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Abolition ou modification du cours d’éthique et de culture religieuse ?


Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec.

Par Pour une école libre au Québec

Le gouvernement Legault abolirait le controversé cours d’éthique et de culture religieuse (ECR), dont le titre accorderait une « importance démesurée » aux religions, pour le remplacer dès la rentrée scolaire 2022-2023 par un nouveau programme dont le contenu resterait à définir.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (ci-dessous), affirme que « la place de la religion » était trop importante dans ce cours, mis en place en 2007 par le gouvernement libéral de Jean Charest.

« On l’abolit pour le remplacer par quelque chose de neuf. Mais comme il va y avoir des éléments du cours actuel qui vont rester, comme l’éthique, la pratique du dialogue, le respect de soi et des autres, la lutte contre les stéréotypes. On appelle ça une réforme en profondeur », a-t-il dit en entrevue avec La Presse.

« Si on veut comprendre la carte géopolitique du monde, la religion est un élément qui permet de comprendre les actions de certains pays », a ajouté l’ancien instituteur.

La question de l’éducation à la sexualité, qui a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années, doit également être intégrée dans le nouveau cours. Les questions de sexualité sont toutefois déjà abordées en ECR.

Pour le ministre Roberge, « C’est incontournable de parler de l’athéisme comme étant une des façons d’envisager le monde. Il y a énormément de Québécois qui se disent athées. » C’est possible, mais quel sera donc le but du cours ? De comprendre la carte géopolitique du monde comme lorsque Monsieur justifie l’enseignement des religions ou un cours de philosophie ? En quoi l’athéisme explique-t-il la géopolitique du monde ? Ajoutons qu’il est faux de dire que l’athéisme n’est pas enseigné en ECR, il était simplement réservé, officiellement, aux dernières années du secondaire (voir extrait du programme ci-dessous, p. 45 [543], chapitre 9).

Les élèves apprendront également des notions d’éducation à la démocratie, à l’environnement et au droit du numérique. L’environnement, cœur d’une nouvelle spiritualité universaliste, était déjà abordé dans les manuels ECR dès le primaire (voir analyse de trois manuels et Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne).

Consultation d’experts et du public

Les thèmes du nouveau cours que doit élaborer Québec seront soumis les 7, 14 et 21 février prochains à des experts et à des partenaires du milieu de l’éducation dans trois forums qui se dérouleront respectivement à Trois-Rivières, Québec et Montréal. Un rapport final sera ensuite soumis au printemps afin qu’un nouveau cours soit mis à l’essai dans certaines écoles dès la rentrée scolaire 2021-2022, avant de faire officiellement son entrée dans le programme d’études l’année suivante.

Le gouvernement Legault a également mis en ligne jeudi sur le site internet du ministère de l’Éducation une consultation publique qui permet aux citoyens de transmettre leurs opinions.

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Éclatante victoire de l’athéisme pour Jean-Pierre Proulx

« L’abolition annoncée du programme Éthique et culture religieuse constitue une éclatante victoire de l’athéisme militant québécois et de ses propagandistes. Pour ce mouvement, la religion est intrinsèquement une aberration, le fruit de l’irrationalité. Pire, elle est la “gangrène de l’humanité”. Forcément, la religion, même dans une perspective culturelle, n’a pas sa place à l’école », déplore Jean-Pierre Proulx, journaliste et professeur retraité, dans une note transmise au Devoir.

Cette décision s’inscrit dans une tendance à gommer toute référence à la religion ou à la spiritualité dans le programme de l’école publique, souligne Jean-Pierre Proulx. Un volet méconnu du projet de loi 40 (sur la transformation des commissions scolaires) propose ainsi d’abolir le droit des élèves à « des services d’animation spirituelle et communautaire ».

Est-ce une bonne nouvelle ?

Ce cahier a toujours critiqué l’imposition du programme d’éthique et de culture religieuse à toutes les écoles du Québec.

Toutefois, avant de se réjouir de l’abolition de ce programme, il faudrait savoir par quoi ECR sera remplacé.

Ce nouveau cours sera-t-il toujours obligatoire ? Pendant toutes les années de la scolarité ? Même dans les écoles privées ?

L’enseignement des religions sera-t-il purement factuel ? Concentrée sur les grandes religions ? Dans quelle mesure les spiritualités autochtones ou les « nouvelles spiritualités » seront-elles toujours enseignées ? Le nouveau cours évitera-t-il la folklorisation de la religion à laquelle faisait référence le juge Lebel de la Cour suprême lors d’un des procès contre l’imposition d’ECR. Voir aussi Me Mark Philips : « Jésus, Superman même combat ! »

Les enseignants devront-ils toujours être neutres quand ils aborderont des sujets de moralité, peu importe la tradition religieuse ou philosophique de l’école ? Rappelons que la neutralité imposée en éthique était un des griefs du collège Loyola dès 2008. Cet établissement montréalais ne s’insurgeait pas contre le fait qu’il faille aborder lors des cours ECR des connaissances sur des religions diverses — l’école le faisait déjà depuis longtemps dans son cours des religions du monde — ni le fait que le cours abordait des sujets moraux épineux « pour pratiquer le dialogue » comme l’avortement ou la sexualité. Non, cette école privée s’opposait au fait que les enseignants ne pouvaient préciser ce qu’ils pensaient vraiment eux et ce qu’ils et l’Église catholique préconisaient. Comment une école catholique peut-elle rester neutre dans des discussions éthiques sur la malhonnêteté, une vie dissolue, la pornographie ?

Scepticisme

À ce stade, nous sommes très sceptiques quant à une amélioration notable, bien qu’il faille profiter du renouveau du débat pour proposer des corrections.

D’après éléments fournis par le ministre Roberge, le nouveau programme continuera d’imposer une idéologie qui visera à construire une citoyenneté qui nous n’en doutons pas sera politiquement correcte, plus « laïque » et donc peu attachée aux racines chrétiennes du Québec.

Les jeunes Québécois continueront à se voir imposer des thèmes à la mode qui satisfont les milieux de gauche qui se disent progressistes : la lutte contre les stéréotypes genrés (une scie des féministes militantes), l’écologisme, la lutte contre l’hétéronormalité et probablement l’enseignement d’attitudes positives vis-à-vis « de la diversité » (religieuse ou non).

Tout indique, qu’il s’agit d’une réforme politicienne habile qui permet à la CAQ de tenir une de ses promesses lors de sa constitution et de sa fusion avec l’ADQ en 2012 (voir La CAQ vote pour l’abolition du programme ECR au primaire), de paraître innover et de se réconcilier les « laïques » qui s’opposaient à la trop grande place de la religion dans ce programme.

Notre position [celle du blogue Pour une école libre au Québec*]

Pour ce carnet, l’État ne devrait pas imposer des cours à contenu politique, idéologique ou moral qui heurtent les convictions des parents. Pour que cette liberté existe, il faut maintenir une certaine homogénéité culturelle de la société et ne pas encourager une immigration importante qui diffère fortement au niveau culturel de la société d’accueil, sinon le gouvernement sera tenté de dire qu’il doit limiter la liberté de choix pour assurer d’intégrer les enfants d’immigrants tout en profitant de cette nécessité pour imposer les valeurs et préjugés d’une caste d’intellectuels aux enfants des autres. [Disons que, s’agissant d’étrangers appartenant à une autre religion et venant s’installer dans un Québec catholique (si seulement celui-ci l’était), on n’imposerait pas le catholicisme à leurs enfants par respect de l’autorité parentale et par prudente tolérance.*]

Les écoles publiques devraient plutôt se concentrer sur l’enseignement des matières de base : le français, l’histoire (y compris des aspects factuels « encyclopédiques » de l’histoire des religions) et les sciences (y compris à un moment approprié des éléments d’anatomie et de sexualité). [Je ne suis pas d’accord sur ce point, fût-ce parce que dans une classe, tous les élèves ne seront pas prêts en même temps à entendre parler de ce sujet (et surtout pas dans une classe mixte)*]

Il est peu probable que le gouvernement centriste de la CAQ ait l’ambition ou le courage de mettre en pratique une telle réforme innovante pour diverses raisons : le ministre Roberge a souvent défendu l’imposition d’ECR, des forces conservatrices s’opposeront à une telle réforme fondamentale (il suffit de penser aux facultés d’éducation, de l’association des professeurs ECR), enfin la CAQ n’a pas de corpus idéologique qui diffère fondamentalement de celui du PLQ et du PQ (il est étatiste et progressiste au niveau des valeurs sociales).

En l’absence de réforme fondamentale à l’école publique, les écoles privées devraient être dispensées de ce programme si elles le désirent ou du moins devraient-elles pouvoir l’enseigner dans leur tradition philosophique. Il faut mettre fin à la fausse neutralité comme dénonçait le professeur Douglas Farrow qu’il s’agisse d’ECR ou de son successeur.


*Commentaires d'Augustin Hamilton.

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Ania

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