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Une défense de la condamnation par Pamela Acker des vaccins contaminés par l’avortement


John-Henry Westen (à gauche) et Pamela Acker (à droite).

Par Hugh Owen — Traduit par Campagne Québec-Vie

23 décembre 2021 (LifeSiteNews) — Depuis plus d’un an maintenant, nous, les laïcs catholiques, avons été soumis à toutes sortes d’opinions de la part d’« experts » dans le domaine de la théologie morale et de la bioéthique concernant la licéité morale des vaccins contaminés par l’avortement.

Nous avons discuté du phénomène déconcertant de notre tendance à avoir beaucoup plus d’estime pour ces personnes accréditées dans un article publié le 8 juillet 2021 sur notre site Tradidi Quod et Accepi, intitulé Perpetuating the Myth : Experts and the Application of Principles [Perpétuer le mythe : les experts et l’application des principes].

Cet article était en fait une réfutation d’un article écrit par le père Tadeusz Pacholczyk, directeur du National Catholic Bioethics Center de Philadelphie, paru dans l’édition du 21 avril de Today’s Catholic, le média du diocèse de Fort Wayne — South Bend, Indiana. L’article en question ne peut être décrit que comme une attaque contre Pamela Acker, la biologiste catholique dont l’interview de janvier 2021 par John-Henry Westen a choqué le cybermonde catholique. Nous avons soumis notre réfutation au rédacteur en chef de Today’s Catholic au début du mois de juillet, mais à ce jour, pour autant que nous le sachions, elle n’a jamais été publiée.

Nous avons souvent fait référence à Mlle Pamela Acker sur notre blogue. Les arguments de cette jeune scientifique courageuse sont véridiques, solides, logiques et tout à fait catholiques. Mais dans son article, le père Pacholczyk s’oppose, entre autres, à l’affirmation de Mlle Acker selon laquelle le développement de la lignée de cellules souches embryonnaires/fœtales HEK-293 a impliqué le meurtre de bien plus que le « seul » bébé assassiné (supposément) en 1973. Le père Pacholcyzk a accusé Mlle Acker d’utiliser des « affirmations exagérées » pour « susciter un sentiment d’indignation » chez son public.

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Dans une analyse présentée le 21 mars 2021, nous avons couvert l’entrevue d’une heure qui a donné au père Pacholczyk de telles aigreurs. Vous pouvez regarder ici l’intégralité de l’entrevue avec LifeSiteNews qui a été interdite sur YouTube. Dans cet entretien, Mlle Acker met fin au mythe selon lequel [la lignée de cellules] HEK-293, utilisée dans le développement et les tests des « vaccins » Pfizer et Moderna COVID-19, provient d’un « seul » bébé qui, nous a-t-on dit, a été tué en 1973. Elle a expliqué qu’il y a eu beaucoup plus de bébés assassinés nécessaires au développement de cette lignée de cellules souches :

HEK est l’abréviation de Human Embryonic Kidney (rein embryonnaire humain), mais 293 est l’abréviation de... la 293e expérience que ce chercheur a réalisée pour développer une lignée cellulaire. Cela ne signifie pas qu’il y a eu 293 avortements, mais pour 293 expériences, il faut bien plus d’un avortement. Et nous parlons probablement de centaines d’avortements. Et cela a été fait avec la collaboration de certains hôpitaux. En Suède, un groupe a participé au développement de la lignée cellulaire WI-38, une lignée différente, mais il avortait régulièrement des bébés pour essayer de développer des lignées cellulaires fœtales.

Avant d’écrire notre réfutation au père Pacholczyk en juillet, nous avons consulté un article écrit par Pamela Acker pour LifeSiteNews daté du 19 février 2021. Il s’agit d’une excellente analyse de toute la question du nombre de bébés avortés qu’il faut pour produire (ou maintenir) une lignée de cellules souches. L’ensemble de l’article vaut la peine d’être relu, mais voici un exemple de la clarification qu’elle apporte à un sujet plutôt difficile sur le plan technique (où elle excelle) :

L’affirmation selon laquelle la lignée HEK-293 a été développée à partir d’un seul bébé avorté est tout aussi imprécise. Les carnets de notes de Frank Graham à l’Université de Leiden ne sont pas publiés, mais des indices dans d’autres articles de recherche publiés montrent que son travail a impliqué plus que le spécimen final à partir duquel le HEK-293 a été dérivé. Un article de 2002, par exemple, traite des expériences réalisées sur les cellules HEK-218 et HER-224 (rétine embryonnaire humaine), qui ont toutes deux été attribuées à M. Graham et suivent son schéma de dénomination. À l’heure actuelle, on ne sait pas exactement combien de bébés ont été avortés pour ses recherches, et cela restera probablement inconnu du public à moins que M. Graham ne décide de publier ses carnets.

L’utilisation de plusieurs bébés avortés pour développer des lignées cellulaires (en raison de l’échec de plusieurs tentatives pour produire quelque chose de viable et de suffisamment robuste) a été régulièrement documentée. De nombreuses lignées cellulaires de fœtus avortés (et toutes les lignées cellulaires de fœtus avortés utilisées dans les vaccins actuellement autorisés) sont l’aboutissement d’une série d’expériences incluant de multiples fœtus avortés. Ces informations sont publiées dans leur intégralité sur le site de Children of God for Life, mais une brève liste suffira pour nos besoins...

Le père Pacholczyk aurait presque certainement eu connaissance de l’article de Mlle Acker du 19 février avant de publier son premier article à charge en avril ; cependant, non content d’avoir induit les catholiques en erreur dans cet article ─ dans lequel il utilise ses qualifications pour se donner un faux air d’autorité ─ il a doublé ses accommodements avec l’industrie du vaccin COVID. Cette fois, dans un article publié dans le Catholic Sentinel, le journal officiel de l’archidiocèse de Portland, le père tente de nous éduquer sur la différence morale/éthique entre « les nouveaux remèdes issus des cellules souches embryonnaires » et « un vaccin COVID-19 développé à partir de lignées cellulaires issues de l’avortement ». Le père émet le jugement suivant :

Il convient de noter que l’avortement, aussi mauvais qu’il soit en soi, n’a pas été pratiqué dans le but d’obtenir du matériel de recherche, et que le mal de ce « pillage de cadavres » a été aggravé par l’absence de consentement éclairé valide... Le fait de tuer directement quelqu’un pour obtenir ses cellules à des fins de traitement est d’une nature différente et plus grave que l’acte répréhensible consistant à prélever des cellules sur un cadavre, même sur un jeune humain dont la vie a été injustement interrompue pour une raison sans rapport. Il est toujours mal de voler, même sur un cadavre. Mais c’est bien pire de tuer pour prendre.

Apparemment, le lecteur doit conclure que, même si les vaccins contaminés par l’avortement n’auraient pas dû être volés, les bébés (selon la fable du père) n’ont pas été tués à des fins de recherche médicale, et donc que, même s’il est toujours mal de « voler des cadavres », ce n’est pas aussi mal que de « tuer directement quelqu’un pour obtenir ses cellules pour un traitement ». Même si nous savons, sans l’ombre d’un doute, grâce à des sources de première main comme le macabre Dr Stanley Plotkin, que des bébés ont été (et continuent d’être) arrachés de l’utérus, torturés, puis assassinés, tout cela au nom de la « recherche médicale », la fable du père Pacholczyk se déroule comme suit :

... le chercheur se présente à la morgue ou à la clinique d’avortement après le décès et se procure des cellules ou des tissus du corps de l’individu (la mort ayant eu lieu aux mains d’autres personnes et le chercheur profitant ensuite du cadavre qui en résulte).

Même si c’était le cas, comment un vaccin ou un produit pharmaceutique dérivé de moyens aussi immoraux devient-il acceptable ? Il est vrai qu’il existe des degrés de gravité du péché ; mais dans quel texte ou manuel de théologie morale trouve-t-on un principe qui permette un raisonnement et une application aussi bizarres que ceux que le père nous fournit dans sa missive ? Il ne se passe pas une semaine sans un nouveau scandale concernant l’utilisation de tissus « fœtaux » mal acquis et utilisés à la manière de Frankenstein, comme le rapporte fidèlement et régulièrement Julie Collorafi. Pourtant, le père Pacholczyk voudrait nous faire croire que parce qu’une chose est un « moindre mal », pour ainsi dire, elle devient en quelque sorte acceptable. Il compare et oppose les « nouveaux remèdes » exploitant les cellules souches embryonnaires aux « vaccins » COVID-19 développés avec une lignée de cellules souches qui elle-même a nécessité de l’ADN ou des tissus provenant d’on-ne-sait-combien-de-bébés-assassinés, et il veut nous faire croire que ces derniers sont en quelque sorte préférables et même acceptables en raison d’un raisonnement sophistiqué qui est tout simplement faux. Pourquoi ? Parce qu’un mal reste un mal et que partager les biens mal acquis d’un mal reste un acte mauvais. Les grands théologiens moraux et les docteurs de l’Église ont clairement expliqué que le fait de partager les biens d’un acte mauvais nous rend complices du péché d’un autre. C’est l’une des neuf façons d’être complice de l’acte immoral du malfaiteur. Par conséquent, l’acceptation de vaccins contaminés par l’avortement n’est pas une coopération « matérielle éloignée » au mal ; c’est participer à un acte gravement peccamineux et en bénéficier. Mais l’expert en bioéthique, le père Pacholczyk, pour une raison quelconque, ne peut pas ou ne veut pas voir cela.

L’Australien Michael Baker, dont les articles perspicaces sur les diverses questions de théologie morale du jour peuvent être consultés sur son site Super Flumina Babylonis, a écrit une excellente analyse qui a paru sur le site Internet de Family Life International à la fin d’avril et qui comprenait cette observation astucieuse : « D’après mon expérience dans les discussions avec mes collègues catholiques, le sensus fidelium sur cette grave question morale a plus de chances de se trouver chez les fidèles modestes que chez les “experts” ». Comme les lèche-bottes qui applaudissent les nouveaux vêtements de l’empereur, ces pseudo-experts s’extasient devant les vaccins contaminés par l’avortement, s’assurant eux-mêmes (et essayant de nous convaincre) de l’acceptabilité morale d’un mal que nous devrions éviter à tout prix.

Nous faisons confiance aux experts pour concevoir et construire, en toute sécurité, absolument tout, des moyens de transport public aux infrastructures routières et aux bâtiments. Mais les experts peuvent se tromper ─ et l’ont souvent fait. Pensez toutes les fois où une mauvaise conception technique ou un simple manque de prévoyance ont eu des conséquences catastrophiques. Après les deux catastrophes de la navette spatiale, les effondrements de bâtiments et les chutes de ponts, nous entendons toujours la même chose : « Rétrospectivement, nous aurions dû remarquer la conception défectueuse. » Mais même parmi les experts, il y a souvent un dissident dont il faut tenir compte. Les paroles de Mgr Athanasius Schneider et de ses quatre confrères prélats, qui ont écrit une lettre vibrante aux fidèles il y a un an, sont plus pertinentes que jamais :

Certains ecclésiastiques de nos jours rassurent les fidèles en affirmant que recevoir un vaccin COVID-19 dérivé des lignées cellulaires d’un enfant avorté est moralement licite si aucune alternative n’est disponible. Ils justifient leur affirmation sur la base d’une « coopération matérielle et lointaine » avec le mal. De telles affirmations sont extrêmement anti-pastorales et contre-productives, surtout si l’on considère le caractère de plus en plus apocalyptique de l’industrie de l’avortement, et la nature inhumaine de certaines recherches biomédicales et de la technologie embryonnaire. Aujourd’hui plus que jamais, les catholiques ne peuvent catégoriquement pas encourager et promouvoir le péché de l’avortement, même de manière infime, en acceptant ces vaccins... Plus que jamais, nous avons besoin de l’esprit des confesseurs et des martyrs qui ont évité le moindre soupçon de collaboration avec le mal de leur époque.

Et comme le petit garçon dans l’histoire de l’empereur fou, Mgr Viganò, Mgr Schneider et les nombreux prélats et prêtres qui refusent d’être complices du mal en acceptant tout ce qui a trait aux lignées de cellules souches provenant de bébés assassinés, ont courageusement fait remarquer ─ en dépit des experts lèche-bottes ─ qu’en fait l’empereur ne porte aucun vêtement. Les experts comme le père Pacholczyk et le père Matthew Schneider de la tromperie « tous les médicaments en vente libre ont été testés avec HEK-293 » devront finalement répondre des grands dommages qu’ils ont causés à la conscience des fidèles catholiques.

En attendant le jour ─ Dieu sait quand ─ où notre progéniture demandera : « pourquoi les experts n’ont-ils pas appliqué les principes de base de la théologie morale ? » Ce sera un jour béni !

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