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Mgr Athanasius Schneider évoque « l’esclavage » des mesures COVID-19


Mgr Athanasius Schneider.

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : Fondazione Lepanto/YouTube

Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Nur-Sultan (naguère Astana) au Kazakhstan, était en France pour une courte visite à la fin du mois dernier. Il a bien voulu répondre à mes questions sur la crise sanitaire actuelle du COVID-19, que Mgr Schneider a qualifiée de « dictature sanitaire ». Il met en garde contre l’« esclavage » qui se met en place par le biais de mesures « absurdes » qui empêchent même d’utiliser sa raison.

Mgr Schneider a déclaré craindre que la pandémie COVID-19 ne soit utilisée comme une étape vers un « gouvernement mondial » par le biais d’un « contrôle » qu’il n’a pas hésité à comparer avec sa propre expérience sous le régime soviétique. Il a tout particulièrement souligné le degré d’athéisme que nous avons atteint à travers le souci exclusif des réalités corporelles.

Ci-dessous, l’interview complète de Mgr Athanasius Schneider. Elle a été enregistrée en anglais le 29 septembre, en la fête de saint Michel Archange. La traduction a été faite par mes soins. — J.S.

*

Excellence, vous avez déjà répondu à des interviews sur la situation sanitaire actuelle, que vous avez qualifiée de « dictature sanitaire ». Pourquoi pensez-vous qu’il s’agit d’une dictature alors que les mesures prises sont présentées comme favorables à la santé et au bien-être des gens ?

Parce que c’est évident. Nous devons faire appel à notre raison et à notre bon sens. Jamais dans l’histoire récente une telle situation ne s’est produite où globalement, dans presque tous les pays, à quelques exceptions près, tous devaient observer très strictement les règles de comportement extérieures, y compris sous la menace de sanctions. Dans une certaine mesure, ce qui était évident est désormais prouvé après la première période COVID au début de cette année : il est prouvé que les victimes et les maladies n’étaient pas tellement plus importantes par rapport aux épidémies de grippe des autres années. Par conséquent, il faut se demander pourquoi les gouvernements des années précédentes, alors que dans certains cas il y avait également de fortes épidémies de grippe, n’ont pas établi les mêmes règles. Ainsi, il y a eu une très forte épidémie de grippe en Allemagne il y a deux ans ; les chiffres officiels publiés par le gouvernement faisaient état de 20 000 victimes. Cette année, le COVID n’a pas atteint le même niveau, du moins en Allemagne. Ce sont les simples faits, les preuves.

Je ne nie pas l’épidémie de COVID, elle existe, mais il faut se demander pourquoi ils ont fait cela maintenant, et il est évident qu’ils ont utilisé une épidémie qui ne dépasse pas les précédentes épidémies de grippe pour imposer des mesures aussi disproportionnées à toute la population, de sorte qu’on a la sensation de vivre dans une espèce de prison, ou une sorte d’esclavage. Nous en sommes même arrivés aux détails, où le gouvernement prescrit où vous devez vous tenir, quelle distance vous devez garder, même les centimètres ; vous devez vous couvrir le visage continuellement, même s’il est prouvé, notamment par plusieurs scientifiques, universitaires et médecins indépendants, que ces masques ne sont pas si efficaces pour la prévention de ce genre de maladie.

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Ainsi, le signe extérieur du masque que toute la population doit porter est disproportionné. C’est un signe extérieur auquel toute la population est soumise, le signe que ceux qui nous gouvernent ont maintenant entre leurs mains toute la population, véritablement comme des esclaves obéissants et des marionnettes. C’est très dangereux et cela devrait nous inquiéter profondément, car c’est un indicateur pour les responsables politiques des mesures futures qu’ils pourront produire ou inventer dans des situations similaires sous le prétexte d’une maladie, d’une épidémie. C’est le signe qu’aujourd’hui les gens sont déjà entraînés, de sorte que les gouvernants peuvent en un instant littéralement faire taire toute la population et la garder chez elle, enfermée, pour qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent.

C’est vraiment un signe évident de dictature mondiale qui va dans le sens du gouvernement mondial dont nous avons déjà eu plusieurs témoignages il y a quelques années. Une personnalité célèbre du monde de la finance a déclaré qu’il suffirait d’avoir une épidémie et de la répandre dans le monde entier pour établir un gouvernement « global ».

[NDT Jacques Attali, financier, conseiller des gouvernements français successifs et mentor du président Emmanuel Macron, a mis en garde en 2009, au moment de la grippe H1N1, contre une « pandémie majeure » dans un avenir prévisible. « Il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, pour qu’avant la prochaine, inévitable, on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle et des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial », écrivait-il.]

Nous avions déjà ces affirmations avant le COVID-19, mais à l’époque, nous n’y avons peut-être pas prêté autant attention. Mais maintenant, nous avons cette situation, et je pense que nous devons défendre nos droits. Bien sûr, nous devons être prudents et lorsqu’il y a une contagion, nous devons nous comporter de manière normale et responsable, mais pas comme cela se fait actuellement, dans une démesure qui démontre déjà que nous dépassons la normalité.

Il y a quelques jours, le ministre français des Sports, Roxana Maracineanu, a déclaré publiquement : « Les décisions, aujourd’hui, ne sont pas prises en fonction d’une réalité qui serait celle de la circulation du virus, mais pour dire qu’il faut continuer à être disciplinés comme vous l’êtes. »

C’est très révélateur : ils avouent que ce n’est pas tant l’efficacité pour la santé qu’ils recherchent en premier lieu, mais le contrôle, pour que nous soyons soumis à un seul code de conduite.

Quand vous étiez petit garçon, vous viviez au Kirghizstan, sous régime soviétique. Voyez-vous un parallèle entre ce que vous avez vécu à l’époque et ce que nous vivons aujourd’hui ?

Bien sûr. À l’époque du communisme, je m’en souviens très bien, tout était commandé par le gouvernement. Pas autant que maintenant, c’est pire que sous le communisme évidemment, mais toute la vie publique avait un modèle, un code. Il fallait donc toujours se comporter de cette manière. À l’école, sur le lieu de travail, en public, etc., il fallait obéir aux règles de comportement communistes. Il y avait des signes du communisme, il y avait des statues de Lénine et de Marx, et il fallait les respecter. Vous étiez donc déjà très limité dans votre mode de vie. Vous ne pouviez pas vous opposer à tout cela, sans être accusé d’être un négationniste du communisme ; lorsque vous exprimiez des doutes, vous étiez accusé de conspiration avec l’Occident capitaliste, d’espionnage. D’une certaine manière, vous étiez marginalisée en tant que personne qui n’était pas en bonne santé mentale. On savait même que plusieurs dissidents de la dictature communiste étaient placés dans des cliniques pour malades mentaux.

Et donc je peux imaginer qu’aujourd’hui, il puisse y avoir une forte résistance contre les mesures disproportionnées de limitation de la liberté individuelle sous prétexte de santé, et que ces personnes pourraient être accusées de négationnisme, comme la négation de l’Holocauste par exemple. On les accusera de conspiration, comme l’ont fait les communistes à propos de ceux qui étaient contre les communistes, et qui étaient accusés de conspiration et aussi de la négation du Paradis communiste. Marx, Engels et Lénine l’ont dit : « Nous réaliserons » le Paradis communiste ; Lénine a même dit que l’Union soviétique le réalisait, ce Paradis, mais c’était tout le contraire : elle était pleine de prisons et de camps de concentration. C’était ce qu’on appelait le Paradis et les gens vivaient tous dans la peur d’une manière ou d’une autre.

Je me souviens par exemple de mes parents : ils étaient contre le communisme bien sûr, mais parfois ils étaient très prudents même avec nous, les enfants, parce que nous étions enfants, nous parlions à l’école et les choses pouvaient devenir pires et pour nous et pour eux. Ils vivaient dans une semblable situation d’intimidation, de contrôle. Et cette sensation d’être contrôlé, je l’avais clairement. J’ai quitté l’Union soviétique quand j’avais 12 ans et demi, donc je me souviens bien de ceci : la sensation de vivre sous contrôle.

Et c’est exactement ce qui se passe maintenant…

Maintenant, nous sommes complètement contrôlés, mais c’est pire parce que ces mesures, je dirais, nous rendent stupides. Les gouvernements nous rendent fous. C’est une méthode de dictateurs : il s’agit de fermer notre intelligence, d’éteindre notre propre pensée, même face aux preuves.

Par exemple, il est vraiment incroyable à quel point nous sommes déjà habitués à cette situation insensée. J’ai pris l’avion de Vienne à Zurich la semaine dernière. C’était un petit avion, nous étions donc tous assis côte à côte ; le vol était complet. L’hôtesse a fait une annonce — c’est incroyable, vous allez en rire : « Je voudrais vous rappeler que vous devez toujours porter le masque et garder une distance d’un mètre et demi avec les autres voyageurs, et aussi avec les stewards. » Ensuite, ils sont venus nous apporter des boissons. C’était complètement ridicule et absurde : un mètre et demi de distance alors que nous étions assis côte à côte. Et personne n’a ri. Tous ont accepté cela comme quelque chose de normal. Cela me frappe beaucoup : les gens commencent à accepter l’absurdité comme une chose normale. C’est une sorte de lavage de cerveau : on s’habitue à une absurdité évidente. Et cela a pour moi tous les signes d’une dictature.

Vous avez dit qu’il est normal d’accepter des mesures raisonnables contre la contagion, par exemple pour quelqu’un qui est fragile. Mais pensez-vous qu’il est encore temps de résister à ces mesures absurdes ?

Nous devons résister, parce que nous avons encore notre raison. Nous devons concilier les mesures raisonnables d’hygiène et de sécurité avec la raison elle-même ; nous devons insister sur ce point. En Allemagne par exemple, à Berlin, il y a eu récemment une grande manifestation contre ces mesures absurdes, et tous les médias, toutes les agences de presse officielles ont appelé les manifestants les « négateurs », les fous ou les Corona-leugner, comme on appelle les gens qui nient l’Holocauste les Holocaustleugner.

Quand on lit la Genèse, on se rend compte qu’il y a beaucoup de choses dans les Commandements que Dieu nous a donnés lors de la Création qui sont attaquées de plein fouet aujourd’hui par la culture de la mort : la vie humaine à travers l’avortement, et aussi le mariage, la famille… Mais cela me frappe aussi que Dieu y dise : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. » J’ai l’impression qu’avec les restrictions COVID, l’idée est de forcer les gens à être seuls. Êtes-vous d’accord avec cela ?

Exactement. Il s’agit d’isoler les gens les uns des autres, de sorte que nous devenons méfiants les uns envers les autres ; de sorte que lorsque je rencontre une autre personne, j’ai déjà une méfiance parce qu’elle pourrait être un danger potentiel pour moi, pour ma santé. On subit ainsi un lavage de cerveau permanent de la part des médias : faites attention, vous pouvez être infecté, et cela peut venir d’une personne que vous rencontrez. Cela crée une distance psychologique.

L’expression « distance sociale » n’est pas bonne, parce que nous nous éloignons les uns des autres ; le terme pour moi est déjà dangereux parce qu’il crée des personnes isolées et les rend plus égoïstes : « C’est seulement pour moi, je vis pour moi, pour ma santé. » Tous ces signes, comme vous l’avez mentionné, montrent que nous allons à l’encontre des commandements de Dieu. Pour moi, la racine de la culture de la mort, et aussi du fait d’aller contre les Commandements divins, c’est l’égoïsme. Chaque violation des Commandements de Dieu, en particulier les très importants 5e, 6e et 1er Commandements — « Tu n’auras pas d’idoles » — rend les gens plus égoïstes, crée de l’égoïsme et fabrique la pire des sociétés : une société d’égoïstes. C’est le danger que je vois.

Mais c’est sous prétexte de « solidarité ».

Oui, tout cela n’est qu’un mensonge. Nous vivons dans une société de mensonges, et donc les gens qui utilisent encore leur raison, même les non-croyants, doivent s’unir pour protester contre les dangers évidents d’une dictature.

En Bretagne, pendant le confinement, notre supermarché local avait une grande pancarte gouvernementale pour ces temps difficiles, qui donnait les numéros de téléphone pour accéder à la contraception ou à l’avortement. Dans le même temps, les églises ont été fermées, et il y a toujours des restrictions dans les églises même si dans certaines, on va à leur encontre. Pensez-vous qu’il y ait une dimension anticatholique particulière à cette dictature sanitaire ?

Anticatholique oui, mais en général, elle est antireligieuse, car ils ont fermé tous les autres lieux de culte aussi. Il y a une tendance à l’athéisme et c’est pour moi la dernière étape du communisme, l’athéisme ultime. Ils sont en train d’éliminer complètement de la société tous les aspects de la religion.

Surtout les « fins dernières » ? Elles ont disparu. Maintenant, le seul bien est de vivre.

Oui, les réalités ultimes. On ne nous parle que de la vie corporelle, de la vie temporelle. Et malheureusement, tant de pasteurs au sein de l’Eglise — des prêtres, des évêques et même plus haut — soutiennent fortement cette insistance unilatérale sur le corps et sur cette vie pourtant passagère et courte. C’est un naturalisme. Je l’ai mentionné dans mon livre : c’est le grand danger de notre époque. Nous sommes aujourd’hui témoins, jusqu’au sein de l’Église, de cette collaboration avec ce naturalisme extrême, qui élimine toute vision de la vie surnaturelle, de la vie éternelle. Nous devons restaurer le surnaturel dans l’Église, et donner et de transmettre aux gens — encore une fois, c’est pour nous et pour l’Église un défi dans le cadre de la crise du COVID — une vision de l’Éternité. Il y a encore une vie éternelle : ne paniquez pas tant à propos de vos soucis qui ne concernent que la vie temporelle ! Nous devons donner une vision d’espoir et de confiance : nous sommes entre les mains de Dieu. Aujourd’hui, c’est le gouvernement dit : vous êtes entre nos mains, complètement, nous vous protégeons. C’est très dangereux.

Vous avez dit que nous devons résister avec notre raison. En tant que catholiques, que faire ? Nous devons évidemment nous tourner vers la prière, mais pensez-vous que nous devrions faire quelque chose de spécifique ?

Il y a quelques mois, j’ai lancé une croisade de réparation eucharistique. C’est pour moi très important et elle devrait se poursuivre, parce qu’en ces temps de restriction COVID, notre Seigneur dans l’Eucharistie a été profané et pire encore, outragé. Nous devons donc Le consoler et faire réparation. C’est une chose importante. Et puis, nous devons aussi faire preuve d’un certain courage, pour être, même lorsque nous allons à l’église, plus normaux ; au lieu de montrer à l’église que nous observons le nouvel esclavage que l’État nous impose. Bien sûr, je le répète, même à l’église, nous pouvons observer des mesures telles que la désinfection : cela est bien lorsque cela se fait d’une manière normale, en désinfectant les bancs par exemple, mais pas de manière exagérée.

Je pense que nous pourrions aussi, en tant que catholiques, faire une coalition, même avec des personnes non catholiques — d’autres religions ou même « laïques » — pour entreprendre des démarches intelligentes auprès des autorités afin de mettre en évidence au moins l’absurdité actuelle, et de dire que nous ne sommes pas prêts à être vraiment asservis, à subir un lavage de cerveau et à être traités comme des gens stupides.

Donc : réparation, se comporter normalement — bien sûr, je répète que les normes d’hygiène normales sont très bien — et faire une coalition et agir dans des formes légales, sans violence, mais avec la raison et peut-être avec l’aide de juristes, de scientifiques et ainsi de suite, pour montrer au gouvernement et au public qu’il y a des signes évidents d’absurdité et d’esclavage.

Je me trompe peut-être, mais je soupçonne que cette situation COVID a été créée en partie non seulement pour mettre en place une nouvelle dictature et un nouveau contrôle de la population, mais aussi, d’une certaine manière, pour légaliser l’avortement au niveau mondial — le meurtre des bébés à naître — de sorte que la planète entière collabore demain au processus de meurtre des bébés par le biais du vaccin qui utilisera des parties de bébés avortés. Le vaccin sera alors imposé et obligatoire, de sorte que vous ne pourrez pas travailler, voyager, aller à l’école sans lui, obligeant ainsi toute la population à recevoir le vaccin, mais le seul vaccin accepté sera celui fabriqué avec des cellules de bébés avortés. Peut-être n’accepteront-ils pas les autres vaccins et mentiront-ils en disant que ceux-ci ne sont pas efficaces, que le seul vaccin efficace sera celui fabriqué à partir de bébés avortés.

Je n’affirme pas aujourd’hui que cela va se produire, mais c’est ce que je soupçonne : il me semble réaliste que cela puisse arriver. C’est pour moi la dernière étape du satanisme : que Satan et le gouvernement mondial — en fin de compte le gouvernement maçonnique mondial — obligent tout le monde, même l’Église, à accepter l’avortement de cette façon. Et donc nous devons résister très fortement à cela, si cela devait arriver. Nous devons même accepter le martyre.

Malheureusement, certains évêques, même de bons évêques et prêtres, présentent déjà ce qui est pour moi un sophisme en justifiant que l’on puisse, selon des principes moraux, accepter ce vaccin provenant de bébés avortés. Ils expliquent de manière très sophistique le principe de la coopération uniquement morale, sans votre volonté, sans votre consentement. Mais c’est pour moi un sophisme qui ne peut pas être appliqué à ce cas concret, parce qu’il est évident pour le simple bon sens que lorsque l’on sait cela — que ce vaccin provient de bébés avortés — alors on ne peut pas appliquer ce principe moral, ou cette théorie, à ce cas concret. Et donc nous devons faire très attention à ne pas être induits en erreur à cause de cet argument sophistique, même lorsqu’il vient de bons prêtres traditionnels. Le danger est là, et nous devons y résister.

Mais j’espère que cela ne se fera pas au niveau mondial. Si c’est le cas, nous entrerons dans le temps de l’Apocalypse. Dans le temps de l’Apocalypse, dont nous avons déjà quelques signes, nous devons invoquer toujours plus les anges, l’archange saint Michel et le message de Notre-Dame de Fatima qui devient toujours plus opportun et nécessaire.

Dans votre dernier livre, Christus Vincit, vous avez écrit un très beau chapitre sur les anges. J’ai traduit cette partie de votre livre en français pendant le confinement, et j’ai pensé : « Je suis confinée, je ne peux pas aller à l’église, ne puis-je pas demander à mon Ange Gardien d’aller à l’église pour moi ? »

Bien sûr, c’est une très bonne remarque. Les anges sont les êtres surnaturels par excellence. Nous devons les invoquer davantage. Dans certaines occasions où nous ne pouvons pas aller à la messe — et nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, peut-être y aura-t-il un nouveau confinement et peut-être devrons-nous nous y habituer — alors nous pouvons envoyer notre Ange Gardien à l’église, pour saluer et adorer Notre Seigneur en notre nom. Nous pouvons également envoyer notre Ange Gardien à nos amis ou à nos parents, et prier pour qu’il leur apporte une aide spirituelle. En général, nous pouvons invoquer les saints anges pour protéger l’humanité — comme nous nous en souvenons aujourd’hui, en la fête de saint Michel et de tous les saints anges.

Propos recueillis par Jeanne Smits



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