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Pourquoi aller à la Marche pour la Vie? L’abbé Alain Vaillancourt, curé de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde répond.

L’abbé Alain Vaillancourt, le curé de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal dans son bureau -- Photo: Joanne D'Arc 

Par Joanne D’Arc pour Campagne Québec-Vie

L’abbé Alain Vaillancourt, le curé de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde à Montréal a accepté de s’entretenir avec Campagne Québec-Vie pour parler de la Marche pour la Vie. 

Chaque année, la Cathédrale encourage les jeunes à participer à la Marche pour encourager une culture de vie au Québec. 

En équipe avec Brian Jenkins, Vice-Président de Campagne Québec-Vie, nous nous sommes assis à trois pour un bref entretien avant d’assister à la messe à la Cathédrale qui était offerte en soutien de la vigile des 40 jours pour la Vie débutant le 22 février 2023. 

Joanne pour CQV : Brian m’a parlé du fait que vous êtes un participant fréquent de la Marche pour la Vie? 

Abbé Alain Vaillancourt : Ah ! Oui, j’en ai fait plusieurs ! 

Joanne pour CQV : Savez-vous à combien de Marches pour la Vie vous avez participé ?

Abbé Alain Vaillancourt : Je ne les ai pas comptés !  Par contre, depuis que je suis à la Cathédrale… donc sur 10 ans, j’en ai dû faire au moins cinq. Je me donne l’objectif d’y aller tous les deux ans. 

Joanne pour CQV : Pourquoi est-ce une priorité pour vous d’assister à la Marche pour la Vie ? On sait que les prêtres sont très occupés…

Abbé Alain Vaillancourt : Moi, le jeudi c’est ma journée de congé! 

[Nous partageons un moment de rires] 

Joanne pour CQV : Toujours ? 

Abbé Alain Vaillancourt : Oui ! 

[Nous continuons de rire ensemble] 

Joanne pour CQV : Ça tombe drôlement bien ! Qu’est-ce que vous avez pensé de votre dernière marche ? 

Abbé Alain Vaillancourt : Ce que j’ai le plus aimé c’est la marche comme telle. L'année précédente les discours étaient plutôt de nature politique. Je n'ai rien contre la politique, mais moi je suis plus sensible aux témoignages. En tant que prêtre, je ne peux pas être politique, donc je recherche les discours sur l’importance de sauver la vie. 

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Joanne pour CQV : Est-ce qu’il y a un témoignage en particulier qui vous a touché parmi ceux que vous avez entendus ? 

Abbé Alain Vaillancourt : Il y en avait plusieurs, par contre, par cœur comme ça, je ne peux pas vous dire lequel. Souvent les témoignages tournent autour du même sujet, il s’agit d’une personne qu’on voulait faire avorter, puis finalement la personne n'a pas avorté et elle est contente de sa décision. 

Aussi, je lis beaucoup les témoignages qu’il y a dans le bulletin de Québec-Vie. Il y a des magnifiques témoignages qui sont partagés, c’est toujours touchant. Des fois, j’ai presque les larmes aux yeux en lisant ça. 

Joanne pour CQV : Oui ! Nous avons partagé d’un témoignage récemment qui était très touchant, celui de madame Catherine Lavoie qui a décidé de garder son garçon et qui serait guéri de la fibrose kystique. Je ne sais pas si vous avez eu la chance de le lire en ligne?

Abbé Alain Vaillancourt : Wow ! C’est magnifique des histoires comme ça. Je lis plutôt le format papier. Je connaissais une dame qui a reçu beaucoup de pression pour qu’elle avorte. On lui disait que si elle n’avortait pas elle allait mourir, pour certains. Finalement, elle a dit non, qu’elle était prête à mourir pour sauver la vie de son enfant. Elle n’est jamais morte, puis l’enfant n’est jamais mort non plus. [Il sourit]. C’est un très bel enfant ! 

Joanne pour CQV : C’est beau des témoignages comme ça. C’est très bien qu’il y ait un temps dédié pour cela à la Marche pour la Vie. 

Abbé Alain Vaillancourt : Oui, et aussi pour continuer de répondre à la question de tantôt. Ce qui m’a touché à la Marche pour la Vie, c'était la ligne de front. Il y avait des jeunes très dynamiques, de la communauté anglophone, et j’ai posé la question pour savoir qui ils sont. Ils m’ont répondu que «c’est un groupe paroissial pour la vie». J'étais tellement étonné ! Un groupe paroissial pour la vie ! On a de la misère à avoir des jeunes dans les paroisses, puis eux ils ont non seulement un groupe de jeunes, mais un groupe de jeunes pour la Vie ! C’est un groupe spécialisé, ils étaient au moins 50-60, c'était impressionnant. 

L’abbé Alain Vaillancourt, après avoir offert une messe en soutien de la vigile des 40 jours pour la Vie --Photo: Joanne D'Arc

Joanne pour CQV : Vous nous partagez que vous êtes impressionné par les jeunes pro-vie. Du côté des jeunes, nous sommes impressionnés par les prêtres qui sont pro-vie ! Alors pouvez-vous nous dire pourquoi les prêtres n’en parlent pas dans les paroisses couramment? 

Abbé Alain Vaillancourt : C’est une bonne question. Je ne sais pas pourquoi… Je ne pourrais pas vous répondre. Les prêtres ne pourraient pas être en faveur de l’avortement, c’est impossible. Mais pourquoi ils ne s’impliquent pas davantage ? Il faudrait leur demander.

Joanne pour CQV : D’accord. En revenant sur le sujet de la marche, vous recommandez aux jeunes d’aller à cet événement? 

Abbé Alain Vaillancourt : On l’annonce chaque année, on l’annonce à la cathédrale et les jeunes y vont.

Joanne pour CQV : Selon vous, pourquoi c’est important pour les jeunes de s’impliquer dans le mouvement pro-vie? 

Abbé Alain Vaillancourt : Parce que ça regarde la foi. Selon moi, c’est un combat entre Dieu et ceux qui s’opposent à Dieu. C’est un combat spirituel; la cause de l’avortement. Puis, être en faveur de la vie, c’est être en faveur de Dieu, parce que c’est Dieu qui est l’auteur de la Vie. On ne peut pas se substituer à Dieu. 

J’ai remarqué aussi que quand on était à la Marche, on était un grand groupe qui priait, joyeux et de bonne humeur. À un moment donné nous nous sommes fait interrompre par un groupe agressif, qui ne respirait pas vraiment la joie de vivre, mais qui respirait plutôt l’esprit du démon. Alors, ils nous ont fait marcher dans l’autre sens.

Nous avions la sérénité, alors qu’eux avaient l'agressivité. C’est comme [comparer] la violence contre la non-violence. 

La police était là pour empêcher les histoires, mais ça m'a frappé cette image. 

Aussi, il y avait une dame dont je me souviens. Elle était sur son balcon, en train de dire « my body, my body, my body! ». Elle avait l’air très centrée sur elle-même. C’est comme un repli sur soi-même; moi je suis en faveur de la femme. Mais, c’est une mauvaise compréhension de penser qu’on est contre la femme, quand on est pour la Vie. Au contraire, on est pour la femme, parce que la femme qui donne son enfant au monde, elle est tellement heureuse. Le secret du bonheur pour la femme, ce n’est pas de tuer son enfant, mais c’est de mettre son enfant au monde. Et comme disait mère Teresa, si vous ne voulez pas de votre enfant, « donnez-moi-le, je vais m’en occuper ». [Il sourit] 

Joanne pour CQV : Si nous avions à mettre en ordre de priorité, est-ce que l’avortement est ce qu’il y a de pire de ce qui se passe ici? Après tout, nous sommes le seul pays qui n’a pas de loi face à l’avortement. Ou est-ce que la priorité serait de se concentrer sur Dieu, et le premier commandement, car nous ne sommes même plus un pays qui pratique la foi catholique en majorité. 

Abbé Alain Vaillancourt : De mon côté, je n’ai jamais numéroté les choses. Disons que c’est un ensemble. Il y a un laxisme moral qui est généralisé dans tous les aspects de la société, que ça soit le suicide [assisté], le changement de sexe. Il n’y a plus de positionnement vis-à-vis Dieu. Alors, d’une certaine manière, c’est vrai de dire que quelqu’un qui trouve Dieu dans sa vie, automatiquement il va avoir un « éclairage » sur la condition morale de notre société d’aujourd’hui. Il va comprendre qu’on est sur le mauvais chemin. Par contre, je ne dirais pas qu’il y a une chose qui prend priorité sur l’autre. On se focalise sur Dieu, oui, mais chacun choisit sa cause [à défendre], c’est mon opinion à moi.

Joanne pour CQV : Si vous aviez à me répondre en quelques mots simples, pourquoi êtes-vous pro-vie?

Abbé Alain Vaillancourt : Parce que je suis un croyant. 

L’abbé Alain Vaillancourt, en train de célébrer la messe offerte en soutien de la vigile des 40 jours pour la Vie. -- Photo : Joanne D'Arc

Joanne pour CQV : Une question un peu plus approfondie, quel est le statut de l’enfant à naître selon l'Église Catholique?

Abbé Alain Vaillancourt : Selon l’Église Catholique, on croit que l’enfant vit dans sa mère. Ce n'est pas le statut juridique qui dit que la personne devient une personne quand elle vient au monde. Nous on croit que le statut de personne est au départ, à partir de la conception, les chromosomes sont là, l’enfant est constitué, pourquoi on dirait que ce n’est pas un enfant seulement parce qu'il est dans le ventre de sa mère? Ça ne tient pas la carte selon moi. 

Brian pour CQV: Dans le même ordre d'idées, quel est le statut de l’enfant avorté selon l'Église Catholique? Est-ce qu' il y a quelque chose que nous pouvons faire pour cet enfant ? Par exemple, dans le projet de Rachel, on donne un nom à l'enfant, puis il y a un processus de deuil qui se fait. Certaines personnes parlent même de baptiser un enfant, mais il est déjà décédé. Alors du point de vue de l'Église, que pouvons-nous faire? 

Abbé Alain Vaillancourt : Il ne peut pas être baptisé au sens sacramentel, mais il peut y avoir quelque chose de spirituel de fait, comme on peut lui donner un nom. D’ailleurs même ceux qui perdent leur enfant naturellement, ils donnent un nom à leur enfant. 

Après notre entretien, Brian a demandé à l'abbé si une messe pourrait être offerte en soutien de la Vigile des 40 jours pour la Vie. L'abbé a accepté et nous nous sommes dirigés vers la Cathédrale pour célébrer ensemble.

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