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Une petite fille à naître meurt dans l’accident de voiture causé par une célébrité française dopée à la cocaïne


Pierre Palmade.

Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (côtés flous rajoutés) : Georges Biard/Wikimedia Commons /Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 (non transposée)

16 février 2023, Paris (LifeSiteNews) — L’acteur comique français Pierre Palmade, 54 ans, fait l’objet d’une enquête pour homicide involontaire après la mort d’un enfant à naître dans un grave accident de voiture survenu vendredi dernier lorsque sa voiture a quitté sa voie sur une petite route de campagne au sud de Paris et a percuté un véhicule venant en direction opposée.

Palmade conduisait sous l’emprise de la cocaïne et d’autres drogues, ont révélé les tests médicaux. Selon le procureur de la République, Jean-Michel Bourlès, l’acteur avait probablement consommé des drogues « chemsex » avant l’accident. Les rapports qui ont suivi l’accident ont affirmé que le comédien avait organisé une orgie de 24 heures à son domicile avec quatre jeunes hommes et qu’il avait pris le volant pour aller acheter de la nourriture dans un supermarché voisin.

Si, dans un premier temps, de nombreux Français ont été choqués d’apprendre que l’humoriste luttait pour sa vie à l’unité de soins intensifs, leur choc s’est transformé en colère lorsqu’ils ont appris les détails tragiques et troublants de l’accident, en particulier la mort d’un enfant à naître de six mois, qui a été largement commentée dans les médias français.

Deux jeunes hommes dans la vingtaine et la trentaine qui se trouvaient dans la voiture de Palmade au moment de l’accident ont été vus en train de fuir les lieux. Ils ont depuis été arrêtés et sont interrogés ; l’un d’eux est un trafiquant de drogue connu.

Quatre personnes, dont Palmade, ont été gravement blessées dans l’accident. Un homme de 38 ans et son fils de 6 ans, gravement défiguré, sont toujours aux soins intensifs à l’heure où nous écrivons ces lignes, tandis que la belle-sœur de l’homme, âgée de 27 ans et enceinte de six mois de son premier enfant, est hors de danger.

La femme a pu sortir de la voiture juste après la collision et on l’a entendue crier à plusieurs reprises : « Mon enfant, mon enfant ! » Les témoins de l’accident ont commencé à fouiller le champ voisin, pensant qu’elle cherchait un enfant qui avait été éjecté de la voiture. Mais c’est le sort de son bébé à naître qui a plongé la pauvre jeune mère dans un état de panique.

Après l’accident, elle a subi une césarienne pour sauver son bébé, mais malheureusement, la petite fille qu’elle portait est morte. Le calvaire de cette femme n’est pas terminé : en raison des lois et de la jurisprudence françaises — qui ont évolué sous la pression de ceux qui ont peur de porter atteinte au « droit » à l’avortement —, son bébé doit subir une autopsie pour déterminer s’il était « viable » et s’il a respiré en dehors du ventre de sa mère. Si ce n’est pas le cas, et même si Palmade est jugé et reconnu pénalement responsable de l’accident et condamné pour conduite dangereuse sous l’emprise de stupéfiants, il n’y aura pas de condamnation pour « homicide involontaire » car un enfant à naître n’a pas de statut juridique et n’obtient la reconnaissance de sa personnalité que lorsqu’il peut être démontré qu’il n’est pas mort alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.

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En effet, en droit français, il est impossible de déterminer ce qu’est un « fœtus », alors même qu’un enfant à naître peut hériter comme tout autre être humain vivant. Selon l’interprétation du Code pénal par les tribunaux, le fœtus n’est pas une personne pouvant être considérée comme victime d’un crime ou d’un homicide par négligence ou involontaire. Il n’a aucun droit personnel jusqu’au moment de la naissance, et s’il est tué ou meurt avant la naissance à cause de l’imprudence d’une autre personne, il ne peut y avoir aucune compensation pour sa mère et sa famille, ni aucune punition pour l’auteur du crime.

De telles interprétations ont été rendues à plusieurs reprises par la Cour de cassation, laissant ceux qui pleurent la mort d’un enfant à naître avec un sentiment d’injustice. Une décision rendue par une cour d’appel de Bordeaux en 2014 est allée à contre-courant, condamnant pour homicide involontaire un homme qui avait involontairement causé la mort d’un enfant à naître dans un accident de voiture. Cette décision a été définitive, mais seulement parce que l’homme a refusé d’invoquer la jurisprudence précitée et s’est également abstenu de porter son affaire devant la Cour de cassation. Il a expliqué qu’il voulait que la mère de l’enfant décédé puisse faire correctement le deuil de son enfant.

Chaque fois qu’un législateur français a plaidé en faveur d’une quelconque reconnaissance de l’enfant à naître en tant qu’être humain, les médias et les politiciens ont déclenché un tollé car, disent-ils, de telles dispositions mettraient en péril les lois sur l’avortement.

Ainsi, en écho au terrible accident de vendredi dernier, nous avons ici une deuxième collision de droits et de règles juridiques où la mort et les dommages liés à une société permissive, ainsi que la culture de la mort qui proclame le « droit » d’une femme de tuer l’enfant à naître dans son utérus, l’emportent sur la souffrance d’une mère et ses droits en tant que victime lorsqu’elle perd son bébé, non moins aimé parce qu’elle ne l’avait pas encore vu face à face.

En fait, cette histoire est une triste allégorie des sociétés où la vie de l’enfant à naître ne compte tout simplement pas.

Dans leur course à la transgression — et souvent à la mort — les toxicomanes et les personnes présentant des obsessions sexuelles font du mal aux innocents. Dans le cas présent, un bébé à naître innocent a perdu la vie à cause des actes irresponsables d’un homme adulte. La tragédie de cette affaire n’est que trop visible : quel que soit son degré de responsabilité personnelle, que les tribunaux évalueront, Palmade voulait une gratification sexuelle à n’importe quel prix, et la conséquence de ses actes a été la mort d’un bébé et la mutilation d’une famille qui a croisé son chemin par hasard. Et la société (les lois du pays) clame que le petit être qui a perdu la vie ne peut pas, ne doit pas, être compté comme une victime tant qu’il n’était pas né.

Mais pensez à la violence subie par les plus de 220 000 enfants à naître qui sont tués par l’avortement chaque année en France. Eux aussi sont des victimes, des petits êtres sans droits. Et trop souvent, c’est le désir de satisfaction physique des adultes, sans prise de responsabilité correspondante, sans limite au-delà du consentement mutuel, qui conduit à une « interruption » de grossesse « non désirée ». Le résultat est la mort, aussi sûrement que lorsqu’un conducteur perd le contrôle de sa voiture et envoie un enfant à naître dans la tombe (c’est un autre paradoxe : selon la loi française, un enfant mort-né, quel que soit le stade de la grossesse, a droit à une sépulture si ses parents le souhaitent). Mais dans le cas de l’avortement, c’est le silence.

Compte tenu de la célébrité de Pierre Palmade et des circonstances horribles de l’accident qui a tué une petite fille à naître qui, pour une fois, n’est pas restée inconnue, ce fait divers pourrait servir à déclencher une réflexion. Il braque déjà les projecteurs sur les méfaits de la toxicomanie, notamment dans le milieu du spectacle, et sur le « chemsex » qui, selon les spécialistes, serait pratiqué régulièrement par près de 200 000 personnes en France.

Palmade a un long passé de dépendance à la cocaïne, qu’il a essayé de combattre en vain. Il a également été impliqué dans un récent procès pénal lié aux événements de 2021, lorsqu’un jeune homme prostitué arrêté pour trafic de drogue a été trouvé en possession d’une carte bancaire appartenant au comédien. Il est apparu clairement au cours du procès que Palmade avait confié sa carte bancaire au revendeur de drogue pour acheter des accessoires érotiques et des drogues sexuelles chimiques. Ces dernières sont largement utilisées par les homosexuels masculins en France (jusqu’à 14 % de ce groupe selon les estimations officielles), généralement pour des rapports sexuels en groupe lors de longues orgies. Selon le professeur Amine Benyamina, spécialisé dans la recherche sur les dépendances dans l’un des principaux hôpitaux parisiens, l’utilisation de drogues pour « améliorer » l’activité sexuelle est souvent liée à des problèmes de santé, avec une augmentation des événements cardiovasculaires et des neuropathologies, ainsi que de l’anxiété, de la dépression et des pensées suicidaires.

Le professeur Benyamina a souligné le lien entre les accidents de la route, ainsi que les violences infligées ou subies, et l’utilisation de cocktails de « chemsex » qui peuvent conduire à la dépendance au sexe. Le psychiatre Pierre Sidon, répondant à des questions lors d’une émission sur la chaîne de télévision de droite CNews, a déclaré que « la durée de vie de ces personnes qui commencent à s’injecter des produits pendant l’acte sexuel est brève. Elle est de quelques années ».

Pendant ce temps, la sœur de Palmade, qui a pu lui rendre visite à l’hôpital, a déclaré à la presse que son frère était « dévasté, il a honte ». Elle a ajouté :

« La pensée d’avoir détruit la vie de cette famille est dévastatrice pour lui. Il prie, et nous prions avec lui, pour que [les victimes] s’en sortent avec le moins de dégâts possible. Il prie. Il prie vraiment. Il ne pense qu’à elles. Il devra faire face à toutes les conséquences de ses actes avec la terrible certitude qu’il ne pourra jamais réparer le mal qu’il a fait. Aussi futile que cela puisse paraître, Pierre leur demande pardon du plus profond de son âme. »

Il n’y a pas de crime si grand que, une fois regretté et confessé, Dieu ne puisse le pardonner. C’est l’espoir qui demeure au milieu de notre « culture de mort ».

La mère de l’enfant à naître décédé a déjà déclaré par l’intermédiaire de son avocat qu’elle et sa famille étaient pour l’instant « insensibles » aux remords exprimés par Pierre Palmade, et qu’elles espéraient que l’humoriste ferait face à la justice, sans aucune forme de traitement de faveur en raison de sa notoriété. En effet, la miséricorde divine n’annule pas la justice humaine, et sa nécessité.

Mais que Dieu ait aussi pitié de nos sociétés qui méprisent collectivement la vie des enfants à naître.



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