C-9 — appelez votre sénateur !
Le projet de loi de censure C-9 passe aujourd'hui en 3e lecture devant le Sénat. En ce moment les sénateurs l'examinent une dernière fois C-9 et voteront.
Il est urgent de tenter une dernière fois d'exprimer notre désaccord avec le contenu de ce projet de loi.
Appelez dès maintenant les sénateurs de votre province. Bien qu'occupés, leurs assistants reçoivent les messages et pourraient leur transmettre par texto qu'ils se font inonder d'appels négatifs envers c-9.
C-9, le projet de loi qui condamne la « haine » ! Mais quelle haine ?
Dans le projet de loi, la « haine » est définie comme telle dans C-9 : « Émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation. »
Condamner la calomnie ? Parfait ! La détestation, quant à elle, est synonyme de haine (on repassera pour la clarté...). Mais ce qui est absurde là-dedans, c’est qu’une émotion est par définition passive et provoquée par une cause extérieure ; on ressent une émotion. Et si l’émotion est « à la fois intense et extrême », cela doit être du fait d'une cause extérieure plus ou moins proportionnelle.
Le danger d’une définition aussi floue, c’est qu’elle pourrait être utilisée à outrance par des activistes et des juges peu scrupuleux.
En outre, C-9 superpose de nouvelles peines à celles déjà appliquées aux crimes motivés par la haine, créant ainsi des peines disproportionnées.
En plus, C-9, retire la défense de bonne foi qui protège l’expression d’un discours religieux de l’accusation de propager la « haine ». Rappelons qu’à cet égard Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, a déclaré lors d’une séance de la Commission de la justice et des droits de l’homme : « Dans le Lévitique, le Deutéronome, Romains — il y a d’autres passages —, il y a une haine manifeste envers, par exemple, les homosexuels... peut-être faudrait-il laisser à l’appréciation des procureurs quant à la nécessité de porter des accusations... il y a de toute évidence des passages dans les textes religieux qui sont manifestement haineux. » Il est curieux qu’il n’ait cité que la Bible comme source de « haine », mais il est évident que pour certains libéraux haut placés, les chrétiens constituent une cible prioritaire.
Un amendement déposé par un sénateur, l'un des derniers nommés par Justin Trudeau, proposait de criminaliser le « déni du système des pensionnats autochtones ». L'amendement, assez obscur, ne précisait pas ce qui aurait constitué un « déni ». Demander de prouver l'existence des « tombes non marquées », dont aucune n'a été découverte jusqu'à ce jour, aurait-il été un crime ?
Cet amendement a heureusement été rejeté, mais avec tous les autres amendements proposés. Le texte qui fera l'objet d'un vote au Sénat est donc similaire à celui qui a été voté à la Chambre des communes et deviendra loi s'il est adopté aujourd'hui.
Nous vous le demandons encore une fois, appelez les sénateurs, c'est la dernière chance pour arrêter la création d'un nouvel outil de persécution des opposants politiques.
En vous remerciant de tout cœur,
Augustin Hamilton
Soleil bleu, ou le libéralisme devenu chanson d'été

Par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/ODGProd et 2 autres/YouTube
Comment le tube de Luiza dit, sur un air léger, tout ce qu’une civilisation doit d’abord oublier pour cesser d’avoir des enfants.
Il y a des chansons qui se contentent de plaire. Et il y a celles qui, peut-être sans le vouloir, récitent un credo. « Soleil bleu », signé du duo électro-reggae Bleu Soleil et de la chanteuse Luiza, appartient à la seconde catégorie. Sortie en avril 2025, devenue le tube de l’été, reprise des centaines de milliers de fois sur les réseaux, créditée par certains de les avoir « sauvés de la dépression », la chanson a dépassé le statut de succès commercial pour devenir une petite philosophie de vie. C’est précisément pour cela qu’elle mérite qu’on l’écoute de près. Ce que des millions de gens fredonnent les yeux fermés finit par former une conscience commune ; et la conscience commune d’une société décide, à terme, si cette société aura des héritiers.
Rendons à César ce qui est à César : la chanson est bien faite. La voix est belle, le refrain s’imprime dès la première écoute, l’atmosphère est lumineuse. Or cette réussite n’est pas une circonstance atténuante ; c’est précisément ce qui rend la pièce redoutable. Un hymne laid ne séduit personne et ne convertit rien. C’est la beauté du chant qui ouvre le cœur, et c’est par cette porte ouverte que le credo se glisse, sans frapper. La grâce de la mélodie n’excuse pas le message : elle le transporte. Plus l’enveloppe est douce, plus le contenu passe inaperçu, et plus il agit. Voilà pourquoi il faut écouter cette chanson non comme on goûte une réussite, mais comme on examine un mécanisme.
Luiza, du reste, n’est pas une amatrice : née à Rennes en 1995 d’une mère brésilienne danseuse et d’un père français contrebassiste, formée au conservatoire au chant lyrique, à la harpe et au piano, passée par les Beaux-Arts à La Réunion, elle incarne une certaine jeunesse occidentale cultivée, cosmopolite, douée, et profondément persuadée que l’enracinement est une chaîne dont il faut s’affranchir. Elle a écrit l’essentiel du texte dans un train de banlieue, au sortir d’une rupture. On ne saurait rêver image plus exacte de l’époque : le credo de toute une génération composé en transit, entre deux lieux, n’appartenant à aucun.
1 réaction Lire la suiteEn ce mois de juin déployons le drapeau Carillon Sacré-Cœur

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : C.P. Champion/Wikimedia Commons
En ce magnifique mois de juin, déployons donc le beau drapeau Carillon Sacré-Cœur que le Québec a la chance de compter dans son riche héritage.
Ce drapeau a pour origine la bannière de Carillon qui aurait été présente lors de la bataille du Fort Carillon en 1758, où les Français ont été victorieux face aux Britanniques. La bannière Carillon fut reprise au milieu du 19e siècle comme symbole dans la lutte des Canadiens français face à l’assimilation au sein de l’empire britannique. Plus tard, en 1902, l’Abbé Elphège Filiatrault, prêtre à Saint-Jude, s’inspira de la célèbre bannière pour créer le Carillon Sacré-Cœur : une croix d’argent sur fond azur, ornée de quatre fleurs de lys inclinées vers un Sacré-Cœur. Ce drapeau devint rapidement populaire auprès des Canadiens français. Et c’est sur le modèle du Carillon Sacré-Cœur que le drapeau du Québec, adopté en 1948, fut inventé.
Cela tombe bien, le mois de juin est dédié au Sacré-Cœur — non pas à la « fierté ». Le Sacré-Cœur et la « fierté » sont opposés. Le Christ disait « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Qu’est-ce que l’humilité ? La soumission de sa volonté à celle de Dieu. La « fierté » (traduit de l’anglais « pride » qui veut aussi bien dire « orgueil ») est au contraire, la préférence de sa propre volonté à celle de Dieu. Ce terme d’orgueil ou de fierté a, au fond, bien été choisi pour désigner la célébration de toutes ces passions désordonnées rassemblées sous le sigle LGBT(∞).
L’on nous dit que c’est au nom de l’« inclusion » et de l’« amour » que la propagande LGBT nous est imposée dans les médias, dans les loisirs et jusque dans les écoles. L’inclusion n’est pas une vertu en soi, vous ne pouvez pas tout inclure, particulièrement l’enseignement à des enfants de pratiques — s’éloignant de la nature — dont ils n’auraient autrement aucune idée. Le véritable amour ne saurait proposer que le vrai bien d’autrui.
Et qu’est-ce que le Sacré-Cœur, au fond ? C’est l’amour brûlant du Christ qui a donné sa vie pour nous. Et c’est selon cet amour et cette humilité que nos ancêtres ont vécu, ayant de belles grandes familles. L’humilité fait de grandes choses ; l’orgueil apporte la déchéance.
Brandissons donc en mois de juin, au lieu du drapeau de l’orgueil, le drapeau du Sacré-Cœur.
1 réactionCe mois-ci, déployez le bon drapeau — le Carillon Sacré-Cœur
Nous voici en juin, ce mois où, partout, on nous presse de hisser le drapeau arc-en-ciel. Mais il existe un drapeau autrement plus noble, que vous habitiez le Québec ou ailleurs : le Carillon Sacré-Cœur. Une croix d'argent sur fond azur, ornée de quatre fleurs de lys inclinées vers un Sacré-Cœur. Le Sacré-Cœur, c'est le cœur humble et aimant de Jésus, qui a donné sa vie pour nous ; les fleurs de lys, la pureté. C'est un symbole chrétien avant tout — et c'est ce drapeau-là que les chrétiens devraient vouloir déployer ce mois-ci.
Il a aussi une riche histoire. Son origine remonte à la bannière de Carillon, présente à la victoire française du Fort Carillon en 1758, puis reprise au 19e siècle dans la lutte des Canadiens français contre l'assimilation. En 1902, l'abbé Elphège Filiatrault s'en inspira pour créer le Carillon Sacré-Cœur ; et c'est sur ce modèle que fut conçu le fleurdelisé québécois adopté en 1948.
Avant toute chose, nous vous le demandons : soutenez aujourd'hui notre campagne de financement du début de l'été. Il ne nous reste que 16 jours, et nous n'avons recueilli que 2 637 $ sur notre objectif de 20 000 $ — soit 13 %. Nous avons besoin de vous maintenant. Donnez généreusement dès aujourd'hui >>
Cela tombe bien : le mois de juin est dédié au Sacré-Cœur — non pas à la « fierté ». Les deux s'opposent. Le Christ disait : « Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). L'humilité, c'est la soumission de sa volonté à celle de Dieu ; la « fierté » (de l'anglais pride, qui veut aussi dire orgueil) en est l'exact contraire. Ce terme a bien été choisi pour rassembler toutes ces passions désordonnées sous le sigle LGBTQ+.
On nous impose cette propagande au nom de l'« inclusion » et de l'« amour », jusque dans les écoles. Mais l'inclusion n'est pas une vertu en soi : on ne peut pas tout inclure, surtout pas l'enseignement, à des enfants, de pratiques contraires à leur nature dont ils n'auraient autrement aucune idée. Le véritable amour ne propose que le vrai bien d'autrui — contre le libertinage et l'orgueil que véhicule le drapeau LGBT, ou du moins plusieurs de ceux qui le brandissent.
Votre don d'abord, puis le drapeau si vous le souhaitez. Une fois votre appui manifesté à notre campagne, vous pouvez vous procurer votre Carillon Sacré-Cœur ici et le déployer tout le mois de juin. Je donne maintenant >>
L'humilité fait de grandes choses ; l'orgueil apporte la déchéance. Ce mois de juin, au lieu du drapeau de l'orgueil, brandissons le drapeau du Sacré-Cœur — et soutenons l'œuvre qui défend la foi, la famille et la vie.
Pour la Vie,

Georges Buscemi

P.S. -- il ne reste que 16 jours à notre campagne du début de l'été. Nous sommes à 2 637 $ sur 20 000 $, soit 13 % de notre objectif. Merci du fond du cœur à ceux et celles qui ont déjà donné. Aidez-nous à franchir la barre aujourd'hui. Donner >>
1 réactionPas de Marche à Québec cette année — voici pourquoi
C'est aujourd'hui le 30 mai, date à laquelle nous devions tenir notre Marche annuelle pour la Vie à Québec. Malheureusement, nous l'avons annulée il y a plus de 2 semaines.
Nous avons déjà expliqué dans des courriels précédents la raison principale de cette annulation : nous avons organisé cette année l'événement Génération Vie à Montréal le 25 avril, qui avait pour but de fédérer plusieurs groupes œuvrant au Québec pour la défense de la foi, de la famille et de la vie, de la conception à la mort naturelle. Organisé stratégiquement en cette année électorale au Québec, cet événement a porté des fruits, pesant sur le débat, et continuera à le faire dans les semaines à venir, lorsque nous publierons certaines des conférences et interventions faites ce jour-là.
Si nous ajoutons à ce travail une Marche nationale pour la vie à Ottawa le 14 mai, à laquelle nous avons participé de façon significative :
- j'ai participé à la conférence de presse de la veille de cette Marche, puis je suis intervenu lors des discours précédant la Marche ;
- ensuite CQV a organisé un événement après la Marche, pour les gens de l'autobus de Montréal que nous avions nolisé ; et finalement
- j'ai animé la soirée du banquet pro-vie, rassemblant plus de 500 pro-vie venus de partout au Canada et même de l'étranger. La Marche elle-même comptait entre 3 et 5 mille personnes. Vous pouvez voir des images de cette Marche ici.)
... Nous avons vu, avec nos effectifs limités, que nous ne pouvions pas tenir une Marche à Québec cette année.
Nous sommes au jour 4 de notre campagne de financement de 3 semaines pour le début de l'été. Merci de votre appui au moment où nous préparons un possible retour de la Marche pour la vie en 2027. Donnez généreusement dès aujourd'hui.
Laissez un commentaire Lire la suite70 000 personnes appelant la ligne de prévention du suicide ont mentionné le « suicide assisté » comme option
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stovk
Dans près de 70 000 appels à la ligne de prévention du suicide 9-8-8, les personnes affirmant avoir des pensées suicidaires mentionnent également envisager le « suicide assisté », ce qui représente 7 % des 900 000 appels que la ligne a reçus.
Le Dr Allison Crawford, médecin-chef de la ligne 9-8-8, a témoigné de ces nombres devant le « Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir », ajoutant que « lorsque les personnes évoquent l'AMM [euthanasie], elles présentent un niveau de tendances suicidaires nettement plus élevé que les personnes qui appellent ou envoient des SMS sans évoquer l'AMM ».
Et on va étendre quand même l'euthanasie aux personnes souffrant de maladie mentale uniquement ? Les pro-vie le disaient dès le début : lorsque l'euthanasie aura été légalisée, les barrières sauteront les unes après les autres.
Notons aussi que 90 organismes de soutien aux personnes handicapées ou souffrant de maladie mentale ont signé une lettre demandant au gouvernement libéral de Mark Carney d'abroger l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale — qui entrera en vigueur le 17 mars 2027.
1 réaction Lire la suiteUne voie difficile, mais la nôtre
Lundi, j'étais à Toronto pour assister aux funérailles de Jim Hughes, pro-vie canadien de renommée, président de la Coalition nationale pour la vie pendant plus de 30 ans et vice-président de la Fédération internationale pour la vie. C'est Jim Hughes qui, à la fin des années quatre-vingt, avait demandé à Gilles Grondin, président-fondateur de Campagne Québec-Vie, de fonder un mouvement pro-vie québécois.
Presque 40 ans plus tard, j'assistais à l'enterrement de cet homme de stature titanesque, dans un cimetière de Toronto, en compagnie de centaines de pro-vie venus de partout pour lui dire un dernier au revoir.
Il n'y a que la mort pour nous faire poser un regard critique sur le parcours de notre vie et les choix qui l'ont jalonné. Je trouve ces moments précieux, car il faut souvent entrer en soi pour se demander si notre route reflète la volonté de Dieu plutôt que les fantasmes de notre orgueil.
Ce courriel marque le début d'une campagne de financement du début de l'été dont l'objectif sera de 20,000$. Grâce à votre appui, nous pourrons continuer d'oeuvrer selon l'exemple des fidèles pro-vie qui nous ont devancés. Merci de donner dès aujourd'hui>>
1 réaction Lire la suiteDeux enseignants ontariens licenciés pour avoir refusé de « célébrer et d’affirmer les questions LGBTQ »

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Famille Alexander
Matt et Nicole Alexander, tous deux enseignants de Cobden en Ontario, ont été licenciés par leur conseil scolaire public en 2023 pour n'avoir pas soutenu l'idéologie LGBT.
Matt, qui enseignait depuis 20 ans avec un parcours irréprochable, s'est vu convoquer par le directeur de son école qui lui a annoncé qu'il était suspendu et faisait l'objet d'une enquête suite à une plainte sur ses activités sur les réseaux sociaux. Le hic est qu'il n'avait aucun compte de réseau social à l'époque... Aucune explication ne lui a alors été fournie.
Nicole, qui enseignait à la maternelle depuis trois ans et qui recevait régulièrement d'excellentes évaluations, a trouvé un matin une affiche LGBT sur la porte de sa classe, cette affiche avait été posée là à son insu et il n'y en avait pas d'autres sur les portes des autres classes, n'ayant pas entendu de consigne à ce propos, elle l'a retirée et mise dans un placard. Plus tard dans la matinée elle a été convoquée chez le directeur qui l'a interrogée sur le retrait de l'affiche. Elle a été immédiatement suspendue en attendant une enquête.
Le 26 octobre 2023, Matt et Nicole Alexander ont été licenciés par le conseil scolaire du comté de Renfrew au motif qu'ils auraient négligé de « célébrer et d’affirmer les questions LGBTQ ».
1 réaction Lire la suiteUne lettre d’une psychologue contre l’euthanasie pour les personnes souffrant de maladie mentale

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : lightfield studios/Adobe Stock
Dans une lettre ouverte publiée dans le Quotidien, la psychologue Georgia Vrakas, professeur agrégé au Département de psychoéducation et travail social de l’Université du Québec à Trois-Rivières, souligne pourquoi l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale (qui entrera en vigueur le 17 mars 2027) est une mauvaise idée.
Souffrant elle-même de bipolarité, elle explique combien l'accès à diverses choses comme le logement, le travail ou des soins adéquats peut-être difficile pour les personnes atteintes de maladie mentale. Elle s'étonne que l'on veuille tant étendre l'euthanasie à ces personnes sous prétexte d'"égalité" alors qu'il y a beaucoup de travail à faire dans la société pour qu'elles soient moins discriminées dans la vie. Selon le Quotidien :
"Elles constituent des groupes les plus stigmatisés, les plus discriminés et les plus marginalisés de la société. Cela m’amène à une réflexion: on se déchire la chemise pour ne pas discriminer les personnes vivant avec une maladie mentale face à la mort, mais qui se déchire la chemise lorsqu’on nous discrimine quotidiennement alors qu’on est encore en vie? Veut-on vraiment que l’AMM devienne notre choix par défaut?"
Louant le travail des organismes de prévention du suicide, dont elle a elle-même bénéficié par le passé, elle s'inquiète de l'impact qu'aura cette extension sur la prévention du suicide. Elle souligne avec justesse qu'il n'y a pas de réelle différence entre le "suicide assisté" (ou euthanasie) et le suicide, elle se demande également s'il y a une réelle différence entre la souffrance d'une personne qui a recours au suicide et celle d'une personne qui a recours à l'euthanasie :
1 réaction"Utilisons les vrais mots. Dans les deux cas, il s’agit de poser intentionnellement un geste visant à mettre fin à la souffrance par la mort."
"La différence entre les deux réside dans la personne qui pose le geste. La souffrance est-elle la même ou différente entre les deux? Nous ne le savons pas, car, à ce jour, il n’existe aucun outil validé nous permettant de distinguer la souffrance d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par suicide de celle d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par l’AMM."
"Pour moi, l’aide médicale à mourir pour la maladie mentale va directement à l’encontre de la mission de la prévention du suicide. Que se passera-t-il si la loi change? Est-ce que les personnes suicidaires se tourneront vers l’AMM plutôt que les centres de prévention du suicide? Je ne sais pas. À la lumière des connaissances actuelles et de notre responsabilité collective, ne faisons pas de l’aide médicale à mourir le choix par défaut des personnes vivant avec une maladie mentale. Un choix qui, en réalité, n’en est pas un."
Un grand pro-vie canadien
C'est avec tristesse que nous vous annonçons le décès, survenu le 18 mai, de Jim Hughes, fondateur et premier président de la Coalition nationale pour la vie.

Jim Hughes (1943-2026).
Jim Hughes, qui a été impliqué dans la création de The Interim, LifeSiteNews, Real Women of Canada, la Coalition pour la prévention de l'euthanasie et bien d'autres encore, a joué un rôle important dans la fondation et l'existence de Campagne Québec-Vie. C'est en effet lui qui a recruté l'ex-diplomate Gilles Grondin, futur fondateur et premier président de CQV, dans les rangs de la CNV afin de travailler à Ottawa comme interlocuteur auprès des politiciens.
En 1988, après que le jugement Morgentaler décriminalisant l'avortement ait été rendu par la Cour suprême du Canada, Jim Hughes, devant l'absence substantielle d'organisations pro-vie au Québec, a demandé à Gilles Grondin s'il ne pouvait pas fonder un tel organisme au Québec.
En 1989, c'est chose faite, CQV est officiellement fondé. Par la suite, notamment dans les première années, Jim Hughes a aidé CQV dans des passes difficiles, permettant à CQV d'être aujourd'hui présent. Il est à noter que Gilles Grondin avait de temps à autres recours aux conseils de Jim Hughes sur la conduite de son organisme ; cette aide était réciproque. M. Grondin a d'ailleurs joué un rôle important dans la délégation de la CNV à l'ONU dans les années 1990.
Cette amitié entre ces deux grands hommes est à l'origine d'une belle collaboration entre leurs organisations, qui dure toujours actuellement.
C'est à leur suite que nous reprenons le flambeau de la défense des enfants à naître et des personnes vulnérables. Ce combat pour la restauration d'une culture de vie, vous le voyez, est une lutte de longue haleine. Nous nous efforçons de continuer cette œuvre colossale par notre présence sur le terrain, comme la Marche nationale pour la vie à Ottawa ou la Chaîne de la vie, par des rassemblements comme le congrès Génération Vie et par la réinformation sur les réseaux sociaux.
Ce travail ne peut se faire sans votre soutien, c'est pourquoi je fais appel à votre générosité pour faire un don à notre cause, qui est aussi la vôtre.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton