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La chute de l’empire de Pornhub imminente ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Pornhub, le plus gros site de pornographie du monde, est classé en 3e en tant que compagnie technologique ayant le plus d’impact sur la société, selon une étude, après Facebook et Google, mais devant Microsoft, Apple et Amazon. Avec ses 3,5 milliards de visites par mois, ce site putride se classe parmi les dix plus visités dans le monde. Inutile de dire que MindGeek, la compagnie mère, fait un pognon monstre avec ce site.

Ceci dit, outre la pornographie « ordinaire » que Pornhub met à disposition de ses visiteurs, un certain nombre de vidéos, photos, montages de toutes sortes sont téléversées par les usagers du site, montrant de la pornographie infantile, des scènes de viols, de maltraitances et de tortures impliquant parfois des mineurs.

PornHub dit avoir un service de modération, et même l’avoir dernièrement augmenté, qui ne sert en fait à rien, car les vidéos sitôt enlevées peuvent être remises n’importe quand par n’importe quel utilisateur du site, et, étant donné les 6,8 millions de vidéos téléversées par les usagers chaque année, il est impossible de faire le « ménage » dans un aussi vaste répertoire.

Le géant a cependant des pieds d’argiles, un mouvement de protestation qui a pris de l’ampleur réclame sa tête, mouvement soutenu par certains politiciens, du moins sur certains de ses aspects. Une ou plusieurs manifestations ont eu lieu devant le siège social de la compagnie MindGeek situé sur le boulevard Décarie à Montréal (la société originale, car elle a changée de nom depuis sa fondation, a été créé par deux étudiants de Concordia). Maintenant, The New York Times, journal dont les publications ont un effet redoutable quand il s’empare d’un sujet brûlant, s’est penché, dans la personne du journaliste Nicholas Kristof, sur le dossier de Pornhub.

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Suite à cet article, MasterCard et Visa ont affirmé vouloir enquêter sur Pornhub et prendre des mesures si nécessaire à son endroit ; deux autres compagnies d’échange monétaire, l’American Express et PayPal, face à l’ampleur du mouvement de protestation contre PornHub, avaient déjà déclaré leur intention de s’éloigner de PornHub. Espérons que ces résolutions ne sont pas qu’apparentes et qu’elles s’accompagneront de mesures effectives : retirer l’usage de leurs commodités à PornHub ; coupez les ressources à ce site et vous verrez s’il ne disparaît pas.

Pornhub fait également l’objet de poursuites de la part de femmes protestant de ce que le site pornographique eût négligé de retirer des vidéos les montrant en train d’être violées ou des vidéos à teneur intime prises à leur insu, ou de ce que les vidéos en question réapparaissent sans cesse, sans que Pornhub puisse y faire quoi que ce soit dans l’état actuel de son système de téléversement sans autorisation préalable, ce en quoi il est coupable puisque c’est son système qui permet la diffusion de telles vidéos.

MindGeek, devant les réactions engendrées par l’article paru dans The New York Times, s’est bien proposé de restreindre le téléversement aux seuls comptes payants. Il faut cependant que justice soit faite, et que ce monstre paye pour toute la pourriture qu’il a laissée proliférer par l’incurie de son système.

Fait savoureux, le journaliste Kristof a envoyé un tweet à Justin Trudeau, malheureusement premier ministre du Canada : « Une question particulière pour le Canada, car Pornhub est basé à Montréal. Monsieur le Premier ministre Justin Trudeau, vous êtes à juste titre fier de votre réputation de féministe. Alors pourquoi le Canada héberge-t-il une société qui inflige des vidéos de viols au monde entier ? » Répondra-t-il ?

Au sujet de Pornhub, je dois plutôt dire que la boutique devrait être fermée pour ce qu’elle est en elle-même, une pourvoyeuse de pornographie.

Car il n’est pas besoin pour dénoncer le mal de la pornographie d’employer les adjectifs « infantile », « violente » ou « non consensuelle », comme si la pornographie avait besoin qu’on lui accole un qualificatif quelconque pour être une chose honnie. Cette chose addictive qui étale les choses intimes qui devraient rester cachées et sacrées ; qui habitue à regarder avec avidité le corps d’autrui, de n’importe qui en fait et dans n’importe qu’elle situation, le réduisant à une simple chose matérielle ; qui souille l’âme.

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