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Les craintes d’une féministe pro-avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Maxwell GS/Flickr

C’est dans un éditorial publié dans Le Devoir, portant le titre évocateur L’allumette dans la poudrière que Marie-Andrée Chouinard expose ses craintes sur les supposés progrès du mouvement pro-vie au Canada, et notamment aux États-Unis, ainsi que sur les tentatives de ses insidieux membres.

Ce titre, L’allumette dans la poudrière, vu la teneur de l’article, voudrait-il signifier que les pro-vie (l’allumette) sont un réel élément déclencheur dans cette société pro-avortement (la poudrière), propre à faire basculer la balance en faveur de la protection de la vie commençante ? J’aimerais qu’il en soit ainsi.

Mais voyons ce qui aux yeux de Mme Chouinard éveille en elle ces alarmes, d’après Le Devoir ; de plus en plus de candidats aux élections fédérales se proposent de limiter l’accès à l’avortement, dont une trentaine de candidats du Parti populaire du Canada (PPC) (sans compter ceux du Parti conservateur et du Parti héritage chrétien). Deux candidats albertains du PPC, Laura-Lynn Thomson et Paul Mitchell proposent aux électeurs un projet de loi qui criminaliserait l’avortement au-delà de la 24e semaine (stade auquel l’enfant à naître est déjà viable). Selon Le Devoir :

Leur idée est soutenue par une trentaine d’autres candidats du Parti populaire, dont deux Québécois. Elle cible les avortements pratiqués au 3e trimestre (une quantité négligeable), et prévoit une peine maximale de cinq ans de prison pour une femme prise en faute, excluant trois contextes particuliers : santé de la mère compromise, grossesse provoquée par un viol, fœtus atteint d’une malformation létale.

« Une quantité négligeable » d’avortements pratiqués dans le 3e trimestre, autant dire qu’il ne s’agit que d’une quantité négligeable de meurtre, comme je ne vois pas ce qui empêcherait un pro-avortement de reconnaître au moins en un enfant à naître, rendu à son 3e trimestre de développement, un être humain qui lui est semblable et viable, il s'agit bien pour lui de parler de meurtres. Comme si « le droit à l’avortement » devait être préservé de toute atteinte au prix de vies innocentes (de peur que le « droit » à l’avortement ne s’effondre entièrement).

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Vous remarquerez, que le projet de loi de ces deux candidats du PPC n’est pas très contraignant, vu qu’il comporte une exception pour la santé de la mère, or ce concept en pratique permet d’autoriser l’avortement pour à peu près n’importe quelle raison. L’article du journal Le Devoir continue :

Dans l’esprit des géniteurs de ce projet, voici le premier pas d’une route menant à l’abolition complète de l’avortement. Cibler le 3e trimestre de grossesse d’abord, terreau de controverse éthique et même médicale ; et viser l’abolition ensuite. À notre journaliste Hélène Buzzetti, le candidat Mitchell confie espérer un « terrain d’entente » qui inclurait les pro-choix. Le candidat québécois Patrick St-Onge, tenant de cette idée, croit que ça pourrait « progresser vers autre chose » ensuite.

Les positions des chefs des partis populaire et conservateur inquiètent aussi Mme Chouinard. Maxime Bernier laisse ses candidats former des projets de projets de loi, mais a déjà voté pour l'avortement, quant à Andrew Scheer qui est « personnellement pro-vie », il ne tient pas entièrement la bride de ses députés pro-vie, et ceux-ci passent quelques projets de loi privés. Sous le précédent chef du Parti conservateur, Stephen Harper, un certain nombre de projets de loi pro-vie avaient été présentés, bien qu’aucun de ceux-ci n’eût donné lieu à une quelconque législation. D’après Le Devoir :

Lorsque les conservateurs de Stephen Harper étaient au pouvoir, l’énergie avec laquelle certains députés se sont adonnés au dépôt de projets de loi privés visant — souvent par la bande — le droit à l’avortement avait de quoi étonner, voire inquiéter [pourquoi ? il aurait au moins fallu que ces projets réussissent pour que certains s’en inquiétassent*]. Il y eut C-510 sur l’interdiction de contraindre une femme enceinte à interrompre sa grossesse. C-484, qui visait la protection juridique des femmes enceintes et des « enfants non encore nés victimes d’actes criminels ». C-537, sur la protection des médecins participant à des actes médicaux contraires à leur religion ou à leurs croyances. C-338 visant l’interdiction des avortements après 20 semaines de grossesse. Et C-543, sur les mauvais traitements infligés aux femmes enceintes.

L’exemple des États-Unis, dont les maigres progrès pro-vie effraient aussi Mme Chouinard, serait le prototype de ce qui pourrait arriver au Canada, si l’on en croit sa plume fébrile. Pourtant les lois pro-vie passées par certains États ne durent pas forcément, des groupes pro-avortement, dont le gros ACLU, poursuivent ces mêmes États obtenant la suppression de leurs lois, par ailleurs assez molles.


*A. H.

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