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Des sanctions pour les aumôniers qui n’« aident pas » les militaires « LGBTQ+ »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Cherkas/Adobe Stock

Les Forces armées canadiennes ont décidé de sanctionner les aumôniers militaires qui refuseraient ou seraient incapables d’aider les membres « LGBTQ+ » de l’armée, selon La Presse :

« Si l’on apprenait, soit par autodivulgation ou en raison d’une plainte, qu’un aumônier est ou a été incapable ou réticent à aider un membre des Forces armées canadiennes ou sa famille, incluant des membres LGBTQ2+, le mandat de cet aumônier serait suspendu immédiatement en attendant les résultats d’une enquête », est-il écrit dans une note de breffage [du service d’aumônerie] préparée le 5 août dernier.

À l’issue du processus, s’il est déterminé qu’un aumônier « est incapable, pour quelque raison que ce soit », d’offrir du soutien à des militaires qui font partie de la communauté, « le mandat de l’aumônier sera révoqué par l’aumônier général, et l’aumônier ne pourra plus servir dans les Forces à titre d’aumônier », poursuit-on dans ce document obtenu par La Presse grâce à la Loi sur l’accès à l’information.

J’avoue ne pas comprendre exactement ce que le service d’aumônerie entend par « incapable ou réticent à aider » un militaire « LGBTQ+ ». Je ne vois pas en quoi un aumônier catholique serait « réticent » à aider un militaire « LGBTQ+ », bien au contraire, le Christ ne dit-il pas « Je vous le dis, il y aura de même plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence » (Lc 15,7) (une telle aide ne tomberait-elle pas sous le coup de la loi contre les « thérapies de conversion » ?) ? Mais je doute qu’il s’agisse d’un refus de cette sorte ou de l’incapacité d’aider une personne en ce sens (de vraiment l’aider) qui fera l’objet de sanctions, mais bien plutôt le refus de conforter un « LGBTQ+ » dans ses erreurs et ses péchés.

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Le Japon ajoute une mise en garde contre les inflammations cardiaques sur les étiquettes du vaccin covid

Par Pierre Boralevi — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : xreflex/Adobe Stock

13 décembre 2021, Tokyo, Japon (LifeSiteNews) — Les autorités japonaises ont approuvé un plan visant à imprimer une liste d’« effets secondaires graves », dont la myocardite, sur les étiquettes du vaccin COVID-19.

La décision a été prise au début du mois par un groupe d’experts du ministère japonais de la Santé et s’appliquera aux étiquettes des vaccins COVID-19 de Pfizer et Moderna.

Le ministère japonais de la Santé exige également que les hôpitaux procèdent à un signalement détaillé et rigoureux de tout événement indésirable dans les 28 jours suivant la vaccination.

Les vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna soulèvent l’inquiétude au Japon quant aux risques de myocardite chez les jeunes hommes suivant leur injection, et les experts de ce pays ont averti que les vaccins présentent un risque de décès sept fois plus élevé que le virus lui-même pour les personnes dans la vingtaine.

Le Japon a également fait preuve d’une plus grande transparence sur le contenu des prétendus vaccins que les autres pays jusqu’à présent. Les instructions relatives à la vaccination aux produits Pfizer, AstraZeneca et Moderna publiées sur le site web du ministère de la Santé comportent un avertissement indiquant que ces produits « contiennent un additif qui n’a jamais été utilisé dans un vaccin auparavant ».

Bien que le ministère japonais de la Santé encourage toujours les citoyens à se faire vacciner, le pays a adopté une approche plus nuancée de la question des vaccins que de nombreux pays occidentaux, en soulignant l’importance du consentement éclairé.

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Civitas et Stop au porno obtiennent que le CSA somme les cinq plus gros sites pornographiques d’empêcher l’accès des mineurs

Par Pierre-Alain Depauw (Medias Presse Info) — Photo : Africa Studio/Adobe Stock

C’est une nouvelle petite victoire obtenue par la Cellule Juridique de CIVITAS. Comme en témoigne le courrier ci-dessus adressé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) au Président de CIVITAS, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a sommé les cinq sites pornographiques les plus visités d’empêcher efficacement l’accès des mineurs à leurs contenus. Jusqu’à présent, seul un disclaimer était affiché permettant un accès sur simple déclaration… sans vérification de l’âge des visiteurs.

Le CSA a sommé le lundi 13 décembre Pornhub, Tukif, Xhamster, Xvideos et Xnxx d’empêcher aux mineurs l’accès à leur contenu. Un délai de 15 jours est accordé à ces cinq sites pornographiques, les plus visités en France, pour mettre en place une vérification effective de l’âge des visiteurs. Passé cette période, les plateformes concernées s’exposent à une mesure radicale : leur blocage pur et simple sur le territoire français par le biais des FAI (fournisseurs d’accès internet).

Cette mise en demeure s’inscrit dans le cadre de la loi du 30 juillet 2020 sur les violences conjugales. Cette dernière stipule notamment que les sites pornographiques ne peuvent plus uniquement se contenter de demander à l’internaute s’il est majeur pour vérifier son âge. Pour faire appliquer la loi, le président du CSA est désormais habilité à saisir le président du tribunal judiciaire afin de mettre en place un blocage des sites contrevenants.

Cette action du CSA fait suite aux démarches juridiques entamées par CIVITAS, l’association Stop au porno et d’autres associations familiales auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

« Avec ces décisions, nous en appelons à la responsabilité des opérateurs qui se doivent de mettre en place les dispositifs nécessaires pour empêcher l’accès des mineurs à leurs contenus », a déclaré le CSA contacté par l’AFP. « Un mineur, et en particulier un enfant, qui se retrouve devant des contenus inadaptés, tels que les contenus pornographiques, peut être durablement, et a minima, choqué ».

S’il venait à être prononcé, ce blocage impacterait sensiblement l’activité de certains sites. Une interview réalisée par NextINpact révélait par exemple que 60 % du trafic enregistré par le site Tukif provient de France, « soit entre 12 et 18 millions d’utilisateurs uniques par mois pour un total de plus de 20 millions de visites mensuelles depuis la France ».

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Ne nous laissons pas perturber

En dépit des mesures tyranniques imposées en ce temps des fêtes, je vous enjoins à tenir bon et à ne pas vous laisser perturber. Nous n'avons pas à nous inquiéter constamment de ce qu'un gouvernement impie peut vouloir et faire. Gardons le cap sur les projets de Dieu sur nos vies, et centrons-nous sur sa volonté. Aujourd’hui je veux vous faire part des projets de CQV pour 2022. Dieu voulant, et avec votre aide, outre nos autres activités, nous allons:

Organiser une Marche pour la vie à Québec : La Marche pour la vie à Ottawa a toujours été un point de repère annuel pour le mouvement pro-vie au Québec et au Canada. Cela ne changera pas. Mais il demeure qu’il est plus que souhaitable d’avoir une marche ici au Québec, devant notre législature. C’est pourquoi nous nous sommes donné l’objectif d’organiser pour le samedi 7 mai, une Marche à Québec, précédant de 5 jours la Marche à Ottawa qui aura lieu le jeudi suivant. Sous peu nous tiendrons notre première réunion d’organisation. Nous vous tiendrons au courant des développements !

Rédiger un Rapport sur l’enquête du coroner sur les décès dans les CHSLD du printemps 2020 : tout au cours de l’année 2021, nous avons suivi de près les différentes enquêtes reliées aux décès suspects dans les CHSLD du Québec au printemps de 2020. Ces décès étaient-ils uniquement dus au coronavirus, ou y avait-il d’autres causes ? Or, lors de l’enquête du coroner, nous avons entendu des histoires d’horreur selon lesquels plusieurs décès étaient causés par la malnutrition, la déshydratation, la négligence, et l’euthanasie (abus de morphine, etc.) En 2021, nous voulons aller plus au fond de cette affaire, en rédigeant un rapport sur l’enquête du coroner et des autres enquêtes. Nous entreprendrons également notre propre enquête parallèle. C’est un enjeu trop important pour le laisser entièrement entre les mains de nos gouvernants qui, hélas, ont perdu notre confiance.

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Des Irlandais prient un chapelet public en réparation de l’avortement et pour la fin de la tyrannie covid


Chapelet des hommes à Belfast en réparation de l'avortement et pour la fin de la dictature sanitaire, le 4 décembre 2021.

Par Tim Jackson — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : hilton photos/YouTube

14 décembre 2021 Belfast, Irlande du Nord (LifeSiteNews) — Un chapelet public exclusivement prié par des hommes a débuté en Irlande du Nord et s’est maintenant étendu au sud de la République, alors que les catholiques de cette région prennent la responsabilité de réparer publiquement l’avortement.

Sous la direction de Patrick McCrystal de Human Life International, environ 150 hommes ont participé au dernier chapelet en Irlande du Nord le 4 décembre à Belfast, tandis qu’un autre groupe s’est réuni au même moment au sanctuaire marial de Knock dans le comté de Mayo en République d’Irlande, également pour faire réparation.

Ces hommes catholiques irlandais ont organisé un rallye du Rosaire à Belfast le samedi 4 décembre. Le mois prochain, le rallye du Rosaire aura lieu dans la ville d’Armagh.

Ayant déjà organisé des chapelets à Derry et Newry, McCrystal a déclaré à LifeSiteNews qu’un nombre croissant de villes et de villages fixent maintenant des dates pour commencer les cinq dévotions du premier samedi demandées par Notre Dame à Fatima.

« On a l’impression que les 20 dernières années ont été une préparation à ce qui s’est passé à Belfast samedi dernier », a déclaré McCrystal avec enthousiasme. « Cela s’étend maintenant à Athlone, Cork, Leitrim, Knock, Dublin, Limerick, Galway et Letterkenny, avec des dates déjà toutes organisées pour ces villes et villages. »

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Le projet de loi C-3 pourrait mettre fin aux manifestations pro-vie

Par David Cooke (Campaign Life Coalition) — Traduit par Campagne Québec-Vie

La proposition d’« accès aux soins de santé » du gouvernement libéral (projet de loi C-3) devrait préoccuper tous les Canadiens pro-vie et amoureux de la liberté d’expression.

Le projet de loi C-3 est un mini-bill-omnibus qui combine la promesse de dix jours de maladie payés pour les employés fédéraux avec une interdiction discutable des activités qui « interfèrent » [dans le texte officiel anglais, le verbe est « interferes », dans celui français « gêne », ce qui pourrait aussi être « interfère »] avec l’accès aux soins de santé. Il semble que les libéraux aient ressuscité cette vieille tactique corrompue qui consiste à présenter ensemble deux propositions totalement différentes ─ l’une populaire et l’autre controversée ─ afin de saborder le débat et de garantir l’adoption de la proposition la plus controversée.

L’interdiction de l’« interférence » dans l’accès aux soins de santé soulève beaucoup de questions

Selon le projet de loi C-3, « Commet une infraction quiconque, sans autorisation légitime, empêche ou gêne intentionnellement l’accès légitime par autrui à un endroit où des services de santé sont offerts par un professionnel de la santé ».

Cette disposition semble raisonnable à première vue. Bloquer physiquement l’accès aux hôpitaux peut mettre des vies en danger. Mais est-ce là tout ce que les libéraux ont l’intention d’interdire ? Si oui, alors pourquoi une nouvelle loi, puisque l’intimidation ou le harcèlement d’autrui est déjà un crime en vertu de nos lois existantes ?

La grande question est la suivante : qu’est-ce qui constitue une « interférence »  dans cette nouvelle proposition ? S’agit-il de conseiller une femme désireuse d’avorter sur le trottoir devant un hôpital ? Le conseiller de trottoir pourrait-il être accusé de « gêner » si cette femme annule son rendez-vous avec l’avorteur ? L’avorteur ─ qui vient de perdre sa commission sur le meurtre ─ ne sauterait-il pas sur l’occasion pour porter plainte ?

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Les catholiques autrichiens lancent une campagne de chapelet public en réponse au confinement

Par Jennifer Bryson (Crisis Magazine), 14 décembre 2021 — Traduit et publié par Campagne Québec-Vie avec la permission de Crisis Magazine

Au milieu de vagues de confinements très restrictifs et d’une proposition de mandat de vaccination universelle COVID-19 qui doit commencer le 1er février, les tensions en Autriche, où je vis, sont en hausse. Mais fin novembre, une nouvelle lueur d’espoir est apparue à l’horizon, juste à temps pour l’Avent. Louis-Pierre Laroche, négociant en vins et père de onze enfants, a lancé un appel à prier le chapelet avec d’autres en public, pour l’Autriche. Épuisés par les réponses politiques au COVID qui n’offrent que des restrictions toujours plus importantes, souffrant économiquement, isolés par les fermetures, effrayés et consternés par la perspective d’un mandat universel de vaccination, l’appel de Laroche trouve un écho auprès des Autrichiens désireux de se joindre à lui.

Chaque semaine, le mercredi soir, depuis la fin du mois de novembre, dans toute l’Autriche, des personnes ont commencé à se rassembler en public pour prier ensemble le chapelet dans le cadre de l’initiative Österreich betet [L’Autriche prie]. L’appel est simple, mais profond : « Priez pour l’Autriche ! » tous les mercredis soirs, en public, comme l’explique un prospectus, « afin que notre pays, qui traverse actuellement l’une des crises les plus graves de son histoire, soit confié à la Mère de Dieu et que l’on demande son intercession pour tous les citoyens ».

La nouvelle initiative L’Autriche Prie s’inspire de l’histoire, aborde la crise actuelle des politiques liées à la pandémie et présente des aspects de collaboration intra-catholique qui, à mon avis, offrent aux Américains [et aux Canadiens] quelque chose qui mérite d’être pris en considération. Le mouvement s’étend déjà à d’autres pays, et peut-être arrive-t-il sur la place d’une ville près de chez vous ─ ou bien vous pouvez l’y amener.

Pour comprendre l’importance de L’Autriche prie en ce moment, il est d’abord essentiel de connaître le Père Petrus Pavlicek, OFM (1902-1982). Sa Croisade du Rosaire des années 1950 est la principale source d’inspiration de L’Autriche prie d’aujourd’hui.

Après avoir été élevé dans la religion catholique, le père Pavlicek a quitté l’Église catholique au début des années 1920, puis a vécu quelques années d’égarement. En 1935, il est revenu à l’Église, en 1937, il est devenu franciscain et en 1941, il a été ordonné prêtre.

En 1944, alors qu’il était retenu par les Américains comme prisonnier de guerre à Cherbourg, en France, le père Pavlicek a entendu parler des apparitions de Fatima. Après la guerre, il a effectué un pèlerinage pour remercier d’avoir été libéré du camp de prisonniers et pour prier pour la libération de l’Autriche de l’occupation par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’URSS. Au cours de son pèlerinage, il a entendu : « Faites ce que je vous dis et il y aura la paix ». Il a reconnu [dans ces paroles] l’écho du message de Fatima. Cela l’a conduit à fonder une société de prière du rosaire en 1947, qui est devenue la Croisade du Rosaire pour l’Expiation (aujourd’hui RSK) en 1949.

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L’Autriche légalise l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jokekung/Adobe Stock

Le jeudi 16 décembre, le Parlement autrichien a légalisé l’euthanasie pour les personnes atteintes d’une maladie grave ou incurable, suivant l’invalidation de l’interdiction d’une telle pratique par la Cour constitutionnelle en 2020.

Un scénario classique (et on sait ce que cela donne…). Selon Gènéthique :

Le texte prévoit que deux médecins valident les demandes après avoir reçu le consentement « libre et éclairé » du patient. Un délai « d’au moins douze semaines » devra s’écouler entre la demande et le suicide assisté. Une durée réduite à deux semaines pour les patients en phase terminale.

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Le tyran Legault impose le passeport covid pour les messes de Noël

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Ian Livesey/Flickr/rawpixel

Legault impose le « passeport vaccinal » aux lieux de culte dès le lundi 20 décembre, donc pour Noël. D’après le site du Gouvernement du Québec :

À compter du 20 décembre 2021, le passeport vaccinal sera requis dans les lieux de culte et les spas (sauf pour soins personnels). Pour les mariages et les funérailles, possibilité de tenir une cérémonie sans passeport vaccinal avec un maximum de 25 personnes.

Ainsi, pour un vaccin qui n’est même pas censé arrêter la prétendue propagation du « variant Omicron », les Québécois non vaccinés seront privés de messe de Noël. C’est donc une mesure qui n’a en soi aucune raison pratique, mais qui vise plutôt à punir les gens exerçant leur sens critique par rapport aux agissements du gouvernement (sans compter que l’État empiète sur les prérogatives de l’Église se faisant – encore un exemple de la malfaisance de l’État laïciste, quand il considère que l’Église ne doit pas être prise en compte dans ses lois, sa « neutralité » le conduit à entraver l’Église dans les situations prétendument d’« urgence », comme n’importe quel commerce « non essentiel »…).

Ceci représente un geste antichrétien, les évêques réagiront-ils ?

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France : la Commission parlementaire d’accord pour l’interdiction des « thérapies de conversion »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Drobot Dean/Adobe Stock

Les membres de la Commission parlementaire, composée de sénateurs et de députés, se sont mis d’accord pour la rédaction d’un projet de loi qui interdirait les « thérapies de conversion » — pratiques, souvent caricaturisées comme étant des pratiques barbares, inoffensives mais utiles pour les personnes qui désirent se défaire d’une attraction pour les personnes de même sexe ou d’un sentiment d’appartenance à l’autre sexe. Gènéthique rapporte :

Mardi 14 décembre, députés et sénateurs ont trouvé un accord sur la proposition de loi visant à interdire les « thérapies de conversion ». Une infraction spécifique a été créée, un délit passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Mais pour Christian Flavigny, pédopsychiatre, psychanalyste, et auteur notamment de l’essai Aider les enfants « transgenres », cette proposition entend également « empêcher toute mise en question du souhait d’adolescents voulant changer de sexe ».

Pour le pédopsychiatre, le texte examiné « en procédure parlementaire accélérée » interdirait « des pratiques qui, fort heureusement, n’ont jamais existé en France ». Mais « insidieusement, l’interdiction porte sur un tout autre sujet, estime-t-il. Il s’agit de prohiber toute mise en réflexion du vœu exprimé par des jeunes se ressentant être de l’autre sexe, aussi bien la réflexion des parents qui objecteraient à la prescription d’hormones à des jeunes réclamant d’engager leur “transition”, que celle de professionnels qui auraient recours aux “psychothérapies” ». « Ce qui revient à disqualifier les parents et insulter les professionnels », dénonce-t-il.

L’importation de la thèse américaine

« Selon les défenseurs de la proposition de loi, être “transgenre” serait une situation avérée n’appelant aucune mise en questionnement », explique Christian Flavigny. Ils souscrivent ainsi à « la thèse des militants américains », « sans même avoir procédé à l’audition des professionnels du monde psy français (qui l’avaient pourtant sollicitée) ».

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