement insatisfaits et instables, quand ils ne sont pas transformés en agresseurs et violeurs, en miroir de tout ce qu’ils ont pu voir.
Lire la suiteLa Cour suprême semble ouverte à l’interdiction des « transitions » d’enfants

Cour suprême des États-Unis.
Par Matt Lamb — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pycril/Pixabay
4 décembre 2024, Washington, D.C. (LifeSiteNews) — Le juge en chef John Roberts et plusieurs autres juges nommés par les républicains ont repoussé l'idée selon laquelle les interdictions de produits et de chirurgies transgenres pour les mineurs sont inconstitutionnelles en vertu de la clause d’égale protection.
La Cour suprême a entendu aujourd’hui les plaidoiries dans l’affaire U.S. v. Skrmetti, qui porte sur la question de savoir si le Tennessee, le Kentucky et d’autres États par extension peuvent protéger les mineurs confus du genre contre des médicaments et des opérations chirurgicales qui causent des dommages permanents. L’audience a duré près de deux heures et demie, les juges conservateurs semblant généralement favorables à l’argument selon lequel les interdictions relèvent du droit des États à réglementer les procédures médicales. Les juges libéraux, quant à eux, ont affirmé que les interdictions s’apparentent à du racisme et sont discriminatoires.
Le scepticisme du juge en chef Roberts à l’égard de la position du gouvernement fédéral pourrait être un signe positif, puisqu’il s’est déjà prononcé en faveur de l’élargissement de la loi fédérale pour reconnaître le droit de se travestir sur le lieu de travail.
Dans l’affaire Bostock v. Clayton County, les juges Roberts et Gorsuch s’étaient déjà ralliés aux libéraux de la Cour pour élargir la définition de la loi fédérale afin d’y inclure l’« identité de genre », malgré leur croyance supposée en une lecture limitée et originaliste de la Constitution.
Lire la suiteLa Cour suprême d’Argentine refuse de retirer la « mère porteuse » de l’état civil d’un bébé

Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : sezerozger/Adobe Stock
La Cour suprême d’Argentine s’est prononcée contre un couple qui cherchait à effacer la mère porteuse de l’acte de naissance de l’enfant qu’elle a porté et mis au monde.
La Catholic News Agency a rapporté que le couple homosexuel avait conclu un accord de maternité de substitution, mais qu’il souhaitait que leurs deux noms figurent sur l’acte de naissance en tant que seuls parents de l’enfant, effaçant ainsi le nom de la mère porteuse de l’enfant. La Cour suprême ayant refusé, l’un des deux hommes figurera sur l’acte de naissance en tant que père et la mère porteuse en tant que mère de l’enfant.
Bien que la mère porteuse soit inscrite sur l’acte de naissance en tant que mère de l’enfant, elle n’est pas la mère biologique de l’enfant. Le couple a fait appel à une donneuse d’ovules anonyme pour créer un embryon qui a ensuite été implanté dans une deuxième femme, apparemment une amie du couple homosexuel. L’enfant semble donc n’avoir aucun accès à une mère, et ce à dessein — ni la mère porteuse qui l’a porté, ni la mère biologique à laquelle il est génétiquement lié.
La bataille autour de l’acte de naissance dure depuis huit ans, après que les deux hommes soient devenus le premier couple homosexuel à avoir recours à une mère porteuse en Argentine. « Nous voulons que le tribunal nous reconnaisse, qu’il dise que nous sommes les deux parents de Juan Pablo », a déclaré l’un des deux hommes, Leonardo Polti, à Clarín. « En Argentine, il y a déjà environ 500 familles qui ont eu leurs enfants de cette manière et qui ont pu les enregistrer sans problème. Alors, combien d’années supplémentaires Juan Pablo devra-t-il attendre ? »
Lire la suiteUne députée finlandaise en procès pour la troisième fois pour avoir partagé des versets de la Bible sur l’homosexualité

Päivi Räsänen.
LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : ADF International
19 avril 2024, Helsinki (Alliance Defending Freedom) — L’ancienne ministre et députée finlandaise Päivi Räsänen sera jugée une troisième fois pour son tweet sur un verset de la Bible, comme l’a confirmé aujourd’hui la Cour suprême de Finlande.
Le procureur général a porté la cause en appel, bien que la grand-mère chrétienne de 11 enfants ait été acquittée à l’unanimité des accusations d’« incitation à la haine » devant le tribunal de district d’Helsinki et la Cour d’appel. La Cour suprême a accepté d’examiner ce recours à une date qui sera fixée ultérieurement.
Mme Räsänen, qui a été ministre de l’Intérieur de la Finlande, est accusée d’avoir partagé ses opinions religieuses sur le mariage et l’éthique sexuelle, dans un tweet publié en 2019 et dans une brochure imprimée en 2004 qu’elle a rédigée pour son église et qui est centrée sur le texte biblique : « Homme et femme, il les créa ».
Le procureur n’a pas fait appel d’un troisième chef d’accusation fondé sur son apparition lors d’une émission de radio, ce qui rend définitif l’acquittement de la Cour d’appel pour ce chef d’accusation. Seuls les deux autres chefs d’accusation font l’objet de ce dernier appel.
La cause de la députée sera à nouveau entendue en même temps que celle de l’évêque luthérien Juhana Pohjola, accusé d’avoir publié le pamphlet de Mme Räsänen il y a vingt ans.
Leurs causes ont attiré l’attention des médias du monde entier, les experts en droits de l’homme s’inquiétant de la menace qui pèse sur la liberté d’expression en Finlande.
Lire la suiteLa Cour suprême de l’Arizona confirme une loi pro-vie interdisant la quasi-totalité des avortements

Par Calvin Freiburger — Traduit par Campagne Québec-Vie
9 avril 2024, Phoenix (LifeSiteNews) — La Cour Suprême de l’Arizona a statué par quatre voix contre deux mardi que la loi stricte de l’état sur l’avortement peut entrer en vigueur, interdisant effectivement l’avortement dans l’état pour n’importe quelle raison, sauf lorsque cela est prétendument nécessaire pour sauver la vie d’une mère.
La loi actuelle de l’Arizona limite l’avortement aux 15 premières semaines de grossesse, mais l’État dispose également d’une interdiction de l’avortement datant de 1864, soit des décennies avant que l’Arizona ne devienne un État américain en 1912, et dont l’application avait été bloquée depuis que la Cour suprême des États-Unis avait rendu l’arrêt Roe v. Wade en 1973, déclarant un « droit » à l’avortement légal. L’interdiction a été codifiée en 1913, après que l’Arizona ait obtenu le statut d’État.
Lorsque la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe en juin 2022, autorisant les États à interdire directement l’avortement pour la première fois depuis un demi-siècle, elle a relancé les questions sur la validité de la loi. La juge Kellie Johnson de la Cour supérieure du comté de Pima a statué que la loi pouvait être appliquée, sur la seule base que l’ancienne décision n’existait plus.
Lire la suiteLa Cour suprême de Floride autorise un référendum sur un amendement en faveur de l’avortement en novembre

Par Calvin Freiburger — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (modifiée) : Freepik
2 avril 2024, Tallahassee, Floride (LifeSiteNews) — La Cour suprême de Floride a statué lundi qu’une proposition d’amendement constitutionnel qui créerait un « droit » à l’avortement virtuellement illimité sera sur le bulletin de vote de la Floride en novembre.
Une coalition de groupes de gauche et pro-avortement appelée Floridians Protecting Freedom (FPF) a cherché à soumettre aux électeurs du Sunshine State, en novembre 2024, par référendum, une initiative déclarant qu’« aucune loi ne doit interdire, pénaliser, retarder ou restreindre l’avortement avant la viabilité ou lorsqu’il est nécessaire pour protéger la santé de la patiente, comme déterminé par le fournisseur de soins de santé de la patiente » ; avec une exception pour une disposition de la Constitution de Floride qui permet la notification parentale pour les avortements de mineures.
Ashley Moody, procureur général républicain de Floride, a recommandé à la Cour suprême de Floride de rejeter l’amendement, au motif que son libellé était si peu clair qu’il « ne satisfaisait pas aux exigences légales en matière de placement sur le bulletin de vote ». Elle a déclaré que l’amendement ne définissait pas son critère légal de viabilité, qui peut signifier « qu’une grossesse devrait continuer à se développer normalement jusqu’à l’accouchement » — ce que les médecins peuvent déterminer « généralement autour de 12 semaines » — ou signifier « qu’un bébé peut survivre en dehors de l’utérus — ce qui est actuellement le cas autour de 21 à 25 semaines de grossesse. »
Selon Moody, « le promoteur de cette initiative a choisi d’utiliser ce terme fréquemment déformé et mal interprété [...] pour augmenter les chances que cette disposition soit adoptée, car les sondages montrent que davantage d’Américains sont favorables à l’avortement au cours du premier trimestre et que ce soutien diminue de manière significative au fur et à mesure que la grossesse progresse ».
Lire la suiteLa plus haute juridiction équatorienne autorise l’euthanasie volontaire et avolontaire

Paola Roldán.
Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube
9 février 2024 (LifeSiteNews) — Le 5 février, la Cour constitutionnelle de l’Équateur a accédé à la demande de Paola Roldán, 42 ans, atteinte de sclérose latérale amyotrophique, d’être euthanasiée en raison des douleurs intenses qu’elle ressent. Sept juges sur neuf ont cédé à la pression d’une situation extrême, dans un pays où il n’existe aucune disposition légale en matière de soins palliatifs.
La patiente et son équipe juridique avaient clairement indiqué qu’ils ne se battaient pas seulement pour un cas et une décision individuels, mais qu’ils espéraient obtenir une décision qui « aiderait » d’autres personnes dans des situations similaires. Il est possible qu’ils aient obtenu plus que ce qu’ils souhaitaient. En vertu de l’arrêt de la Cour, non seulement l’euthanasie « volontaire », mais aussi ce qu’elle appelle l’euthanasie « avolontaire », seront légalement exemptées des peines d’emprisonnement de 10 à 13 ans prévues à l’article 144 du code pénal équatorien, qui définit divers types d’homicides volontaires (et non de meurtres au premier degré).
« L’euthanasie active avolontaire », selon l’arrêt, est fondée sur la volonté du patient. Toutefois, il précise sa signification en disant que « dans l’euthanasie active avolontaire, la volonté du patient ne peut être connue parce qu’il lui est impossible de l’exprimer, par exemple dans les cas où les personnes sont dans un état végétatif [ou] un coma permanent et, [donc] au lieu de cela, la personne consciente est un représentant du patient ».
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