Le combat contre l'idéologie du libéralisme
Cet automne marquera le début de ma 15e année de présidence de Campagne Québec-Vie. Notre mouvement pro-vie d’inspiration chrétienne a été fondé en 1989 pour renverser la tendance au Québec à nier, au nom du libéralisme, les lois de Dieu touchant à la vie humaine et la famille.
Le libéralisme est une idéologie qui défigure et finalement, détruit la vraie liberté. Cette fausse croyance selon laquelle la liberté de choisir prime sur toute autre considération a de profondes racines dans nos sociétés contemporaines et le combat contre cette croyance erronée sera ardu et probablement de longue haleine. Le combat pour la liberté et contre la défiguration de celle-ci est avant tout un combat contre le péché, car quiconque « fait ce qu’il veut » sans égard aux lois de Dieu, commet le péché et devient esclave du péché, et donc prisonnier. La véritable liberté est obtenue par la sainteté, c’est-à-dire la connaissance de Dieu, l’amour de Celui-ci, et l’aimante obéissance à sa volonté, exprimée par ses lois.
Trop de nos contemporains pensent autrement : ils croient que la liberté consiste à choisir pour eux-mêmes ce qui est bien ou mal. Ils se disent ainsi « authentiques » et « sincères ». Mais la sincérité, bien que nécessaire (car celui qui fait de bonnes actions tout en n’y croyant pas serait un hypocrite), n’est pas suffisante. Oui, il faut tout faire pour comprendre pourquoi telle ou telle chose est mauvaise ou bonne. Mais ensuite il faut faire le bien, le vrai bien, pour être bon. Et voilà où le bât blesse : il arrive souvent qu’une personne se trompe; qu’elle choisisse « sincèrement » le mal – ceci est un grand mystère. Dans ces cas-là, l’autorité, qui est responsable du bien commun et de la vie des innocents, doit protéger les plus faibles. C’est pour cela qu’il ne revient pas à la femme de décider d’avorter, car même si elle croit sincèrement qu’elle possède « un droit » à l’avortement, en exerçant ce soi-disant « droit » elle met en péril la vie d’un autre — l’enfant à naître —, qui lui possède un réel droit à la vie. L’autorité doit protéger les petits. Il doit interdire l’avortement et les autres atteintes à la vie et à la famille.
Comme je l’ai dit, ce combat contre l’avortement et les autres dérives de notre ère sera probablement de longue haleine, car le mal est non seulement ancré dans l’âme des individus, mais dans les structures mêmes de notre société « libérale », qui renforce l’erreur du libéralisme et du « choix » à tout prix par de multiples moyens.
À la lumière de ce qui précède, il ne peut vous surprendre que nous nous sentions démunis, à Campagne Québec-Vie, face à l’ampleur de la tâche à accomplir ! En réalité, c’est l’Église tout entière qui a le mandat de relever l’homme du péché et de structurer les sociétés pour qu’elles soient conformes à la volonté de Dieu, Campagne Québec-Vie ne constituant tout au plus qu’un minuscule organe au sein du Corps mystique du Christ. Aussi, nous cherchions ces derniers temps à augmenter notre force de frappe au Québec et au Canada français. C’est pourquoi nous avons approché la Coalition nationale pour la vie (Campaign Life Coalition) pour l’aide logistique et financière nécessaire à la continuation de notre œuvre sur le long terme.
Campagne Québec-Vie fait désormais pleinement partie de la grande famille de la Coalition nationale pour la vie, le plus grand organisme pro-vie pancanadien et l’organisateur de la Marche nationale pour la vie à Ottawa. Ce partenariat nous a déjà permis d’engager deux nouvelles personnes : Arpad Nagy, notre directeur des opérations politiques au Québec, et Joanna, notre infographiste et journaliste des nouvelles locales.
Au cours des prochains mois, nous continuerons à intégrer diverses activités et processus pour travailler toujours plus efficacement, au Québec comme dans le reste du Canada, pour une Culture de vie. Finalement, ce partenariat nous permettra également d’étendre notre influence au-delà du Québec pour toucher les cœurs et les consciences des francophones au Nord de l’Ontario, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Alberta et ailleurs.
Au nom de toute l’équipe de Campagne Québec-Vie, je tiens à vous remercier de votre appui dans ce travail qui ne manquera certainement pas de sitôt. Nous n’avons rien de moins à faire que de montrer à nos contemporains la voie de la véritable liberté, celle qui se soucie à la fois de Dieu et de son prochain, même quand ce dernier se trouve dans le ventre de sa mère.
Vôtre pour la Vie,


Georges Buscemi, Président de Campagne Québec-Vie
P.S. Les diverses activités qui ont contribué au franc succès de la Marche pour la Vie à Ottawa ont mis nos réserves monétaires presque à sec. Merci de nous donner une aide supplémentaire ce mois-ci, pour nous aider à traverser l’été qui, normalement, est une période plus calme au niveau des dons. Nous vous remercions de tout cœur!
1 réaction Lire la suiteUn enseignant chrétien se voit interdit parce qu’il n’a pas utilisé le bon pronom

Joshua Sutcliffe.
Par Clémentine Jallais (reinformation) — Photo : Christian Legal Centre
C’est le premier cas du genre — et il faudra s’en souvenir. Au Royaume-Uni, un enseignant, professeur de mathématiques chrétien, a été viré par la secrétaire d’Etat à l’Éducation pour avoir « discrédité la profession », en n’utilisant pas le « pronom préféré » d’une collégienne qui s’était identifiée comme un garçon. La Teaching Regulation Authority (TRA) interdit à Joshua Sutcliffe d’exercer à quelque titre que ce soit pendant au moins deux ans et potentiellement indéfiniment.
Alors qu’études et dossiers lourds commencent à sortir sur les dégâts considérables qu’induit la promotion du genre chez les enfants à l’école, les couperets tombent, dans la plus grande hypocrisie.
Un pronom trop féminin
Six ans que dure cette affaire. 6 ans que Joshua Sutcliffe se bat pour faire reconnaître son droit et surtout le droit des enfants, ses élèves, d’être protégés des ravages causés par la valorisation extrême de la théorie du genre au sein des établissements scolaires. En 2017, il avait fait la une des journaux après avoir fait l’objet d’une audience disciplinaire à The Cherwell School parce que le parent d’un élève qui se disait transgenre s’était plaint de maltraitance. Il avait été suspendu et finalement licencié pour avoir prétendument « mal genré » une collégienne qui s’était identifiée comme garçon. Au cours d’une leçon de mathématiques, Joshua avait salué le succès d’un groupe d’élèves dans lequel elle se trouvait, en disant, sans malice, « bravo les filles »… Les excuses du professeur ne servirent à rien.
Il faut préciser qu’à aucun moment, l’école n’avait donné d’instructions formelles quant à l’attitude à avoir avec cette élève. L’affaire en resta finalement là. Tout comme l’affaire suivante, en novembre 2019 : dans un autre établissement, l’enseignant s’est vu suspendre une semaine parce qu’un parent d’élève s’était plaint de sa chaîne Youtube personnelle ; Joshua, chrétien convaincu et convaincant, déclarait dans une de ses vidéos que « Mohammed est un faux prophète ». L’enseignant préféra alors démissionner.
1 réaction Lire la suiteUn Néerlandais condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir aidé sa petite amie à se suicider
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Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Ake/Rawpixel
Un Néerlandais a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir aidé sa compagne à se suicider, après avoir reconnu son crime.
L’homme, Michel, 45 ans, a été condamné mardi pour avoir aidé Evelien, 39 ans, à mettre fin à ses jours. Selon CNE News, elle était gravement malade et avait dit qu’elle voulait mourir. En tant que principal soignant, Michel a admis l’avoir aidée à se suicider dans un prétendu acte d’amour et a déclaré qu’il restait fidèle à sa décision.
« Elle avait toujours des vertiges et ne pouvait plus marcher », a-t-il déclaré. « Elle ne pouvait pas se lever, aller aux toilettes, ni même bouger ».
Malgré la détérioration de son état de santé, RTL Nieuws rapporte que les médecins n’ont pas trouvé la cause de ses problèmes médicaux, bien qu’un médecin allemand ait pensé qu’il s’agissait de la maladie de Lyme. Ce diagnostic n’a cependant pas semblé apporter de traitement, car il n’a pas pu être transféré au système de santé néerlandais, selon les rapports.
Sans diagnostic officiel, Evelien n’a pas reçu de traitement et n’était pas admissible à l’euthanasie. Elle et Michel ont donc planifié sa mort ensemble, et Michel l’a filmée pour tenter de montrer qu’il n’avait pas tué Evelien. Une fois morte, il a appelé un médecin et la police.
1 réaction Lire la suiteLe Canada étend son régime d’aide au suicide tout en ignorant un système de soins de santé déficient

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Africa Studio/Adobe Stock
17 mai 2023 (LifeSiteNews) — L’Association canadienne des évaluateurs et fournisseurs d’AMM (CAMAP) se décrit comme une « organisation... composée de cliniciens qui fournissent des services d’AMM, y compris l’évaluation de l’admissibilité et la fourniture d’AMM elle-même ». Le sigle « AMM » signifie « aide médicale à mourir », euphémisme inventé par les militants de l’euthanasie lorsqu’ils ont réalisé à quel point il était difficile de déstigmatiser le suicide. Comme l’a révélé le journaliste Alexander Raikin dans son enquête sur les pratiques d’euthanasie au Canada dans The New Atlantis, « No Other Options », cette organisation a fait preuve d’une grande ubiquité dans l’approbation des « patients » admissibles à une injection létale administrée par l’un de ses professionnels.
Avec de tels antécédents, le CAMAP est naturellement admissible au financement gouvernemental. Comme l’a noté le blogueur Pat Maloney cette semaine, le CAMAP a reçu 3 287 996 dollars de financement public en 2021 ; en 2018, deux ans après la légalisation, il n’avait reçu que 41 480 dollars.
Le nombre de Canadiens demandant l’euthanasie monte en flèche et le gouvernement Trudeau ne cesse de déplacer la frontière entre ceux qui sont pré-approuvés pour une mort sanctionnée et facilitée par l’État et le reste d’entre nous, ce qui fait que les affaires sont florissantes. Si vous travaillez dans le domaine de la mort, vous gagnez bien votre vie… enfin votre mort [jeu de mots en anglais : you make living, ici : you make a killing]. M. Maloney a également fait remarquer que depuis 2021, le CAMAP est une organisation caritative (comme Mourir dans la dignité, l’une des organisations les plus dangereuses du pays) et que certains donateurs ont laissé des témoignages de soutien :
« Mes deux parents ont bénéficié de votre travail. Merci ! » — Donateur
« Mon mari est mort dans la dignité grâce à l’AMM. Je suis très reconnaissante que cette option ait été disponible ». — Donatrice
« Je ne vois pas d’organisation caritative plus méritante. Comptez sur moi pour vous soutenir et croire au mandat de votre organisation » — Donateur
« Je ne saurais trop vous remercier pour votre travail et votre compassion, qui sont des plus nécessaires ». — Donateur
Relisez-les, si vous voulez.
1 réaction Lire la suiteMaintenant, au Canada, des salons funéraires où l’on a rendez-vous avec la mort…

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : bakhurmikele/Adobe Stock
Le Canada a légalisé l’euthanasie en juin 2016 en donnant aux médecins et aux infirmières praticiennes le droit légal d’approuver l’euthanasie d’une personne et de la tuer sur demande avec des produits médicaux létaux. Il existe quelques limitations, mais depuis que le Canada a élargi sa loi sur l’euthanasie en mars 2021, une personne doit essentiellement avoir une « condition médicale irrémédiable ».
Le 19 mai, Hugo Pilon LaRose rapporte dans LaPresse que le complexe funéraire du Haut-Richelieu, en Montérégie, offre l’euthanasie (AMM) comme l’un de ses « services funéraires ». Selon LaRose :
« Avec les hôpitaux qui débordent, les maisons de soins palliatifs qui n’ont pas toujours de place et un intérêt croissant des Québécois pour l’aide médicale à mourir, un complexe funéraire de la Montérégie offre depuis quelques semaines un forfait “clés en main” aux patients qui veulent mourir dans son salon d’exposition. Une nouvelle pratique qui pourrait se répandre …
Le commerce de la mort, le propriétaire du complexe funéraire Haut-Richelieu, Mathieu Baker, connaît bien. Représentant la quatrième génération à diriger l’entreprise familiale, il a mis en marché ce printemps une nouvelle offre “clés en main”, contre environ 700 $, pour ses clients qui font une demande d’aide médicale à mourir et qui veulent passer de vie à trépas à même le salon d’exposition. Une première au Québec, affirme-t-il. »
M. Baker a précisé à LaRose qu’il ne force personne à recourir à l’euthanasie et qu’il ne fait que louer une salle à un client, tandis que le gouvernement du Québec paie le coût de l’euthanasie.
1 réaction Lire la suiteSondage : 60 % des femmes auraient refusé l’avortement avec plus de soutien affectif ou financier

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : ryanking999/Adobe Stock
L’étude du Charlotte Lozier Institute (CLI), institut de recherche et d’éducation pro-vie à but non lucratif, a révélé, lundi, à la suite d’un sondage auprès de femmes ayant eu recours à l’avortement que 60 % des participantes auraient poursuivi leur grossesse si elles avaient reçu plus de soutien affectif ou financier. 24 % des sondées ont déclaré que leur décision avait été « contrainte » ou « non désirée ». Des chiffres qui font sûrement frémir les gardiennes du Planning Familial, mais qui n’en sont pourtant pas moins vrais : dans une longue publication, l’institut explique de manière concrète ses méthodes de sondage. Une transparence qui n’a pas été l’apanage de toutes les études sur le « libre choix » et les conditions psychologiques de ces femmes, au seuil de leur avortement.
C’est très clair : avec un minimum de soutien, la majorité d’entre elles seraient aujourd’hui mères de ces enfants disparus.
L’avortement : la bonne décision pour 99 % des femmes ?!
On nous a pourtant longtemps soutenu l’inverse. Les femmes veulent l’avortement, les femmes avortent, et les femmes sont heureuses d’avoir avorté. Si sont constamment évoqués les risques de l’avortement quand il n’est pas légalisé, les risques de l’avortement légalisé n’existent pour ainsi dire pas : la femme n’en sera jamais triste, n’en portera pas les conséquences à court et long terme.
1 réaction Lire la suiteL’OMS préconise l’éducation sexuelle dès la naissance et la « masturbation précoce » depuis 2010

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Guilhem Vellut/Wikimeida Commons
17 mai 2023 (LifeSiteNews) — Les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’éducation sexuelle pour l’Europe ont provoqué un tollé au Royaume-Uni. Ces directives préconisent l’éducation sexuelle dès la naissance et conseillent aux éducateurs d’enseigner aux nourrissons et aux tout-petits la « masturbation précoce ».
Le document de 68 pages intitulé « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » indique qu’« il a été délibérément décidé de préconiser une approche dans laquelle l’éducation sexuelle commence dès la naissance ».
Le document de l’OMS comprend une « matrice d’éducation sexuelle » qui fournit des lignes directrices aux éducateurs sur la manière d’« éduquer » les enfants de différentes tranches d’âge. Voici quelques-unes des instructions qui ont suscité l’indignation :
- Les lignes directrices conseillent aux éducateurs d’informer les enfants âgés de zéro à quatre ans sur « la jouissance et le plaisir de toucher son propre corps » et « la masturbation chez les jeunes enfants ».
- Les enfants de quatre à six ans doivent « consolider leur identité sexuelle » et s’informer sur les relations entre personnes du même sexe.
- Les enfants âgés de six à neuf ans doivent recevoir un enseignement sur « la sexualité dans les médias (y compris l’internet) ».
- Pour les enfants de neuf à douze ans, l’OMS conseille aux éducateurs de permettre aux enfants de « prendre la décision consciente d’avoir ou non des expériences sexuelles », ce qui implique à tort que les enfants sont capables de consentir à des relations sexuelles à un si jeune âge.
Wendy Ashby, conseillère scolaire du district catholique de Waterloo, a démissionné face aux protestations des parents

Par Jeff Gunnarson (Coalition nationale pour la Vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : lightfield studios/Adobe Stock
Chers amis,
Elle est enfin partie !
Après les protestations continues des parents soucieux, Wendy Ashby, la conseillère scolaire du district catholique de Waterloo qui a publié des tweets haineux et fanatiques contre les chrétiens et l’Église catholique, a finalement fait ce qu’il fallait, elle a démissionné !

Wendy Ashby : « La créature la plus dangereuse de cette planète est l'homme
blanc chrétien. Ils sont un danger pour quiconque n'ai pas comme eux. »
La Coalition nationale pour la Vie est ravie de ce résultat, qui démontre l’efficacité des protestations, fondées sur des principes, de parents responsables et d’autres citoyens impartiaux.
Nous remercions les 3 151 personnes qui ont signé notre pétition, ce qui a permis de faire pression sur Mme Ashby pour qu’elle démissionne enfin ! Nous remercions également les sympathisants de CNV qui ont courageusement agi comme délégués auprès des administrateurs du WCDSB, ou qui ont participé aux manifestations aux bureaux du conseil d’administration !
Néanmoins, nous sommes attristés par le ton provocateur de la déclaration de démission de Mme Ashby, qui continue à démontrer à quel point elle abhorre l’enseignement de l’Église catholique et la morale chrétienne, et à quel point sa vision de la sexualité humaine est devenue profondément délirante, ce qu’elle résume elle-même par son utilisation servile du slogan de propagande LGBT « diversité, équité et inclusion ».
1 réaction Lire la suiteLe projet de loi visant à protéger les enfants de la pornographie en ligne progresse au Parlement canadien

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : MNStudio/Adobe Stock
19 mai 2023 (LifeSiteNews) — Le 17 mai, la députée conservatrice Karen Vecchio, d’Elgin-Middlesex-London, a déposé le projet de loi S-210, la « Loi sur la protection des jeunes contre l’exposition à la pornographie » (version longue : « Loi limitant l’accès en ligne des jeunes au matériel sexuellement explicite »).
Le projet de loi, présenté au Sénat en novembre 2021, a été adopté à l’unanimité le mois dernier. Mme Vecchio, qui est ministre des Femmes et de l'Égalité des genres et de la Jeunesse dans le cabinet fantôme, a déclaré : « Il s’agit d’un projet de loi très important pour garantir que la pornographie n’est pas facilement accessible aux enfants — nous savons qu’il existe une forte corrélation entre la violence entre partenaires intimes et la pornographie. Nous ne voulons pas que les enfants pensent que ce qu’ils voient sur Internet correspond à la réalité ».
Le député Arnold Viersen de Peace River-Westlock, qui lutte depuis des années contre les effets de la pornographie au Canada, a publié une vidéo du moment sur sa page Facebook : « L’histoire est en marche ! Au cours des sept dernières années, vous avez été des milliers à signer des pétitions réclamant la vérification de l’âge des enfants. La députée Karen Vecchio a déposé le projet de loi sur la protection des jeunes contre l’exposition à la pornographie à la Chambre des communes, après que la sénatrice Julie Miville-Dechêne l’a brillamment fait adopter par le Sénat. Je suis honoré de soutenir ce projet de loi et d’aider à en faire une loi ». Il y a plusieurs années, M. Viersen a présenté pour la première fois une motion visant à ce que le Comité permanent de la santé étudie les liens entre la pornographie et la violence sexuelle — dans un rare moment d’unité partisane, la motion avait été adoptée à l’unanimité.
1 réaction Lire la suiteEn Irlande, tout collège devra enseigner la théorie du genre

Par Pauline Mille (reinformation.tv) — Photo (modifiée) : Freepik
L’Irlande vient de changer son guide de l’Education sexuelle destiné aux 13-15 ans qui datait de vingt ans : désormais aucun collège ne pourra ne pas enseigner en priorité la théorie du genre. Le ministère vient de publier le SPHE (Social, Personal and Health (santé) Education) pour les prochaines années. Le collège devra enseigner aux élèves comment « l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont ressenties et exprimées de plusieurs manières ».
Pour le ministre, le collège doit parler des questions LGBTQ
La chose a été amenée en douceur. On a noté que certains accusaient cette nouvelle politique de promouvoir une « nouvelle théorie où chacun décide de son propre genre », alors que de « nombreux groupes » demandaient au contraire que les questions LGBTQ soient portées à la connaissance des élèves. Le ministre de l’Education, Mme Norma Foley, a tranché : les élèves au collège « méritent d’avoir accès à l’information ». Puis elle s’est livrée à un remarquable exercice de rhétorique.
L’Irlande va enseigner la théorie du genre
Elle a d’abord reconnu aux parents qui le souhaitent le droit de retirer leur enfant de tout enseignement contraire à leur conscience. Puis elle a noyé le poisson dans un flot de bons sentiments : « Nous sommes dans un monde qui change tous les jours, où nous voulons nous assurer que tous nos élèves sentent qu’ils ont voix au chapitre, et qu’ils sont acceptés et inclus dans l’école, et nous voulons aussi nous assurer que nos jeunes ont l’outillage nécessaire pour survivre dans le monde dans lequel nous vivons. » Avant de conclure, tranquille comme Baptiste, que malgré quelques discussions encore en cours « le consensus le plus large entre les écoles est que le programme sera enseigné ». Bien sûr, quelques parents militants pourront faire jouer l’objection de conscience, mais, dans l’Irlande naguère catholique, le collège devra enseigner la théorie du genre à la quasi-totalité d’une classe.
Pauline Mille
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