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Y a-t-il une réelle baisse d’avortements au Québec ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo :

On nous annonce dans un article du Journal de Montréal, paru le 3 mars, que l’avortement aurait atteint son niveau le plus bas au Québec depuis 20 ans, et ce, à cause entre autres de la baisse de femmes en âge de procréer, mais aussi, selon certains, grâce à la contraception, point sur lequel je doute. Je m’explique, sans doute une baisse d’avortements chirurgicaux pourrait être observée, bien que tous ne soient pas enregistrés, car les seuls qui soient tenus en compte dans le rapport de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) sont les « Avortements de moins de 24 semaines. Les IVG pratiquées par les médecins payés à salaire » n'étant « pas comptabilisées, » d'après le Journal de Montréal.

Bien que non interdits au Canada, les avortements de plus de 24 semaines sont redirigés vers les États-Unis, d’après le FQPN. En outre, et l’article du Journal de Montréal n’en tient pas compte, la contraception a toujours un côté abortif au cas où la fécondation ne serait pas empêchée, ce qui nous amène à considérer le fait que s’il y a plus de contraceptions, il n’y a probablement pas moins d’avortements… peut-être même qu’il y en a davantage. Le Journal de Montréal explique donc :

En 2017, 21 203 femmes ont eu recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG), selon les données compilées par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) pour Le Journal.

Il s’agit d’une baisse marquée de 21 % par rapport à 2003, alors que 26 997 interventions avaient été faites (voir ci-dessous). Selon la RAMQ, jamais aussi peu d’avortements n’ont été enregistrés depuis 1996.

[…]

Bien que le nombre de femmes en âge de procréer (15 à 44 ans) ait diminué au Québec depuis 20 ans, cette donnée n’explique qu’une partie de la baisse. Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le taux d’avortement (sur 1000 femmes) aurait baissé de pas moins de 25 % depuis 2003.

Il faut remarquer que si le nombre de femmes en âge de procréer est plus bas, c’est à cause d’une baisse de la natalité qui a accompagné la contraception et l’avortement, résultant en un vieillissement de la population. La cause la plus probable d'une baisse réelle d'avortements (avortements chirurgicaux et par contraceptions abortives) devrait plutôt être le vieillissement de la population.

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Le Journal de Montréal continue, plus loin :

Selon les experts, une meilleure contraception est en cause pour expliquer la baisse des IVG. Depuis 2003, la pose de stérilets a explosé, passant de 11 249 à 47 544, en 2017.

[…]

Par ailleurs, les jeunes femmes (15 à 19 ans) ont un meilleur accès à la contraception depuis 20 ans, grâce à des cliniques à proximité des écoles.

Écoles dans lesquelles on apprend aux jeunes qu’ils peuvent se comporter quasiment n’importe comment, à partir d’un âge assez tendre, les assurant qu’ils ne risqueront rien, grâce à la contraception et à l’avortement qui leur éviteront la suprême contrainte… avoir un enfant. Et les statistiques déclarent d’après le Journal de Montréal :

NOMBRE D’AVORTEMENTS PRATIQUÉS AU QUÉBEC

  • 2017 : 21 203
  • 2015 : 22 280
  • 2013 : 23 257
  • 2011 : 24 069
  • 2009 : 24 203
  • 2007 : 24 636
  • 2005 : 25 648
  • 2003 : 26 997
  • Diminution de 21 %

POSES DE STÉRILETS

  • 2017 : 47 544
  • 2015 : 45 217
  • 2013 : 39 991
  • 2011 : 35 491
  • 2009 : 31 119
  • 2007 : 26 597
  • 2005 : 22 143
  • 2003 : 11 249
  • Augmentation de 323 %

Le stérilet, comme tout contraceptif est néfaste.

Chose atroce, inouïe et intolérable pour les sectaires de l’avortement, il se trouverait des problèmes d’accessibilité à ce service si précieux ce qui m'étonnerait, bien qu’à ce qu’il paraît, le Québec serait parmi les chefs de file non seulement au Canada mais par rapport au monde en matière d’avortement :

« Il y a des résistances, des gynécologues en milieu hospitalier qui devraient offrir le service, mais qui refusent systématiquement », constate le Dr Guimond, lequel consacre sa pratique aux avortements.

Braves médecins !

Mais la pilule abortive, ce « pesticide antihumain » comme l’appelait le Dr Jérôme Lejeune, devrait prendre de l’ampleur au Canada, poursuit le Journal de Montréal :

La pilule abortive deviendra le choix de prédilection des femmes pour mettre fin à une grossesse précoce, croit l’Association des gynécologues.

[…]

Entre janvier et septembre 2018, 543 pilules abortives ont été prescrites, selon la Régie de l’assurance maladie du Québec […]

Offerte au Québec depuis la fin 2017, cette option permet de mettre fin à une grossesse de moins de neuf semaines sans intervention chirurgicale.

Et pourtant, cette pilule abortive (ou RU-486) est dangereuse, des complications graves peuvent s’ensuivre. Le Journal de Montréal poursuivant toujours :

Or, plusieurs médecins et organismes déplorent le manque d’accès à cette solution. En fait, les médecins de famille ne peuvent la prescrire sans avoir assisté à une formation, et doivent suivre certaines règles.

Un manque d’accès, il y aurait un manque d’accès ? Pour commencer, si c’est le cas tant mieux, ensuite si la pilule abortive n’est pas complètement distribuée à tout vent par n’importe qui, c’est qu’elle est redoutable et nécessite pour être moins dangereuse d'être prescrite par un médecin formé pour ça.

Dans quelle société débile vivons-nous…

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