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Les défis de l’Italie


Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l'Intérieur.

Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Niccolò Caranti/Wikimedia Commons

Ces dernières années, nous avons pu remarquer la montée d’un mouvement de conservatisme, de traditionalisme, de populisme et de nationalisme, observable notamment aux États-Unis, au Brésil, en Espagne, en Pologne, en Hongrie… et en Italie. Il est à noter que le nouveau gouvernement italien est formé de deux partis, la Lega (Ligue) et le Movimento 5 Stelle ou Cinque Stelle (Mouvement cinq étoiles) respectivement souvent désignés comme d’extrême droite et de gauche (être extrémiste n’est en soi pas mauvais, cela signifie seulement, d’après ce que le mot indique et non d’après le sens que beaucoup voudraient lui donner, que l’on est prêt à aller jusqu’au bout d’un résonnement, d’une idée). En fait, la cause de l'alliance de ces deux partis serait le rejet d’un ennemi commun, le mondialisme.

Même si le programme de cet étrange gouvernement contient quelques éléments opposés, il est dans l'ensemble assez harmonieux. On peut facilement souligner les bons côtés de ce programme, comme : la protection de la famille, du mariage et de la natalité, une référence et une révérence marquées envers le catholicisme, un fort attachement aux traditions, l’indépendance de la nation face autres pays ou entités, le contrôle de ses frontières face au submergement étranger. Extrait de First Things :

Le programme éclectique du nouveau gouvernement met l’accent sur l’écologie, affirmant que « l’homme et l’environnement sont les deux facettes d’une même médaille » et appelle à une réduction des émissions de carbone et à la fin des combustibles fossiles. Le caractère idéologique mixte de la nouvelle coalition est illustré par Alberto Bagnai, un économiste eurosceptique de gauche qui représente la Lega au Sénat italien [… il] dénonce la monnaie unique comme un moyen pour l’Allemagne d’exercer sa domination dans la zone euro. Bagnai s’oppose aussi fermement à l’immigration de masse, la qualifiant d’outil pour faire baisser les salaires et accroître l’exploitation des travailleurs […]

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Pour faire face à la crise de la dette publique de l’Italie, le programme rejette les mesures d’austérité et cherche à revoir les traités européens qui les prônent. Au lieu de l’austérité, la coalition a proposé un salaire minimum, un revenu de base universel et un abaissement de l’âge de la retraite. Ce qui a fait sourciller, c’est la proposition de la Lega de mettre en place un système d’impôt à taux fixe plus libertarien. Comment le gouvernement peut-il augmenter ses dépenses tout en diminuant ses recettes ? La coalition affirme que le programme sera financé par l’élimination des inefficacités bureaucratiques et par des subventions de l’UE. Et l’Italie a effectivement un problème de corruption — le Movimento 5 Stelle a construit sa popularité en faisant campagne contre elle.

Le nouveau gouvernement a également un ministre de la famille traditionaliste, Lorenzo Fontana, de la Lega, qui s’oppose à l’avortement et aux unions civiles homosexuelles. L’Italie n’a adopté une loi sur les unions civiles entre personnes de même sexe que depuis l’an dernier et est l’un des rares pays qui n’a pas légalisé le mariage homosexuel [...]

Dans le cadre d’une autre initiative traditionaliste, le programme Cinque Stelle-Lega cherche à inverser la tendance à la baisse du taux de natalité en Italie. Il est nécessaire d’assurer le bien-être de la famille, « dit le programme » [...] Au cours des dernières années, Cinque Stelle et la Lega ont proposé de mettre fin au travail du dimanche. Luigi Di Maio, le dirigeant de Cinque Stelle, a dit : « Une libéralisation débridée nous appauvrit. »

Le programme Cinque Stelle-Lega stipule également qu’il supervisera l’expulsion de 500 000 migrants illégaux vivant actuellement en Italie. Matteo Salvini, le chef de la Lega, qui tient la position la plus forte en matière d’immigration, est devenu le ministre de l’Intérieur sous le nouveau gouvernement […]

La religion joue également un rôle important dans le programme, un rôle souvent négligé par les médias. La Lega a fait pression pour l’enregistrement et la surveillance des mosquées en Italie. Il y a également eu de plus en plus d’appels à l’identité catholique. Di Maio et Salvini ont tous deux fait preuve d’un respect peu commun envers l’Église catholique. En septembre, Di Maio a lancé sa campagne en observant la vieille coutume catholique consistant à embrasser l’ampoule contenant le sang de saint Janvier et à saluer par une inclinaison de la tête le cardinal de Naples. En 2016, devant Santa Maria Maggiore à Rome, Di Maio a dit : « L’Église est ma maison. Je suis catholique. » […]

Le Premier ministre, Giuseppe Conte, un personnage jusqu’alors inconnu, est un ancien gauchiste qui s’est tourné vers le Mouvement des cinq étoiles. Conte a une dévotion pour Padre Pio...

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