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Un dirigeant du mouvement pro-vie britannique avertit le mouvement pro-vie canadien d’éviter leur erreur stratégique


John Smeaton, directeur de la Society for the Protection of Unborn Children (SPUC).

Par Pete Baklinski (Campaign Life Coalition) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pete Baklinski/LifeSiteNews

L’un des chefs pro-vie les plus respectés au monde avertit le mouvement pro-vie canadien de ne pas commettre la même erreur stratégique que lui et d’autres pro-vie ont commise il y a près de 40 ans dans la lutte contre l’avortement au Royaume-Uni.

John Smeaton, directeur de la Society for the Protection of Unborn Children (SPUC), la plus ancienne organisation de campagne et d’éducation pro-vie au monde, a expliqué à Campaign Life Coalition, dans le cadre d’une entrevue exclusive, comment, dans les années 1980, le mouvement pro-vie britannique — dont faisait partie la SPUC — a fait campagne pour la réduction du délai maximal d’avortement de 28 à 18 semaines. Cela a malheureusement entraîné des conséquences tragiques sur les efforts du mouvement pour protéger les bébés à naître.

M. Smeaton, qui est également vice-président de la Fédération internationale du droit à la vie, a expliqué (lire l’entrevue complète ci-dessous) comment de nombreux pro-vie de l’époque avaient espéré qu’une loi sur la gestation contribuerait à réduire le nombre total d’avortements. Au lieu de cela, la loi de 1990 sur la fécondation humaine et l’embryologie, comportait tellement d’exceptions que, selon M. Smeaton, elle a essentiellement augmenté « le délai d’avortement dans presque tous les cas et dans de nombreux cas jusqu’à la naissance. »

« Ce sont les pro-vie qui ont fait pression pour que la loi de 1990 contienne des dispositions relatives à l’avortement, dans l’espoir de pouvoir insérer certaines restrictions, notamment des délais précoces », a déclaré M. Smeaton.

Il explique comment des pro-vie biens intentionnés se sont retrouvés pris au piège.

« Les députés savaient qu’ils ne pourraient pas faire passer les amendements sur les “délais” sans faire d’exception pour permettre à certains bébés d’être avortés au-delà de la “limite” », dit-il. « Le résultat a été une “limite” de 24 semaines (et non les 18 semaines pour lesquelles nous avions fait campagne), mais pour les bébés handicapés, et dans d’autres cas, toutes les limites ont été supprimées ce qui a mené à l’avortement jusqu’à la naissance. C’est un résultat amer, tragique, qui résulte de deux erreurs évidentes, une erreur de tactique et une erreur de principe », a déclaré M. Smeaton.

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« Il n’y avait pas assez de députés du côté pro-vie et une décision tactique a donc été prise pour échanger le droit à la vie de certains bébés à naître (les bébés handicapés en particulier) contre des votes. Ce fut une trahison du principe selon lequel tous les bébés ont droit à la vie. On a demandé aux députés de voter pour une mesure qui refuse la protection à certains bébés tout en essayant d’en sauver d’autres. Cela va à l’encontre du principe général selon lequel il ne faut pas faire le mal en espérant que le bien en sortira — car ce ne sera pas le cas », a-t-il poursuivi.

« Le SPUC faisait partie des groupes qui, trois ans plus tôt, ont soutenu un projet de loi sur la limite supérieure malgré nos réserves, ce que nous regrettons amèrement aujourd’hui. C’était une leçon amère, mais je pense que les Canadiens pourraient en tirer une leçon », a ajouté M. Smeaton.

Contrairement à de nombreux pays dans le monde, comme l’Allemagne, l’Espagne ou la France, le Canada n’a pas de loi protégeant la vie des enfants à naître. Il n’existe pas non plus de « droit » à l’avortement au Canada. C’est le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau qui, en 1969, a discrètement légalisé l’avortement dans le cadre d’un projet de loi omnibus. Ce projet de loi autorisait l’avortement selon des critères spécifiques, notamment que la mère enceinte obtienne d’abord le consentement d’un « comité d’avortement thérapeutique » composé de trois membres et établi dans les hôpitaux. En 1988, la Cour suprême, dans l’arrêt Morgentaler, a déclaré la loi Trudeau inconstitutionnelle, estimant qu’elle violait le droit à la sécurité de la personne garanti par la Charte, puisque de nombreuses femmes n’avaient pas accès à un « comité d’avortement thérapeutique » pour approuver une demande d’avortement. La Cour a alors encouragé le Parlement à rédiger une loi de remplacement sur l’avortement, en déclarant directement que la « question de l’avortement » appartient au Parlement pour « se prononcer sur et diriger la politique sociale ». Cependant, malgré les divers efforts déployés pour élaborer une telle loi, le Parlement n’a pas réussi à ce jour à adopter une telle loi sur l’avortement. Cela signifie qu’il existe un vide juridique autour de l’avortement. De ce fait, l’avortement est autorisé pendant les neuf mois de la grossesse, pour n’importe quelle raison, jusqu’au moment de la naissance. Les avortements sont maintenant financés par l’argent des contribuables dans tous les systèmes de santé provinciaux. On estime que 100 000 bébés à naître sont maintenant avortés chirurgicalement chaque année au Canada. Ce chiffre ne comprend pas le nombre croissant de bébés qui sont exterminés au moyen de pilules abortives chimiques.

Campaign Life Coalition (CLC) a expliqué en 2012 pourquoi le mouvement pro-vie canadien ne doit prendre aucune part à la création d’une loi qui tenterait de restreindre l’avortement en fonction de l’âge du bébé à naître. Une telle loi serait nécessairement imparfaite et injuste puisqu’elle permettrait de cibler pour avortement des enfants qui ne répondraient pas à la condition d’âge.

« Il est contre-productif et erroné de promouvoir ou d’accepter une législation sur l’avortement qui divise arbitrairement les humains en classes protégées et non protégées », écrivait alors CLC. « Par conséquent, les mesures qui créent des exceptions à l’avortement (viol, inceste, santé de la mère, défauts génétiques et gestation) devraient être évitées. Nous savons combien de ces exceptions prétendument définies ont été interprétées de manière la plus large possible dans le passé pour approuver sans discussion pratiquement toutes les demandes d’avortement. »

« Actuellement, aucune loi canadienne n’interdit l’avortement, il est donc légalement toléré sans être officiellement sanctionné par la loi. Si une nouvelle législation sur l’avortement disait que l’avortement est autorisé dans certaines circonstances et interdit dans d’autres, alors cette législation codifierait dans la loi la permission d’avorter, qui n’existe pas actuellement. Le mouvement pro-vie ne peut proposer ou accepter une telle législation. »

Alors que CLC est souvent attaquée pour être « tout ou rien » dans sa stratégie pour mettre fin à l’avortement, cette critique n’est pas exacte. La CLC soutient des mesures progressives qui ne compromettent pas le principe de la valeur égale de chaque vie, née ou à naître. Parmi les exemples de telles mesures, citons une loi qui ferait de la blessure ou de la mort d’un enfant à naître un délit distinct lors d’une agression criminelle contre une femme enceinte, ou une loi interdisant l’avortement lorsqu’il est demandé uniquement en raison du sexe génétique de l’enfant, ou une loi qui financerait l’avortement, ou une loi qui offrirait une protection de conscience aux professionnels de la santé qui ne veulent pas prendre part à l’avortement ou à l’euthanasie. De telles mesures ne laisseraient aucun enfant à un stade de développement arbitraire. Si de telles mesures devaient devenir des lois, elles permettraient de mettre progressivement fin aux meurtres tout en respectant toute vie.

En tant que pro-vie, nous devons travailler dur pour ramener l’avortement dans le débat politique. En même temps, nous ne devons pas être prêts à compromettre la vie de certains bébés pour obtenir une certaine protection pour d’autres. Il est important de garder à l’esprit que Dieu n’a pas dit à Moïse : « Tu ne tueras pas après 20 semaines ». Il a dit, « Tu ne tueras pas. » En ce qui concerne la situation canadienne, où l’avortement est dans un vide juridique, cela signifie que les pro-vie doivent défendre des lois qui ne laissent aucun bébé derrière.

Les enfants canadiens à naître ont besoin d’une loi juste qui les protégera tous pendant la grossesse, et non pas d’une loi quelconque qui ne couvrira que certains d’entre eux.

M. Smeaton a déclaré à CLC qu’une approche de principe fondée sur la reconnaissance du fait que « l’avortement est un acte de violence létale dirigé contre un enfant à naître » sera en fin de compte la stratégie gagnante pour mettre fin au massacre des bébés à naître.

« L’avortement ne cessera que lorsqu’un nombre suffisant de personnes reconnaîtront que les enfants à naître sont des êtres humains à part entière, dotés des mêmes droits innés que tous les autres membres de la famille humaine », a-t-il déclaré.

« Les groupes pro-vie devraient faire pression pour que cela soit reconnu par la loi », a-t-il ajouté.

***

Entrevue complète de John Smeaton avec Campaign Life Coalition

Campaign Life Coalition (CLC) : Que diriez-vous aux groupes pro-vie canadiens qui militent pour une loi qui interdirait l’avortement à partir de 20 semaines ?

John Smeaton : Toute discussion sérieuse sur cette question doit commencer par la reconnaissance que l’avortement est un acte de violence létale dirigé contre un enfant à naître. Cela est vrai quel que soit le stade de développement de l’enfant, ses handicaps ou les circonstances de sa conception. Naturellement, les partisans de l’avortement rejettent cette idée. Malheureusement, certaines portions du mouvement pro-vie la rejettent effectivement lorsqu’elles font campagne en faveur d’une législation qui autorise l’avortement dans diverses circonstances. Elles affirment que leur objectif est d’atténuer une mauvaise loi. Les dirigeants catholiques pro-vie et les évêques catholiques, en particulier, ont justifié cette approche en citant le numéro 73 de l’encyclique du Pape Jean-Paul II sur l’inviolabilité de la vie humaine Evangelium Vitæ, où Sa Sainteté dit :

« Un problème de conscience particulier pourrait se poser dans les cas où un vote parlementaire se révélerait déterminant pour favoriser une loi plus restrictive, c’est-à-dire destinée à restreindre le nombre des avortements autorisés, pour remplacer une loi plus permissive déjà en vigueur ou mise aux voix… Dans le cas ici supposé, il est évident que, lorsqu’il ne serait pas possible d’éviter ou d’abroger complètement une loi permettant l’avortement, un parlementaire, dont l’opposition personnelle absolue à l’avortement serait manifeste et connue de tous, pourrait licitement apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique. Agissant ainsi, en effet, on n’apporte pas une collaboration illicite à une loi inique ; on accomplit plutôt une tentative légitime, qui est un devoir, d’en limiter les aspects injustes. »

La majorité des groupes pro-vie et des dirigeants ecclésiastiques ont peut-être interprété ce paragraphe comme signifiant que le mouvement pro-vie peut soutenir des lois qui autorisent expressément les avortements. Mais ceci est contraire à la raison.

Dans le numéro immédiatement précédent d’Evangelium Vitæ, numéro 72, le pape Jean-Paul II a rappelé aux fidèles qu’une loi qui permet de tuer certains enfants à naître n’est pas une loi du tout. C’est une loi injuste qui, selon les termes de saint Thomas d’Aquin, « n’a plus raison de loi, elle est plutôt une violence ». Le Pape Jean-Paul II, à ce propos, cite la Congrégation de la Doctrine de la Foi et sa déclaration de 1974 sur l’avortement provoqué qui stipule : « Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est donc jamais licite de s’y conformer, “ni... participer à une campagne d’opinion en faveur d’une telle loi, ni... donner à celle-ci son suffrage” ».

« Jamais » veut dire jamais !

Selon Aristote, dans sa Métaphysique, « le principe (ou la loi) de non-contradiction est le plus ferme. » Aristote dit que « sans le principe de non-contradiction, nous ne pourrions rien savoir de ce que nous savons ». Sur la base du principe de non-contradiction, il n’est donc pas possible que cette déclaration signifie à la fois que l’on peut voter pour une loi injuste et, en même temps, que l’on ne peut pas voter pour une loi injuste — sur la base de ses motivations à le faire ou pour toute autre raison.

Le mouvement pro-vie ne doit pas se laisser entraîner à aider à réglementer le meurtre d’enfants à naître. Il y a une différence morale cruciale entre, d’une part, limiter, d’une manière éthique, les dommages de la législation pro-avortement et, d’autre part, conseiller les législateurs sur la manière et le moment où l’avortement peut être légalisé. Le premier cas est admissible alors que le second ne l’est pas.

Adopter une approche utilitaire ou gradualiste face à des actes intrinsèquement mauvais n’est jamais justifié d’un point de vue éthique. Même si notre intention est de sauver autant de vies que possible, nous ne pouvons jamais être complices du sacrifice d’une seule vie innocente. Cette approche est connue sous le nom de principe de Caïphe, du nom du grand prêtre juif qui a condamné Jésus à mort (Matthieu 26 : 57-66) et a préconisé le sacrifice d’une vie innocente pour sauver de nombreuses vies (Jean 11 : 49-52).

CLC : Les pro-vie Britanniques ont-ils commis des erreurs à ce sujet dont les Canadiens pourraient tirer une rude leçon ?

M. Smeaton : Dans les années 1980, le mouvement pro-vie en Grande-Bretagne, y compris SPUC, a fait campagne pour la réduction du délai maximal pour l’avortement de 28 à 18 semaines. Aujourd’hui encore, les gens pensent à tort que la loi de 1990 sur la fécondation humaine et l’embryologie a réduit ce délai de 28 à 24 semaines.

En fait, avant 1990, il n’y avait pas de délai maximal de 28 semaines en tant que tel — la limite n’était pas un délai définitif, mais le moment où, dans chaque cas, l’enfant atteignait le stade de « capacité à naître vivant » (loi de 1929 sur la préservation de la vie infantile). La limite de 28 semaines était simplement une présomption prima facie de « capacité à naître vivant », et non un délai légal. Comme on le sait, de nombreux enfants sont nés avant 28 semaines — voire avant 24 semaines — et ont survécu.

En raison des modifications apportées à la loi par la loi de 1990, la limite contenue dans la loi de 1929 a été abolie et un délai de 24 semaines a été introduit, mais uniquement pour certains cas. Dans d’autres cas (notamment en cas de handicap fœtal), les avortements peuvent être pratiqués jusqu’au moment de la naissance.

La loi de 1990 a donc eu pour effet d’augmenter le délai d’avortement dans presque tous les cas et dans de nombreux cas jusqu’à la naissance.

Ce sont les pro-vie qui ont fait pression pour que la loi de 1990 contienne des dispositions relatives à l’avortement, dans l’espoir de pouvoir insérer certaines restrictions, en particulier des délais précoces.

Les députés savaient qu’ils ne pourraient pas faire passer les amendements relatifs à la « limite de temps » sans faire d’exception pour permettre à certains bébés d’être avortés au-delà de la « limite ». Le résultat a été une « limite » de 24 semaines (et non les 18 semaines pour lesquelles nous avions fait campagne), mais pour les bébés handicapés et d’autres cas, toutes les limites ont été supprimées — l’avortement jusqu’à la naissance. Ce résultat, amer et tragique, est le fruit de deux erreurs évidentes, une erreur tactique et une erreur de principe.

Il n’y avait pas assez de députés du côté pro-vie et une décision tactique a donc été prise pour échanger le droit à la vie de certains bébés à naître (les bébés handicapés en particulier) contre des votes. Ce fut une trahison du principe selon lequel tous les bébés ont droit à la vie. On a demandé aux députés de voter pour une mesure qui refuse la protection à certains bébés tout en essayant d’en sauver d’autres. Cela va à l’encontre du principe général selon lequel il ne faut pas faire le mal en espérant que le bien en sortira — car ce ne sera pas le cas.

Le SPUC faisait partie des groupes qui, trois ans plus tôt, ont soutenu un projet de loi sur la limite supérieure malgré nos réserves, ce que nous regrettons amèrement aujourd’hui. C’était une leçon amère, mais je pense que les Canadiens pourraient en tirer une leçon.

CLC : Quelle approche les groupes pro-vie canadiens devraient-ils adopter pour mettre fin au massacre des enfants à naître ?

M. Smeaton : L’avortement ne cessera que lorsque suffisamment de gens reconnaîtront que les enfants à naître sont des êtres humains à part entière, dotés des mêmes droits innés que tous les autres membres de la famille humaine. Les groupes pro-vie doivent faire pression pour que cela soit reconnu dans la loi.

Le Canada est signataire de plusieurs accords internationaux qui reconnaissent le statut de personne de l’enfant dans le ventre de sa mère. Par exemple, la Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît que : « ... l’enfant, en raison de son immaturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins particuliers, notamment d’une protection juridique, avant comme après la naissance ».

La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) reconnaît également que les enfants à naître possèdent des droits humains. Une clause du projet original de l’article 1 de la CDE qui aurait limité les droits à la période suivant la naissance a été supprimée spécifiquement pour permettre l’application de la Convention aux enfants dans le ventre de leur mère. Le droit à la vie (article 6) et le droit aux soins de santé (article 24.2 [d]) s’appliquent donc aux enfants avant la naissance.

Bien que la CDE n’ait pas été formellement incorporée dans la législation nationale du Canada, elle a néanmoins des effets en droit canadien. Comme l’a indiqué la Cour suprême, même si la CDE ne fait pas partie du droit interne et n’a pas d’effet contraignant, elle peut être citée à des fins d’interprétation.

Plutôt que de poursuivre des initiatives politiques qui ne feront qu’enraciner l’avortement dans la culture canadienne en le rendant plus acceptable, les groupes pro-vie devraient se concentrer sur le soutien à son rejet complet. Cependant, le mouvement pro-vie ne pourra jamais provoquer le changement de paradigme nécessaire pour vaincre l’avortement sans l’Église. Les dirigeants du mouvement doivent donc appeler les autorités ecclésiastiques à assumer leurs responsabilités dans la défense des enfants nés et à naître. Cela implique de mettre fin à la corruption des enfants menée par une éducation sexuelle anti-vie et anti-famille.

Le droit des parents à être les premiers éducateurs de leurs enfants dans le domaine intime de la sexualité humaine est essentiel pour le succès final du mouvement pro-vie. Des gouvernements puissants et le mouvement de pression international de la limitation des naissances, financé par nos impôts, sont en train d’établir efficacement l’acceptation de la contraception et de l’avortement dans les cœurs et les consciences obscurcis des futures générations d’adultes. Au fil des ans, cette évolution a radicalement changé la nature et l’ampleur de la bataille pro-vie. Malheureusement, elle s’est produite en grande partie avec le soutien des dirigeants catholiques. Changer cette situation devrait être considéré comme une priorité plus importante pour le mouvement pro-vie que la promotion d’une législation non éthique qui trahit et sacrifie les enfants les plus vulnérables sans avancer la perspective de mettre fin à l’avortement pour de bon.

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