Mathieu Bock-Côté : « Il faut abolir ECR »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pexels
Pascal Bérubé du PQ relance la question du cours d’« Éthique et culture religieuse » (ECR), il demande son abolition et il a bien raison sur ce point, bien que l’appel de M. Bérubé à une laïcité cohérente, argument de base de son exhortation, de la part du gouvernement ne puisse que mener à une destruction plus sûre de ce qui est le principe même des vertus (valeurs) canadiennes-françaises, le catholicisme.
Mathieu Bock-Côté a donc écrit une chronique sur la question dans le Journal de Montréal, avec beaucoup d’arguments intéressants, bien que laissant de côté trois aspects principaux du « cours » d’ECR ; premièrement, il n’enseignement surtout que les traits rituels des religions et non leur doctrine, ce qui va sans dire qu’on en ressortira bien avancé sur leur compte ; deuxièmement, toutes les religions sont mises sur un pied d’égalité sans regard à la vérité ; enfin, on enseigne ça aux enfants à un âge trop tendre alors qu’ils ne peuvent encore faire la part des choses :
Laissez un commentaireL’ECR, dans les faits, instrumentalise la culture religieuse pour faire la promotion active du multiculturalisme au nom de la « diversité ». Il entend pousser les jeunes Québécois vers une forme de relativisme extrême, où ils devront accepter tous les symboles religieux et identitaires, et au premier rang, le voile islamique, du simple hidjab jusqu’au niqab. En fait, ils doivent embrasser tous les symboles qui contredisent leur culture sans mettre en valeur les leurs.
Si on me permet la formule, on dira même qu’il s’agit d’un relativisme fanatique. Fanatique, car il se montrera impitoyable envers ceux qui ne s’y soumettent pas.
Derrière cela, il y a un programme antidémocratique. Les concepteurs de l’ECR l’ont souvent dit : leur cours vise à modifier la mentalité québécoise. Ils constatent une chose : les Québécois, et plus particulièrement, les Québécois francophones, s’opposent aux accommodements raisonnables et au multiculturalisme. On a beau tout faire pour les amener à s’y rallier, ils résistent. Ils n’acceptent pas de devenir des étrangers chez eux.
Le projet de loi sur les survivants de l’avortement n’arrive pas à vaincre l’obstruction au Sénat

Capitole des États-Unis, à Washington.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Martin Falbisoner/Wikimedia Commons
Les démocrates aux États-Unis empêchent le vote d’une loi contre l’infanticide. C’est assez incompréhensible. Dernièrement, ils ralentissaient du mieux qu’ils pouvaient le vote du Born-Alive Abortion Survivors Protection Act au Sénat. Extrait de CNA :
Laissez un commentaire... Le Sénat a voté lundi par 53 voix contre 44 pour invoquer la clôture, mais n’a pas obtenu la majorité des deux tiers nécessaire pour mettre fin à la flibuste [obstruction parlementaire] des sénateurs démocrates.
Le vote suivait presque entièrement les lignes des partis.
[...]
Prenant la parole au Sénat lundi, M. Sasse a exhorté les députés des deux partis à examiner à quel point le projet de loi apporterait peu de changements.
« J’exhorte mes collègues à imaginer un bébé qui est déjà né, qui est à l’extérieur de l’utérus et qui aspire de l’air. C’est la seule chose sur laquelle porte le vote d’aujourd’hui. Nous parlons de bébés qui sont déjà nés. Rien dans ce projet de loi ne touche à l’accès à l’avortement », a dit Mme Sasse.
Le Born-Alive Abortion Survivors Protection Act (Loi sur la protection des survivants d’avortements nés vivants) aurait pénalisé les médecins ou autres professionnels de la santé qui n’offrent pas de soins médicaux aux enfants nés vivants suite à un avortement raté. Le projet de loi ne limite pas le droit à l’avortement.
Plusieurs sénateurs démocrates se sont prononcés contre le projet de loi en affirmant qu’il obligerait les médecins à fournir des soins contre les « droits reproductifs » et les « choix » des femmes.
Le sénateur Mazie Hirono (déléguée d’Hawaï) a qualifié cette mesure de « solution à la recherche d’un problème » et qu’elle pourrait obliger les médecins à fournir des soins « inutiles », voire « préjudiciables » aux patients. Il n’était pas clair si elle parlait de l’enfant ou de la mère comme du « patient ».
Un test de dépistage prénatal peu fiable
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Le DPNI est un test de dépistage prénatal qui consiste en l’analyse de prises du sang de la mère, qui contient des traces d’ADN de son enfant à naître. Une mère, désireuse de connaître l’état de son enfant se fit dire que le test indiquait qu’il y avait moins d’une chance sur 1000 que le bébé pût avoir la trisomie 21, une chance très infime somme toute. Sa fille naquit trisomique. La mère poursuit donc la compagnie détentrice du test pour la non-fiabilité de celui-ci. Il est vrai que si une personne se fie à ce test pour connaître la santé de son enfant à naître, ce test pourrait très bien après tout indiquer que l’enfant a la trisomie alors qu’il ne l’a pas, et si la réponse de cette femme à cette maladie est l’avortement… Très nombreux sont les enfants porteurs d’un handicap même pas mortel se faisant avorter pour leurs malformations. Extrait de Gènéthique :
Laissez un commentaireLa mère d’une petite fille de deux ans, porteuse de trisomie 21, a intenté un procès le mois dernier auprès de la Cour supérieure du comté de San Mateo en Californie, contre la société de biotechnologie Natera. Nicole Stremlau remet en cause la fiabilité et l’exactitude de leur test de dépistage prénatal non invasif, dont les résultats se sont trouvés erronés pour son propre enfant.
Selon la brochure, le test Panorama de Natera est conçu pour dépister les anomalies génétiques, identifier le sexe du bébé. Il peut être réalisé dès neuf semaines de grossesse sans risque de fausse couche, à partir d’un échantillon de sang de la mère qui contient naturellement des informations génétiques provenant du placenta. Le test, pratiqué par Nicole Stremlau, avait conclu que le risque pour le bébé d’être porteur de trisomie 21 était minimal, moins d’une chance sur 1000.
Avortement : « zones bulles » en Irlande
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Il est affligeant de voir à quelle vitesse les lois, motions et règlements se succèdent en Irlande depuis ce malencontreux référendum de 2018, les pro-avortement y mettent les bouchées doubles. L’une des dernières nouveautés est les « zones bulles » de 500 mètres autour des établissements qui procurent des avortements dans le comté de Louth. 500 mètres ! Je n’ai jamais entendu parler de zones interdites aux pro-vie aussi larges… Extrait de LifeSiteNews :
Laissez un commentaireÀ la suite des modifications sur l’avortement, apportées aux lois irlandaises, qui sont entrées en vigueur au début de cette année, de petits groupes de pro-vie ont organisé des rassemblements devant divers établissements médicaux qui offrent des services d’avortement ou d’orientation vers celui-ci. L’un des endroits où ces vigiles pacifiques ont eu lieu est Our Lady of Lourdes hospital (l’hôpital Notre-Dame-de-Lourdes) à Drogheda.
Comme dans la grande majorité des veillées pro-vie dans le monde, les hommes et les femmes qui y ont participé l’ont fait pacifiquement et sans entraver quiconque d’accéder aux établissements médicaux. Aujourd’hui, cependant, comme cela s’est produit de l’autre côté de la mer d’Irlande à Londres, des mesures juridiques sont prises pour empêcher de telles activités [...]
Le site d’information Drogheda Life rapporte que le conseiller municipal du comté de Louth, Emma Coffey, a proposé « une zone d’exclusion autour de l’hôpital de Lourdes et des autres établissements de santé du comté qui fournissent des services d’avortement ». Son objectif était simple : rendre illégales les protestations contre les installations d’avortement dans le comté de Louth.
Lors d’une réunion du conseil du comté de Louth tenue à Dundalk, le 18 février 2019, la motion du conseiller Coffey a été adoptée avec un vote majoritaire. La motion introduit, par le biais des règlements actuels du conseil, l’interdiction de toute veillée pro-vie tenue à moins de 500 mètres d’un hôpital ou d’une clinique.
Euthanasie : l’affaire Cadotte, un mauvais jugement
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Michel Cadotte, le meurtrier « par compassion » de sa femme qui était rendue à un stade très avancé d’Alzheimer, n’a été reconnu coupable que d’homicide involontaire, d’après le Journal de Montréal. Pourtant, c’est bien exprès qu’il a étouffé sa femme, aussi pourquoi ne pas l’avoir reconnu coupable d’homicide volontaire, le jury a-t-il été influencé par l’atmosphère euthanasique de notre société ? En tout cas, voici un malheureux précédent qui risque d’être suivi d’autres cas semblables si le tribunal ne donne pas une peine assez sévère pour dissuader les éventuels « compatissants, » car l’homicide involontaire n’a pas de sentence minimale.
Dans un de ses articles du Journal de Montréal, Richard Martineau semble approuver le geste de M. Cadotte (encore que sûrement pas la méthode), il raconte combien il a été frappé par l’état d’une de ses tantes qu’il avait rencontrée incidemment à l’hôpital il y a quelques années et il décrit un sombre tableau des effets de la maladie d’Alzheimer sur sa parente, il le met ensuite devant nous dans une perspective de temps plus longue sur dix, quinze, vingt ans, faisant appel à notre imagination pour nous figurer combien serait horrible une telle situation si elle était aussi prolongée.
Bien sûr, je ne m’en vais pas dire que l’état de sa tante n’était pas difficile, mais le défaut de l’exemple de M. Martineau est qu’il ne montre qu’un instant passager et non un long temps comprenant les hauts et les bas, et il ne nous montre qu’une solution pour le bien-être des grands handicapés, l’euthanasie, comme s’il n’y avait pas d’autre solution. Plutôt que de tuer ses proches et ses parents par le biais de l’euthanasie, il vaudrait mieux leur rendre souvent visite, les aider, les consoler.
Mais… « Qu’auriez-vous pu faire à la place de Michel Cadotte ? » écrit M. Martineau. Se retenir. Il est vrai que M. Cadotte prenait soin de sa femme quotidiennement, et cela est à son honneur, mais en quoi sa femme souffrait-elle atrocement ? Je ne l’ai vu dire nul part.
Laissez un commentaireUn suicide assisté douloureux
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Eh oui, le suicide assisté, ou si vous préférez l’euthanasie, peut être douloureux, et cela peut prendre une semaine pour la personne à mourir. Et dire qu’une bonne partie des arguments en faveur de l’euthanasie proclame que celle-ci rendrait la mort plus légère, moins douloureuse et permettrait au patient souffrant atrocement de partir en paix. Eh bien non, l’euthanasie peut faire souffrir, et cela enlève le peu d’arguments que celle-ci avait rassemblés sous sa bannière. Au passage puisqu’il faut le répéter, il existe la sédation palliative qui permet de plonger le patient souffrant dans le sommeil à l’approche de la mort dans le seul but de le soulager, bien que ce processus puisse parfois involontairement accélérer la mort. Une étude publiée dans le journal Anaesthesia explique en long et en large la question de la douce euthanasie douloureuse. Extrait de la Society for the Protection of Unborn Children :
Laissez un commentaire Lire la suiteL’étude prévient qu’il y a « un risque que des citoyens vulnérables soient tués avec des moyens sous-optimaux [douloureux ?], voire cruels »
Cela arrache d’énormes pans d’arguments en faveur du suicide assisté.
[...] une étude publiée dans la revue Anaesthesia indique qu'aucune façon optimale de mettre un patient dans l'inconscient avant de mourir n'a été trouvée et que les patients peuvent actuellement mourir d'une façon « inhumaine. »
Des chercheurs internationaux ont prévenu que toute discussion sur la légalisation du suicide assisté devait aussi traiter des méthodes proposées, car « il existe un risque que des citoyens vulnérables soient tués par des moyens sous-optimaux [douloureux ?], voire cruels ».
[...]
Les auteurs de l’étude déplorent que bien que « les dilemmes éthiques [du suicide assisté] soient largement débattus, les moyens précis qui permettent l’inconscience font rarement l’objet de discussions ».
Virginie Vota dénonce la chasse à l’homme blanc « cisgenre » (normal)

Virginie Vota.
Par Léo Kersausie (Medias-Presse.info)
Virginie Vota rappelle quelques faits d’actualité, de la « Ligue du LOL » aux « parents 1 et 2 », à partir desquels elle démontre comment s’opère en ce moment une véritable chasse à l’homme blanc hétérosexuel.
Laissez un commentaireL'administration Trump réduit de 60 millions de dollars le financement de Planned Parenthood

Donald Trump, président des États-Unis.
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Michael Vadon/Flikcr
Enfin l'administration Trump règle la question des financements fédéraux attribués selon le programme «Title X. » Planned Parenthood continuera quand même à recevoir 500 millions. 60 de moins, ce n'est pas rien. Extrait de LifeSiteNews
Laissez un commentaireLe ministère de la Santé et des Services sociaux (Department of Health and Human Services [HHS]) de l'administration Trump a publié son règlement final modifiant les règles de financement en vertu du programme de planification familiale du Titre X (Title X), une mesure attendue depuis longtemps qui devrait réduire de près de 60 millions de dollars les subventions fiscales fédérales de Planned Parenthood.
Le président Donald Trump a annoncé cette mesure en mai dernier, qui exigera que les établissements fournissant des services du Titre X soient physiquement séparés de ceux qui pratiquent l'avortement ou qui y font référence. En vertu des règles précédentes, les services du titre X et les avortements pouvaient « cohabiter » dans le même centre, à condition que les avortements soient financés par le secteur privé. Désormais, l'argent sera redirigé vers des centres de santé qualifiés pour femmes, qui ne pratiquent pas d'avortements et qui sont beaucoup plus nombreux que les centres de Planned Parenthood aux États-Unis.
Un panneau, au bord d'une route, vante les «mérites» de l'avortement au Colorado
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Bref, de la publicité pour le meurtre des enfants à naître. Extrait de LifeNews :
Laissez un commentaireUn nouveau panneau d'affichage le long de l'inter-États 70 au Colorado accueille les femmes qui veulent avorter leur bébé à naître pour une raison quelconque jusqu'à la naissance.
Le Colorado est l'un des rares États où les avortements sont légaux pendant les neuf mois de la grossesse, et un avorteur de fin de grossesse à Boulder les pratique ouvertement.
L'affiche, payée par ProgressNow Colorado, déclare fièrement : « Bienvenue au Colorado, où vous pouvez obtenir un avortement sûr et légal », rapporte le blog pro-avortement Rewire. Il se trouve sur l'inter-États 70, une autoroute reliant le Colorado et l'Utah, où les avortements sont plus fortement limités.
Le but est d'offrir la publicité aux citoyens de l'Utah et des autres États. Le blog qualifie ironiquement le Colorado de « refuge sûr » pour les femmes des États voisins parce qu'il ne limite pas le meurtre des bébés à naître.
Vatican : Un problème au sommet sur les abus sexuels

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bici/Pixabay
Le sommet sur les abus sexuels tenu par le Vatican depuis le 21 février est un effort très louable, cependant, pour qu'il soit efficace et qu'il en sorte quelques bonnes décisions, il faudrait qu'il vise la vraie source de tous ces abus. Or, la plupart des abus ayant été perpétrés par des ecclésiastiques sur des mineurs sont de nature homosexuelle. Il s'en suit que si l'on veut régler la question des abus, il faut en ôter la cause du milieu ecclésiastique, c'est-à-dire l'homosexualité.
Seulement, d'après Le blogue de Jeanne Smits, les seules interventions officielles connues provenant du collèges cardinalice seront faites par les cardinaux Reinhard Marx, Oswald Gracias et Blase Cupich tous plus ou moins en faveur d'une « ouverture » aux homosexuels (inutile, car l'Église sait déjà les traiter charitablement), le cardinal Luis Tagle pour sa part tient de temps en temps d'étrange propos sur la question. Comment régleront-ils la question ?
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