Cour suprême des États-Unis : l’opinion du juge Alito face au jugement sur la discrimination basée sur le « sexe »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) : PxHere
Pas plus tard que lundi dernier, le quinze du mois de juin en l’an de grâce 2020, la Cour suprême des États-Unis a fait preuve du plus bel activisme judiciaire, en rendant le jugement Bostock v. Clayton County, Georgia, par une majorité de six juges contre trois.
Le morceau principal de cette décision est d’avoir assimiler la discrimination basée sur le sexe (dans le cadre du Title VII de la Civil Rights Act de 1964, au sujet de l’emploi) à de la discrimination sur ce qui a rapport avec le sexe, ou que l’on y associe, faisant en sorte que renvoyer un employer en raison de son homosexualité reviendrait à le mettre à la porte, non pour son comportement, mais « en raison du... sexe ».
Inutile de dire que ce jugement aura des conséquences catastrophiques sur toute la juridiction américaine, tant dans l’emploi que dans l’éducation, en passant par les prisons, le sport et les organismes religieux…
L’un des juges dissidents de la décision majoritaire, le juge Samuel Anthony Alito, Jr., a rédigé une opinion dénonçant les écarts et les dérives de ses confrères de la Cour suprême (voici le texte intégral, l’opinion dissidente suit le jugement) :
Il n’y a qu’un seul mot pour décrire ce que la Cour a fait aujourd’hui : légiférer. C’est sous la forme trompeuse d’interprétation juridique d’une loi que la Cour publie son document.
Le Title VII de la Civil Rights Act de 1964 interdit la discrimination en matière d’emploi pour l’un des cinq motifs spécifiés suivants : « race, couleur, religion, sexe [et] origine nationale. » 42 U. S. C. §2000e-2(a)(1). Ni l’« orientation sexuelle » ni l’« identité de genre » ne figurent sur cette liste. Au cours des 45 dernières années, des projets de loi ont été présentés au Congrès pour ajouter l’« orientation sexuelle » à cette liste, et ces dernières années, des projets de loi ont également incluant l’« identité de genre ». Mais à ce jour, aucun d’eux n’a été approuvé par les deux Chambres.
[…]
Étant donné qu’aucune modification de ce type au Title VII n’a été adoptée conformément aux exigences de la Constitution (adoption par deux Chambres et présentation au Président, art. I, §7, cl. 2), l’interdiction de la discrimination fondée sur le « sexe » prévue au Title VII signifie toujours ce qu’elle a toujours signifié. Mais la Cour ne s’est pas laissée décourager par ces subtilités constitutionnelles. Usurpant l’autorité constitutionnelle des autres instances, la Cour a essentiellement reformé la disposition du H. R. 5 sur la discrimination en matière d’emploi et l’a publiée sous le couvert d’une interprétation juridique. Il est difficile de se souvenir d’un abus plus effronté de notre pouvoir sur l’interprétation des lois.
Il pourrait regarder du côté du jugement Roe contre Wade… je pense qu’il y verrait un bel exemple tout indiqué en matière de magouille judiciaire.
La Cour suprême confond le concept de « sexe » avec ceux (absurdes) d’« orientation sexuelle » et d’« identité du genre ». Le juge Alito continue :
Laissez un commentaire Lire la suiteLa Cour tente de convaincre les lecteurs qu’elle ne fait qu’appliquer les termes de la loi, mais c’est absurde. Même telle qu’elle est comprise aujourd’hui, la notion de discrimination fondée sur le « sexe » est différente de celle de discrimination fondée sur « l’orientation sexuelle » ou « l’identité de genre ». Dans tous les cas, notre devoir est d’interpréter les termes des lois selon le « sens qu’ils signifiaient aux yeux des personnes raisonnables au moment où ils ont été rédigés ». A. Scalia & B. Garner, Reading Law: The Interpretation of Legal Texts 16 (2012) […] Si chaque Américain vivant avait été interrogé en 1964, il aurait été difficile de trouver quelqu’un qui pensât que la discrimination fondée sur le sexe signifiait discrimination fondée sur l’orientation sexuelle — sans parler de l’identité sexuelle, un concept qui était essentiellement inconnu à l’époque.
La Cour tente de faire passer sa décision comme le produit inévitable de l’école textualiste d’interprétation des lois, défendue par notre défunt collègue le juge Scalia, mais personne ne doit être dupe. Le jugement de la Cour se comporte comme un bateau pirate. Elle navigue sous pavillon textualiste, mais ce qu’elle avance en réalité est une théorie d’interprétation des lois que le juge Scalia a honnie : la théorie selon laquelle les tribunaux devraient « mettre à jour » les anciennes lois afin qu’elles reflètent mieux les valeurs actuelles de la société. Voir A. Scalia, A Matter of Interpretation 22 (1997). Si la Cour estime qu’il est approprié d’adopter cette théorie, elle devrait avouer ce qu’elle est en train de faire.
[...] la question dans ces cas n’est pas de savoir si la discrimination en raison de l’orientation ou de l’identité sexuelle doit être interdite. La question est de savoir si le Congrès l'a fait en 1964.
Il est incontestable que ce n’est pas le cas.
Colombie-Britannique : un juge empêche un organisme de soins palliatifs de se définir chrétien
![]()
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Ake/Rawpixel
C’est sous prétexte de manipulations que le juge a interdit à un organisme en soins palliatifs de se définir comme chrétien, geste qui l'aurait légalement exempté de pratiquer l’euthanasie dans son hospice, selon LifeSiteNews :
Un juge canadien a empêché un organisme de soins palliatifs d’organiser un vote des membres, en vue de devenir une association chrétienne, ce qui, si la proposition avait été adoptée, l’aurait exemptée de l’obligation légale d’autoriser l’euthanasie — la mise à mort de patients malades par piqûre létale — sur place.
La Delta Hospice Society qui gère l’Irene Thomas Hospice, un établissement de dix lits, a prévu de lancer le vote par correspondance auprès de ses 1 500 membres lors d’une réunion spéciale ce lundi.
Mais le juge Shelley Fitzpatrick de la Cour suprême de Colombie britannique a ordonné l’annulation de la réunion à la demande de trois anciens membres pro-euthanasie du conseil d’administration, rapporte la CBC.
Le prétexte :
Le requéreur pro-euthanasie Chris Pettypiece a déclaré à la CBC que le juge avait statué le 12 juin que le conseil d’administration de l’association avait agi de mauvaise foi, dans le but de manipuler le vote par le rejet de demandes d’adhésion.
Pettypiece a déclaré que le juge ordonna au conseil de fournir une liste de tous les membres et de toutes les demandes rejetées aux requérants, qui comprennent également l’ancien président du conseil Jim Levin et l’ancienne directrice exécutive par intérim de l’hospice Sharon Farrish.
Mais Mme Ireland [présidente du conseil] a fait valoir dans une déclaration sous serment que le conseil d’administration avait rejeté 310 demandes d’adhésion et en avait accepté d’autres sur la base de ce qu’il pouvait ou non déterminer si un candidat respecterait la constitution de l’organisme, conformément à la loi sur les sociétés qui stipule que les membres « doivent respecter la constitution et les règlements ».
Elle a souligné que la société perdrait 11 500 dollars en « coûts irrécupérables », dont les 8 500 dollars dépensés pour l’impression et l’envoi des bulletins, si la réunion spéciale était annulée ou reportée.
Le conseil municipal de Delta s’en mèle aussi :
Laissez un commentairePar ailleurs, le conseil municipal de la ville de Delta a approuvé à l’unanimité une motion lundi, informant le conseil d’administration de l’association que sa friperie, qui collecte des fonds pour ses programmes à domicile, perdra son exonération fiscale si l’association modifie ses statuts pour limiter l’adhésion de nouveaux membres, rapporte le Delta Optimist.
Québec : Réouverture des églises le 22 juin

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Bukowskis/Wikimedia Commons
L’Assemblée des évêques catholiques du Québec nous apprend dans un communiqué de presse que le gouvernement a décidé le déconfinement des lieux de culte pour le 22 juin, lundi (pourquoi pas le 21 juin, dimanche ?) :
Montréal, le 17 juin 2020 – Le gouvernement a annoncé lundi dernier qu’à partir du 22 juin prochain les rassemblements intérieurs dans les lieux publics étaient autorisés, jusqu’à un maximum de 50 personnes. Cela signifie qu’à nouveau, sous l’autorité des diocèses, les communautés chrétiennes pourront, chacune à leur rythme, se réunir pour se retrouver, célébrer leur foi et rendre grâce à Dieu […] des protocoles sanitaires spécifiques à la liturgie catholique ont été préparés et approuvés par les autorités de santé publique. Les équipes paroissiales sont actuellement à pied d’œuvre […]
C’est une bonne nouvelle, mais je serais curieux de voir en quoi consistent ces protocoles « sanitaires » mis en place pour un coronavirus qui tue, au plus, deux personnes sur mille, et des gens bien particuliers.
Laissez un commentaireLa Grande-Bretagne maintient l’imposition de l’avortement à l’Irlande du Nord malgré ses protestations
![]()
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Chanikarn Thongsupa/Rawpixel
Le Gouvernement britannique avait profité l’année dernière de l’absence de gouvernement siégeant en Irlande du Nord pour imposer à cette nation constitutive un fort élargissement des limites d’avortement. Depuis que le gouvernement nord-irlandais s’est reformé, il a protesté contre la dictature de Londres qui a profité d’un moment de crise pour le contourner. La majorité de la population également est mécontente de cet empiétement sur leur autonomie, résultant déjà en plusieurs centaines d’avortements de bébés innocents. Selon Gènéthique :
Laissez un commentaireLa Chambre des Lords soutient massivement le projet visant à libéraliser l’avortement au Royaume-Uni, malgré l’opposition de l’Assemblée d’Irlande du Nord. Ce projet de loi ouvre la voie à l’avortement des enfants à naître, même avec des handicaps relativement légers. Il permet notamment d’avorter jusqu’à sa naissance un enfant même en bonne santé, dès lors qu’il a une fente labiale, une fente palatine ou encore s’il est atteint de trisomie 21.
L’Irlande du Nord a pourtant clairement manifesté son opposition à ce projet de loi : « Sur nos 90 députés, 75 ont voté contre les dispositions pour des raisons de handicap. Lorsque le Bureau d’Irlande du Nord a mené sa courte consultation, 79 % des personnes interrogées ont rejeté ces propositions » a souligné La Baronne Nuala O’Loan [membre de la Chambre des Lords].
Deux femmes pro-vie noires arrêtées devant un avortoir, mais Black Lives Matter manifeste

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Il y a un évident parti pris dans la façon de traiter les pro-vie et les manifestants « antiracistes ». On ne sait trop pourquoi, si ce n’est que les autorités de l’État de New York sont pro-avortement, deux personnes éminemment noires ne peuvent pas protester contre le fléau de l’avortement devant un avortoir alors que des foules de plusieurs milliers de personnes manifestent comme bon leur semble. Selon LifeSiteNews :
Le 30 mai, Bevelyn Beatty et Edmee Chavannes se tenaient devant le Margaret Sanger Center Planned Parenthood de Manhattan dans l’espoir de persuader les femmes y entrant de ne pas se faire avorter, rapporte Live Action. Un garde de sécurité appela la police, qui leur ordonna de partir pour raison de « distanciation sociale ». N’obtempérant pas à l’injonction, elles furent arrêtées.
Planned Parenthood, ne suis « pas la distanciation sociale, remarquez-le bien - la personne avec qui je me trouve vit avec moi, aussi nous n’avons pas besoin d’observer une certaine distance entre nous. Mais la police disait que nous violions la distance sociale et les seuls qui étant censés être là sont ceux qui travaillent [à la clinique] », déclara Beatty à Live Action News. « Nous pensons que c’est un prétexte de plus employé par le maire de Blasio et le gouverneur Cuomo pour faire avancer ce plan [de l’avortement], car la réalité est la suivante : en quoi l’avortement est-il essentiel ? Comment se fait-il que les magasins soient fermés et que nous ne puissions pas aller au Red Lobster, que nous ne puissions pas aller à l’église ou fraterniser, mais que vous puissiez quand même aller tuer un bébé ? »
Un traitement inégal :
Beatty et Chavannes dirent à Fox News que l’hypocrisie de la situation était manifeste. « C’est une déclaration évidente de leur partialité maintenant. C’est flagrant maintenant », affirma Beatty. « C’est vraiment un parti pris contre les chrétiens, contre les abolitionnistes pro-vie. »
Le pro-avortement Black Lives Matter :
Laissez un commentaire« Nous sommes des femmes noires mais nous ne soutenons pas Black Lives Matter parce que ce groupe marche la main dans la main avec le Planned Parenthood qui tue les bébés afro-américains », poursuivit-elle. « Ce sont de fourbes hypocrites... »
Le Sénat de France vote la vérification de l’âge sur sites de porno

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : photoroyalty/Freepik
Le Sénat de France a voté un amendement à la loi contre les violences conjugales, y rajoutant la vérification obligatoire de l’âge à l’accès des sites de pornographie, afin d’empêcher les mineurs de les visiter, annoncent Pierre-Marie Sève, délégué général de Stop au porno, et Constance Prazel, vice-présidente de Stop au porno sur Le Salon Beige :
Le 9 juin dernier, le Sénat a déposé et voté un amendement à la loi contre les violences conjugales, ajoutant dans le texte l’obligation pour les sites pornographiques de vérifier l’âge de leurs utilisateurs. Il est intéressant de constater qu’à cette occasion, le combat contre les méfaits de la pornographie vienne s’insérer dans une réflexion plus large, sur les violences conjugales. Il n’y a là point de hasard : l’augmentation dramatique des violences dans les couples se nourrit bien entendu de la vision dévoyée de la sexualité et des rapports entre l’homme et la femme véhiculée par les contenus pornographiques.
L’objectif de l’amendement est clair : empêcher les mineurs d’accéder aux sites pornographiques. Il reprécise et renforce une disposition déjà contenue dans la proposition de loi votée en première lecture à l’Assemblée en janvier.
Cependant, il est un peu tôt pour chanter victoire, une telle disposition sera-t-elle efficace ? La Grande-Bretagne avait voté en 2017 une loi similaire :
Alors que le Royaume-Uni a voté une loi similaire en 2017, les solutions techniques et les discussions sans fin ont empêché, à ce jour, d’avoir un contrôle effectif de l’accès aux sites pornographiques.
Il faudrait que le gouvernement prenne des mesures plus draconiennes contre la pornographie pour obtenir de meilleurs résultats.
Laissez un commentaireCour suprême des États-Unis : discriminer un homosexuel c’est discriminer selon le sexe…

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Shutterstock
La Cour suprême des États-Unis a émis un jugement dans lequel il assimile la discrimination dans l'emploi contre les homosexuels et les transgenres à de la discrimination selon le sexe, bien que dans les faits cette discrimination soit plutôt selon le comportement ou des prétentions (d’être femme quand on est un homme), par rapport au sexe certes, mais non contre la nature de la personne (ou selon son sexe).
Six juges de la cour ont interprété le sens du terme « sexe » d’une nouvelle façon dans le Title VII de la Civil Right Act, loi sur laquelle se concentrait le jugement et qui protège les citoyens de la discrimination dans l’emploi. Ces juges prétendaient vouloir éviter d’interpréter l’intention des législateurs qui ont voté la loi pour ne se fier qu’au seul texte.
Les deux des cinq juges dits conservateurs se sont joints aux quatre juges gauchistes de la cour : Neil Gorsuch et John Roberts — on voit de quel côté ils se rangent maintenant — c’est même Neil Gorsuch qui a rédigé l’opinion de la majorité. D’après LifeSiteNews :
Le raisonnement de la majorité va à l’encontre à la fois de la signification légale du terme « sexe » tel qu’il l’était en 1964 et de l’intention évidente des législateurs qui ont rédigé et adopté le Civil Rights Act, comme l’explique John Bursch, avocat principal de l’Alliance Defending Freedom (ADF). « Il est incontestable qu’en 1964, le terme “sexe” était publiquement compris, comme il l’est aujourd’hui, comme désignant le sexe biologique* : homme et femme », écrit-il. Après tout, le terme « “identité de genre” ne faisait même pas partie du lexique américain à l’époque. Il a été utilisé pour la première fois lors d’une conférence médicale européenne en 1963. Et aucun semblant de ce terme n’est apparu dans la loi fédérale avant 1990 ».
Mais l’opinion de Gorsuch a remis en question la notion d’intention d’auteur, un principe fondamental de la tradition légale de l’interprétation selon l’origine (judicial originalism), en déclarant que les juges « ne sont pas libres d’ignorer les décrets pleinement statutaires sur la base de rien de plus que des suppositions sur les intentions ou des suppositions sur des perspectives. Dans le Title VII, le Congrès a adopté un langage large rendant illégal pour un employeur de se baser sur le sexe d’un employé à fin de renvoi ».
Pourtant, c’est encore une affaire d’interprétation de la loi dans le cas présent.
Remarquons au passage que le juge Brett Kavanaugh, sur lequel les pro-vie comptent pour infirmer Roe vs Wade, a salué cette débâcle de nouveaux droits pour les transgenres et les homosexuels, regrettant toutefois l'entorse faite à l'esprit de la loi... Ça ne s'annonce pas bon avec ce juge-là.
Laissez un commentaire Lire la suiteDirecteur de la Santé publique de Nouvelle-Écosse : les églises pourraient ne pas retrouver leur pleine capacité avant 1 ou 2 ans

Robert Strang, directeur de la Santé publique de Nouvelle-Écosse.
Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gouvernement de Nouvelle-Écosse/YouTube
La plupart des provinces canadiennes ont permis l’ouverture des églises, ou leur prochaine réouverture, excepté le Québec. Cependant, cette « permission » s’accompagne de mesures restrictives, visant à aseptiser les relations humaines et celles que nous entretenons avec Dieu. On pourrait penser que tout ce cirque ne durera pas longtemps, mais les autorités tiennent mordicus à nous imposer leur dictature. D’après le directeur de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse, les églises ne devraient pas retrouver leur pleine capacité d’accueil avant qu’un vaccin (douteux, tant en efficacité qu’en sa fabrication) contre le coronavirus ne soit produit, ce qui devrait prendre un à deux ans. Dans une ou deux années, la « pandémie » ne sera-t-elle donc pas passée ? C’est de la folie furieuse. Selon LifeSiteNews :
Le directeur de la Santé publique de la Nouvelle-Écosse a déclaré la semaine dernière [31 mai-6 juin] sur un forum en ligne que les services religieux ne retrouveraient pas leur pleine capacité avant plus d’un an, peut-être même deux.
Le Dr Robert Strang, qui fait également partie du Comité consultatif spécial sur la COVID-19 émettant des avis sur la politique nationale en matière de protocoles sur le coronavirus, a fait ses remarques lors d’un forum du Global Leadership Network le 28 mai dernier, rapporte le Catholic Register.
Les églises doivent s’attendre à ce que la participation soit limitée à 50 personnes, et « au maximum » 100, pendant un an ou deux, jusqu’à ce qu’un vaccin COVID-19 soit trouvé ou que les Canadiens acquièrent l’« immunité collective », déclara le Dr Strang.
Il semble exclure indéfiniment l’idée que les services religieux puissent reprendre pleinement.
« Il est très douteux que cela puisse être fait en toute sécurité dans notre nouvelle normalité », a déclaré Strang.
Attention ! Ne l’oubliez surtout pas (ils ne vous laisseront pas oublier), nous sommes dans une « nouvelle normalité »… Ce qui était normal avant ne le sera désormais plus, cela signifie-t-il que ce qui était anormal le sera maintenant ? Combien de comportements et d’habitudes humains et sains (comme se serrer la main) passeront à la trappe ?
Ne pas chanter :
Le « milieu le plus à risque » est celui où un grand nombre de personnes se rassemblent pendant de longues périodes, soutenait Strang. Il trancha également sur le fait que chanter et jouer d’instruments à vent augmentait « considérablement le risque » de propagation du virus.
Enfin… pas les orgues, j’imagine.
Laissez un commentaireQuand, une personne devient-elle une personne ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik
La question la plus importante du débat sur l’avortement repose sur la nature de son objet : ce que certains appellent un « amas de cellules » (ignorant par là même les principes les plus fondamentaux de la science), d’autres un « embryon » ou un « fœtus » (humain… ce qu’ils oublient) et d’autres encore un « être humain », nom que je retiendrai dorénavant.
Cette question tient à la négation d’une présence personnelle en l’être humain dès sa conception, cas dans lequel plusieurs se croient autorisés à mettre fin à sa vie avant sa naissance, et à l’affirmation que l’être humain est une personne dès la conception, ce qui exclue de facto (bien que pour certain le fait d’être innocent ne vous protège pas d’un assassinat légal) la mise à mort de l’être humain innocent jusqu’à sa mort naturelle.
C’est dans un texte fortement intéressant, paru sur OnePeterFive et dont voici quelques extraits ci-dessous, que Peter Kwasniewski, théologien thomiste, explique les divers raisonnements, basés sur la philosophie aristotélico-thomiste, qui démontrent l’inanité des arguments déshumanisant l’être humain. Je vous présente l'un des principaux thèmes d'arguments.
Si nous ne devenions une personne qu’au moment où nous commençons à justement raisonner, nous ne le serions pas avant l’âge de six ans :
Déjà le début des temps modernes, le physicien anglais William Harvey (1578-1657) avait pu observer la formation complexe des parties du corps aux premiers stades de la grossesse, et il émit l’hypothèse selon laquelle l’animal [rationnel] entier était présent dès le moment de la conception, bien qu’en puissance. Harvey a appliqué la doctrine de l’acte et de la puissance d’Aristote de manière plus cohérente que son auteur même ne l’avait fait.
La plupart des éthiciens catholiques du siècle dernier adoptèrent comme position la plus plausible le fait que l’animation — c’est-à-dire l’implantation de l’âme rationnelle, le principe de la vie humaine — se produit au moment de la conception, puisque chaque moment suivant semble n’être que le déploiement d’un modèle préexistant, une explicitation de ce qui est implicite. Il n’existe pas de ligne de démarcation évidente entre le non rationnel et le rationnel. Si l’on voulait vraiment faire du raisonnement réel la marque distinctive de l’humain, alors on ne pourrait pas être défini comme humain avant l’âge de six ans environ. Lorsqu’il s’agit de l’épanouissement complet de l’identité humaine, il est évident que nous avons affaire à quelque chose qui reste « en puissance » pendant assez longtemps. On peut rappeler ici la thèse poignante de Jean Piaget (1896-1980) selon laquelle un enfant termine son développement humain dans l’« utérus social »* de la famille dans laquelle il est né.
L’être fini est déjà présent dans ses capacités… embryonnaires :
Sachant ce que nous connaissons aujourd’hui sur les cellules et l’ADN, nous réalisons que même les êtres vivants les plus simples, comme les amibes ou les paramécies, ont une complexité de structure presque insondable. Cela est encore plus vrai pour le zygote humain. La matière est aussi prête qu’elle ne le sera jamais à recevoir sa forme, l’âme rationnelle. Si nous prenons l’âme comme un principe immatériel entièrement présent dans chaque partie, donnant l’être au corps, nous ne penserons pas que l’âme a besoin de vastes organes pour son existence ; elle n’en a besoin que pour l’opération de ses puissances. En d’autres termes, ce qui est nécessaire pour que l’âme soit reliée à la matière première est la capacité primordiale de fonctionnalité différenciée, et non une architecture finie de fonctionnement actuel. Une telle capacité est possédée en vertu de l’ADN humain dans sa structure cellulaire, puisque de cette source fondamentale procèdent toutes les parties ultérieures.
Comme une pièce de musique enregistrée est entière sur le disque et n’a besoin que d’être exprimée, l’être humain est complet, même dans le zygote unicellulaire humain : On pourrait objecter que « ce que nous voyons ici » n’est pas seulement un tas de cellules. On voit très bien ce qui se passe à l’intérieur de ces cellules : les gènes humains vont orienter l’embryon vers la formation d’un corps humain avec toutes ses structures spécifiques dont le cerveau, qui semble intégrer le fonctionnement de l’organisme et qui est le principal organe utilisé par les puissances intellectuelles de l’âme. Cette information génétique est matérielle et déjà humaine — spécifiquement la matière humaine, à savoir le plan primordial du corps et de tous ses organes. Cette petite « chose » ne peut devenir un arbre ou un chat, et il n’y a de phase dans son développement où il est une plante ou quelque animal. Il est toujours un homme parce qu’il en a toutes les structures déjà présentes sous une forme condensée, de même que celui qui possède un opéra de Mozart sur un CD-ROM possède l’opéra entièrement présent sous forme d’information, qu’il soit joué par les haut-parleurs ou non. Il n’y a rien à ajouter pour compléter l’opéra, mais seulement pour le traduire sous forme audible.
*Traduit de l'anglais. — A. H.
Laissez un commentaireLes provinces canadiennes autorisent plus ou moins l’ouverture des églises, sauf le Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Thomas Vitali/Pexels
Les provinces du Canada ont toutes permis l’ouverture des églises, ou leur réouverture prochaine, accompagnée de restrictions et mesures qui varient d’un gouvernement à l’autre (ab gubernatione usque ad gubernationem*), excepté le Québec, bon dernier dans son déconfinement.
Serait-ce parce que Québec est la province la « plus touchée » par le coronavirus ou est-ce à cause du laïcisme maladif de ses dirigeants ? Peut-être les deux. Les évêques (qui s’étaient dépêchés de fermer les églises avant l’interdiction des rassemblements…) ont pourtant présenté un plan de mesures pour les messes. Toujours est-il qu’on aura fait passer en général dans tout le Canada, mais surtout au Québec, les marchands avant le temple.
Usquequo Domine ?**
* de gouvernement en gouvernement
** Combien de temps, Seigneur ?
Laissez un commentaire