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« La complainte de l’embryon »

Par le Père Augustin-Marie Aubry (chemere.org)

Nous reproduisons ici, avec la permission du site chemere.org, « La complainte de l’embryon » qui met en valeur l’enfant à naître dont la vie sera brutalement enlevée par l’avortement. A.H.

Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.

Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.

Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au-dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.

Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec mes yeux fermés et mes petits poings serrés. Je ne peux crier. Je suis trop petit, je suis minuscule, je ne suis qu’un embryon.

Je suis là, mais on ne me voit pas. Je suis là, mais on ne veut pas de moi. Je ne blesse personne, mais on en veut à ma vie. Je ne fais rien et je suis déjà un danger. Je suis innocent, mais je suis déjà condamné.

Le monde du dehors a décidé que moi au-dedans je n’étais pas attendu, que je n’étais pas le bienvenu. Je suis là, dedans, mais dehors personne ne veut s’occuper de moi. On ne veut pas de moi. Je suis minuscule, mais je dérange. Je ne crie pas, je ne fais pas de bruit, je ne bouge presque pas, mais je gêne déjà.

Ma vie va s’arrêter à l’intérieur. L’extérieur m’est interdit. On va m’éliminer. On va me tuer. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas demandé à venir à l’existence. Maintenant que j’existe, on veut me faire retourner au néant. On veut briser la chaîne. Je ne comprends pas. Je ne suis qu’un embryon, dont le monde ne veut pas. Je vais rester dans la nuit. Je ne verrai pas le jour.

Aidez-moi !

Père Augustin-Marie Aubry

Actuailes n° 86

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Les législateurs agissent enfin pour protéger les enfants contre le fléau de la pornographie en ligne

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Adobe Stock

13 février 2023 (LifeSiteNews) — Il aura fallu une prise de contrôle quasi totale des jeunes esprits par l’industrie de la pornographie numérique pour réveiller les législateurs, mais le troupeau commence enfin à bouger. Au Royaume-Uni, le premier ministre Rishi Sunak fait face à la pression des députés conservateurs pour durcir le projet de loi tant attendu sur la sécurité en ligne, qui obligera tous les sites pornographiques à mettre en place des systèmes de vérification de l’âge dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du projet de loi — de nouveaux amendements qui seront probablement débattus ce mois-ci exigeront que les sites utilisent le même processus de vérification (téléchargement d’une pièce d’identité ou d’une carte de crédit) que les jeux d’argent en ligne.

James Bethell, un pair conservateur de la Chambre des Lords, n’a pas mâché ses mots : « Ce dont nous avons besoin, c’est d’un calendrier précis et d’un engagement clair et net en faveur d’une vérification obligatoire et stricte de l’âge. Les dispositions actuelles ne sont que des vœux pieux qui laissent ouvertes trop de failles, sans aucun contrôle ni calendrier. »

De l’autre côté de l’Atlantique, les législateurs font entendre des voix similaires. Seize États américains ont déclaré que la pornographie était une crise de santé publique, notamment l’Arkansas, l’Arizona, la Floride, l’Idaho, le Kansas, le Kentucky, la Louisiane, le Missouri, le Montana, l’Oklahoma, la Pennsylvanie, le Dakota du Sud, le Tennessee, l’Utah et la Virginie.

La Louisiane, quant à elle, a effectivement adopté un projet de loi sur la vérification de l’âge. La loi HB 142 exige la vérification de l’âge sur tout site contenant 33,3 % ou plus de matériel pornographique. Si les sites ne parviennent pas à mettre en place des systèmes efficaces, les internautes pourront poursuivre la société pornographique si un enfant y a accès.

Le législateur de l’État, Laurie Schlegel, qui s’occupe de patients souffrant de dépendance sexuelle, estime qu’il s’agit d’une première étape indispensable. « La pornographie détruit nos enfants et ils y ont un accès illimité sur Internet. Si les sociétés de pornographie ne sont pas responsables, je me suis dit que nous devions aller de l’avant et les tenir pour responsables », a-t-elle déclaré.

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Le « droit à l’avortement » est « fragile » au Canada ?

Je viens de découvrir la nouvelle pièce « Clandestines » par l’entremise d’un message envoyé à notre page Facebook CQV. (La présentation de cette pièce s’est terminée à Montréal le 11 février.) C’est une dystopie similaire à «La servante écarlate » de l’auteure canadienne Margaret Atwood, mais beaucoup plus tôt dans le futur (2025). Les auteurs craignent que les groupes « anti-choix » (c’est nous !) deviennent « plus jeunes » et « plus politiques ». Le but de la pièce est de montrer à quel point le « droit à l’avortement » est « fragile » au Canada (une bonne nouvelle !) et à quelle vitesse les choses pourraient changer « pour le pire » (lire : pour le mieux). J’ai trouvé particulièrement intéressant de voir comment ils craignent que nous n’utilisions les avortements au 3e trimestre comme moyen d’éroder davantage les « droits à l’avortement ».

Bande-annonce : 

Si vous aimeriez en savoir plus sur cette pièce, vous pouvez lire un article qui en est élogieux, du point de vue pro-avortement, ici.

Encore une fois, inutile de se tordre en contorsions intellectuelles pour comprendre la question de l’avortement. Car elle est vraiment simple : si l’enfant à naître est humain et a des droits, il faut le défendre comme tout autre être humain. Une femme enceinte en difficulté n’est pas forcée à avoir recours à l’avortement; elle peut être appuyée financièrement et même un couple adoptif peut être trouvé pour prendre la garde de son enfant. Un monde où l’avortement serait illégal n’a pas à être un monde dystopique à la « Servante écarlate » ou comme celui dépeint dans la pièce « Clandestines »; il pourrait en être un qui a un rapport plus sain envers la sexualité et aussi qui offre, pour les femmes enceintes en difficulté, des solutions autres que la mise à mort de leur enfant.

Vôtre pour la Vie,


Georges Buscemi

Nos vidéos de la semaine : 


Georges Buscemi parle du bébé Daniel et d'autres enjeux pro-vie sur Théovox


Conférence de presse de CQV sur l'affaire du bébé Daniel (avortement à 38 semaines de gestation)

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Pro-vie Milléniaux : Kim Headley de Campaign Life Coalition


Kim Headley lors de notre événement « Étudiants pour la vie » en janvier 2023 — Photo : Joanne D’Arc

Par Joanne D’Arc pour Campagne Québec-Vie

Le samedi 14 janvier 2023, Campagne Québec-Vie a organisé un événement intitulé « Étudiants pour la vie » à Montréal, Québec.

Cet événement avait pour but d'encourager tous les étudiants pro-vie à se réunir pour un après-midi de discussion, de formation et de réseautage.

Nous avions invité plusieurs conférenciers, dont Kim Headley, assistante coordinatrice jeunesse de Campaign Life Coalition, afin qu’elle nous présente son engagement pour la culture de vie.

Kim a accepté de s'entretenir avec nous après l'événement, afin que vous puissiez mieux la connaître et en apprendre davantage sur les raisons pour lesquelles vous devriez vous impliquer dans Étudiants pour la Vie à Montréal. 

Campagne Québec-Vie : Pouvez-vous vous présenter, nous dire quel est votre âge et votre poste actuel ?

Kim Headley de CLC : Je m'appelle Kim Headley. J'ai 27 ans et je suis originaire d'Aurora, en Ontario. J'ai étudié le commerce au Collège Seneca à Toronto et la comptabilité au Collège Ensign à Salt Lake City, Utah. Je travaille maintenant en tant qu'assistante coordinatrice jeunesse et assistante administrative à Campaign Life Coalition. Certaines de mes responsabilités consistent à planifier des activités pour les jeunes, comme des soirées de films pro-vie, des soirées de jeux, des activités de clubs pro-vie virtuels, à planifier le voyage annuel à Washington DC pour la Marche pour la vie, ainsi qu'à planifier le sommet national des jeunes et le banquet ici au Canada. J'aide aussi à faire du contenu pour les médias sociaux sur nos comptes Instagram et TikTok et j’effectue différentes tâches administratives et de bureau pour aider notre équipe comptable.  

Campagne Québec-Vie : Depuis combien de temps travaillez-vous pour CLC ? 

Kim Headley de CLC : Neuf mois ! J'ai commencé comme stagiaire en mai 2022 et j'ai été embauchée à temps plein en septembre 2022.  

Campagne Québec-Vie : À quoi ressemble une de vos journées de travail ?

Kim Headley de CLC : Cela dépend ! Parfois, j'envoie des courriels toute la journée à différentes écoles, parfois je suis dans notre système de comptabilité en train de tenir les comptes à jour, et parfois je peux être en train de planifier le prochain événement pour les jeunes. Chaque jour, je fais un peu de travail de proximité avec les jeunes et de tâches administratives.  

Campagne Québec-Vie : Quel est l'aspect le plus important de votre travail ?  

Kim Headley de CLC : Le plus grand projet de CLC chaque année est la Marche pour la vie. La partie la plus importante de mon travail est d'aider à planifier toutes les activités pour les jeunes, comme la veillée aux chandelles pour les victimes de l'avortement, le banquet des jeunes, ainsi que le sommet des jeunes. 

Campagne Québec-Vie : En janvier, nous avions eu le plaisir d'accueillir une conférence Étudiants pour la Vie au cours de laquelle vous avez partagé votre témoignage sur la façon dont vous êtes devenu pro-vie. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'assister à cet événement, pouvez-vous expliquer votre parcours en quelques mots ?

Kim Headley de CLC : En grandissant, j'étais pro-choix. Ce n'est qu'au cours de mon premier semestre à l'université, dans ma classe d'anglais, que tout a changé, et cela s'est passé d'une manière à laquelle je ne me serais jamais attendue. Mon professeur a demandé à tous les élèves de faire une vidéo sur un sujet de leur choix. Une fille de ma classe a fait son devoir sur les violations des droits de l'homme. Elle a commencé par montrer des photos de victimes de différentes injustices, en disant qu'elles étaient horribles et mauvaises, tout en étant tout à fait légales à l'époque. Puis elle a montré la photo d'un fœtus avorté... 

Je ne peux toujours pas oublier cette image. C'était la première fois que je voyais une photographie de victime d'avortement. Ma camarade de classe a dit que c'était également horrible et mauvais, même si c'est actuellement autorisé au Canada. Je n'arrivais pas à croire ce que je voyais : en fait, c’était à ça que ressemblait un avortement. Avant cet instant, je pensais que l'enfant à naître n'était qu'un « amas de cellules ». C'est le mensonge que l'on nous raconte à tous, n'est-ce pas ? Cette photo m'a obligée à réévaluer mon opinion sur l'avortement, mais je ne suis pas devenue pro-vie du jour au lendemain.

Pendant des mois, cette image s'est insinuée dans mon esprit. Je n'arrivais pas à l'oublier. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à m'intéresser de plus près à la question et à faire mes propres recherches, et c'est ainsi que j'ai commencé à devenir de plus en plus pro-vie. Plus tard, j'ai vu une vidéo d'un avortement du premier trimestre, et c'est tout. J'en avais fini d'être pro-choix. J'étais pro-vie, à ce moment précis, sans exception, mais si je devais être « pro-vie » maintenant, comment pouvais-je rester assise sans rien faire ? Il ne me suffisait pas d'être pro-vie. Je ne pouvais pas me contenter d'avoir cette opinion et ne rien faire pour [empêcher] que ces bébés soient tués. 

J'avais besoin de m'impliquer davantage dans le mouvement pro-vie, alors j'ai cherché sur Google les organisations pro-vie de Toronto et j'ai trouvé Toronto Right to Life, où j'ai reçu une formation en apologétique sur la façon d'avoir des conversations efficaces sur l'avortement. Ensuite j’ai participé à "Choice? Chain" avec Toronto Against Abortion, un projet entre Toronto Right to Life et CCBR. Après un certain temps de militantisme occasionnel, j'ai décidé que j'avais encore besoin de faire plus pour le mouvement. Je voulais utiliser mon temps de façon encore plus productive. J'ai donc décidé de faire un stage d'été en faveur de la vie.

L'été dernier, j'ai eu le privilège de faire un stage pour Campaign Life Coalition et j'ai été embauchée à temps plein en septembre. Maintenant, je peux travailler à temps plein dans le mouvement pro-vie, en utilisant les compétences acquises lors de mes études, tout en faisant quelque chose qui me passionne.


Kim Headley partageant son témoignage lors de notre événement Étudiants pour la Vie en janvier - Photo : Joanne D’Arc

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Un nouveau-né stupéfie les infirmières en sortant du ventre de sa mère avec un stérilet à la main


Violet Quick et son fils Rudy.

Par Mary Zwicker — Traduit par Campagne Québec-Vie

13 février 2023 Idaho (LifeSiteNews) — Un petit garçon en bonne santé a choqué les médecins et les infirmières en sortant du ventre de sa mère en tenant fermement à la main son dispositif intra-utérin (DIU).

Fin janvier, Violet Quick, 20 ans, une étudiante de l’Université Brigham Young (Idaho) originaire de Caroline du Nord, a filmé la victoire de son fils Rudy sur le contrôle des naissances dans une vidéo qui a amassé plus de 22 millions de vues sur TikTok avant qu’elle ne choisisse de la rendre privée.

« Quand toutes les infirmières viennent voir un bébé avec son stérilet », a-t-elle commenté dans son court-métrage.

Quick, mariée à 19 ans, s’est fait implanter le stérilet Skyla parce qu’elle et son mari John Francis voulaient éviter d’avoir des enfants pour le moment. Cependant, après des semaines de nausées et sept tests de grossesse positifs, Quick s’est rendue aux urgences où on lui a dit qu’elle était enceinte malgré l’implant qu’elle avait reçu seulement 9 mois auparavant.

« Je ne savais pas ce qui se passait, alors j’ai fait un test de grossesse, et il a été positif tout de suite », a déclaré Quick, expliquant que la grossesse était la dernière chose à laquelle elle s’attendait à ce moment-là. « Ils étaient tous positifs, et je suis en fait allée aux urgences et j’étais enceinte de sept semaines ».

Les stérilets en cuivre et les stérilets hormonaux peuvent empêcher une grossesse en épaississant la glaire cervicale afin d’empêcher les spermatozoïdes d’atteindre et de féconder un ovule et également en stoppant l’ovulation. Cependant, les stérilets fonctionnent le plus souvent comme des abortifs en affaiblissant la muqueuse utérine pour empêcher un ovule fécondé de s’incruster dans l’utérus.

Au cours de la dernière décennie, le dispositif intra-utérin (DIU) est devenu une méthode de contrôle des naissances de plus en plus populaire. Un rapport publié par le CDC en 2020 a révélé qu’entre les années 2017 et 2019, 10,4 % des 65,3 % de femmes âgées de 15 à 49 ans aux États-Unis utilisaient le stérilet comme principale forme de contrôle des naissances.

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Le but de l’éducation : le message intemporel pour les parents du Lion de Münster


Le cardinal Clemens August von Galen, archevêque de Münster.

Par John Smeaton (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons

Ceci est le premier d’une nouvelle série d’articles, enracinés dans l’enseignement de Divini Illius Magistri, qui cherche à aider les parents à préparer leurs enfants à vivre en chrétiens matures en des temps dangereux. Aujourd’hui, un environnement mondial toxique — y compris, malheureusement, au sein du gouvernement de l’Église — voit l’enseignement catholique sur le mariage et le caractère sacré de la vie humaine constamment mis à mal. Nous commençons par explorer l’enseignement catholique sur l’objectif de l’éducation.

Le 20 juillet 1941, à l’apogée du pouvoir d’Hitler, Mgr Clemens August von Galen, archevêque, a prononcé l’un des trois sermons historiques, dans l’église Notre-Dame (Liebfrauenkirche) de Münster, dénonçant les injustices « criant vers le ciel » de la part du Reich. Dans des termes qui résonneront à travers les siècles, l’archevêque a exhorté les parents à ne pas négliger leur « devoir le plus sacré » de résister aux « faux enseignements et à la fausse morale » auxquels la jeunesse allemande était soumise. Il leur a demandé de garder fermement à l’esprit le but éternel de leurs efforts éducatifs en tant que parents, de montrer à leurs enfants « le chemin du ciel » et de confirmer en eux « la sainte volonté de ne jamais s’écarter du chemin qui mène à Dieu ».

Avec une éloquence étonnante, il a dit aux parents :

« … Soyez forts ! Restez inébranlables… »

« … Nous sommes l’enclume et non le marteau ! Mais regardez dans l’atelier du forgeron ! Demandez au forgeron et laissez-le vous dire : ce qui est formé sur l’enclume prend sa forme non seulement du marteau, mais de l’enclume. Celle-ci ne frappe pas en retour et n’a pas besoin de le faire ; elle doit seulement être ferme et dure… »

« … Ce qui se forge en ce moment entre le marteau et l’enclume, ce sont nos jeunes : la jeunesse en croissance, encore inachevée, douce et encore capable de se former. Nous ne pouvons pas les protéger contre les coups de marteau de l’incrédulité, de la haine de la chrétienté, des faux enseignements et des fausses mœurs. »

« Ce qu’on leur prêche et ce qu’on leur impose dans les soirées de club et les activités des groupes de jeunes … Ce qu’ils entendent dans les écoles … Ce qu’ils lisent dans les nouveaux livres d’école ? Parents chrétiens, jetez un coup d’œil à ces livres … Vous serez furieux de voir comment ils cherchent à instiller la méfiance à l’égard du christianisme et de l’Église, voire la haine contre la foi chrétienne, dans l’esprit d’enfants inexpérimentés… »

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Les médecins ont conseillé un avortement de 3e trimestre à une mère en raison de saignements importants, elle a refusé

Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Prostock-studio/Adobe Stock

Une femme enceinte souffrant de saignements sévères au troisième trimestre s'est vu conseiller par ses médecins d'avorter ; elle a refusé, et maintenant elle et sa fille sont en bonne santé.

Dans une entrevue accordée à Kidspot, Rachel a expliqué qu’on lui a diagnostiqué une hémorragie sous-chorionique lorsqu’elle a commencé à saigner au cours du troisième trimestre de sa grossesse. Une hémorragie sous-chorionique se produit lorsque le placenta se détache de la paroi utérine. Rachel a été admise à l’hôpital à trois reprises en raison de la gravité de ses saignements.

« Les saignements étaient si importants qu’à certains moments, c’était vraiment une hémorragie », a-t-elle déclaré. « Ils pensaient que je finirais par faire une fausse couche dévastatrice qui pourrait me tuer ».

Les médecins lui ont dit d’avorter, mais elle voulait son bébé malgré le risque qu’elle courait. « Nous la voulions vraiment, alors j’ai pris le risque », a-t-elle déclaré. « Ma grossesse avait bien progressé, le bébé avait l’air normal sur mes scans et il bougeait, même si tout mon utérus était rempli de sang. »

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Persécution de la cause pro-vie et trahison

Par Liam Gibson (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Doug Mainwaring/LifeSiteNews

Alors que les premiers indices font état d’une baisse du nombre d’avortements [aux États-Unis] dans les mois qui ont suivi l’annulation de la décision Roe v. Wade par la Cour suprême des États-Unis [1], une réaction brutale à cette décision a contribué à une aggravation significative de la situation en Europe. En France, un consensus est en train d’émerger à travers l’ensemble du spectre politique pour garantir l’accès à l’avortement par le biais de la Constitution. [2] En janvier, la Chambre des députés italienne, dominée par le gouvernement de coalition de Georgia Meloni, a voté à la quasi-unanimité pour interdire l’adoption de toute mesure qui restreindrait l’accès à l’avortement, même indirectement. [3] Et en Grande-Bretagne et en Irlande, les législateurs sont en train d’introduire des « zones tampons » qui criminaliseront toute activité pro-vie à proximité des centres d’avortement. L’aspect le plus sinistre de cette politique est sans doute l’imposition d’amendes punitives pour réprimer la prière, même silencieuse. Dans leur détermination à museler le mouvement pro-vie, les partisans des zones tampons ont fait du « crime de la pensée » une réalité.

La création de telles zones tampons est un objectif de longue date de l’industrie britannique de l’avortement, mais jusqu’à récemment, elles ne pouvaient être introduites que par le biais d’ordonnances de protection de l’espace public (Public Space Protection Orders, PSPO) et par le biais du pouvoir des autorités locales à l’endroit des comportements antisociaux. Bien que ce pouvoir soit assez large, un PSPO doit être renouvelé au bout de trois ans et peut alors être contesté. Le 13 octobre 2022, le conseil municipal de Bournemouth est la cinquième autorité locale d’Angleterre à instituer une zone tampon lorsqu’il a interdit les vigiles pro-vie près des locaux du British Pregnancy Advisory Service (BPAS) sur son territoire. Outre les activités habituellement associées aux manifestations pro-vie, les termes du PSPO punissent explicitement les membres du public qui « prient de manière audible, récitent les écritures, font des génuflexions, aspergent le sol d’eau bénite ou se croisent… » [4] Toute personne enfreignant le PSPO risque une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 £.

Le 6 décembre 2022, Isabel Vaughan-Spruce, directrice de March for Life UK, se tenait seule près des locaux de BPAS dans le quartier de Kings Norton à Birmingham. [5] Bien qu’elle n’ait donné aucun signe extérieur de ses opinions sur l’avortement, la police avait reçu une plainte d’une personne qui soupçonnait Isabel de prier en silence. Interrogée, elle a refusé de nier qu’elle avait prié dans sa tête. Elle a été arrêtée, fouillée et emmenée au poste de police pour un interrogatoire plus poussé.

Puis, en janvier, un vétéran de 49 ans, dont le fils a été tué par avortement il y a 20 ans, a été condamné à une amende pour avoir enfreint la PSPO de Bournemouth. Adam Smith-Connor se tenait debout, le dos tourné à l’installation de BPAS, et priait en silence lorsqu’il a été arrêté.

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Un Canadien dénonce les pressions que lui a fait subir un hôpital afin qu’il autorise l’euthanasie de sa femme

Par Mary Zwicker — Traduit par Campagne Québec-Vie

10 février 2023, Vancouver (LifeSiteNews) — Un Canadien a accusé le personnel d’un hôpital de la Colombie-Britannique d’avoir fait pression sur lui pour que sa femme, aujourd’hui décédée, soit euthanasiée en 2018.

Richard Leskun, 75 ans, dont l’épouse Marilynn, âgée de 71 ans, est décédée en 2018, a récemment déclaré au B.C. Catholic que le personnel de l’hôpital régional d’Abbotsford à Vancouver, en Colombie-Britannique, a exercé sur lui à plusieurs reprises « pressions » et « harcèlements » pour qu’il laisse sa femme mourir et, lorsqu’il a refusé, on lui a proposé de l’euthanasier malgré son insistance continue à dire qu’il était pro-vie.

Selon l’article, M. Leskun a fait connaître ses opinions pro-vie au personnel de l’hôpital à de multiples occasions, notamment lors d’une réunion spéciale au cours de laquelle il a insisté sur le fait qu’il était totalement opposé à l’euthanasie.

« Lors de cette réunion, j’ai été très clair : je suis catholique et je suis absolument contre l’aide médicale à mourir », a-t-il relayé au média. « Je suis contre l’euthanasie. Je veux que ma femme vive. Je veux qu’elle continue à vivre. Nous avons eu une bonne vie pendant 10 ans, même si elle est atteinte de démence. J’ai été très clair. »

Malgré ses refus continus, Leskun a déclaré que le personnel de l’hôpital l’a « pressé » et « harcelé » à de nombreuses reprises pour qu’il signe une ordonnance de « non-réanimation », et qu’en l’espace de huit jours, on lui a demandé cinq fois de signer l’ordonnance, malgré son objection à chaque fois.

C’est un médecin spécialiste, selon M. Leskun, qui lui a finalement proposé l’option de l’euthanasie pour sa femme.

« C’est le médecin hospitalier qui est venu me voir, assez tard dans la soirée, la nuit précédant sa mort », a déclaré Leskun. « J’étais absolument usé, éreinté, complètement épuisé. J’étais là tous les jours, presque 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et il m’a dit : “Vous savez, j’ai rédigé des ordonnances pour l’aide médicale à mourir”. »

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Une mère a arrêté la « transition » de ses deux jeunes fils, comprenant les torts qu’ils encouraient

Par Ashley Sadler — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Adobe Stock

7 février 2023 (LifeSiteNews) — Une mère de deux garçons qui se décrit comme une « guerrière de la justice sociale » a déclaré qu’elle a cessé d’affirmer les identités « transgenres » supposées de ses fils après avoir réalisé que l’idéologie transgenre est un « culte ».

L’ancienne « vraie croyante » progressiste, qui partage la garde de ses fils avec une autre femme, a déclaré que les garçons s’épanouissent maintenant qu’elle a réalisé qu’elle devait les élever en fonction de leur véritable identité biologique.

Cette mère, identifiée seulement sous le nom de « Rose », a fait ces déclarations dans un suivi du 6 février2023, d’un article du 20 août 2022 intitulé « True Believer », tous deux publiés sur le site Substack Parents with Inconvenient Truths about Trans (PITT).

Dans son premier essai, Rose disait avoir plongé dans l’idéologie progressiste, se décrivant comme « une organisatrice et une animatrice de la justice sociale avant que la justice sociale n’envahisse le monde ».

Elle a « fait son coming out en tant que lesbienne et s’est identifiée comme queer », puis a « entamé une relation engagée avec [sa] conjointe », une autre femme. Ensemble, elles ont eu deux fils [il n’est pas précisé comment]*.

« Nous avons élevé nos deux fils de la manière la plus neutre possible, avec des vêtements, des jouets et un langage non sexistes », écrit Rose. « Alors que nous utilisions les pronoms il/le et que d’autres personnes dans leur vie les appelaient garçons, nous ne les appelions pas garçons, ni même ne leur disions qu’ils étaient des garçons. Nous avons rendu tout le langage neutre en termes de genre. »

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