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Nos pasteurs doivent s’élever contre la coercition covidienne : Lettre ouverte à l’archevêque de Vancouver


Mgr J. Michael Miller, archevêque de l'archidiocèse de Vancouver.

Par Stephanie Gray Connors — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Canuck Clay/YouTube

19 octobre 2021 (LifeSiteNews) — Cher Monseigneur Miller, il y a environ une semaine, alors que j’allaitais ma fille nouveau-née, j’ai lu les nouvelles concernant la contrainte exercée sur les diacres de l’archidiocèse de Vancouver pour qu’ils reçoivent le vaccin COVID sous peine de ne pas pouvoir exercer leur ministère diaconal. Je suis profondément troublée par votre prise de position.

Je me permets notamment de vous écrire publiquement maintenant parce que je vous ai écrit une lettre privée il y a un an, accompagnée d’une excuse que vous auriez pu utiliser pour résister aux pressions injustes du gouvernement, et pour vous offrir l’aide juridique du meilleur avocat avec lequel j’ai travaillé en 20 ans de résistance à la censure institutionnelle. J’ai observé avec consternation comment, par exemple, vous avez cédé à la pression du gouvernement et fermé vos églises au culte public. Avec cette dernière décision, je suis obligée d’élever à nouveau la voix, et j’espère que le fait de le faire publiquement vous aidera davantage à changer de cap.

Vous savez que j’aime l’Église et l’archidiocèse de Vancouver, dans lequel j’ai été élevée. Vous savez que je l’ai fidèlement servie tout au long de ma vie. En particulier, j’ai formé ses séminaristes et ses prêtres pendant 20 ans, j’ai pris la parole ces dernières années lors d’un séminaire de formation pour ses diacres, j’ai fait partie de son conseil de communication et j’ai formé les parents des écoles catholiques dans le cadre d’un des programmes du CISVA. J’ai été maître de cérémonie à la One Conference. J’ai fait des dons aux paroisses locales ainsi qu’au Projet Advance et à divers ministères gérés par le RCAV. Alors oui, j’aime l’Église catholique et j’aime l’archidiocèse de Vancouver. Mais je suis très, très déçue. Comme l’a dit un jour le Dr Martin Luther King, fils, « Il ne peut y avoir de déception là où il n’y a pas d’amour profond ».

En allaitant mon bébé, je n’ai pu m’empêcher de penser au passage de l’Écriture : « Comme ce sera terrible en ces jours-là pour les femmes enceintes et les mères qui allaitent ! » (Matthieu 24:19) Je dis cela parce que votre position, telle que décrite dans la lettre de Mgr Gregory Smith, ainsi que la façon dont l’archidiocèse a cédé à la pression du gouvernement au cours de l’année dernière, conduit à l’abandon de la prochaine génération de fidèles laïcs.

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Je me dis : « Dans quel genre de monde et d’église vais-je élever ma fille ? Saura-t-elle que ses bergers sont courageux et audacieux ? Verra-t-elle ses pères spirituels être comme les sages-femmes hébraïques qui craignaient Dieu plus qu’elles ne craignaient les hommes ? Ou verra-t-elle les dirigeants de l’institution que son Sauveur a créée agir comme des personnes qui cèdent, encore et encore, à la pression impie du gouvernement ? » De plus, quel sera l’impact de votre position sur les ministères catholiques qui, je l’espère sincèrement, ne suivront pas votre exemple, ou les exemples tout aussi médiocres des archidiocèses de Toronto et de Moncton ?

Vous contribuez indirectement au système d’animosité, de mépris et de discrimination qui se développe rapidement à l’égard de ceux qui refusent de se faire injecter un vaccin expérimental, qui n’a pas fait l’objet de tests à long terme. Il y a des catholiques fidèles qui risquent de perdre leur emploi, qui risquent de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille parce qu’ils refusent le vaccin, et par votre décision d’obliger les diacres à se faire vacciner, votre diocèse n’est pas différent des lieux de travail laïques qui obligent leurs employés à se faire vacciner.

Comment ces personnes peuvent-elles trouver réconfort et soutien dans l’église locale alors que vous faites la même chose ? J’ai vu nos frères et sœurs protestants s’opposer courageusement à la tyrannie du Canada, y compris l’arrestation de pasteurs, alors que les dirigeants catholiques ont accepté des règles injustes.

Dans sa lettre, Mgr Smith affirme que la prise du vaccin est pour le bien de son prochain, bien que plusieurs théologiens catholiques orthodoxes aient contesté cette affirmation, notamment le Dr Janet Smith. Je voudrais simplement ajouter ce qui suit :

Même le CDC, qui soutient le vaccin COVID, déclare : « Les vaccins COVID-19 sont efficaces pour vous protéger [c’est nous qui soulignons]* contre la maladie... Si vous êtes entièrement vacciné et que vous êtes infecté par le variant Delta, vous pouvez transmettre le virus à d’autres personnes. » Il ne faut donc pas faire croire aux gens que la réception du vaccin est un acte de bon Samaritain.

Mais il y a une question morale plus fondamentale. Selon le Principe de totalité et d’intégrité, souvent utilisé dans les discussions bioéthiques catholiques, nous avons la responsabilité de maintenir notre corps dans un état de santé et de fonctionnement tel qu’il a été conçu. Nous ne pouvons pas mutiler ou blesser intentionnellement notre corps (par exemple, subir une vasectomie) ; ou, si nous faisons effectivement quelque chose qui modifie le corps (par exemple, enlever un organe ou un membre), cela doit être fait pour la santé globale de ce corps particulier (comme éliminer le cancer). Si nous partageons quelque chose de notre corps (par exemple, du sang, de la moelle osseuse ou un rein), nous ne pouvons le faire que si cela ne compromet pas le fonctionnement général de notre propre corps (par exemple, il n’est pas correct pour un donneur vivant de donner son cœur parce que cela le tuerait, alors que le don de sang ne le fait pas).


Stephanie Gray Connors et sa fille nouveau-née.

Pourtant, voici le point essentiel : nous n’avons aucune obligation morale de partager des parties de notre corps (comme le sang). Il s’agit plutôt d’un acte de générosité, voire d’héroïsme, qui relève du libre arbitre (par exemple, le don de rein).

Les parties de mon corps n’existent pas pour votre corps ; au contraire, elles existent pour le mien, et vous ne pouvez donc pas revendiquer un droit sur ces parties (à l’exception des parties de mon corps qui sont en fait conçues pour une autre personne, comme mes seins et mon utérus qui existent pour ma progéniture, qui peut donc revendiquer un droit d’accès aux parties qui sont conçues pour elle).

Cela implique que, tout comme je n’ai aucun devoir de prélever du sang de mon corps pour le partager avec quelqu’un d’autre, je n’ai aucun devoir d’introduire le vaccin COVID dans mon corps pour en faire bénéficier quelqu’un d’autre. En fait, j’ai le devoir de maintenir la santé et le fonctionnement général de mon propre corps. Ainsi, si je crains légitimement qu’un vaccin expérimental, qui n’a pas été testé à long terme et qui a présenté des effets indésirables chez certains sujets, puisse nuire à mon organisme, je ne devrais pas le recevoir. Même si je pense que les avantages l’emportent sur les inconvénients et que je veux aider quelqu’un d’autre en le recevant, je ne suis pas obligée de le faire. L’action reste un acte de générosité, et les actes de générosité peuvent se manifester de différentes manières. La personne, par exemple, qui ne donne pas son sang ou ses reins peut tout de même être généreuse et miséricordieuse envers son prochain. De même, la personne qui ne se fait pas vacciner contre le COVID peut aussi être généreuse et miséricordieuse envers son prochain.

J’ai moi-même contracté le COVID début août, lors de la dernière semaine de ma grossesse. En raison d’un pic de fièvre (particulièrement dangereux pour un enfant à naître), mon mari m’a emmenée d’urgence à l’hôpital où j’ai subi un test de dépistage du COVID qui s’est révélé positif. J’ai fait l’expérience de toutes sortes de miséricordes et de générosité de la part des autres, qui n’incluaient pas le vaccin : mon mari m’a servie et touchée au lieu de s’isoler de moi comme si j’étais lépreuse. Mon voisin a fait des courses à l’épicerie. J’ai trouvé un médecin qui m’a donné un traitement immédiat avec des médicaments peu coûteux, bien testés et largement utilisés, l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, qui m’ont protégée ainsi que mon enfant à naître. Mon mari, mon voisin et mon médecin ont tous fait preuve d’une charité qui n’impliquait pas le vaccin. En fait, ils ont fait plus pour moi par leurs actions que s’ils avaient eux-mêmes reçu le vaccin.

Tout cela étant dit, mon espoir est le suivant :

  • Que vous reviendrez sur votre exigence que les diacres soient vaccinés.
  • Que vous combattrez pour les droits de conscience et les renforcerez, et que vous vous exprimerez contre tout effort visant à nier les libertés des personnes en matière de vaccination forcée, de passeport vaccinal, de sécurité d’emploi, etc. J’espère en particulier que vous implorerez vos frères évêques et les responsables des ministères catholiques de faire de même.
  • Que vous refuserez d’acquiescer aux demandes et restrictions injustes et déraisonnables des gouvernements. Comme je l’ai mentionné il y a un an, je vous implore de faire appel aux services de groupes juridiques tels que le Justice Center for Constitutional Freedoms.
  • Que vous rappellerez aux fidèles de l’église, au public et au gouvernement que l’église est différente. C’est un lieu de sanctuaire. « Tous ceux qui ont soif, tous ceux qui sont faibles... venez à la table ». Les églises devraient s’appuyer sur l’amour de Jésus pour les plus petits, sur ses actes de miséricorde et sur la façon dont il a embrassé les lépreux. Des saints comme le Père Damien et Mère Teresa devraient être mis en avant et étudiés.
  • Que vous reconnaîtrez qu’il existe différentes opinions au sein de l’Église et soulignerez que les personnes qui veulent se faire vacciner ne doivent pas forcer les autres à le faire. Si le vaccin fonctionne, les personnes vaccinées devraient déjà se sentir en sécurité.

Il est troublant que ceux qui ne sont pas vaccinés soient blâmés parce que la société ne revient pas à la normale. Je vis maintenant en Floride et le taux de vaccination y est plus bas qu’au Canada. Pourtant, en Floride, nous sommes revenus à la normale alors que le Canada ne l’est pas. C’est la preuve que le retour à un mode de vie raisonnable ne dépend pas de la vaccination.

Et donc, en ce moment, nous devons pouvoir compter sur nos églises pour résister aux demandes injustes du gouvernement et de la culture. Maintenant, plus que jamais, nous avons besoin de la voix de nos bergers et du sanctuaire de nos églises. La coercition et la discrimination doivent être rejetées et les gens doivent être encouragés à vivre en communion plutôt que de s’immerger dans la mentalité divisée, isolée, craintive et anxieuse de notre culture.

Mgr Miller, je vous implore de faire ce qui est juste.

Votre fille dans le Christ,

Stephanie Gray Connors

Pour communication respectueuse :

Mgr Michael Miller, archevêque de Vancouver
4885 Saint John Paul II Way
Vancouver BC V5Z 0G3
Téléphone : (604) 683-0281
Télécopieur : (604) 683-4288


Note de LifeSiteNews. — A.H.

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