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Le conseil du statut de la femme veut décriminaliser les prostituées

Sur le site du journal Métro du 31 mai 2012:

 

 

 

MONTRÉAL – Le Conseil du statut de la femme souhaite que l’on décriminalise les prostituées, mais que l’on punisse les clients et les proxénètes.

Dans un avis de 150 pages qu’il vient de dévoiler à Montréal, il demande au gouvernement du Québec de faire pression sur le gouvernement fédéral pour modifier le Code criminel à cet effet.

Au cours d’une rencontre avec la presse, jeudi, pour présenter son avis, la présidente du CSF, Julie Miville-Dechêne, a expliqué qu’elle ne croit pas que la légalisation de la prostitution soit la solution. Elle se dit convaincue que la majorité des femmes ne font pas ce métier par choix et qu’elles continueraient d’être en danger et exploitées, même dans des maisons de débauche.

Aussi, elle demande au Québec de généraliser l’implantation de services spécialisés pour aider les prostitutées à sortir du milieu, qu’il s’agisse de maisons d’hébergement, de services en toxicomanie, de services de réinsertion sociale.

Elle plaide aussi en faveur d’une campagne d’information auprès du public afin de changer les mentalités et de cesser de banaliser la prostitution.

Et pour les quelques femmes prostituées qui font vraiment le choix de vivre cette vie, que fait-on?

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Happy Feast of the Visitation!

Today, May 31st, some Christians celebrate the Feast of the Visitation of the Virgin Mary to her cousin Elizabeth. Here is the Gospel reading from Lk 1:39-56

Mary set out and traveled to the hill country in haste to a town of Judah, where she entered the house of Zechariah and greeted Elizabeth. When Elizabeth heard Mary's greeting, the infant leaped in her womb, and Elizabeth, filled with the Holy Spirit, cried out in a loud voice and said, "Most blessed are you among women, and blessed is the fruit of your womb. And how does this happen to me, that the mother of my Lord should come to me? For at the moment the sound of your greeting reached my ears, the infant in my womb leaped for joy. Blessed are you who believed that what was spoken to you by the Lord would be fulfilled."

And Mary said: "My soul proclaims the greatness of the Lord; my spirit rejoices in God my Savior, for he has looked with favor on his lowly servant. From this day all generations will call me blessed: the Almighty has done great things for me, and holy is his Name.

He has mercy on those who fear him in every generation. He has shown the strength of his arm, he has scattered the proud in their conceit. He has cast down the mighty from their thrones, and has lifted up the lowly. He has filled the hungry with good things, and the rich he has sent away empty. He has come to the help of his servant Israel for he has remembered his promise of mercy, the promise he made to our fathers, to Abraham and his children for ever."

Even before birth, Jesus was already bringing life and joy to Elizabeth, her son John, and the Virgin Mary. John the Baptist "leaped for joy" upon Mary's arrival.

Notice that Elizabeth tells Mary "Most blessed are you among women, and blessed is the fruit of your womb." She is the first to recognize Mary as the Mother of God. The beauty of this day is that a wonderful encounter took place between four souls- one that gave happiness and hope to everyone.

Following Elizabeth's example, I pray that expectant mothers be filled with the same courage and faith as her. Following Mary's example, I wish that all women be filled with the grace of accepting God's will and trusting His plan, especially when faced with a difficult pregnancy.

Happy Feast of the Visitation!

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Fêter la Visitation avec un livre sur l'accueil de la vie par un médecin néonatologue!

Aujourd'hui, les catholiques font mémoire de la visite de la vierge Marie à sa cousine Élisabeth, ainsi que de la rencontre joyeuse de deux enfants à naître! L'accueil inconditionnel de l'enfant à naître est une grande joie de l'amour des parents. Nous vous proposons un livre qui reflète particulièrement bien cet esprit : « L’accueil de la vie, un défi pour aujourd’hui ».
 
Écrit par la médecin néonatologue Monique Killmayer, ses propos reflètent un grand amour des enfants à naître dans son métier si important. C’est un livre qui pourrait apporter une ouverture d’esprit à des obstétriciens préoccupés surtout de ne livrer qu’un enfant parfait et de ne pas être poursuivis en justice pour ne pas avoir fait avorter un enfant handicapé ou malade.
 
Voici quelques extraits de ce témoignage de cette pédiatre accompagnatrice des familles éprouvés par un enfant à naître souffrant :
 
Tous mes questionnements semblaient, pour mes confrères, d’un autre temps, maintenant révolu, puisque la science permettait ces pratiques et qu’il fallait, de toute façon, éviter toute réflexion qui risquerait de remettre en question la loi sur l’avortement. D’ailleurs, la loi aussi évoluait : après avoir dépénalisé, elle autorisait, pour s’élargir encore quelques années plus tard.
 
D’un côté, la néonatologie faisait des progrès : on arrivait à sauver des prématurés de plus en plus jeunes, avec de moins en moins de séquelles. Mais, parallèlement, ces services se remplissaient de plus en plus d’enfants issus de procréations médicalement assistées. D’un côté le diagnostic prénatal nous aidait à mieux prendre en charge beaucoup de pathologies dès la naissance; mais, d’un autre côté, il servait à programmer des interruptions de grossesse quelquefois très près du terme.
 
Allant chercher des nouveau-nés avec le SAMU pédiatrique, j’ai souvent été interloqué de voir tous les efforts déployés autour d’un grand prématuré (28-30 semaines de grossesse) pour tenter de le faire vivre alors que, dans la salle voisine, se déroulait une interruption “médicale” de grossesse, pour anomalie fœtale, sur un enfant parfois très proche du terme. Je me demandais un peu quelle médecine nous pratiquions, et de quel droit nous, médecins, nous décidions que tel enfant pouvait recevoir nos soins, à grand renfort de technique, et que tel autre était condamné.
 
Cet enfant, atteint de trisomie, ou de malformation neurologique grave, ne pourrions-nous pas faire quelque chose pour lui? Puisque la science faisait tant de progrès, pourquoi n’en ferait-elle pas aussi dans ces domaines? Au lieu de développer la recherche pour améliorer les soins, nous tentions d’éradiquer les maladies en supprimant les malades! (…)
 
Mes mes idées semblaient bien incongrues; on me reprochait mon manque d’humanité et de compassion, pour ces parents en détresse, ou pour ces enfants dont la vie serait trop dure. (p.14 à 16)
 
Or, il faut bien le dire, le développement du diagnostic prénatal a tendance à laisser entendre que toute anomalie est prévisible, et évitable par une interruption de grossesse. L’annonce d’une anomalie à la naissance est donc vécue avant tout comme un échec du diagnostic prénatal; en quelque sorte, une erreur médicale qui a retiré aux parents leur libre choix de garder ou non leur enfant. Cette révolte-là va se surajouter à leur souffrance, et au sentiment naturel de révolte qui survient dans de tels cas. Cela complique énormément la tâche du pédiatre, dont le rôle premier va être d’aider à faire accepter cet enfant par ses propres parents. J’aurais presque envie de dire qu’il revient aussi au pédiatre de faire accepter l’enfant par l’équipe obstétricale et soignante, elle aussi mise en échec. (p.27)
 
Peut-on établir un pronostic de toute une vie à partir d’un diagnostic prénatal?
 
Avons-nous le droit, devant la découverte d’une malformation sur un fœtus, de poser un diagnostic tranché, comme figé à l’instant du diagnostic?
 
L’expérience montre que chaque enfant aura son devenir propre, même pour une maladie identique, tout simplement parce qu’il évoluera dans un certain environnement, avec une histoire qui sera la sienne. Cela est vrai dans le cas de découverte d’une malformation à la naissance, à plus forte raison si l’anomalie est découverte en cours de grossesse. La vie est une dynamique imprévisible pour tous, bien portants ou atteints de telle ou telle maladie.
 
Bien des parents reçoivent cette information : “Votre enfant a telle malformation : sa vie sera insupportable; il ne sera pas heureux; il ne pourra jamais acquérir plus de compétences qu’un enfant de quatre ans; il ne marchera jamais, il ne parlera jamais, etc.” Pour le pédiatre que je suis, ce langage paraît dénué de sens, car trop schématique; les acquisitions motrices ou intellectuelles dépendront en partie de la maladie, mais en partie aussi de la stimulation (kinésithérapie, orthophonie, psychomotricité…) dont l’enfant bénéficiera dès le départ, de façon à développer au maximum ses potentialités; l’environnement familial jouera aussi beaucoup sur son éveil. Cela n’est pas prévisible à la naissance, donc, encore moins en cours de grossesse. (…) Un tel langage n’est-il pas un abus de pouvoir médical… d’une désespérance folle… comme si le seul but était d’imposer une interruption de grossesse? (p.40 à 42) (…)
 
Bien sûr, le diagnostic anténatal est souvent juste, mais le devenir de cette famille n’a rien à voir avec celui que l’on présentait aux parents en cours de grossesse. Il arrive aussi que des enfants condamnés à une mort rapide après la naissance survivent; d’autres vont beaucoup mieux que ce qui avait été prédit.
 
Toujours est-il que l’on découvre alors que la vie est possible, même avec un enfant quelquefois lourdement handicapé. C’est une vie différente, plus difficile, moins superficielle, et souvent plus axée sur l’essentiel, et donc des relations d’amour plus vraies. Les rapports au sein de cette famille se structurent peu à peu, mûrissent en s’épurant, touchant peu à peu l’entourage familial et social. (p. 46-47)
 
Ce livre apporte également une importante réflexion sur les soins palliatifs pour les bébés.
 
KILLMAYER, Monique. L’accueil de la vie, un défi pour aujourd’hui, éd. Des Béatitudes, Nouan-le-Fuzelier, 2008, 112 pages.
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Bulletin juin 2012 - Retour sur un mois de mai mouvementé

Ce mois-ci, pour cette lettre de présentation, Agnes Colantuoni, étudiante qui a travaillé pour nous depuis le début de l’année et qui nous a énormément aidés à organiser le Triduum pour la vie à Montréal, nous raconte la semaine pro-vie qu’elle a vécue du 8 au 11 mai. Le Triduum, ainsi que la Marche pour la vie et les autres événements qui ont ponctué cette semaine bien remplie ont été très riches en moments forts de prière et d’apprentissage sur les questions liées au respect de la vie. Alors sans plus tarder, je cède la parole à Agnes !

Pour la vie,

Georges Buscemi, président

Les 8 et 9 mai 2012 a eu lieu, ici à Montréal, le Triduum pour la vie. Cet événement a précédé la Marche pour la vie du 10 mai. Le but était de renforcer et d’encourager le travail pro-vie dans les communautés, les paroisses et les familles.

À la messe d’ouverture du 8 mai (à la chapelle des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie), je me suis réjouie de la présence étonnante d’une grande foule qui s’est présentée à la chapelle, malgré le mauvais temps. Il y a eu une belle période d’adoration avant la messe – un moment marquant de silence, de réflexion et de prière dans nos vies tellement occupées et bruyantes ! La soirée s’est terminée avec une courte procession dans le parc Lahaie, qui est situé en face de la clinique d’avortement Morgentaler.

Le jour suivant, mercredi le 9 mai, nous nous sommes rassemblés avec plusieurs prêtres de Montréal pour un dîner. Il y avait parmi nous trois conférenciers : Brigitte Bédard, Raymond de Souza, et le Père Shenan Boquet de Vie Humaine Internationale. Brigitte Bédard nous a offert un magnifique témoignage de sa vie spirituelle, et elle nous a parlé de la différence entre le féminisme traditionnel, qui met en valeur la femme, et le féminisme moderne, qui est radical et ne correspond vraiment pas aux besoins des femmes.

Le soir du 9 mai, il y a eu encore une autre période d’adoration suivi par la messe en anglais à la merveilleuse basilique Saint-Patrick. Au départ l’église m’a semblé vide, mais juste avant la messe une dizaine de personnes sont arrivées, et en fin de compte nous étions un groupe d’environ une trentaine de personnes au dîner-conférence qui a suivi la messe. Après un dîner chaleureux dans une pizzeria italienne, le père Boquet et Raymond de Souza ont partagé leurs expériences mémorables dans leur mission pro-vie menée à travers le monde. L’esprit combattant de Raymond de Souza et la sagesse du Père Boquet ont fait de la soirée un moment spécial qui s’est terminé avec une question que nous devrions tous poser : Comment puis-je faire avancer la culture de la vie dans mon pays ?

Le 10 mai, tôt le matin, ce fut le départ (7h00) pour Ottawa ! Nous sommes partis de Montréal avec un autobus complètement rempli. Le voyage a été agrémenté de prières et de chants jusqu’à l’arrivée à la Cathédrale Notre Dame pour une messe bilingue concélébré par l’archevêque d’Ottawa, Mgr Prendergast, et par Mgr Lépine (parmi d’autres prêtres). La cathédrale était bondée – quelle joie de voir que le Seigneur rassemble plusieurs militants pro-vie chaque année pour nous remplir de grâce et de tendresse !

Et voilà que nous sommes arrivés à une des étapes les plus importantes de l’année 2012 : la Marche pour la Vie aux alentours du Parlement. Cette année il y a eu près de 19 500 personnes qui sont venues à la Marche (une hausse incroyable par rapport à l’année dernière!). Il y en avait de tout âge, de toute condition et de toute origine : parents, enfants, bébés, personnes âgées, personnes handicapées, diverses races et couleurs, et bien sûr…les JEUNES !

Sur la colline parlementaire, le discours qui m’a le plus frappé était celui de Stephen Woodworth. Ce député a mis en péril sa carrière pour défendre la vérité et combattre le mensonge du Code criminel canadien qui fait croire que l’enfant à naître n’est pas un être humain. Le soir même, au « Rose Dinner », je fus honorée de faire connaissance avec M. Woodworth en personne – nous devons le remercier pour son audacieuse initiative!

Voilà mon expérience de ce Triduum et de la Marche Pour la Vie 2012 ! À l’année prochaine…et en attendant, faites tout votre possible pour bâtir une culture de vie ! Merci de continuer à nous appuyer !

Agnes Colantuoni, chargée de projets

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L'actrice Romy Schneider a-t-elle été victime du syndrome post-avortement?

La fréquence des suicides est beaucoup plus élevée chez les femmes ayant subi un avortement, que chez celles qui ont donné naissance à leur enfant.  Un article sur le site de news de stars.com du 29 mai 2012:

(photo prise vers 1973)

 

Il y a 30 ans jour pour jour, le 29 mai 1982, l'actrice Romy Schneider disparaissait... Suicide ou overdose accidentelle due à l'ingestion de barbituriques ? Le mystère reste entier, et plus d'un quart de siècle plus tard, l'actrice fascine toujours autant. La jeune génération la connaît parfois seulement de nom, mais chez News de Stars, on a eu envie de revenir sur ce parcours hors du commun qui a fait d'elle l'une des plus grandes stars de l'histoire du cinéma.

Car la vie de Romy Schneider est faite de succès autant que de drames. Née en 1938 en Allemagne, la petite Romy est élevée par sa mère Magda qui fréquente le cercle d'Adolf Hitler. Enfant, la petite fille côtoie donc les enfants des dirigeants nazis. Une souillure originelle dont elle se dédouanera en prénommant ses deux enfants de prénoms hébraïques : David et Sarah.

Romy Schneider devient célèbre en incarnant Sissi, l'impératrice d'Autriche, au cinéma, dans divers films qui la rangeront dans la catégorie des jeunes actrices jolies mais sans réelle personnalité. Pourtant, la star bout d'envie de montrer ce qu'elle sait faire. C'est finalement sa relation avec l'acteur-phare du moment, Alain Delon, qui lui permet d'incarner d'autres rôles, pour les plus grands réalisateurs. Dans les années 60, Romy Schneider a donc joué pour Alain Cavalier, Luchino Visconti, Otto Preminger, René Clément ou encore Terence Young. Mais c'est en 1969 qu'elle acquiert véritablement sa réputation en jouant aux côtés d'Alain Delon dans La Piscine.

Femme engagée, elle milite dans les années 70 pour un avortement libre et gratuit et fera partie des signataires du Manifeste des 343, dans lequel elle affirme avoir eu recours à l'avortement. Par la suite, Romy Schneider ne connaîtra que des drames. Au cours du Nouvel An 1976, l'actrice est victime d'un accident de voiture dans lequel elle perd le premier enfant né de l'union de son mari, Daniel Biasini. Quelques mois plus tard, elle accouche prématurément de Sarah Biasini, aujourd'hui actrice. Dépression, alcool, Romy Schneider tente de noyer ses démons mais poursuit sa descente aux enfers. Le 5 juillet 1981, son fils David, quatorze ans, né de son mariage avec Harry Meyen (qui s'est suicidé quelques années plus tôt), tente d'escalader une grille surmontée de pics acérés. Il meurt empalé. Un drame que l'actrice ne surmontera jamais puisqu'elle meurt l'année d'après, sans que l'on sache si elle a mis fin à ses jours ou si l'alcool et les médicaments ont fini par la tuer.

Quelle était la part de cet avortement dans ces "démons" qu'elle tentait de noyer?

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Discours d'un Français qui appelle à joindre l'engagement spirituel et civique, comme l'ont fait les Polonais et les Américains!

Sur le site du Salon Beige du 30 mai 2012:

"Avec l'arrivée au pouvoir en France des tenants de la culture de mort, l'heure est à la mobilisation, spirituelle et civile"

Discours de Hervé Rolland, président de Notre-Dame de Chrétienté dimanche 27 mai :

"Chers pèlerins, nous voici au milieu de nos trois jours de marche. Le moment de nous rappeler que notre pèlerinage est de Chrétienté c’est-à-dire double : religieux, bien sûr et c’est aussi un acte politique, dans la Cité, un culte public rendu au Christ, notre réponse au laïcisme desséchant de trop de nos gouvernants. La combinaison de deux : prier Dieu de nous donner plus de sainteté, de compétence et la force de nous engager à restaurer un pouvoir temporel chrétien sur les nations. Sans Dieu, c’est humainement impossible. Avec l’arrivée au pouvoir en France des tenants de la culture de mort, l’heure est à la mobilisation, spirituelle et civile. Ils préparent de mauvaises lois : ils parlent de constitutionnaliser l’avortement, de favoriser les recherches sur les embryons, ou de légaliser l’euthanasie, l’union et l’adoption homosexuelles. C’est une totale contradiction de la loi naturelle, c’est prendre le risque inouï de détruire l’ordre naturel des nations ! Après l’avortement, nous risquons de monter d’un cran vers l’inacceptable, ce qui doit réveiller nos énergies. Merci à tous ceux qui réagissent et se dressent contre ces idéologies, en particulier plusieurs évêques français qui ont parlé, comme le fait le Saint-Père.

Voici moins d’un an, à Zagreb, Benoît XVI nous a montré la voie (je le cite) : "Malheureusement, nous devons constater, spécialement en Europe, que se répand une sécularisation qui porte à la marginalisation de Dieu dans la vie et à une croissante désagrégation de la famille. On absolutise une liberté sans engagement pour la vérité, et on entretient comme idéal le bien-être individuel à travers la consommation des biens matériels et des expériences éphémères, (...) on réduit l’amour à une émotion sentimentale et à une satisfaction de pulsions instinctives, sans s’engager à construire des liens durables d’appartenance réciproque et sans ouverture à la vie. Nous sommes appelés à contester une telle mentalité ! Auprès de la parole de l’Église, le témoignage et l’engagement des familles sont très importants, votre témoignage concret, surtout pour affirmer l’intangibilité de la vie humaine de la conception à sa fin naturelle, la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage et la nécessité de mesures législatives qui soutiennent les familles dans la tâche d’engendrer et d’éduquer les enfants. (...) L’ouverture à la vie est signe d’ouverture à l’avenir, de confiance dans l’avenir, de même que le respect de la morale naturelle libère la personne au lieu de l’humilier ! Le bien de la famille est aussi le bien de l’Église".

Alors, chers pèlerins, que faire ? Nous engager au service du bien Commun, sur deux fronts : ‘Ora et Labora’. D’abord, prier, travailler à notre conversion, nous remplir de la grâce et de la force du Christ et ce pèlerinage nous y aide, mais pas seulement. Le catholicisme est réaliste et incarné. Pour prendre un analogie sportive, nous entamons un marathon, dans la durée. Notre mobilisation et notre travail visent à inverser le cours des choses, à faire en sorte que les lois immorales, demain, soient changées ! Il n’y a pas de sens de l’histoire, c’est une idée de philosophe. Le seul sens, la seule voie, c’est le Christ.

Que nous dit l’Eglise dans son catéchisme ?: « Le citoyen est obligé en conscience de ne pas suivre les prescriptions des autorités civiles quand ces préceptes sont contraires aux exigences de l’ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l’Evangile ». L’Eglise nous demande : « le refus d’obéissance aux autorités civiles, lorsque leurs exigences sont contraires à celles de la conscience droite ». C’est l’essence de la Chrétienté : avec l’aide de Dieu, si nous le prions, rien n’est jamais perdu. Regardez l’immense combat des Polonais qui provoqua la chute du communisme. Voyez les progrès de la culture de vie, par ex les Etats Américains qui réduisent ou interdisent l’avortement. Ils résistent, ils se battent et ils réussissent. Désormais, c’est notre tour. Ne restons plus passifs et résignés, notre combat est fondé sur notre Espérance. Une fois formé, chacun doit s’engager dans la place que lui assigne le Christ par ses dons. La culture, les media, la politique, « domaine de la plus vaste charité » (Pie XI), etc. Allons occuper les places que les ‘autres’ occupent, car nous n’y sommes pas. Allons affronter et faire chuter ces idéologies de mort : le Christ nous y appelle !

Chers amis pèlerins, pour reprendre la métaphore de notre marathon, redisons le paroles que Benoît XVI a prononcées lundi dernier : « Allons de l’avant, nous sommes dans l’équipe du Seigneur et donc l’équipe victorieuse ».

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Les choix du Parti Conservateur du Québec sur les questions de la famille et de l'éducation

Sur le site de Pour une école libre du 28 mai 2012, nous trouvons un résumé du congrès du Parti Conservateur du Québec:

 

(Logo du Parti conservateur du Québec)

 

Le Parti conservateur du Québec (PCQ), le petit parti récemment rené de ses cendres qui regroupe des orphelins de l'ADQ qui ne se reconnaissent pas dans les positions de la CAQ, se réunissait ce samedi et dimanche en congrès à Drummondville. Pour une école libre y a envoyé un observateur.

On retrouvera ci-dessous les résolutions adoptées en plénière qui touchent à l'enseignement, la famille ou la culture.

Le fractionnement du revenu familial

Le PCQ s’engage à accorder à tous les couples qui ont au moins un enfant la possibilité de fractionner leur revenu, en attribuant jusqu’à la moitié de ce revenu (avec un plafond d'attribution de 50.000 $) à leur conjoint, lorsque l’équilibre budgétaire sera atteint.

Pour les rédacteurs de ce carnet, il s'agit d'une bonne nouvelle, même si nous pensons que la clause « lorsque l'équilibre sera atteint » pourra permettre de reporter pendant longtemps cette mesure familiale.

Notons qu'une portion des congressistes voulait qu'on enlevât le « au moins un enfant »... Étrange conception de la famille. On sent qu'une fraction des participants sont des « libertariens » pour qui l'État n'a pas à encourager la naissance d'enfants. Toutefois ces mêmes libertariens ne semblent pas réclamer très haut la fin du système de retraites par répartition ou de santé mutualisé payé dans la pratique par les enfants des autres.

Création d'une allocation universelle de garde d'enfants

Le PCQ remettra directement aux parents une allocation universelle de garde d’enfants, qui sera financée en éliminant les subventions directes aux garderies tant publiques que privées.

Cette mesure nous paraît plus juste par son caractère universel que le système actuel. Les garderies dites à 7 $ ne profitent pas à tous les parents, elles aident principalement les parents des classes moyenne et supérieure. Cette proposition favorise le libre choix. Cette privatisation de fait du réseau des garderies éliminera des inefficacités structurelles (les garderies publiques coûtent déjà plus cher que les privées aux contribuables). Elle réduira aussi des occasions de corruption (les politiciens ne décideront plus de l'attribution des places) ou de moyens de pression par des gardiennes aujourd'hui largement fonctionnarisées.

Bons d'éducation

Un gouvernement conservateur québécois établirait un système de libre choix de l’institution d’enseignement par la remise de bons d’éducation directement aux parents ou à l’étudiant le cas échéant.

C'est une bonne résolution, mais elle était encore meilleure dans sa forme originelle qui parlait de « libre choix de l'école ». La nouvelle formulation inclut les universités. Or ce carnet ne pense pas que l'État (par l'entremise de ces bons d'éducation) doive payer les études universitaires de tous les candidats à ces études, d'autant plus quand on parle de valoriser ces études et de responsabiliser les étudiants dans leurs choix. Cette absence de chèque éducatif universitaire n'exclut pas dans notre esprit d'aider les candidats méritants par des prêts et bourses.

Notons aussi que ces bons d'éducation excluent tout soutien financier aux parents éducateurs à la maison.

Enfin, les chèques scolaires c'est bien. Il existe d'ailleurs d'autres systèmes comme une réduction des impôts et l'élimination de la taxe scolaire pour les parents, les crédits d'impôt à ceux qui financent les écoles privées. Mais tous ces mécanismes sont de peu d'intérêt si les écoles sont toutes soumises au même programme scolaire, aux mêmes méthodes pédagogiques, le tout imposé par le Monopole de l'Éducation du Québec. Il faut donc que les bons d'éducation soient accompagnés d'un assouplissement dans le programme obligatoire, or si ceci n'est pas clairement indiqué, on peut craindre — c'est que démontre les exemples notamment de la Suède — un durcissement dans la surveillance des écoles qui recevront ces chèques. « Pensez donc ! c'est l'argent du gouvernement. On en distribuera plus qu'avant, on ne peut le distribuer à des écoles qui ne seraient pas de qualité, n'appliquerait pas à le programme obligatoire à la lettre, pas question qu'un sou serve à financer des cours ou des activités non approuvés, etc. » Rappelons que, dans le sondage qu'avait fait faire la CLÉ à la fin février 2012, non seulement 63 % des parents québécois se déclaraient en faveur des chèques scolaires, mais la majorité des Québécois (54 %) se disaient aussi pour plus de liberté au niveau des programmes scolaires. 

Abolir le cours ECR

Le PCQ s'engage à abolir le cours ECR, autant au secondaire qu’au primaire. Rappelons que la CAQ dans son congrès avait, pour sa part, décidé d'abolir le cours ECR au primaire uniquement. Selon nos informations, le PQ pour n'aurait pas répondu aux demandes de la CLÉ de clarifier sa position quant à ce cours controversé.

Commissions scolaires

Une proposition portant sur le transfert des activités des commissions scolaires aux municipalités régionales de comté (à la campagne) ou aux villes (selon leur population) a été rejetée, non pas quant au principe accepté par les congressistes, mais sur la formulation exacte de la résolution et plus particulièrement sur la nécessité ou non d'élire un commissaire scolaire par MRC ou ville. Commissaire qui pourrait avoir un rôle similaire à l'échevin de l'éducation dans les communes belges ou néerlandaises.

Abolition du système collégial

Le PCQ s’engage à adopter le système collégial en vigueur au Canada anglais et aux États-Unis : ajouter une 6e année au secondaire et une première année à l’université. L’enseignement professionnel serait confié à des écoles spécialisées.

Cette mesure nous paraît secondaire, elle pourrait inutilement rebuter certaines personnes (pourquoi s'aligner sur les Anglais ?) Si la liberté pédagogique était enfin assurée et le monopole étatique des diplômes brisé, les cégeps deviendraient dans les faits optionnels. Ce carnet n'aurait rien contre le fait que certains survivent. En réalité, on peut déjà rester dans son école secondaire et s'inscrire à une université québécoise sans passer par un cégep québécois distinct : on peut s'inscrire à Stanislas ou à Marie de France qui optent pour le programme français de France et avoir son DEC en douze ans, les deux dernières années du lycée français étant décrétées équivalentes aux deux années de cégep. Il suffirait d'étendre ce système (parmi d'autres).

Les universités anglophones du Québec modulent le nombre d'années d'études pour le baccalauréat (licence en France) selon l'origine des étudiants : 4 ans pour les élèves venant du reste du Canada (120 crédits), 3 ans pour les étudiants sortis d'un cégep (90 crédits), il en va de même pour les détenteurs d'un baccalauréat français (DEC québécois) sortis de Stanislas ou de Marie-de-France, d'un baccalauréat international ou d'un abitur de l'école allemande de Montréal Alexander von Humboldt. Il faut saluer cette souplesse.

Immigration et intégration

Le PCQ mettra fin à l’inversion du devoir d’intégration, et adoptera une Charte des valeurs démocratiques propres au patrimoine historique et culturel du Québec.

A noter que l'une des propositions qui aurait été adopté au congrès consisterait à respecter le droit de mourir "naturellement" dans la dignité, donc en évitant tout acharnement thérapeutique et en refusant également l'euthanasie. La proposition sur le site du Parti Conservateur du Québec se lit comme suit:

Considérant l'importance de la question de l'interruption des traitements médicaux, de la liberté individuelle à refuser un acharnement thérapeutique, au droit à diminuer la douleur, au droit à l'assistance en fin de vie, au droit de mourir naturellement dans la dignité, et considérant qu'une commission parlementaire a étudié la question et consulté la population. Un gouvernement Conservateur québécois s'engage d'encadrer juridiquement cette question dans un premier mandat.

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La gestion des CHSLD laisse à désirer

Sur le site de La Voix de l'Est du 30 mai 2012:

 

 

 

 Québec injecte près de 3 milliards par année dans sa politique d'hébergement pour les personnes aînées. Or le ministère de la Santé, n'a pas d'informations à jour sur la clientèle hébergée -en CHSLD, le quart des évaluations remonte à plus de 5 ans.

Le Vérificateur constate une large disparité dans l'utilisation des outils d'évaluation, de moins de 1 % à Montréal comparativement à 83 % à Québec.

Les ressources ne correspondent pas aux besoins, 38 % des personnes sont en attente d'une place avec plus de soins à Montréal, 48 % sont dans la même situation à Québec.

Le vérificateur constate aussi que les mesures de contrôle de la qualité des soins présentent des lacunes. Seulement 10 % des installations sont visitées par année, observe-t-on.

Le vérificateur déplore «le retard des mesures prévues dans les orientations» du ministère de la Santé, certaines prévues depuis sept ans tardent à s'implanter. On observe aussi des problèmes sur l'information, les établissements n'ont pas le portrait à jour des personnes âgées qu'ils hébergent. Le rapport soulève aussi des problèmes quant à l'utilisation «inadéquate» des ressources d'hébergement existantes, pourtant rares. Des disparités dans la dispensation des soins sont inexpliquées. L'attribution des contrats aux promoteurs privés ne respecte pas toujours les règlements. Finalement, le financement ne tient pas compte des besoins des clientèles et des services qu'elles attendent.

Le mode d'évaluation du niveau des contributions des usagers des centres de soins de longue durée n'a pas été revu depuis 15 ans, on ne calcule pas les frais de gîte et de couvert. La méthode de calcul crée des iniquités entre les bénéficiaires, résume le vérificateur par intérim, Michel Samson.

Réaction

À l'Assemblée nationale, la chef péquiste Pauline Marois a relevé que le constat du Vérificateur démontrait que 4300 aînés étaient toujours en attente d'une place. Pour le ministre Yves Bolduc, il s'agit plutôt de bénéficiaires qui attendent une place dans l'établissement de leur «premier choix». Il convient rapidement toutefois, il est clair que Québec devra créer plus de ressources intermédiaires. «On réinjecte l'argent dans les soins à domicile et dans les ressources intermédiaires. Actuellement il y a des patients qui occupent des places dans des hôpitaux de longue durée, et qui devraient être dans des ressources intermédiaires» dira le ministre Bolduc. Pour lui les gens préfèrent de beaucoup rester le plus longtemps possible à leur résidence, la multiplication des places en soins de longue durée ne répond pas aux attentes, selon lui.

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Être maman, un temps pour être prête?

Un article paru sur le site de Yahoo du 29 mai 2012:

 

 

 

Comment se sont préparées nos lectrices à la venue d’un enfant? À partir de quel moment, assumant qu’il en existe vraiment un, sait-on que l’on est fin prête à assumer le rôle de maman? Nos lectrices, parentes et amies partagent avec vous l’instant où elles sont passées de femme à mère. Comme on s’y attendait, les réponses diffèrent largement. Comme quoi l’expérience de la maternité est toute personnelle à l’exception d’une chose : elle transforme à tout jamais!

« J’ai su que j’étais prête à devenir mère quand j’ai tenu ma nièce dans mes bras. Quelque chose de magique s’est déclenché en moi. Je n’ai eu ma propre fille que quelques années plus tard, mais c’est au moment où j’ai tenu cette toute petite chose dans mes bras que j’ai vraiment senti que ma vie avait un sens. C’est un sentiment plus fort que tout! » Sofia, Montréal.

« J’ai continué d’avoir peur jusqu’au jour de mon accouchement! Vais-je en vouloir à mon fils de prendre tout mon temps? Vais-je regretter ma décision? Mon couple va-t-il survivre au manque de sommeil et de temps en amoureux? Finalement, quand mon fils est né, tout s’est plus ou moins placé par soi-même. C’est dur par moments, mais les doutes n’y sont plus. Je crois qu’on n’est jamais prête à devenir mère, on devient mère, tout simplement. Je ne reviendrais en arrière pour rien au monde.» Martine, Sherbrooke.

« Durant les deux derniers mois de ma grossesse, j’ai parlé tous les jours à mon enfant. Chaque soir, je lui racontais ma journée, lui parlais de notre futur, lui racontais l’histoire d’amour de moi et son père, qu’il ne connaitrait pas. C’est lui, en fait, qui m’a aidée à surmonter la peur d’être une mauvaise mère. J’allais accoucher de lui toute seule et je n’avais aucune idée de ce que je devais faire. Mais je le sentais fort, et quand il est né, tout s’est mis en place. Par contre, pour être honnête, rien n’aurait pu me préparer aux défis auxquels je devrais faire face en devenant mère. C’est un rôle d’une force et d’une importance qui dépasse l’entendement. Il faut vraiment le vivre pour comprendre.» Sylvie, St-Lambert.

« J’ai su que j’étais prête à être mère quand j’ai su que j’attendais un enfant, tout simplement. C’est arrivé par hasard, on n’avait pas prévu la grossesse. On a surcompensé dans l’achat de tout en triple, très rapidement, et les 4 derniers mois ont été interminables! On avait tellement hâte qu’elle arrive. Quand le temps est finalement venu, on se sentait parents depuis longtemps déjà. » Mylène et Maxime, Montréal.

« Pour être honnête, je n’étais vraiment pas prête! J’étais très jeune quand ma fille est née et les trois premières années ont été très difficiles. Je l’ai élevée seule, j’étais fatiguée, usée à la corde, confuse et j’avais de la misère à joindre les deux bouts. Mais ce que j’ai aimé, par contre, c’est que dès qu’une vie dépend de toi, ça te pousse à te dépasser. J’ai accompli des choses dont je n’aurais jamais cru être capable, j’ai puisé de l’énergie dans des réserves dont j’ignorais l’existence! C’était dur mais ça m’a transformée. J’aime dire que je suis née en même temps que ma fille! En la mettant au monde, j’ai mise au monde la femme que je suis aujourd’hui. » Laura, Ottawa.

Et vous, chères lectrices qui êtes mères… Avez-vous la réponse magique? À quel moment s’est-il fait le déclic?
 

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Un médecin doit payer une pension pendant 25 ans pour avoir raté son avortement!

Sur le site du Figaro du 25 mai 2012, cette nouvelle qui laisse pantois devant l'inconséquence de ce juge espagnol:

 

 

 Il n'est pas le père de l'enfant mais il devra débourser 978 euros par mois pendant 25 ans pour son entretien. Un médecin espagnol a en effet été condamné jeudi pour avoir «raté» l'avortement de Tamara, l'une de ses patientes. Une erreur qui a conduit à la naissance, en octobre 2010, d'un enfant non désiré.

Six mois avant, la jeune femme, enceinte de sept semaines, s'était présentée pour une IVG à la clinique de Palma de Majorque. L'opération chirurgicale, réalisée par aspiration du foetus, se passe apparemment bien. Deux semaines plus tard, elle effectue une échographie et le médecin lui confirme qu'elle n'est plus enceinte. «Le scan a duré trois minutes», a raconté jeudi la jeune mère aux journalistes.

Trois mois plus tard, Tamara croit être de nouveau enceinte. Lorsqu'elle refait une échographie, elle découvre qu'il s'agit de la même grossesse, et qu'elle est dans son cinquième mois.

Confuse, la clinique lui rembourse les 400 euros de l'IVG, lui fait signer un document exemptant la clinique de toute responsabilité, et lui propose de lui payer une seconde IVG dans un centre à Barcelone. Ce alors qu'elle est au-delà de la limite légale de 22 semaines pour recourir à une IVG. Elle choisit de garder l'enfant, qui est né quatre mois plus tard, en bonne santé.

Tamara décide néanmoins de faire un procès au médecin: non seulement son erreur a «altéré irréversiblement sa vie» selon son avocat, mais elle a passé ses derniers mois de grossesse rongée d'angoisse à l'idée que l'opération ait pu causer des dommages à son enfant.

150.000 euros au titre du préjudice moral

Le juge lui a donné raison jeudi et a condamné le médecin à lui payer 150 000 euros au titre du préjudice moral subi en plus des près de 1000 euros par mois pour l'entretien du garçon. Il a estimé que le médecin était responsable d'avoir mal analysé l'échographie et qu'en plus, il aurait dû savoir qu'il était, lors de la première visite de Tamara, encore temps de faire un IVG médicamenteuse, plus fiable que l'IVG chirurgicale.

«Je vais bien aujourd'hui, parce que j'ai dû accepter toute cette histoire. Il n'y avait pas d'autre possibilité», a confié Tamara, 24 ans, après l'annonce de la condamnation du médecin. «Je suis heureuse avec mon fils. Quand je devrai tout lui expliquer, j'essaierai de lui faire comprendre que s'il n'était pas désiré à sa naissance, il l'est aujourd'hui».

L'avocat de la défense va faire appel, soulignant que la patiente a refusé d'avorter une seconde fois lorsqu'on lui a proposé.

"j'essaierai de lui faire comprendre que s'il n'était pas désiré à sa naissance, il l'est aujourd'hui", d'autant plus que tu me rapportes 978 euros par mois pour punir le médecin de ne pas t'avoir avorté, pourrait-elle ajouter... Espérons qu'il ne comprendra pas...

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