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La dictature du politiquement correct

Par Paul-André Deschesnes — Photo : geralt/Pixabay

Dans cette chronique, j’aborderai un sujet très d’actualité. Nos populations occidentales vivent une époque historique où le politiquement correct occupe toute la place.

Mais, en quoi consiste ce cancer généralisé qui contamine toute la société et même notre Église catholique à tous les niveaux ?

La censure est de retour. De nos jours, soyez sur vos gardes. Vous devez vous plier à l’orthodoxie idéologique en vigueur, sinon vous serez exclus. La rectitude politique, c’est un poison qui tue et impose sa vision dite d’avant-garde.

Si vous refusez de suivre le monde décadent, vous serez étiqueté de personnage méprisable qui refuse d’évoluer. Vous n’êtes tout simplement plus fréquentable.

La terrible rectitude politique ne recherche pas la Vérité, mais bien la popularité. Il faut être à la Mode si on veut être écoutés et respectés par nos médias et notre intelligentsia athées.

La rectitude politique gauchiste et socialiste doit être imposée de force pour changer les mentalités des personnes qui refusent de se convertir aux dictats de ce modernisme athée et très populaire.

Vous résistez et refusez d’obéir, alors vous serez discrédités, méprisés, condamnés, exclus, et cloués au pilori.

Devant l’empire du politiquement correct, il faudrait s’émerveiller et suivre la parade ! Ceux et celles qui rament à contre-courant sont dénoncés. Cependant, n’oublions pas que dans nos rivières, seuls les poissons morts suivent le courant !

Les esclaves du politiquement correct vous diront que vous êtes des vieilles branches accrochées au passé, refusant d’adhérer aux nouvelles modes de notre monde devenu complètement fou.

Vous serez peut-être hypnotisés par tous ces beaux discours et ces nouveautés. Non ! Il faut résister !

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Dans un monde où règne cette rectitude politique, il faut avoir la langue de bois. Il faut plaire à la foule avec des mots et un vocabulaire à la mode. Il faut surtout éviter d’aborder tous les sujets à controverse. Il faut se ranger du côté du nihilisme et de l’utopisme, tout en étant fasciné par le néant.

Regardons maintenant notre Église catholique occidentale, québécoise et française. Vous pourriez me citer des centaines d’exemples où nos autorités ecclésiastiques, nos prêtres, religieux, théologiens, évêques, cardinaux, exégètes, ont privilégié la rectitude politique officielle plutôt que de proclamer la Vérité, car c’est très dangereux de ramer à contre-courant. Il ne faut surtout pas faire de vagues.

Permettez-moi de citer quelques exemples où la dictature de la rectitude politique l’a emporté sur le courage de défendre la saine doctrine :

Homosexualité et LGBTQIAR2XYZ, etc. : C’est le silence le plus complet. Qui va oser enseigner la Vérité évangélique sur cette question ? Bien pire, actuellement, on laisse de plus en plus sous-entendre que l’Église catholique va s’ajuster et évoluer. À Montréal, dans le « Village gai », il y a une populaire paroisse catholique (avec une belle église historique) ouvertement pro-gai, où on retrouve une organisation pastorale gaie, des agents de pastorale gais, des célébrations (messes, baptêmes, funérailles et peut-être bientôt des mariages) aux couleurs de l’arc-en-ciel. N’oublions pas que le curé le plus populaire du Québec, aujourd’hui décédé, se vantait à la télévision de célébrer dans son église des mariages homosexuels en toute impunité.

Depuis septembre 2018, un diabolique cours d’éducation sexuelle à la sauce LGBTQ est en vigueur dans toutes les écoles du Québec (maternelle, primaire, secondaire). La théorie du genre est enseignée comme parole d’évangile.

Au Canada, on se propose d’amender le Code criminel pour empêcher les homosexuels qui voudraient librement redevenir hétérosexuels de subir des thérapies. En effet, les spécialistes seraient criminalisés (amendes, prison) et traduits en justice. Les thérapies de conversion seraient interdites. Quant aux hétérosexuels, ils pourraient de leur côté suivre toutes sortes de thérapies en toute légalité, s’ils désiraient devenir des homosexuels.

Certaines garderies à Montréal font vivre aux enfants (de 2 à 4 ans) des expériences LGBTQ : on ne parle plus de garçons ou de filles, mais « d’enfants ». Les garçons s’habillent en filles et jouent avec des poupées. Les filles imitent les garçons et s’amusent avec des jouets de l’autre sexe. Voilà une éducation très inclusive et postmoderne.

Le 12 juillet 2019, le réseau télévisé RDI nous informait qu’à Moncton, au Nouveau-Brunswick, un local appelé « le sanctuaire » venait d’être donné aux travailleuses du sexe [prostituées] par le gouvernement pour se réunir, recevoir des services et mieux pratiquer leur profession. Voilà un lieu… plutôt diabolique…

Un brave et courageux curé d’une paroisse de la province de l’Ontario a trop parlé dans une homélie dominicale en juin 2019. Il a dénoncé le défilé de la Fierté gaie de Toronto, en invitant ses fidèles à ne pas assister à ce spectacle dégradant de nudité homosexuelle où les parents irresponsables affluent en très grand nombre avec leurs enfants. Son évêque l’a désavoué et lui a demandé de s’excuser.

Le film pro-vie (Unplanned) est projeté dans cinq salles de cinéma en juillet et août 2019 jusqu’au jeudi 25 au Québec : on hurle partout ! Les féministes sont déchaînées et manifestent en vociférant. On menace les producteurs ! Les médias athées en exigent le retrait. Depuis des décennies, de nombreux films proavortement ont été recommandés et primés comme des œuvres d’art par notre intelligentsia biaisée et tordue. Un film pro-vie ne sera jamais un bon film au Québec.

Notre gouvernement du Québec a fait disparaître en juin 2019 le crucifix à l’Assemblée nationale, ainsi que les croix dans plusieurs édifices publics avec l’approbation de nos évêques, qui sont trop souvent esclaves de la rectitude politique.

Je me permets maintenant de poser ici une question existentielle : dans nos églises catholiques, lors des homélies, retraites, rencontres pastorales, prédications, expressions d’opinions de nos pasteurs (curés, évêques, religieux, théologiens, autorités ecclésiastiques, etc.), avez-vous remarqué qu’on ne parle plus d’un très grand nombre de sujets à controverse, comme le catéchisme, les commandements de Dieu, les péchés capitaux, l’avortement, l’euthanasie, l’homosexualité, la théorie du genre, la famille traditionnelle, le divorce, le concubinage, le « mariage gai », les styles de vie LGBTQ, l’enfer, le purgatoire, les fins dernières, les jugements particulier et général du Dieu amour, les apparitions mariales, comme Fatima et La Salette, de l’importance de bien préparer son éternité, d’assister à la messe dominicale, de se confesser en personne à un prêtre, de se nourrir à l’eucharistie, de prier, de témoigner, de ramer à contre-courant, de réciter le chapelet et de refuser de s’ajuster aux hérésies du monde moderne.

Amis lecteurs, je vous annonce que depuis trop longtemps, notre Église catholique occidentale est devenue de plus en plus esclave de la rectitude politique. On préfère la popularité. Il faut plaire à tout le monde avant de proclamer la Vérité qui dérange, qui agace, qui remet en question et qui souvent peut nous choquer.

La dernière partie de cette chronique s’intitule : « Jésus-Christ était-il politiquement correct ? »

Absolument pas ! Il a toujours annoncé la Vérité dans toute sa splendeur. Il n’a ni patiné ni essayé de plaire à la foule, car la Vérité n’est pas toujours agréable à proclamer.

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive (Matthieu 10, 34) ou la division » (Luc 12, 51).

« Le péché contre le Saint-Esprit ne sera pardonné ni dans ce monde, ni dans l’autre » (Matthieu 12, 31, 32 ; Marc 3, 29 ; Luc 12, 10).

« Si ton œil te scandalise, arrache-le » (Matthieu 18, 6-9).

« Allez-vous-en loin de moi, maudits, au feu éternel » (Matthieu 25, 41) à ceux qui refusent de se convertir.

« Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Matthieu 12, 22-30 ; Luc 11, 14-33). On n’est pas en zone grise. Ne pas opter pour Jésus, c’est s’opposer à lui. On ne peut pas demeurer neutre pour plaire au monde et être politiquement correct.

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ils ne le pourront pas » (Luc 13, 23). La porte du politiquement correct est très large. C’est le chemin qui mène vers la perdition.

« Vraiment, je vous le dis, si vous ne vous convertissez pas, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Matthieu 18, 3-4). Se convertir signifie qu’il faut ramer à contre-courant et être politiquement incorrect.

Oui, Jésus a pardonné à la Samaritaine en lui disant clairement « Va et ne pèche plus »

Le message du Christ est exigeant. C’est souvent le contraire que l’on nous enseigne.

Non à la rectitude politique ! Oui à la Vérité !

Dans son dernier livre, « Le soir approche et déjà le jour baisse », le sage cardinal Robert Sarah nous met en garde : « Aujourd’hui, la crise de l’Église est entrée dans une nouvelle phase : la crise du Magistère » (page 113).

« Il règne aujourd’hui une vraie cacophonie dans les enseignements des pasteurs, évêques et prêtres. Chacun impose son opinion personnelle comme une certitude. Il en résulte une situation de confusion et d’apostasie » (Page 113).

« Quand la tempête fait rage sur un navire, il est important de s’arrimer à ce qui est stable et solide. Il n’est pas temps de courir après les nouveautés à la mode. » (Page 115)

Conclusion : les disciples du Christ doivent combattre courageusement la rectitude politique.

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